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Tome 2, Chapitre 20 « Interlude - Journal d'un Observateur » Tome 2, Chapitre 20
Je vis dans cette ville depuis bientôt 40 ans et c’est déjà un bien bel âge que le mien. Je n’ai jamais fait part de certaines de mes observations à mes amis, non plus qu’aux membres de ma famille, pas même ma femme et mes enfants. Non que je ne veuille les inquiéter avec ce sujet, mais l’on me prendrait pour un doux rêveur ou je ne sais quoi. Pourtant, les miracles de l’éther fluctuant sont tous les jours là pour nous rappeler combien la nature et l’univers peuvent être magique, même si des lois universelles les gouvernent. Maintenant, je suis à mon crépuscule et je ne sais si quelqu’un pourra un jour élucider ce mystère des incendies. Aussi, je couche ces lignes en guide de témoignage ultime, jurant sur ce que j’ai de plus cher que tout sera de la plus rigoureuse exactitude.
    
    Pourquoi l’avais-je remarqué plus qu’un autre, sans doute, était-ce son allure, car on ne croise pas tous les jours quelqu’un avec une corneille apprivoisée. En fait, ce jour-là, je m’ennuyais à mourir et je n’avais rien d’autre à faire que de compter par la fenêtre les passants, tout en pariant sur leurs intentions avec le bon Dieu. Ma foi, on peut bien s’occuper comme on peut certains jours. Or, j’avais été surpris, car au lieu de poursuivre son chemin, il s’était arrêté net devant cet étrange pavillon d’où personne ne sortait jamais. La chose était extrêmement curieuse, car il était fort bien entretenu comme s’il y avait un occupant. Je me souviens, il a tourné un bon moment devant, comme s’il hésitait. Il n’avait rien à craindre de nous. Personne ne se rappelait quoique ce fut à son sujet et y voir entré quelqu’un aurait juste alimenté les conversations pendant quelques jours, avant qu’il ne disparaisse. Seulement, j’avais été le seul à le voir ce jour-là. Si nous avions été plusieurs, alors peut-être ma décision aurait été tout autre. Mais oublions, donc oui je le guettais. Je m’amusais de savoir combien de temps, il résisterait à la tentation de franchir le seuil, car j’avais bel et bien percé ses intentions. J’ai été un peu déçu, car il l’a franchi au bout de deux minutes à peine. Enfin, c’est ce que j’ai cru, car c’est là que tout perd sens et même si des gens ont vu comme moi, ils n’en ont rien dit. En fait, tout le quartier est dans le secret et c’est depuis ce jour que la légende du pavillon maudit est née. C’est vrai, il l’avait franchi, mais alors pourquoi n’a-t-il jamais refermé la porte, pourquoi est-il demeuré figé tout ce temps. Ce jour-là peu de personnes circulaient. Je me dis parfois qu’il en fut fort heureux, car qui sait ce qu’il serait advenu d’elles.
    
    Il est tard. Je coucherai la suite un autre soir. (penser à organiser les coupures et les photographies)

Texte publié par Diogene, 20 décembre 2016 à 14h54
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