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Tome 2, Epilogue Tome 2, Epilogue
– Oh ! Vous êtes encore là ! Pardon, je ne vous avais point vu, mes pensées étaient encore accaparées. Mais asseyez-vous donc ! Vous y serez bien plus à l’aise que debout. Peut-être désirerez-vous partager une tasse de thé avec nous ?
    – …
    – Fonctionne-t-il ? Que non ! Je ne suis guère d’humeur et puis je lis fort bien dans les cœurs.
    – …
    – Les lunettes ? Bien entendu ! Elles sont toujours en ma possession. Pourquoi, diable, m’en serais-je défait ? Cependant, je doute que vous soyez venu jusqu’ici pour m’entretenir de sujets aussi triviaux que des lorgnons ou un fauteuil.
    – …
    – Loki ? Pourquoi ne pas lui poser la question vous-même ?
    – L’on a besoin de mes immenses et ineffables talents de narrateur ?
    – Viens donc nous rejoindre. Tu as autant voix au chapitre que nous tous ici réuni !
    – "Nous tous réunis" ! N’exagèrerais-tu point quelque peu ? Enfin, tu donnes au lecteur l’impression d’une foule alors que vous n’êtes que deux !
    – …
    – Est-ce que je l’ai revu ?
    – Je crains qu’il ne vous déçoive. En plus, ces effets dramatiques dont des plus lamentables. C’est fort simple : ils tombent à plat.
    – Non ! Nos chemins ne se sont jamais recroisés. Vous eussiez préféré le contraire, n’est-ce pas ? Un duel en bonne et due forme. Hélas, ni l’un ni l’autre n’est savant et nous ignorons tous deux quand, de nouveau, nous nous affronterons.
    – Non plus, Alvaro, que vous sachiez sous quels hospices cela se produira.
    – Hélas, Loki, seul notre narrateur le sait !
    – …
    – Augustin ?
    – Enfin quoi, Alvaro ? Voici que ton nez s’allonge. Augustin et son chat Hermès !
    – Il a disparu. Comme çà ! Un mois après mon évasion rocambolesque, de ce dont j’ai appris être la colline du CEI, je suis revenu à Saint-Cyr et j’y ai découvert un terrain vague. J’ai interrogé le voisinage et l’on m’a expliqué qu’il en était de même depuis plusieurs années. Je ne doute pas qu’il en serait ainsi si je menais mon enquête au centre. Voilà, la seule preuve tangible qu’il me reste de lui est cette paire de lunettes oniriques, qu’il m’a offerte autrefois.
    – …
    – Oh non ! Elles ne sont pas seulement un souvenir. Je suis persuadé qu’elles sont la clé de nos futures rencontres, à l’instar de cet homme, qui me ressemble tant, qu’il m’a supplié de retrouver.
    – Bah ! La réponse à cette énigme est fort simple, Alvaro. Tu n’es pas prêt ! Inutile d’en faire un camembert !
    – Merci de me le rappeler. C’est fort aimable de ta part, Loki. De plus, je crains que tu n’aies coupé la parole de notre visiteur. Voilà qui est fort mal venu.
    – …
    – Non ?
    – Ah ! Tu vois ! Oiseau de mauvais augure que tu es !
    – …
    – Pourquoi ai-je employé le terme « autrefois » ? Enfin ! Ignorez-vous quel jour nous sommes ? Mais le sept novembre 1926, parbleu ! C’est le jour de l’ouverture du procès de monsieur Henri-Désiré Verdoux, où nous allons nous rendre ma femme et moi.
    – Et moi alors ! Encore une fois, l’on m’oublie.
    – Bien sûr que non ! Maintenant, si vous voulez bien nous excuser, nous allons prendre congé.

Texte publié par Diogene, 14 juillet 2017 à 21h52
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