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Tome 2, Chapitre 18 « Swan - 2 - Angoisse » Tome 2, Chapitre 18
La salle d’attente de l’hôpital se résumait à une pièce blanche et froide, mais Swan n’en avait cure. Son esprit demeurait aussi vide que cet endroit sans confort. Tout son corps lui faisait mal, mais il n’éprouvait qu’un vague écho de cette souffrance. Il ne pouvait se laisser aller à réfléchir, ou de terribles images commenceraient à caracoler dans sa tête. Il n’avait permis à personne de toucher à ses blessures, en dépit des tentatives des infirmières et des médecins pour le persuader de se faire soigner. Son implacable regard rouge avait suffi à éloigner même les mieux intentionnés. Il avait déclaré d’une voix tranchante qu’il ne bougerait pas tant qu’il n’aurait pas la certitude qu’Evy était tirée d’affaire.
    
    En sortant de la demeure maudite, il avait pu trouver un taxi qui avait accepté de les conduire, aussi vite que possible, à l’Infirmerie royale d’Édimbourg. Swan n’avait rien remarqué de l’imposante bâtisse grise, avec son fronton élégant et ses lucarnes. Toute son attention était focalisée sur la jeune fille ; il sentait son cœur qui battait de plus en plus rapidement, comme celui d’un oiseau paniqué ; il la voyait trembler entre ses bras. Il l’avait serrée contre lui, juste assez pour ne pas la blesser davantage. La veste qu’il avait utilisée pour sécuriser la position de la dague se trempait de sang. Il restait indifférent à celui qui poissait sa propre chemise, à la douleur qui fusait à chaque mouvement dans son coude gauche, à ses côtes qui envoyaient un pique d’agonie dans con côté à chaque inspiration. Après tout, il méritait de souffrir, pour ce qu’il lui avait fait.
    
    À présent, le jeune homme ne pouvait qu’attendre pendant qu’elle passait en salle d’opération. Il avait laissé une infirmière draper une couverture autour de ses épaules, tandis que son regard demeurait prisonnier du mur blanc en face de lui. Il avait répondu machinalement aux questions qu’on lui avait posées, parlant d’une voix heurtée de mauvaise rencontre, d’agression et de vol… À bord du taxi, il avait débarrassé Evy de ses armes pour éviter que le personnel médical les trouvât sur elle et que son histoire fût mise en doute. Si elle survivait, ce n’était pas pour se faire arrêter comme criminelle !
    
    Swan avait juste pris le temps d’appeler le siège de Gladius Irae. Il était tombé sur Khaïri, qui n’avait réagir que par une froideur extrême, qui lui était destinée en propre. En d’autres circonstances, le jeune homme se serait assuré que le message fût transmis à l’irascible directeur, mais il avait insisté pour que sa famille fût prévenue en priorité. Le voyage en train entre les deux villes ne durait pas moins de huit heures. En situation d’urgence, la puissante fondation pouvait employer des moyens plus rapides.
    
    Un frisson parcourut sa colonne vertébrale ; il n’avait pas la moindre idée de l’heure qu’il pouvait être. L’entaille en travers de sa poitrine ne saignait quasiment plus ; le sang commençait à coaguler, collant l’étoffe de sa chemise à sa plaie. Il finit par accepter un peu d’eau, puis une tasse de thé, et même que l’une des infirmières, une petite blonde au nez piqué de taches de rousseur, lui nettoyât les mains avec une serviette humide. Mais déjà, ces liquides anodins menaçaient de repartir dans l'autre sens sous l’effet d’une nausée persistante. Enfin, toujours recroquevillé sur sa chaise dans la position qui soulageait le plus son côté blessé, il perdit toute notion de temps, oscillant entre une conscience incertaine et un demi-sommeil.
    
    Le jeune agent revint à lui en entendant un pas décidé retentir dans la salle ; il tenta de se redresser, mais ses muscles s’étaient raidis. Il fronça les sourcils, les paupières plissées pour mieux distinguer dans les lumières assourdies de la pièce celui qui venait vers lui. Il reconnut rapidement la haute taille, la longue chevelure blanche, les épaules d’ours. L’homme soufflait comme un animal enragé. Avant qu’il pût comprendre ce qui se passait, une poigne de fer saisit le col de sa chemise et le hissa sur ses pieds. L’étoffe se déchira sous la violence du geste.
    
    Les yeux pâles du directeur, emplis d'une colère glacée, plongèrent dans les siens.
    
    « Espèce de sale petite raclure ! Et dire que j'étais prêt à te faire confiance ! Si elle meurt… »
    
    La poigne puissante le plaqua contre le mur. Dolovian semblait prêt à tuer sur place. Et après tout, il l’aurait mérité. Le jeune homme ferma les yeux, attendant le coup de grâce. La tête lui tournait, le sang battait dans ses oreilles.
    
    « Erasmus ! Qu’est-ce que vous faites, arrêtez ! »
    
    Il connaissait ce pas léger, accompagné du bruit ténu de la canne. Cette voix, si calme et raisonnable…
    
    John…
    
    Il devait lui dire combien il était désolé, que tout était de sa faute. Il ouvrit la bouche pour parler… mais rien n’en sortit. Un abîme sans fond apparut sous ses pieds, l’avalant tout entier dans cet enfer qu’il méritait de subir, pour ce qu’il avait fait à Evy.
    
    
***

    
    Swan s’éveilla dans une chambre inconnue, couché sur un lit étroit et peu confortable, mais son esprit restait tellement embrumé qu’il aurait tout aussi bien pu flotter sur un nuage. Il conservait la vague impression d’une nuit agitée, emplie de rêves sombres et décousus où un homme à la face de crâne venait ricaner sous son nez, où des créatures masquées, qui n’étaient que des cadavres ambulants, déferlaient dans la rue pour maîtriser une population effrayée. Il courait en tout sens, cherchant désespérément une personne qu’il ne parvenait pas à repérer…
    
    Le jeune homme se sentait profondément épuisé. Il gardait un drôle de goût dans la bouche, comme s’il avait trop bu, mais il ne retrouvait pas dans son haleine la saveur dégradée de l’alcool. La porte s’ouvrit, attirant son attention. Une douleur fusa dans son crâne ; il avait dû tourner la tête trop vite. Une infirmière entra ; son visage rond, piqué de taches de rousseur, lui parut familier.
    
    « Monsieur Mercury ? C’est bien votre nom ? » demanda-t-elle en souriant.
    
    Il ne pouvait faire confiance ni à sa voix ni à ses gestes, mais elle dut lire la réponse dans son regard. Elle s’approcha de lui pour prendre son pouls, vérifia les épaisseurs de bandage qui enveloppaient tout son torse et son bras gauche.
    
    « Vous avez eu de la chance, poursuivit-elle d’un ton doux et légèrement détaché. Vous avez deux côtes cassées, mais elles n’ont provoqué aucune lésion. Si vous restez tranquille, elles se ressouderont d’elle-même. La blessure en travers de votre torse a nécessité un bon nombre de points de suture, mais elle est nette et ne présente pas de signes d’infection. Vous ne garderez qu’une légère cicatrice. Votre coude ne semble pas cassé, même s’il est sérieusement contusionné. Une fêlure n’est pas à exclure. Évitez de vous en servir et surtout de vous appuyer dessus. Le docteur avisera en fonction de l’évolution… »
    
    Elle hésita une minute, avant de poursuivre :
    
    « Par contre, il m’a demandé de vous poser une question… à propos de vos yeux. Il n’a constaté aucune hémorragie visible. Malgré tout, leur couleur… »
    
    Swan soupira : ce genre de remarque n’avait hélas rien d’inhabituel.
    
    « C’est leur couleur naturelle… Elle n’affecte en rien ma vision.
    
    — Très bien. Je le dirai au docteur. »
    
    Le jeune homme resta muet un long moment : il savait qu’il oubliait quelque chose… quelque chose de très important, de capital même…
    
    « Essayer de vous reposer, déclara l’infirmière avec un sourire de circonstance. En plus de vos blessures physiques, vous avez manifestement subi un choc émotionnel intense. Nous avons dû vous placer sous calmants pour que vous puissiez récupérer. C’est pour cela que vous vous sentez un peu confus. »
    
    En la regardant s’éclipser, Swan sentit une colère sourde s’emparer de lui : de quel droit les médecins jouaient-ils avec son esprit ? Il était capable de faire face seul aux épreuves ! Même quand tout le monde lui tournait le dos. Il n’avait pas toujours eu Evy pour le défendre !
    
    Evy…
    
    Soudain, la situation lui revient en bloc, avec une telle violence qu’il se retrouva figé sur place, le souffle coupé. L’air reflua brutalement dans ses poumons, tirant impitoyablement sur ses côtes cassées.
    
    Evy… elle avait été blessée à cause de lui. Elle était morte peut-être. Comment avait-il pu oublier l’image de la jeune fille, inconsciente et ensanglantée, sa respiration hachée, ses lèvres trop pâles… ? Le long gémissement qui monta à l’intérieur de lui y demeura confiné. Il devait savoir si elle était toujours en vie. Le reste lui importait peu. S’il devait apprendre qu’elle était morte, il ignorait comment il pourrait continuer à vivre…
    
    Swan regarda autour de lui : par chance, il bénéficiait d’une chambre individuelle – un luxe sans doute imputable aux vastes moyens de Gladius Irae. Il s’en étonna vaguement : après tout, il ne devait déjà plus faire partie de la fondation. Ce n’était qu’une question d’heures avant qu’il ne fût chassé, voire qu’il encourût la justice privée de l’institution, de façon justifiée. À ce stade, peu lui importait.
    
    Swan chercha des yeux ses vêtements ; sur un valet de nuit non loin de son lit, il repéra son pantalon froissé, sa chemise déchirée et tachée de sang. Ses chaussures avaient été disposées au pied du portant. Ses affaires personnelles – mis à part les armes – reposaient sur la table de chevet. En évitant de s’appuyer sur son bras blessé, il se redressa, pouce par pouce ; il s’arrêtait chaque fois que la douleur dans ses côtes devenait insoutenable. Finalement, au bout d’une éternité, il parvint à poser les pieds par terre et à se lever. S’habiller fut un véritable calvaire, qui lui demanda un temps infini, mais par chance, personne n’entra dans la pièce. Le jeune homme renonça à enfiler les lambeaux de sa chemise et se contenta de draper autour de ses épaules la couverture qu’on lui avait prêtée la veille. Il irait s'enquérir de l'état d’Evy, puis il regagnerait son hôtel où il attendrait de connaître le verdict de la fondation. Il ne savait pas s’il aurait le loisir de retourner dans la chambre d’hôpital et décida de prendre son portefeuille et ses lunettes, qu’il enfouit dans ses poches.
    
    Sur des jambes mal assurées, Swan s’aventura dans le couloir, espérant trouver quelqu’un qui pourrait lui donner des nouvelles d’Evy.
    
    Que ferait-il après ?
    
    Il ne se sentait pas le courage de contacter ses parents après une erreur pareille. D’ailleurs, voudraient-ils encore de lui ? Il se demanda s’il ne serait pas plus simple d’abréger cette existence qui, en vingt-cinq années, n’avait été source que de déboires pour lui comme pour son entourage. Après tout, il était un éveillé, il pourrait renaître et récupérer ses souvenirs, même s'ils devenaient imprécis, émoussés… Il secoua la tête : non, c’était une mauvaise idée ! Qui savait quelles catastrophes il pourrait causer, sans ses proches pour le canaliser ? Rejoindre la première sphère, un lieu paisible où il côtoierait ses semblables qui avaient choisi de s’éloigner de ce monde, lui semblait encore trop doux. Les limbes… c’était probablement le seul endroit qu’il méritait…
    
    Le jeune homme s’arrêta soudain, trahi par son corps affaibli autant que par son courage déclinant. Il se sentait terrorisé… Peut-être l'ignorance était-elle préférable. Il pourrait toujours s’imaginer qu’elle était sauvée, qu’elle se remettrait… C’était mieux qu’une vérité trop cruelle.
    
    Swan s’adossa au mur, frottant son front douloureux. Il n'arrivait plus à penser logiquement, sans doute à cause de ces drogues… Lentement, il se laissa glisser au sol et ramena ses genoux vers sa poitrine. Des sanglots le secouèrent tout entier, envoyant dans ses côtes endommagées de piques d'agonie. Il ne parvenait pas à les faire cesser. À quoi cela pouvait-il bien lui servir d’être une âme éveillée, de disposer de tels pouvoirs s'il n'était même pas capable de contrôler ses émotions ni de protéger les personnes à qui il tenait ?
    
    « Paul ? »
    
    La voix aussi incrédule qu'inquiète attira son attention. Il essuya hâtivement ses yeux sur son bras valide et leva la tête vers le nouveau venu. Il rencontra des prunelles de jade qui le fixaient avec une bizarre sollicitude.
    
    « Ves… Vesper ? »
    
    Le jeune homme s’accroupit à côté de lui en l'examinant d’un air inquiet :
    
    « Bon sang… Paul… Tu es dans un sale état. Je pensais que père exagérait... »
    
    Swan n’avait pas envie de lui demander de quoi il parlait. Il se contenta de dévisager son ami, cherchant les traces d'une douleur profonde, d'un irrépressible chagrin. Vesper paraissait fatigué et inquiet, mais rien en lui ne prouvait qu’il venait de subir un deuil terrible… Ce qui voulait dire, au pire, qu’il se trouvait toujours dans l’incertitude. Il se raccrocha à ce minuscule espoir comme un homme sur le point de se noyer agrippait à une corde :
    
    « E… Evy ? » souffla-t-il.
    
    Vesper s’assit à côté de lui et posa une main sur son épaule :
    
    « Elle est tirée d’affaire, Swan. Elle a perdu pas mal de sang, son foie a été touché, mais c’est un organe qui cicatrise très bien. À moins de complications, elle devrait se remettre complètement. Elle ne gardera qu’une cicatrice qui s'atténuera avec le temps… »
    
    Swan resta muet, ne sachant que dire. Vesper venait de le libérer de la spire des angoisses, mais il se sentait comme anesthésié… Incapable d'éprouver la moindre émotion.
    
    « Eh, murmura Vesper en le secouant légèrement. Tu as entendu ? Elle ne s’est pas encore réveillée, mais elle est vivante. C’est une fille solide ! »
    
    Le jeune homme blond baissa sa tête vers ses genoux, ignorant la protestation de ses côtes brisées et le tiraillement des points de suture. Quand Vesper passa un bras autour de ses épaules, il s'affaissa contre lui et laissa couler sans tenter de les retenir les larmes de soulagement, de chagrin et de peur si difficilement contenus.
    
    Vesper resta silencieux, le soutenant par sa présence, par son contact. Une fois que la crise fut derrière lui, Swan se sentit envahi par un profond sentiment de gratitude, pour avoir un ami aussi compréhensif, aussi parfait. Il ne méritait pas tant de sollicitude.
    
    Devinant que le pire était passé, Vesper pivota légèrement pour le regarder en face :
    
    « Est-ce que tu veux venir la voir, Paul ? Elle est encore inconsciente, mais tu pourras vérifier qu’elle est bel et bien vivante ! »
    
    Le jeune homme blond baissa la tête, mordillant nerveusement sa lèvre… Une part de lui-même avait terriblement besoin de vérifier que Vesper disait vrai, mais une autre part ne voulait pas être confrontée à ce qu’il lui avait fait, par sa bêtise et son imprudence. Mais avant qu’il puisse pût pondérer ces deux aspects, son ami le tira avec douceur et fermeté de sa position prostrée.
    
    « Allez, viens. Appuie-toi sur moi, s’il le faut. Nous allons faire doucement. »
    
    Le ton raisonnable du jeune homme coulait sur lui comme un baume rassurant. Vesper ressemblait tellement à son père... Tous deux étaient des personnes d’exception. Swan aurait tant voulu posséder une part de leur résilience, de leur force profonde ! Cette pensée lui fit monter les larmes aux yeux, sans qu’il comprît pourquoi.
    
    Ils progressèrent avec précautions dans les corridors, croisant parfois des infirmières, des médecins ou des patients qui ne prêtèrent qu’une brève attention au duo. Le trajet prit une éternité ; Swan avait beau se dire qu’il ne souffrait d'aucune blessure grave, qu’il devenait une mauviette pour se trouver ainsi affecté, surtout lui, une âme éveillée, il avait pour seul choix d’affronter sa propre faiblesse et de faire avec.
    
    Finalement, ils parvinrent devant la porte d'une autre chambre individuelle, selon toute vraisemblance. Vesper toqua doucement, avant d’ouvrir le battant. Aussitôt, les personnes assises dans la pièce se retournèrent, lui cachant le lit où reposait la jeune fille.
    
    « Paul… Tu n’aurais pas dû bouger ! murmura John avec douceur. Vesper, il doit s’asseoir tout de… »
    
    Mais avant même qu’il pût finir sa phrase, une autre voix coupa la sienne, qui ne s'embarrassait pas de rester modérée.
    
    « Vesper ? Comment as-tu pu l’amener ici ? »
    
    Avant même de réaliser ce qu'il se passait, il vit Hadria Ashley se dresser devant lui, ses yeux gris-vert vrillant les siens :
    
    « Tu n’as donc aucun regret, aucune pudeur ? Comment oses-tu venir ici, après ce que tu as fait ? »
    
    Ses poings se serrèrent et à l’expression de son visage, elle brûlait de s’en servir.
    
    « Pars d’ici, immédiatement. Ou je ne réponds de rien… »
    
    Le sang se mit à battre dans les oreilles de Swan, tandis que chacune des paroles de la mère d’Evy éveillait un peu plus son angoisse et sa culpabilité.
    
    « Vesper, ramène-le d’où il vient. Immédiatement. Comment as-tu pu ? Tu n’as donc rien dans la tête ? »
    
    Les larmes coulaient déjà sur son joli visage, à peine marqué par les lignes de la maturité.
    
    John apparut derrière sa femme et posa les deux mains sur ses épaules :
    
    « Hadria, je t’en supplie, arrête ! commanda-t-il avec une autorité inhabituelle, surtout envers l’amour de sa vie. Laisse ce garçon tranquille, tu ne sais même pas ce qu'il s’est passé !
    
    — Ce que je sais, c’est qu’il était censé la protéger, et qu’elle a failli mourir… »
    
    Swan avala péniblement sa salive, chercha un moment sa voix, avant de balbutier :
    
    « Je… je suis désolée, John… Vesper… Mais… elle a raison. Je vais revenir dans ma chambre. »
    
    Il se dégagea de l'étreinte de son ami qui le supportait toujours.
    
    « J’y arriverai seul, Vesper… Je te remercie… »
    
    Sans attendre de savoir ce qui se passait derrière lui, il fit demi-tour et tituba vers le havre vide d’où il n’aurait jamais dû bouger.
    
    

Texte publié par Beatrix, 29 octobre 2019 à 23h50
© tous droits réservés.
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Tome 2, Chapitre 18 « Swan - 2 - Angoisse » Tome 2, Chapitre 18
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