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Tome 2, Chapitre 6 « Anha - 1 - La proposition » Tome 2, Chapitre 6
Parfois, Anha jugeait plus simple de se passer de sa lourde enveloppe de métal, qui n’était qu’un vague reflet de ce qu’elle avait été, pour retrouver son incorporalité d’esprit. Elle ne cherchait plus à se souvenir des sensations de sa vie humaine ; leur absence l'affectait de moins en moins. Après tout, son existence après son décès prématuré s’était révélée plus riche que toutes ces années sans relief entre les murs de Skellet. Elle avait rencontré de véritables amis en la personne de Malvin, de Phyra… et surtout d’Ash – elle ne parvenait pas encore à le désigner par ce nom de Vesper.
    
    Elle ne redoutait pas vraiment la vie hors de Skellet. Pendant quelques jours, après la chute de Ceos, elle avait craint d’être aspirée par ce lieu qu’elle aurait dû gagner quand son cœur avait cessé de battre. Après tout, elle n’était plus confinée dans les limites d’un espace clos, situé dans une dimension qui lui était propre. Mais elle avait compris qu’elle demeurait liée au monde par un étrange statu quo qui, plus que le cristal serti dans son corps métallique, la retenait parmi les vivants. Même quand elle quittait sa forme d'automate, elle ne percevait aucun appel d’au-delà de la barrière.
    
    Quand elle se trouvait encore en Mongolie, Paul Mercury avait pris le temps d’examiner cet état si particulier. Après tout, le père adoptif de Swan pouvait s’enorgueillir de figurer parmi les plus célèbres « passeurs » de toute l'histoire. Mais cet univers lui semblait si étranger qu’elle ne pouvait s’étonner de rien. Henry Mercury n’avait pas manqué de le remarquer, avec cette ironie qui lui était propre.
    
    Il lui avait expliqué en détail la véritable nature des âmes éveillées. Principalement pour étayer une troublante hypothèse :
    
    « Quand je regarde en vous, Anha, quand je contemple votre âme… Je pense que vous êtes l’une des nôtres. Pour la plupart, mes semblables ont choisi de s’éloigner de ce monde et de séjourner dans un plan intermédiaire… ou ont été encouragés à le faire. Il a pu arriver par le passé que certains se réincarnent… soit par accident, soit à la suite d’expériences malheureuses. Il est fort possible que votre dernier corps n'ait pas été celui de votre naissance. Peut-être vous étiez-vous incarnée dans le corps de cette jeune fille juste avant de vous faire enlever… Ou bien après être morte une première fois entre les murs de Skellet. Vous ne pouviez être sensible à la chape de suggestion qui pesait sur la ville, et de toutes les façons, vos souvenirs auraient dû commencer à revenir depuis votre libération... Il faut chercher une autre cause à votre amnésie durable, comme un transfert brutal d'enveloppe charnelle, peut-être... »
    
    Anha ne savait que penser de ces conjectures. Mais elle en retenait qu'elle avait sans doute eu la capacité, jadis, de s'incarner un autre corps. Pas par une classique renaissance, mais en prenant possession d’un individu nouvellement décédé. Les exceptionnels pouvoirs de guérison des âmes éveillées leur permettaient de surmonter le traumatisme ou la maladie ayant entraîné la mort, si les dégâts demeuraient limités. Cette possibilité la troublait particulièrement. Pourrait-elle réellement retrouver une vie complète dans un corps jeune et adulte ? Et si ce corps était suffisamment avenant, Ash la verrait-il autrement que comme l’esprit qu’il avait sauvé et l'alliée qui l’avait secondé lors de leur sabotage de Skellet ?
    
    Mais où trouverait-elle une enveloppe adéquate ? Et si elle y parvenait, comment pourrait-elle s’en emparer sans blesser les proches de la personne décédée, injustement ravie à ceux qui l’aimaient ? Même si, d’après Mercury, les traits se modifiaient subtilement pour s’accorder à l’âme qui occupait le corps, arriverait-elle à oublier qu'elle n'avait pas toujours vécu dans cette enveloppe ?
    
    Certes, elle retrouverait la capacité de manger, de dormir, de toucher le monde autour d'elle… Mais resterait-elle aussi utile pour Gladius Irae ? Les âmes éveillées possédaient des dons étranges et parfois puissants, mais elle ignorait tout des siens, en raison de sa mémoire perdue. Mais la démarche lui semblait singulièrement insensible, égoïste même… Et rien ne prouvait qu’Ash éprouverait le moindre attrait pour ce corps de remplacement…
    
    D'ailleurs, le jeune homme avait-il encore besoin d'elle auprès de lui, à présent qu’il avait retrouvé sa véritable famille ? Peut-être Malvin et Phyra trouveraient-ils une place dans son entourage, après l'avoir accompagné durant tant d'années. Mais elle, qu’il n’avait connue que si peu de temps ? Anha en doutait fortement.
    
    Elle laissa sa forme immatérielle s’élever au-dessus de la terrasse, s’imprégnant de la majesté des lieux. Elle admira les hautes montagnes couvertes de neige étincelante, le ciel d’un bleu intense, l'architecture pittoresque de la résidence, la verdeur à la fois fraîche et profonde du parc, sous le tendre soleil printanier… Ce monde était magnifique, apaisant, tellement différent de l’univers métallique et artificiel de Skellet. Malgré tout, par une cruelle ironie, elle avait vécu dans cet enfer sombre et renfermé les meilleurs moments de sa triste non-vie.
    
    « Anha ? »
    
    Elle perçut plus qu’elle entendit l’appel de la nouvelle venue : Jane Perry, l’aliéniste. La femme blonde se tenait à côté de l'automate abandonné, sans en paraître particulièrement troublée. L’esprit se laissa de nouveau absorber par le cristal enfermé en sa poitrine. Même si sa visiteuse partageait le don de son frère et de son neveu, qui lui permettait de la distinguer sans peine sous sa forme éthérée, Anha se sentait moins démunie dans le corps construit par Malvin. Elle se mit sur ses pieds, s’inclinant légèrement devant l'aliéniste :
    
    « Madame Perry. C’est une heureuse surprise… » déclara-t-elle de sa voix mécanique, certes désagréable, mais qui ne trahissait rien de ses émotions.
    
    La tante d’Ash lui désigna le petit banc dont elle venait de se lever :
    
    « Installons-nous, Anha. Je dois vous parler. »
    
    L'esprit tenta de scruter les intentions de son interlocutrice, mais Jane Perry gardait une neutralité prudente, avec juste une pointe de sollicitude dans la voix.
    
    « Je vous écoute, répondit-elle quand elles furent toutes deux assises.
    
    — Je ne voulais pas embarrasser mon frère avec les contraintes du travail, étant donné les circonstances. Mais j’ai reçu un message du directeur Dolovian. Il souhaite que vous vous rendiez au siège de Londres au plus tôt. »
    
    Anha se sentit comme… foudroyée. Plus encore, peut-être, que par la terrible décharge qui lui avait ôté la vie. Que voulait-on d’elle ? L’arracher à Ash ? L’examiner comme un phénomène de foire ? Ses doigts cuivrés se crispèrent sur ses jambes métalliques. Elle baissa ses étranges yeux facettés vers le bout de ses pieds.
    
    « Et… pour quelle raison ?
    
    — Vous êtes pressentie pour remplir une mission très spéciale, où vos capacités pourront se révéler particulièrement utiles. »
    
    L’aliéniste posa une fine main blanche sur le bras de la femme-automate :
    
    « Je n’en sais hélas pas plus, Anha. Mister Dolovian peut parfois se montrer… brusque. Mais vous êtes libre de refuser !
    
    — Libre de refuser ? »
    
    Elle resta un moment silencieuse, avant d'ajouter :
    
    « Si je le fais, qu’adviendra-t-il de moi ? Pensez-vous que je pourrai toujours encombrer les couloirs de Gladius Irae ? On me rangera sans doute dans un placard à prendre la poussière !
    
    — Je vous sens bien amère, remarqua tristement Jane. Mais je peux le comprendre… Je ne sais que vous dire… Je n'ai hélas aucune alternative à vous proposer. Votre situation est…
    
    — Inédite ? »
    
    Elle tourna ses yeux luisants vers l'aliéniste :
    
    « Je sais que je ne peux prétendre à une existence… publique. Un automate de métal représentant un corps de femme, je suppose que c'est, pour le moins... rare. Je m’imagine mal circuler dans les rues, visiter les magasins. Je pense que j’en effraierais plus d’un ! D’autres pourraient entretenir des visées pour le moins… malhonnêtes. Voler mon enveloppe pour les sciences étranges qu'elle contient. Certes, je n’ai pas besoin de me nourrir ni de me vêtir, mais ce corps doit être au minimum entretenu. Je me vois mal passer le reste de l'éternité dans un placard ou un entrepôt. Alors sans doute faudra-t-il que je me soumette… et c’est de bonne guerre ! »
    
    Elle se tut, en songeant qu’elle avait dû infliger à Jane Perry un véritable calvaire en lui imposant sa voix disgracieuse sur un aussi long discours.
    
    « Ce n’est pas comme si j’avais… une famille… ou des gens qui tiennent à moi. S'il en existe quelque part, ils ignorent tout de moi comme de l’endroit où je me trouve… Ils doivent me croire morte depuis bien longtemps !
    
    — Ne dites pas cela, Anha ! protesta l'aliéniste. Il y a des gens qui tiennent à vous. Vous avez fait une grande impression sur tout le monde. Dès que le moment sera opportun, je vous présenterai à mon frère et à sa famille. Je pense qu’ils seront ravis de vous rencontrer.
    
    — Pour un temps, seulement. Je doute qu’ils aient envie que je leur serve de bibelot dans un coin. »
    
    La femme blonde l’observa attentivement, comme si elle pouvait déchiffrer quelque chose sur le masque artificiel qui lui servait de visage.
    
    « Anha… poursuivit-elle d'une voix douce. Je crois comprendre que vous éprouvez… des sentiments très forts pour Ash. Des sentiments que vous pensez sans issue. »
    
    La femme-automate ne s'étonna pas d'être ainsi percée à jour. Jane possédait un grand talent de perception.
    
    « Sans issue. Vous l’avez dit vous-même. Cela ne servirait à rien que je le nie, n’est-ce pas ?
    
    — Je n’en dirai rien à personne… lui assura son interlocutrice.
    
    — Je le sais, et je vous en remercie. Même si, parfois, je voudrais laisser la vérité éclater en plein jour. Car je ne trouverai jamais le courage de le lui révéler. Et d’ailleurs, certains s’en doutent déjà… Phyra, peut-être : elle est bien plus fine qu’elle le laisse supposer, et bien sûr Angelia. Qui pourrait lui cacher quoi que ce soit ? Surtout quand elle me voit comme une rivale…
    
    — Une rivale ? »
    
    Anha laissa échapper un rire sans joie :
    
    « Autant je suis reconnaissante à Angelia de nous être venue en aide, autant je doute de ses dispositions à mon égard quand il s'agit d'Ash. Je ne serais pas surprise qu'elle choisisse de grandir, pour avoir une chance auprès de lui. Qu’a-t-il donc de si singulier pour susciter autant d’intérêt ? À part son courage, sa générosité... »
    
    Jane rit doucement :
    
    « Je vois ce que vous voulez dire. Ses parents sont les deux personnes les plus merveilleuses que je connaisse. La première fois que j’ai rencontré mon frère, j'avais presque vingt ans. Mais je me rappelle toujours aussi vivement son aura d’intelligence et de mystère… Je dois avouer que j’en étais presque déçue que nous soyons apparentés. Il faut dire qu'il était la première personne qui pouvait me comprendre et attester que les visions de mon enfance n’étaient en rien des rêves ou des hallucinations. Alors... oui, je vous comprends tout à fait ! »
    
    Elle soupira avant de reprendre :
    
    « Mais n’attendez pas de moi que je pousse à tenter votre chance. Vous connaissez vous-même vos limitations... Je vous mentirai en prétendant qu'elles sont aisément surmontables. »
    
    Anha opina, résignée.
    
    « Quoi que nous fassions, poursuivit l'aliéniste, nos vies ne seront jamais... ordinaires. Nous évoluons dans un monde différent de celui que connaît le reste de l’humanité. Ce qui, pour certains, fait figure de miracle n'est qu'une occurrence certes rare, mais acceptable pour notre communauté. Un jour, demandez aux Mercury de vous raconter leur histoire. Toute leur histoire. »
    
    Anha aurait froncé les sourcils si elle l’avait pu : quand elle repassait dans son esprit ce qu’elle savait déjà sur Henry Mercury, elle avait peine à imaginer ce qui pouvait rendre sa singulière famille plus remarquable encore.
    
    Mais pas remarquable au point d’être universellement appréciée… L’étrange tension entre Dolovian et les Mercury ne lui avait pas échappé. Ni la dynamique pour le moins dérangeante qui entourait Paul Mercury. Le jeune homme avait mal vécu l’attention qu’aussi bien Angelia qu’elle-même avaient portée à Ash. Il n'éprouvait sans doute pas de véritable jalousie, mais plutôt une sorte d’envie profonde et de malaise face au vide affectif qui en ressortait pour lui-même. Mais ce vidé était-il réel ou supposé ? Il faisait partie de ces personnes qui ne pouvaient se contenter de savoir que ses proches tenaient à lui ; il avait besoin de preuves répétées de leur intérêt à son égard pour parvenir à y croire.
    
    Elle-même se trouvait bien en peine de décrire sa relation avec celui qu’Ash avait vite traité comme un frère. Après tout, les deux jeunes hommes avaient passé ensemble leur convalescence et Swan l'avait aidé à comprendre sa place dans le monde hors de Skellet. Elle l’appréciait pour cela, mais pouvait-elle pour autant considérer le fils d'Henry Mercury comme un ami ? Elle avait souvent hésité à s’approcher de lui, surtout quand il demeurait à l'écart des autres, comme pour se prouver à lui-même, d'une façon étrangement cruelle, que personne ne s’intéressait à lui.
    
    Quand elle le voyait ainsi, elle craignait de s’immiscer dans sa solitude et n'osait jamais faire le pas en avant qu’il réclamait silencieusement, mais instamment. Non par agacement, comme sa sœur ; ni par incompréhension, comme Ash… Mais plus parce qu’elle redoutait de se faire attirer par cette aura négative, de s’y retrouver piégée. Elle n’était pas loin de considérer le monde sous le même jour que lui, de s’y sentir tout aussi superflue, mais sa condition rendait cette tendance plus dangereuse encore.
    
    « Je vous remercie, Jane, murmura Anha, utilisant le prénom comme l’aliéniste comme elle le lui avait souvent demandé. Pensez-vous que je doive accepter cette mission ? »
    
    La femme blonde baissa les yeux, tripotant pensivement l’étoffe de sa longue jupe bleue.
    
    « Personne ne peut décider à votre place, Anha. Si vos… compétences et capacités sont sollicitées, c’est sans doute que cette mission présente un certain danger. Allez à Londres et prenez connaissance de ce que l’on vous propose. Assurez-vous avant toute chose que notre directeur est conscient du fait que vous êtes une personne avant d’être… un esprit dans un corps de métal. Qu’il vous doit les mêmes assurances qu’à n’importe quel agent. Et décidez en toute connaissance de cause. »
    
    Oui. Tout cela relevait d’un parfait bon sens.
    
    « Dans quels délais dois-je me présenter ?
    
    — Si vous acceptez, votre départ de Col-Dormont est prévu dans une semaine. »
    
    Elle perçut le non-dit évident : ainsi, elle aurait le temps de réfléchir et de faire le point sur sa situation, vis-à-vis d’elle-même comme des autres.
    
    « Très bien. Je vous remercie, Jane. »
    
    Anha se leva, sentant ses articulations de métal grincer légèrement ; elle devrait recourir à l'expertise de Malvin… et ce serait aussi l’occasion de passer un peu de temps avec le mécanicien, qu’elle n’avait que trop peu vu depuis son arrivée à Col-Dormont.
    
    
* * *

    
    Même si elle avait été informée de son existence – et encouragée à s'y rendre –, Anha n'aurait jamais imaginé qu’un pareil atelier pouvait s'étendre dans les profondeurs de la résidence ; mais après tout, le lieu appartenait à Gladius Irae ; il fallait donc s’attendre à y trouver un matériel à la pointe du progrès. Le tout avait été installé dans le premier niveau des caves, dans deux grandes salles de pierre de taille, au plafond voûté. Elle y découvrit un immense choix d’outils, de vastes établis, des machines du dernier cri et même une petite forge. C’était très différent de l’équipement de fortune rassemblé par Malvin au cours de ses maraudes. L'intéressé la vit apparaître avec un sourire enjoué :
    
    « Eh bien, gamine, tu t’aventures dans notre domaine ? Ça fait tu bien de te voir !
    
    —Même chose pour moi, Malvin », répondit-elle sincèrement.
    
    Le mécanicien avait peu changé d’allure, mais il portait à présent une chemise de grosse toile sous une salopette propre, protégée par un épais tablier de cuir. Une casquette de feutre couvrait sa chevelure indisciplinée. Malgré ses connaissances limitées sur le sujet, elle constata que son bras artificiel avait été amélioré : sa forme générale se rapprochait plus d’un membre humain, même s'il avait été visiblement équipé pour y adapter un choix d’outils plus vaste encore que par le passé. Il semblait le mouvoir avec plus de fluidité.
    
    « Tu regardes la nouvelle version ? »
    
    Il se rapprocha d’elle pour lui souffler d’un ton confidentiel :
    
    « Le jeune Ed m’a dit qu’il connaissait un type qui avait fait des prothèses quasiment indiscernables de membres humains… Un certain ingénieur du nom de Lewis Ford. Il a été gravement blessé lors du déraillement d’un train et il a préféré se faire amputer, quelques années plus tard, de sa jambe trop esquintée pour la remplacer par l’une de ses créations. Il travaille toujours en relation avec Gladius Irae – c’est un ami des Mercury. »
    
    Il plissa le front de façon comique, avant de remarquer :
    
    « D’un autre côté, une telle prothèse ne me serait sans doute pas aussi utile que le modèle que j’ai là ! Il faudra que je te montre toutes les nouvelles fonctions ! »
    
    Si elle l'avait pu, elle aurait écouté ses élucubrations avec un grand sourire... mais elle ne pouvait lui montrer, comme à Ash ou à Jane, le visage qui avait été le sien de son vivant. Entre temps, Ed s’était rapproché à son tour ; elle savait que cette apparence de jeune garçon était aussi illusoire que celle d’Angelia. Peut-être l'entité ancienne qui se cachait dans cette enveloppe juvénile pourrait-elle reconnaître celle qu’elle avait été avant d’être piégée à Skellet ?
    
    « Et toi, tu en dis quoi, gamin ? »
    
    Ed se contenta de sourire :
    
    « Que je ne m’en lasse pas ! »
    
    Une légère d'ironie pointait dans sa voix. Malgré tout, il semblait réellement apprécier Malvin. L’intensité de son regard troubla Anha, surtout quand elle vit une étrange lueur couleur de braise y passer furtivement…
    
    « Bon, c’est pas tout ça, mais tu n’es pas venue pour rien, gamine ! Que dirais-tu d’une petite révision ? »
    
    Toujours pensive, Anha laissa Malvin l’entraîner vers le fond des ateliers, sans oser briser son enthousiasme innocent.
    
    

Texte publié par Beatrix, 2 juin 2018 à 11h12
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