« Driiiiiing, driiiiiing, driiiiiing ! »
Allongé télécommande à la main, bras posé sur le ventre, bouche pâteuse, Éric ouvrit péniblement les yeux. Perdu au milieu du brouillard, qui laissait apparaître au loin une ligne d’arbres fins et tordus, il se demanda : « Putain, où suis-je ? »
Épuisé, il en oublia sa question et préféra compter les arbres, s’imaginant sautant de l’un à l’autre, comme il le faisait avec les moutons ou les nuages pour précipiter son sommeil. Mais arrivé à dix, dernier arbre visible, au lieu de s’assoupir, la vie reprit son cours, accélérant son cœur, dilatant l’espace, puis le contractant à nouveau jusqu’à son corps, jusqu’à son nombril. Éric eut l’impression que des milliers et des milliers de chiens enragés, bave aux lèvres, yeux rougis, étaient lancés sur lui, n’ayant qu’une idée fixe au fond du crâne : le mettre en charpie et le dévorer miette à miette. La mort était là, partout, presque sur lui, alors il ferma les yeux, prêt à l’accueillir.
Le silence, le temps, sa conscience retrouvée le réveilla, et lorsqu’il ouvrit les yeux : fini les arbres, fini le brouillard, fini la rêverie, tout était redevenu ordinaire. Éric avait retrouvé son corps, son appartement, son canapé, et il comprit que les arbres plantés sur la ligne de crête de l’horizon n’avaient été qu’une transformation ensommeillée de ses horribles orteils qu’il avait en face de lui.
« Driiiiiiiing, driiiiiiiing, driiiiiiiing ! »
« Ah ! je comprends. C’est à cause de cette putain de sonnette que je me suis réveillé si tôt. », se dit Éric, hargneux, en coupant le son de sa télé.
Éric ne bougeait plus et respirait doucement.
Pour punir celui ou ceux qui se trouvaient derrière sa porte et avaient osé sonner chez lui un samedi matin, il n’avait rien trouvé de mieux que de faire le mort. « Qu’importe, s’ils ont entendu le son de ma télé, ou un autre chose, se dit-il. Je n’ai pas à prendre de gants avec des sonnettistes et des inconnus. »
Éric était convaincu que les abrutis plantés devant sa porte ne faisaient pas partie de ses amis, aucun d’eux n’était sonnettiste, dans sa bande il n’y avait que des tambourineurs, qui préféraient utiliser leurs poings plutôt que leurs doigts.
« Driiiiiing, driiiiiing, driiiiiing ! »
« Pas une fois, pas deux fois, mais ils ont appuyé trois fois sur cette putain de sonnette. » Éric n’en revenait pas. « Les bonnes manières se perdent, je crois que certains ont besoin de cours du soir. Je m’en vais leur donner les bases », se dit-il en se levant et en se grattant les couilles à travers le caleçon de la semaine.
Célibataire, Éric espaçait les machines. Cela faisait déjà une semaine qu’il portait le même short, le même tee-shirt, les mêmes chaussettes trouées.
Pourquoi sentir la rose ou le jasmin, quand seul son nez, plus le même depuis la petite grippe de l’an dernier, peut en profiter ? Ce serait jeter l’argent par la fenêtre, et l’argent est rare, bien trop rare pour le gaspiller ainsi. Alors, Éric préférait le boire que sentir le propre.
Hors de lui, il ouvrit la porte violemment, prêt à décharger sa colère et à envoyer au diable les abrutis qui l’avaient forcé à quitter son canapé. Mais lorsqu’il découvrit qui se trouvait derrière sa porte, il recula d’un pas en laissant échapper un petit « Ah », et pensa « Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Qu’est-ce qu’elles me veulent ? Pourquoi ces tenues ? » La présence de ces deux vieilles femmes sur son palier l’effrayait un peu.
« Cookies ? » dirent-elles, tout sourire dehors, se tenant par la main comme l’auraient fait deux enfants pour se donner du courage.
Éric était affligé, il se demandait pourquoi ces deux vieilles femmes avaient enfilé une tenue d’écolière pour vendre des cookies. Comment avaient-elles pu penser un seul instant que cette tenue était LA tenue idéale ? Et pourquoi souriaient-elles ainsi ? Vendre des cookies de porte-à-porte n’est pas une activité si joyeuse, surtout pour des femmes de leur âge.
Plus il regardait leur sourire, plus il se disait : « Pourvu qu’aucune d’elles ne perde son dentier à sourire autant », et même si c’était peu probable, Éric se tenait prêt à se jeter sur le premier dentier volant.
« Cookies ! Seriez-vous assez gentil pour nous prendre des cookies, jeune homme ? » dirent-elles ensemble, avec un sourire encore plus grand.
« C’est pas possible ! là, je suis sur mon canapé. » Éric pensait rêver encore, que tout bêtement il était resté coincé dans un rêve, ou plutôt dans un cauchemar ; qui veut rêver d’écolières du troisième voire du quatrième âge ? Sûr de lui et de sa théorie, il ferma les yeux, se pinça la cuisse, fort ; mais en les rouvrant, rien n’avait changé, à part l’apparition d’une grosse tache rouge sur sa cuisse.
« Donc tout ça est bien réel », se dit-il alors qu’un frisson parcourait son dos. « Ces vieilles femmes habillées en écolières existent, elles sont bien là, à ma porte, à vouloir me vendre des cookies… Ça doit être un des signes de la fin du monde. »
« Vous allez bien, jeune homme ? » demanda l’une, la blonde, alors que sa consœur, la brune, répondit : « Tu vois bien que ce jeune homme manque de sucre. »
Les deux vendeuses se regardèrent, se sourirent, et dirent fièrement : « Eh bien c’est parfait ! Il faut croire que nous sommes arrivées au moment opportun. »
Elles tournèrent la tête et regardèrent Éric intensément, avec un sourire encore plus grand, avant de dire, presque en chantant : « Nos cookies ne sont faits que de bon sucre, les manger c’est dire “oui’’ à la vie. »
Éric devait bien admettre que même si elles étaient vieilles, et ridicules dans leur tenue, ces deux dames étaient les meilleures vendeuses qu’il ait jamais rencontrées. Elles avaient quelque chose d’étrange dans l’œil, dans la voix, qui forçait l’adhésion.
Avec un slogan, une chorégraphie, elles avaient envoûté Éric, qui ressentait une envie au corps, un besoin à l’âme d’acheter leurs cookies ; plus surprenant encore, il en oublia son histoire : il oublia que depuis ses 7 ans, depuis que sa grand-mère paternelle avait failli l’empoissonner en lui donnant des cookies au caramel faits maison, il n’en avait plus jamais mangé. Depuis ce jour, il haïssait ce type de gâteaux et haïssait sa grand-mère, qu’il soupçonnait de l’avoir empoissonné sciemment, pour punir sa mère, responsable, selon elle, de la mort de son fils unique, décédé dans un accident de voiture. Alors qu’il était seul lors de l’accident, sa grand-mère eut quand même besoin d’un bouc émissaire pour surmonter son chagrin, et en apprenant que son fils chéri était mort en allant chercher sa femme au travail, elle condamna immédiatement sa bru au pire des supplices. Croyant mordicus en la vengeance, elle s’était dit que sa bru lui devait un fils, et dans sa folie elle avait tenté de tuer son unique petit-fils.
Ces soupçons suffirent à la mère d’Éric, elle déménagea dans la semaine, éloigna son fils du danger ; et depuis, tous deux n’eurent aucun contact avec l’empoisonneuse, et ils ignoraient aujourd’hui, si elle vivait encore.
Étrangement, tout ceci n’avait plus d’importance, les cookies de ces vieilles dames passaient avant ses traumas, et il put dire, plein de joie :
« Très bien, vous m’avez convaincu. Je vais vous prendre une boîte de cookies. »
« Juste une boîte ? Êtes-vous sûr de ne vouloir qu’une seule boîte ? » répondirent-elles avec une lueur dans l’œil plus intense et plus froide.
« Waouh, vous êtes fortes ! Très, très fortes… »
« Il faut bien que l’âge apporte ses cadeaux ! » dit l’une, « Rien ne se perd, tout se transforme ! » ajouta l’autre, et toutes deux : « C’est ce que la vie nous a appris. »
« … Oui, je veux bien vous croire… Eh bien, j’ai une partie de poker ce soir… alors, combien coûte une boîte ? »
« Cinq euros ! » répondirent-elles en chœur.
Éric tourna la tête, il regarda sur sa table basse, et vit un billet de vingt euros posé au milieu de pièces et de bouts de papier. Il alla le chercher tout en disant : « Je vais vous prendre quatre boîtes, j’ai un vieux billet, il doit disparaître. »
Conscient de sa bévue, Éric se mordit les lèvres, il avait dit « vieux » et « disparaître » dans la même phrase.
« Pourvu qu’elles ne l’aient pas remarqué, qu’elles ne le prennent pas pour elles », se dit-il en retournant vers la porte, où l’attendaient les deux vieilles dames, chacune avec deux boîtes de cookies dans les mains.
Éric tendit le billet et le plaça au milieu, il ne voulait vexer personne.
Les deux vendeuses donnèrent leurs boîtes et prirent chacune un bout du billet, puis le déchirèrent en deux, dans le sens de la longueur, et chacune mit sa moitié dans sa brassière, toujours de façon synchrone ; elles étaient le miroir l’une de l’autre.
« Merci, pour votre générosité. Et BONNE DÉGUSATION », dirent-elles ensemble en envoyant des baisers à leur nouveau client. Puis elles partirent en reculant, en répétant « Au revoir ! » jusqu’à disparaître au début de l’allée.
En refermant la porte, Éric se demanda : « Pourquoi ont-elles déchiré le billet en deux ?... Elles ne se font pas confiance ? » Puis en marchant vers la table basse, Éric s’interrogea : « Pourquoi n’ont-elles pas sonné chez mes voisins de gauche ?… Peut-être qu’elles n’ont plus de cookies à vendre, j’ai dû prendre leurs dernières boîtes. »
Éric posa le tout sur table basse, s’allongea sur le canapé, et avant de s’endormir, il regretta : « J’aurais dû prendre une photo, personne ne voudra me croire quand je raconterai ça. »
« Qu’est-ce que tu nous apporte là ? » demanda Sam en voyant son ami débarquer les mains chargées. Éric regarda son sac et sourit. « Oh, ça ! c’est une merveilleuse trouvaille que j’ai achetée ce matin. »
« Ce matin ? depuis quand tu te lèves le matin, toi ! Et surtout un samedi matin. »
« Depuis que des amis viennent me rendre visite. » Éric n’en dit pas plus, il marcha vers le salon, où l’attendait le reste de ses amis, déjà installés autour de la table de poker, prêts à commencer la partie.
« Éric nous a apporté une merveilleuse trouvaille, paraît-il ! » cria Sam en entrant dans le salon ; alors, tous se turent et regardèrent le sac qu’Éric tenait dans la main.
Puis l’un d’eux dit : « J’espère que ça se mange ? », un autre : « Manger, manger, rien à foutre, je préfère que ça se boive, j’ai besoin de me réchauffer un peu. », et le dernier : « Je pourrai rien boire, rien manger, j’ai l’estomac en vrac depuis une semaine. »
« T’as l’estomac en vrac depuis que tu es né, Saul », répondit Éric.
« Très drôle, Éric, très drôle, tu sais à quel point je t’emmerde ! »
« Oui ! autant que je t’aime. » Éric joignit ses lèvres et envoya à son ami, assis à l’autre bout de la table, un gros baiser sonore, tout en s’asseyant et en vidant le contenu de son sac sur le tapis vert.
« TATATA ! Voilà ma surprise : de délicieux cookies ! »
Sam prit une boîte, s’assit à son tour, examina l’emballage. « Maintenant tu aimes les cookies. C’est nouveau ça, j’croyais que tu détestais ça. »
« Il veut peut-être boire du lait à la place de sa bière, le petit nenfant à sa maman », ironisa Saul.
« Non, ça ira, j’ai aucun problème d’estomac. Mais tu devrais essayer, Saul, qui sait, c’est peut-être le remède idéal pour toi. »
« Mais pourquoi tu nous apportes des cookies ? demanda Kriss. Ce sont des cookies spéciaux ? »
« Si c’est ça, j’en veux bien et pas qu’un peu. J’suis pas contre un petit voyage », dit Eddy.
« Désolé, Eddy, mais il n’y a pas un gramme de drogue dans ces gâteaux. »
« Alors en quoi ils sont spéciaux tes foutus cookies ? » demanda Sam, impatient.
La partie de poker n’avait pas commencé, aucune carte n’avait été distribuée, et pourtant, ils eurent tous l’impression qu’Éric était en train de tenter le premier bluff de la soirée ; en l’écoutant, ils se demandaient tous : « Quelle histoire il va encore inventer ? »
« Les cookies, les boîtes, c’est pas ça qui est original. Tu peux trouver les mêmes en magasin. »
« Je sais que tu bluffes ! Mon vieux, tu ne m’auras pas ce soir ! » dit Sam, qui ne pensait qu’à une chose : jouer au poker et récupérer l’argent qu’il avait perdu au cours de ces quatre dernières semaines.
« Sam, mon vieux, c’est le mot qui convient. »
« Quoi ? » demanda Sam, alors que les autres continuaient à écouter gentiment.
« Vous devinerez jamais qui m’a vendu ces fameux cookies ? »
« J’y crois pas, maintenant une devinette. » Sam était de plus en plus rouge.
« Des écolières ! » répondit Kriss.
« Comment tu sais ça ? » demanda Éric, pensant que son ami avait deviné.
« Hier, des écolières sont venues chez moi, et je leur ai acheté une boîte. C’est banal, ça arrive tout le temps. »
« Eh, elles avaient quel âge tes écolières ? »
« Chépa, 8 ou 12 ans, chépa donner un âge à un enfant. »
« Mes vendeuses étaient plus vieilles », dit Éric fièrement.
« Des lycéennes ! Tout ça pour nous dire que tu as acheté des cookies à de belles et sexy lycéennes », dit Sam, qui était prêt à jeter ces maudits cookies par la fenêtre.
« Non, pas des lycéennes, mais plus vieilles… »
« Des étudiantes, des mères de famille, qu’importe, je me fous de qui t’a vendu ces maudits cookies. On est là pour jouer au poker, oui ou non ? »
« C’était des étudiantes ? » intervint Kriss pour essayer de détendre l’atmosphère.
« Rajoute des années ! » répondit Éric avec un petit sourire.
Saul demanda : « Des mères de famille, alors ? »
« Rajoute des années ! »
« Non, pas des grand-mères ? » demanda Eddy qui commençait à rire.
« Non ! Des mères de grand-mères ! » répondit-il en riant.
« Non, tu déconnes ! » dit Eddy. Tous étaient de son avis ; seul Sam restait silencieux, attendant dans son coin, le regard noir, les lèvres pincées, que cette comédie s’achève.
Éric se leva, prit un paquet, l’ouvrit, et en faisant le tour de la table, il distribua un cookie à chacun en disant : « Je sais que je pourrai pas vous convaincre que ce que je dis est vrai, mais au moins mangez un cookie avec moi. » Et de retour à sa place, il leva le cookie haut et dit : « Je voudrais porter un toast : à la vieillesse ! »
Bien que personne ne croie à son histoire, ils croquèrent tous dans leur cookie, même Sam.
Ces cookies étaient délicieux, sans doute les meilleurs cookies qu’ils aient jamais mangés. Les douleurs d’estomac de Saul disparurent après sa première bouchée. C’était si bon qu’ils en prirent tous un second, alors qu’ils mâchaient encore de gros morceaux du premier.
Sam aimait tellement le poker qu’il réussit à distribuer les cartes en dégustant son cookie, et incita les autres à en faire autant.
Chacun avait ses cartes dans une main et un cookie dans l’autre, et des morceaux de cookie dans la bouche.
Sam finissait déjà son troisième cookie, c’était à lui de parler, et alors qu’il regardait ses cartes, il se mit soudainement à tousser. Ses amis le regardèrent et mâchaient joyeusement ; pour eux, Éric allait bien et il ne pouvait pas aller mieux, puisqu’il avait des morceaux de cookie dans la bouche.
Après une ou deux minutes de toux acharnée, Sam cracha dans sa main, où il vit apparaître de la bouillie de cookie avec une dent au milieu.
D’abord, il enleva la dent, puis il récupéra les grumeaux avec sa bouche, passa sa langue sur sa main, sur ses lèvres, Sam ne voulait perdre aucun gramme de ces fantastiques cookies.
Sam regarda sa dent un instant, puis il la lança sur le tapis vert en souriant.
« Je dis une dent ! Qui me suit ? » paria-t-il fièrement.
Tous mangeaient leurs cookies et souriaient bêtement. Que leur ami ait perdu une dent n’avait pas d’importance, leurs esprits étaient obnubilés par le goût organismique de ces fabuleux cookies.
C’était au tour de Kriss, qui regarda ses cartes une dernière fois, puis la moitié du cookie qu’il avait dans l’autre main, et tout à coup, il se mit à tousser et tousser jusqu’à cracher dans sa main.
Alors, Kriss imita son ami, il récupéra ses dents et avala la bouille de cookies qu’il venait juste de cracher. Pour lui aussi, il était inenvisageable de perdre un gramme de bonheur.
« Je te suis et je relance : pour moi ça sera trois dents ! », qu’il lança au milieu de la table, heureux comme un enfant.
Saul en lança six, Eddy treize, et lorsque le tour d’Éric arriva, il cracha si fort qu’il put dire :
« Pour moi ça sera ALL IN ! » avec un grand sourire sans dent.
Alors, tous ses amis se mirent à tousser et tousser jusqu’à cracher dans leurs mains, et dirent tous ensemble :
« ALL IN ! » en lançant leurs dents sur le tapis vert. Heureux, sans dents, ils riaient à s’en décrocher la mâchoire. Et lorsqu’ils vidèrent la dernière boîte, une photo vint avec le dernier cookie. Éric reconnut sa grand-mère et ramassa la photo.
« Eh, Éric, il y a quelque chose d’écrit derrière », dit Sam en mâchant péniblement mais joyeusement ses morceaux de cookie.
Éric retourna la photo et lut :
« Cher petit-fils, j’espère que tu apprécieras mes cookies ! Faits avec tout mon amour. Je pense les avoir mieux réussis que la dernière fois. »
« C’est ma grand-mère qui m’a envoyé ces merveilleux cookies. Elle ne doit pas être si méchante, ma mère a dû se tromper sur son compte », dit Éric, qui avait de plus en plus de difficultés à broyer les morceaux de cookie qu’il avait dans la bouche.
Après la perte des dents, voilà qu’Éric et ses amis se mirent à vieillir plus rapidement. Des rides, la calvitie, des cheveux blancs apparaissaient sous leurs yeux, mais ils ne s’en préoccupèrent nullement et ils continuaient tous à mâcher difficilement leurs morceaux de cookie en se disant la même chose :
« Heureusement que je n’ai plus de dents, ces divins cookies dureront plus longtemps. Quelle chance ! Quelle vie ! »
Éric et ses amis espéraient tous mourir la bouche pleine de cookies, ce serait la meilleure des fins.

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