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Tome 1, Chapitre 4 « Anha - 3 - Vertigo » Tome 1, Chapitre 4
Si Anha avait été encore vivante, elle aurait sans doute été rapidement épuisée par cette course singulière. Même en tant que fantôme… ou esprit, ou quel que fut le terme qui s’appliquait désormais à elle, elle sentait son énergie décliner.
    
    À une bonne dizaine de mètres au-dessous d’eux, les habitants de Skellet vaquaient à leurs occupations ; s’ils pouvaient entendre le bruit de la course de l’homme au-dessus de leur tête, ils ne s’en souciaient guère : ils n’avaient pas le loisir de se laisser distraire par quoi que ce soit, au risque de sévères sanctions. Les seules personnes à craindre étaient ces fameux espions dont avait parlé l’homme en armure de cuivre. Leurs moyens d’action ne leur permettaient sans doute pas d’agir immédiatement contre eux : le temps de signaler l’étrange individu, celui-ci aurait déjà disparu de leur champ de vision.
    
    Enfin, il s’arrêta pour dévisser une plaque métallique qui dissimulait une trappe de visite : l’ouverture menait au système de canalisation acheminant l’eau dans les diverses parties de la ville. Pour la première fois, d’autant qu’elle s’en rappelait, Anha se demanda d’où pouvait bien venir le précieux liquide. Tout comme le métal ou les différents matériaux qui avaient permis de construire Skellet et de l’entretenir par la suite.
    
    L’inconnu s’introduisit avec habileté dans l’étroit boyau, avec une souplesse étonnante compte tenu de son armure. Anha le suivit dans cet espace étroit et sombre, envahi par une odeur de rouille et d’humidité. Il referma la trappe derrière eux et alluma une lampe discrète sur le côté de son casque. Aussitôt, un enchevêtrement de tuyaux de toutes tailles, certains couverts d’une épaisse couche d’oxydation, d’autres beaucoup plus récents, émergea de la pénombre. L’homme se dirigea vers une série d’échelons fixés dans la fonte de la paroi et les escalada prestement.
    
    Ce ne furent que les premières étapes d’un voyage dans un véritable dédale de passages et de tunnels, dont elle n’avait pu que supposer l’existence quand elle travaillait encore dans les équipes d’entretien électrique de la ville.
    
    « Nous ne risquons pas de rencontrer des ouvriers plombiers… ? demanda-t-elle au bout d’un quart d’heures, d’un ton craintif.
    
    — Cela arrive parfois, répondit l’inconnu avec désinvolture.
    
    — Et cela ne pose… pas de problèmes ?
    
    — Non, puisqu’ils ne me voient pas. »
    
    Anha stoppa net, écarquillant les yeux de surprise.
    
    « Mais… Vous êtes… vivant ?
    
    — Oui, cela me semble évident.
    
    — Et ils ne vous voient pas… ?
    
    — Tout comme vous ne m’auriez pas vu, de votre vivant.
    
    — Mais… pourquoi ? »
    
    Même si elle ne pouvait distinguer son visage, elle crut percevoir un peu d’agacement dans sa posture :
    
    « Encore une fois, ce n’est ni le moment, ni l’endroit pour en parler. Les ouvriers ne sont pas dangereux, mais d’autres peuvent l’être. Vous avez vraiment envie de terminer dans les cristaux des Capteurs ?
    
    — À vrai dire, répliqua-t-elle sombrement, je n’en sais strictement rien.
    
    — Et pourtant, vous m’avez suivi. Assumez votre décision ! Vous aurez toutes les réponses dont vous avez besoin quand nous serons en sécurité. »
    
    Un peu mortifiée, Anha se tut, mais ne cessa pas pour autant de réfléchir. Depuis qu’elle était morte, elle avait le sentiment de porter un regard totalement différent sur le monde dans lequel elle vivait. Et elle réalisa que les paroles de l’inconnu ne l’avait pas surprise plus que de raison. Les perceptions et la mémoire des gens qui habitaient Skellet semblaient étrangement brouillées. La mort lui avait rendu une clarté d’esprit dont elle n’avait sans doute jamais fait preuve durant les huit années dont elle gardait le souvenir.
    
    Enfin, au bout d’un long périple dans les boyaux de la ville, les deux fuyards finirent par émerger à l’air libre ; ou plutôt, dans une sorte d’atelier où se trouvaient toute une série d’outils. Anha reconnut des pelles, des cisailles et d’autres ustensiles qui devaient servir au travail dans les serres, même si elle était incapable de les nommer. Les odeurs qui stagnaient dans cet espace, sans être véritablement agréables, avaient quelque chose d’apaisant, de réconfortant même. Sans doute provenaient-elles de la terre et des végétaux dont certains outils étaient encore maculés.
    
    Elle tandis la main pour toucher un pot d’une matière dure et légèrement poreuse, ébréchée sur le bord. Mais cette fois, ses doigts s’enfoncèrent dans la matière comme si elle avait été impalpable. Elle se recula précipitamment, effrayée par ce phénomène auquel elle aurait dû s’attendre. S’efforçant de mettre de côté cet incident, elle suivit l’homme vers la porte.
    
    Elle se retrouva au milieu d’une des gigantesques serres qui occupaient les Côtes les plus élevées de Skellet. Elle n’avait eu l’occasion d’y pénétrer que par trois fois dans sa vie, afin d’opérer des réparations d’urgence sur les systèmes d’éclairages. La lumière était vitale pour permettre la croissance des plantes qui y étaient cultivées et qui constituaient, avec les barres carnées, la base de l’alimentation des habitants de la ville.
    
    L’espace dans lequel ils se trouvaient était réservé à la culture de légumes variés. Elle regarda avec fascination les tendres et souples tiges, les feuilles qui empruntaient plus de nuances de verts qu’elle ne l’avait cru possible, les coques de formes variées, les fruits aux couleurs diverses, les fleurs parfois pales et discrètes, parfois larges et chamarrées. Sans trop savoir comment cela était possible, elle percevait des dizaines d’odeurs différentes qui montaient de la terre humide et des plantes qui y puisaient la vie.
    
    Avec un léger sursaut, elle réalisa qu’une petite équipe de jardiniers, revêtus d’épaisses blouses bleues, s’affairaient dans les allées de la serre. Son guide ne leur accorda aucune attention tandis qu’il se dirigeait vers l’autre extrémité de la longue allée centrale. En passant à côté d’eux, elle les regarda avec intérêt remuer la terre avec des piques métalliques.
    
    Ils atteignirent une seconde porte que l’homme déverrouilla, révélant une autre serre, de taille réduite comme celles qui se trouvaient à l’extrémité des côtes. Elle n’était éclairée que par un chapelet de lumières de secours. Anha réalisa que cet espace avait cessé de servir ou n’avait peut-être jamais vraiment été utilisé. Dans les longs bacs de terre, ne restaient que de rares tiges noirâtres et racornies. Quelques outils cassés avaient été abandonnés çà et là.
    
    L’homme prit le temps de fermer soigneusement à clef derrière lui, avant de défaire les attaches de son casque, puis de ses gants. Il les ôta et les posa sur une jardinière vide, avant de se rapprocher de la verrière pour contempler l’espace vertigineux qui s’ouvrait devant lui. Il semblait avoir totalement oublié la présence d’Anha, qui en profita pour le détailler.
    
    Il était visiblement plus jeune qu’elle ne s’y attendait : assez proche de son âge – peut-être juste un peu plus vieux, mais ce n’était pas certain. Les traits de son visage, soulignés par le clair-obscur, montraient une élégance qu’elle avait rarement remarquée chez les habitants de Skellet. Des pommettes hautes et des yeux en amande, légèrement étirés vers les tempes, lui donnait un côté singulier, mais pas désagréable à contempler.
    
    Mais ce qui retint particulièrement son attention, même dans cette pauvre clarté, fut sa chevelure. Ses mèches courtes, légèrement ébouriffées par le retrait du casque, renvoyaient des éclats de feu sous la lumière orangée des chapelets de loupiotes. Elle les supposa d’un roux sombre et profond ; elle eut soudain terriblement envie de les voir en pleine lumière.
    
    Quand il se tourna enfin vers elle, elle fut troublée par la clarté limpide de son regard, même si elle ne pouvait distinguer clairement la couleur exacte de ses iris. Après s’être étiré, dans un grincement des pièces d’armure, il attrapa son casque et ses gants.
    
    « Nous repartons. »
    
    Sans attendre de réponse de la part d’Anha, il se dirigea vers une trappe aménagée dans le sol de la serre abandonnée. Elle ouvrait sur un passage beaucoup plus spacieux et surtout beaucoup plus propre que les précédents ; des éclairages discrets traçaient le chemin. La jeune femme avait l’impression qu’ils parcouraient les passages cachés de Skellet depuis une éternité ; elle commençait à se demander si ce périple prendrait fin un jour. Enfin, ils parvinrent devant une porte fermée par un énorme volant de fer noirci. L’inconnu posa de nouveau ses affaires et entreprit de le tourner, avec un effort évident. Une fois déverrouillé, le lourd battant tourna sur ses charnières avec un léger grincement.
    
    « Attendez… Monsieur… Je veux dire… »
    
    L’homme se retourna vers elle, une interrogation muette dans le regard.
    
    « Est-ce que… vous avez un nom ? »
    
    Un léger sourire étira ses lèvres, sans dissiper sa fatigue évidente :
    
    « Vous pouvez m’appeler Vertigo, si cela vous amuse. »
    
    Vertigo ?
    
    Quelle sorte de nom était-ce ? Il était pour le moins énigmatique. Cependant, elle se voyait mal formuler ce genre de remarque à quelqu’un qui venait de la sauver.
    
    « Je m’appelle Anha », déclara-t-elle gravement.
    
    Elle lui tendit machinalement la main, avant de réaliser toute l’absurdité de son geste. Étonnamment, il y répondit : elle fut surprise de sentir le contact de sa main, ferme et légèrement calleuse et même la chaleur de sa peau contre la sienne. Constatant sa perplexité, il expliqua :
    
    « Vous savez que je peux vous voir et vous entendre, Anha, alors j’existe pour vous. Ce que vous pouvez sentir est lié à votre propre perception inconsciente. »
    
    Elle secoua la tête avec confusion
    
    « Je crains que ce soit un peu trop compliqué pour moi, soupira-t-elle.
    
    — Je le conçois. Venez. »
    
    Il l’invita à le suivre de l’autre côté du sas. Une douce luminosité régnait dans cet espace, dont toutes les parois avaient été doublées de feuilles de cuivre aux couleurs chaudes. Au plafond, des demi-globes de verre brillaient chaleureusement, révélant un mobilier apparemment bricolé à partir de matériel détérioré, avec originalité et compétence. Chaises, tables, lits, coin cuisine… L’espace était plus vaste et confortable que les petits appartements alloués aux ouvriers. Ce n’était pas vraiment difficile.
    
    Le jeune homme regarda autour de lui comme s’il cherchait quelqu’un.
    
    « Malvin ? » appela-t-il enfin.
    
    En l’absence de réponse, il poussa un soupir et se laissa tomber sur une chaise ; sur la table qui longeait une bonne partie du mur latéral, il déposa tout ce qu’il transportait : casque, gants, sacoche, ceinture chargée d’outils et d’un pack énergétique, puis il commença à défaire les sangles de son armure. Il arrangea méticuleusement les différentes parties de son armure près du reste de son équipement : pièces des jambes, des bras, cuirasse… Anha aurait voulu pouvoir l’aider, mais chacun de ses gestes témoignait de sa longue expérience.
    Sous l’armure, il portait la même tenue de matière inconnue que les Capteurs. D’un brun chaud, épaisse mais souple, elle était légèrement luisante sauf aux endroits où elle avait été élimée par le métal. Une fois débarrassé de son encombrant matériel, le jeune homme se leva, passa une main dans ses cheveux pour les discipliner un peu et la contempla comme s’il ne savait pas vraiment que faire d’elle.
    
    Elle tenta d’imaginer l’apparence qu’elle devait présenter à ses yeux : celle d’une fille dégingandée, dans une tenue modeste d’ouvrier ; rien qui soit susceptible de le marque, encore moins de l’impressionner. Elle saisit l’occasion pour mieux le détailler à son tour : mince et d’une taille légèrement supérieure à la moyenne, il possédait une élégance naturelle qui transparaissait même dans cette tenue étrange. Elle se surprit à apprécier ses proportions harmonieuses et le charme légèrement exotique de ses traits.
    
    Il s’avança jusqu’à une porte sans battant dont elle n’avait pas encore remarqué l’existence ; elle qui donnait sur une seconde pièce, séparée de l’espace principal par une simple cloison de métal.
    
    « Malvin… Tu es là ? Phyra ? »
    
    Une tête pointa par l’ouverture ; Anha fit un bon de surprise à la vision de ce visage décharné, plissé, aux petits yeux troubles, coiffé d’une longue chevelure blanche qui pendait sur de maigres épaules.
    
    « Phyra… » murmura Vertigo avec soulagement.
    
    — Excuse-moi, mon petit, je ne t’avais pas entendu, s’exclama la femme – si c’en était bien une – d’une voix qui ressemblait au bruit d’une poulie rouillée.
    
    — Ce n’est pas grave. Est-ce que Malvin est dans le coin ?
    
    — Il est sur l’un de ses bricolages. Et tu le connais. Quand il est concentré, on ne peut rien tirer de lui.
    
    — Je sais. »
    
    Elle s’avança vers lui à petits pas, sa longue robe informe traînant sur le sol. Cette créature décharnée était la personne la plus vieille qu’Anha avait jamais eu l’occasion de voir. Passé la première stupeur, elle remarqua l’expression bon enfant sur les traits fripés.
    
    « Tu dois être affamé. Je vais voir si je peux te trouver quelque chose, proposa-t-elle en se dirigeant vers le garde-manger à côté du petit fourneau.
    
    — Merci, Phyra. Et à propos… »
    
    La vieille femme se tourna vers lui :
    
    « Oui, mon petit ?
    
    — Je ne suis pas seul. »
    
    Phyra s’immobilisa, lissant machinalement l’étoffe grossière de son vêtement :
    
    « Qui est notre invité aujourd’hui ?
    
    — Une jeune femme. »
    
    Le visage ridé se fendit d’un sourire édenté :
    
    « Soyez la bienvenue, mademoiselle. Je suis désolée de ne pas vous avoir saluée avant, mais ce cher petit est le seul qui peut voir nos invités. Je vous souhaite la bienvenue chez nous. »
    
    Sans plus de cérémonie, elle retourna à sa tâche, fouillant en marmonnant pour elle-même dans l’un des meubles, dont elle tira des paquets enveloppés de papier grossier.
    
    « Merci beaucoup », répondit doucement Anha, même si elle savait que la vieille femme ne pouvait pas l’entendre.
    
    Elle ne savait pas trop quoi faire d’elle-même : elle avait le sentiment d’être une véritable intruse dans ce lieu en marge de Skellet. L’ambiance qui y régnait lui semblait étrange, sans doute parce que trois personnes, de toute évidence, y vivaient dans une parfaite familiarité. Les habitants de Skellet, du moins ceux qui occupaient les fonctions les plus modestes, vivaient à leur début dans de grandes institutions équipées de dortoirs et de réfectoires. Au bout de cinq ans, ils recevaient un petit logement à peine assez grand pour circuler autour des meubles rudimentaires. Personne n’habitait à deux… ou trois. Personne ne prenait soin de quelqu’un d’autre que lui-même.
    
    Et cependant, malgré sa surprise, elle ne parvenait pas à trouver cette situation anormale. Cette scène suscitait même en elle une émotion qui se rapprochait de la nostalgie, même si elle n’avait pas le souvenir d’avoir vécu une situation semblable.
    
    « Est-ce que vous êtes… une famille ? » hasarda-t-elle, sans trop savoir ce qu’elle signifiait par ce mot.
    
    Vertigo se redressa et posa sur elle un regard curieux :
    
    « J’ignorais même que vous connaissiez cette notion. Elle n’est pas exactement répandue ici. »
    
    Elle haussa les épaules, ne trouvant rien à répondre. C’est alors qu’un pas assortis d’étranges grincements métalliques annonça l’arrivée du dénommé Malvin : un homme d’une cinquante d’année, que ses cheveux poivre et sel commençaient à déserter. Comme pour compenser cette trahison, il avait laissé son menton se faire coloniser par une barbe courte et broussailleuse. Encore un détail peu habituel à Skellet, où les instructions exigeaient des cheveux courts et des visages rasés de près. Mais une toute autre chose retint l’attention de la jeune femme.
    
    Le bras gauche de l’homme était remplacé par un assemblage mécanique, qui restituait plus ou moins la forme du membre, avec un coude et un poignet équipés de câbles et de vérins et, tout au bout, une pince qui tenait lieu de main. Il portait un simple débardeur de toile beige, taché de cambouis et altéré par des traces de brûlure, qui dévoilait l’endroit, une paume au-dessous de l’épaule, où la chair et le métal fusionnaient. Elle contempla, avec un mélange d’horreur et de fascination, ce bizarre équipement qui remplaçait un membre probablement perdu dans un accident.
    
    Or, quand un habitant de Skellet devenait infirme, il était déclassé et disparaissait de la vue des autres, tout comme les personnes aussi âgées de Phyra. A cette pensée, Anha sentit un profonde malaire l’envahir de nouveau.
    
    « Voici Malvin, déclara Vertigo à l’attention de la jeune femme. Mécanicien de génie. Rien d’autre ne mérite d’être mentionné… »
    
    L’homme aux cheveux gris éclata de rire, un son remarquablement jovial compte tenu des circonstances.
    
    « Toujours sympathique. Je suppose que si tu parles comme ça dans le vide, c’est que nous avons de la compagnie ? »
    
    Phyra releva la tête de ses préparatifs :
    
    « Une jeune femme, chevrota-t-elle avec enchantement.
    
    — Ah ? Tiens donc. Elle est mignonne au moins ? »
    
    Habituellement, personne ne faisait le moindre commentaire sur l’apparence des autres gens de la ville ; Anha se sentait doublement affectée, à la fois par l’impudence de la question et – surtout – par le silence de Vertigo. Sa mine contrite dut alerter le jeune homme, qui étendit la main vers elle :
    
    « Je ne voulais pas vous blesser, vous n’êtes…
    
    — Pas vraiment à mon avantage ? »
    
    Elle sourit malgré elle : au-delà du charisme dont il faisait preuve dans son armure, une fois mis à nu, il semblait presque aussi perdu qu’elle.
    
    « Il n’y a pas de mal… reprit-elle. Mais vous avez promis de me donner des explications. »
    
    Vertigo plissa les paupières et inspira profondément, comme pour se préparer à un moment pénible, avant de hocher la tête :
    
    « Bien. Commençons par le début, alors… »

Texte publié par Beatrix, 23 février 2015 à 19h56
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