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Tome 1, Chapitre 14 « Évasion » Tome 1, Chapitre 14

« Un ennemi est une menace. S'il est discret, c'est un terrible danger. S'il est patient, il devient une calamité. S'il peut rester en place des siècles durant, nous avons affaire à un fléau. Si ses intentions sont voilées, c'est un cauchemar. Si malgré tout, il ne massacre pas ses victimes en une nuit, celles-ci finissent par l'accepter comme une part de leur vie. Seuls ceux qui n'acceptent pas, ceux qui voient au-delà de la brume qui voile l'ennemi, ceux-là sont capables de le faire trembler. »

Virganya Manzepa Tianpi, Hiérophante du Duché d'Anoréa. Extrait. Discours aux Exaltés de Santa-Ploerza.

« Le mal n'est qu'un séduisant concept sans aspect ni force. Ce n'est que lorsque nous lui donnons le droit de prendre racine en nous qu'il peut réaliser ses sombres desseins. Il creuse dans l'argile de notre cœur le matériau nécessaire à l'édification de son palais. Mais s'il peut s'asseoir aussi facilement sur son trône, il peut en être destitué avec la même aisance. Cela demande de se défaire de lui, le priver de nos ressources. Il suffit de le vouloir, il ne peut contester notre volonté. »

Auteur inconnu, date inconnue.

***

Élise se jeta dans l'encadrement de la porte et fila à travers le couloir avant que les éclats de verre ne l'atteignent. Le soldat quant à lui, attaqua en beuglant mais mourut avant même de rejoindre son adversaire. L'apothicaire lança un regard derrière elle avant de s'engager dans l'escalier. L'effroi s'empara d'elle. La silhouette sombre aux yeux brillants la suivait déjà. Le temps était compté, le piège se refermait trop vite. Elle arriva dans les étages inférieurs, désorientée et tremblante. Les soldats s'activaient en tous sens. Ceux qui croisaient sa route ne lui prêtaient pas plus attention que cela, ils recherchaient la créature meurtrière. La plus grande partie de la milice se trouvait déjà autour des quartiers du seigneur Lutzen, surveillant les portes, les fenêtres et les recoins sombres. Cela laissait moins d'hommes disponibles dans le reste du château.

***

— On ne passera pas, faisons demi-tour, souffla Oscar qui se débattait avec la grille.

— Cache-toi ! lança Alhuïa.

À l'autre bout du couloir se tenait un soldat armé d'une arbalète. Il venait de découvrir la porte fracassée et inspectait l'obscurité. Il fut rapidement rejoint par deux autres hommes. L'un d'eux portait une torche et s'avança le premier. Ils enjambèrent les caisses. L'arbalétrier pointait son arme devant lui, très vite, il découvrirait les intrus. Soudain, une voix résonna depuis l'entrée.

— Qu'est-ce que vous foutez ici ? On a un monstre dans les étages qui massacre nos gars !

— Tu vois pas la porte défoncée à tes pieds ? répondit le type à la torche.

— Et alors, y a une grille de l'autre côté ! Ramenez-vous, plus vite que ça !

Le trio grommela et s'éloigna. Oscar et Alhuïa soupirèrent de soulagement. Ils échangèrent un regard cependant, intrigués par les mots alarmants du milicien. Un monstre ?

***

Élise pénétra dans les cachots. Elle s'apprêtait à en découdre avec le geôlier mais ne trouva personne pour l'arrêter. La grille menant au couloir des cellules était grande ouverte. Une rapide inspection lui confirma que les clefs n'étaient pas là. Elle avança dans la prison au milieu des cris, des gémissements et des injures des prisonniers. Certains frappaient si fort sur les portes qu'elle crut qu'ils allaient les éventrer. Enfin, elle trouva le corps inanimé du vieux Engelbrecht. Il gisait, les doigts recourbés et rigides. La rousse remarqua par ailleurs que malgré son retard et les détours qu'elle avait dû faire, Oscar et l'elfe n'étaient pas encore arrivés. Alors, elle discerna la forme du trousseau un peu plus loin devant elle. Arrivée au-dessus du corps du geôlier, elle fut surprise par une voix puissante.

— Bouge plus toi ! T'es qui ? Qu'est-ce que tu fiches ici ? Eh mais c'est l'apothicaire. Les gars, on a une fouine dans les cachots !

— Non, s'il vous plaît, souffla Élise. Je suis censée être ici…

— Ferme-la et ne fais rien de stupide.

Le garde s'avança en tenant sa matraque d'une main ferme. Il avait un regard mauvais bien que l'incompréhension se lise sur ses traits. Élise reculait lentement, ne sachant que faire. Le milicien arriva devant le cadavre du vieil homme et le poussa du pied, comme pour vérifier s'il était mort. Soudain, il donna un coup dans la porte voisine.

— Ferme-la toi aussi ! Éloigne-toi de la porte ! Bordel, qu'est-ce qui se passe ce soir ? Et ils font quoi les autres ? Oh, vous vous bougez le…

Il chancela en lâchant son arme, portant une main à sa gorge. Un filet de sang s'écoula entre ses lèvres tremblantes alors qu'il tombait lourdement à genoux. Élise vit la lame de verre fichée dans son cou et, l'instant suivant, découvrit l'assassin mystérieux. Elle s'enfuit en emportant les clefs avec elle.

***

— Bouge plus toi ! T'es qui ? Qu'est-ce que tu fiches ici ? Eh mais c'est l'apothicaire. Les gars, on a une fouine dans les cachots !

— Non, s'il vous plaît, souffla une voix fluette. Je suis censée être ici…

— Ferme-la et ne fais rien de stupide.

Un garde venait de surprendre une femme dans le couloir. Bélios ne l'avait pas entendue passer devant la porte. Le vétéran frappa à la porte et lança :

— Les clefs ! Ouvrez-nous je vous en prie !

— Il l'a appelée « apothicaire ». C'est elle, c'est Élise s'exclama Aëlyss.

— Élise ? Est-ce…

— Ferme-la toi aussi ! Éloigne-toi de la porte ! Bordel, qu'est-ce qui se passe ce soir ? tonna le type en rogne en frappant la porte. Et ils font quoi les autres ? Oh, vous vous bougez le…

Il se tut et le bruit de sa chute témoignait de sa mort rapide. Bélios allait renouveler son appel mais l'Érudite le retint. Elle lui fit signe de se taire. Ses grands yeux glacés trahissaient une peur certaine. Elle murmura :

— Il est là… Juste là.

***

Ils s'apprêtaient à faire demi-tour lorsque Élise se présenta de l'autre côté de la grille. Elle soupira en découvrant ses compagnons, soulagée de ne plus être seule.

— Nous sommes coincés de ce côté.

— Je pense avoir ce qu'il faut ici, dit-elle en dévoilant le trousseau.

Après plusieurs essais infructueux, le verrou finit par s'ouvrir. Alhuïa poussa la grille. Oscar saisit l'apothicaire par les épaules et examina les éraflures sur son front.

— Ce n'est rien, souffla-t-elle. Nous avons un problème cependant. Un tueur rôde dans les couloirs. Il m'a suivi dans le cachot. Si nous y retournons, nous risquons de nous trouver face à lui. C'est… J'ignore s'il est humain.

— Nous devrions oublier l'elfe. Cependant, si tu insistes, je te suivrai.

— Je veux essayer, j'ai besoin de toi.

— Allons-y, conclut le jeune homme en tirant son arme.

***

Aëlyss était prostrée dans un coin. Impuissante comme elle l'était avec ces menottes, elle sentit l'heure de sa fin approcher. L'aura maléfique derrière la porte était presque palpable. Bélios ne savait que faire. Des coups brefs et réguliers venaient faire trembler la porte. Le bois grinçait et craquait de façon inquiétante.

Le vétéran s'agenouilla et ferma les yeux. Il tenta de se rapprocher de l'esprit de l'assassin, d'avoir un angle d'approche pour l'influencer, le manipuler. Il perçut quelque chose non sans efforts. Il pensa un instant s'être trompé. Comment pouvait-il se trouver en présence deux esprits similaires, presque identiques ? Celui de l'Érudite, et celui du tueur.

— Ne me jugez pas, je vous prie, intervint soudain l'elfe en larmes.

— Je ne comptais pas le faire. J'espérai seulement en apprendre davantage.

— Si nous sortons d'ici, je vous devrais au moins cela.

— Si nous sortons, oui, répéta le vieil homme.

Tout à coup, un choc sourd suivi d'un fracas de verre brisé tonna dans le couloir. Bélios et Aëlyss bondirent en s'éloignant de la porte. Des pas se traînèrent jusqu'à la porte et crissèrent sur des débris.

— Princesse ? J'espère que vous êtes toujours là, et en un seul morceau, grinça Friebald. Oui, vous êtes là, je le sens, me voilà rassuré. Je ne tenterai rien si j'étais vous, la situation ici est particulièrement alarmante. Les cadavres s'empilent et, étrangement, ils sont tous devant votre cellule. Vous êtes bien étrange, ma chère. Sans parler de cette chose étrange. Enfin, la voilà réduite en poussière.

— Soyez damné, cracha Aëlyss.

— Vous êtes si cruelle… Oh ! Mais qui voilà donc ? s'exclama Friebald.

***

— Serait-ce la réunion des traînées ? Et qui sont ces étrangers ? Un criminel et une elfe, dans mon château, la sentence sera terrible.

— Aux dernières nouvelles, lança Élise, ce n'est pas encore votre château, bien que j'eusse vu clair dans vos manigances. Allez-vous en, sorcier.

— Vous ne serez jamais en mesure de me menacer. Soyez aimable et lancez-moi les clefs. Ne vous faites pas d'illusions, si vous faites un pas, je vous tue. Tout bien réfléchi, je vais vous tuer de toute façon.

Le sorcier leva une main squelettique en écarquillant les yeux. Élise réagit en un clin d'œil et lui lança le trousseau au visage. Un nuage bleuâtre emplit le tunnel ensanglanté. Le mage hurla en s'agitant. Il se cogna à une torche et trébucha sur un cadavre. Oscar avait remarqué l'habileté de son amante lorsqu'elle saisit d'un seul mouvement les clefs ainsi qu'une fiole à sa ceinture. Il s'avança à son tour en retenant sa respiration et assomma le sorcier en frappant son crâne contre le mur. L'apothicaire ramassa les clefs et ouvrit la porte de la cellule.

— Non d'un chien ! clama Bélios en sortant. Suis-je victime d'un mauvais tour ?

Oscar se redressa d'un bond. Cette voix, il aurait pu la reconnaître à des lieues à la ronde. Il croisa le regard du vétéran et leurs visages s'illuminèrent.

— Que fais-tu là ? Est-ce bien toi ?

— C'est moi, mon gars. Je croyais t'avoir perdu. Quel bonheur de te revoir !

Ils s'enlacèrent chaleureusement devant les regards stupéfaits des trois femmes. Oscar observa ensuite son vieil ami d'un air inquiet.

— Il s'en est passé, petit. Nous en parlerons plus tard.

— Tu as raison, dépêchons.

— Attendez, s'emporta Aëlyss. Ce salaud doit avoir la clef, c'est certain !

— Celle-ci ? marmonna Oscar en tenant le petit objet qu'elle convoitait. Pourquoi devrions-nous te libérer ?

— Donne-moi ça humain, pesta l'Éruidte.

— Tu pourrais très bien être une tueuse. Après tout, tu étais en prison.

— Oscar, intervint Bélios, je t'assure, elle est digne de confiance.

Alhuïa remarqua la poussière noire et les fragments de verre se mettre à frémir sous leurs pieds. Ils s'animèrent en glissant vers une carcasse étrange un peu en retrait.

— Le Reflet se régénère ! tonna Aëlyss. Libérez-moi ou nous allons tous mourir !

— Nous pouvons nous débrouiller.

— Ouvre ces saloperies de menottes immédiatement ! hurla l'Érudite oscillant entre la fureur et la peur.

Le jeune homme obtempéra en voyant les éclats se frayer un chemin entre ses bottes. À peine eut-il tourné la clef que la princesse fit volte-face et lança de toutes ses forces les fers sur le tas de verre grandissant. Il vola en éclats et un son strident s'éleva dans l'air.

— N'était-ce pas un cri ? souffla Alhuïa.

— Si, cela ne le retardera qu'un temps, précisa Aëlyss.

— Ne peut-on rien faire, demanda Bélios.

— Non, il est véritablement immortel.

Le groupe entreprit de rejoindre le passage des catacombes, mais les soldats affluaient de toutes parts. La confrontation semblait inévitable. Ils finirent par être cernés dans le réfectoire des domestiques. Visiblement, les soldats ne s'attendaient pas à tomber sur un tel groupe et ils hésitèrent une seconde de trop. Oscar continua dans sa lancée et enfonça son épaule dans les côtes du premier type. Il récupéra son arme à terre et la lança à Bélios. Élise lança un petit pot en terre derrière eux, créant un épais nuage de fumée blanche. Un carreau siffla à un pouce du visage de l'Érudite. Ses pouvoirs encore endormis peinèrent à se manifester. Elle ne parvint qu'à soulever les objets les plus petits pour les projeter sur les arbalétriers, les empêchant de décocher d'autres traits. Le vétéran et Alhuïa neutralisèrent deux soldats puis le groupe se faufila hors de la pièce. L'escarmouche ne s'arrêta bien entendu pas là, et les pas des gardes ne tardèrent pas à se faire entendre derrière eux.

Plusieurs carreaux frappèrent les murs alors qu'ils s'engouffraient dans un étroit escalier en colimaçon. Alhuïa déclama une incantation puissante en écartant les bras. Un voile blanc apparut et brisa le trait qui allait frapper Élise. Finalement, ils rejoignirent la chapelle souterraine précédant le passage vers les catacombes.

— Des intrus ! Tirez ! vociféra un homme planqué derrière un banc.

Un projectile entailla Oscar sous le bras alors qu'il se jetait à terre. Il s'étala lourdement et Bélios le tira à l'abri. Rencogné au fond de la pièce, le groupe entendit arriver leurs poursuivants. La surveillante dévia un autre carreau grâce à son voile, sauvant l'Érudite. Les soldats tiraient de façon que deux d'entre eux soient toujours prêts à réagir quand le troisième rechargeait. Alors ils avancèrent, s'approchant dangereusement de leurs cibles impuissantes. Le vacarme s'intensifia dans l'escalier. Alors, un cadavre dévala les dernières marches et s'écrasa face contre terre. Le gaillard avait le dos criblé de pieux cristallins. Un second corps s'effondra, puis le Reflet apparut, descendant lentement les marches rougies. Il planta son regard surnaturel sur Aëlyss anéantie. En grognant, Oscar bondit et saisit la créature à la taille. Un nouveau trait le manqua de peu et projeta des étincelles en frappant le mur. Le guerrier poussa le Reflet contre un pilier. Le monstre s'affala sans bruit. Alors que ses doigts se changeaient en de longues lames, Oscar jura et balança son genou dans son crâne. Il explosa en un nuage scintillant alors que le reste de la carcasse tremblait. Le jeune homme s'effondra, la cuisse percée d'un éclat de verre irrégulier. Élise rampa jusqu'à lui et défit le foulard de ses cheveux pour faire un garrot. Ils restèrent l'un contre l'autre, espérant trouver une solution. Alors, l'un des tireurs lâcha son arme et partit d'un rire dément.

— Les sales bêtes ! Ahah ! Elles grignotent mes tripes ! Enlevez-les de là !

Il s'enfuit dans la crypte en tenant son ventre des deux mains. Son rire résonna longtemps, ne manquant pas de faire frémir d'angoisse ses derniers compagnons. Bélios expira, visiblement l'auteur de cette scène étrange. Il essuya le sang de son menton et d'un bond repoussa le banc devant lui. L'un en entraînant un autre, le type qui progressait à pas de loup trois rangées plus loin fut frappé aux genoux. Il tituba en lâchant un grognement de douleur. Cela suffit au vétéran pour lui sauter dessus et l'assommer d'un coup de pommeau dans le casque. Lorsqu'il releva la tête, le dernier milicien le tenait en joue. Il tira à bout portant, sans possibilité de manquer sa cible. Le trait perça la tunique de prisonnier du vieil homme juste au-dessus du cœur. Pourtant, il s'arrêta, ne lui arrachant qu'une perle de sang. Sous les yeux médusés du tireur et du vétéran, le carreau se retourna. La seconde suivante, il fila et perça la cuirasse de l'arbalétrier. Il eut un hoquet étouffé alors qu'il perdait pied. L'homme s'effondra sous le regard épouvanté d'Oscar.

— Non ! Que s'est-il passé ?

— Je… Je ne sais pas, murmura Bélios en se remettant sur ses pieds.

Le jeune homme croisa le regard d'Aëlyss. Il comprit son implication alors qu'elle aidait Alhuïa à avancer. Le groupe parvint enfin aux catacombes et s'enfonça dans les ténèbres. La surveillante en tête guida la troupe grâce au plan volé. Oscar s'avança au niveau de son ami et s'adressa à lui à voix basse :

— Elle l'a tué. C'est elle.

— C'est probable.

— Tu persistes à me dire que nous pouvons lui faire confiance ?

Bélios afficha une mine sombre et secoua la tête. Ils repartirent aussi vite que possible et atteignirent un accès condamné. D'un sortilège, l'elfe sans couleur projeta une pierre à travers la paroi, puis ils regagnèrent la surface. Le vétéran et Élise durent porter Oscar dans les dernières ruelles. Ses blessures étaient importantes et il avait perdu beaucoup de sang. Ils se précipitèrent dans la maison de l'apothicaire et installèrent le guerrier blême sur la table.

— Nous n'avons que peu de temps, souffla Élise. À l'heure qu'il est, je suis étonnée que Friebald ne soit pas déjà là. Il est en route, c'est certain, avec assez de soldats pour raser cet endroit. Tenez-le bien.

— Quelle saleté ! Combien de temps ce monstre va-t-il nous poursuivre, tempêta le jeune homme.

— Il me suit, moi, précisa Aëlyss. Cela fait des mois, et il continuera jusqu'à ce que je trouve comment le détruire définitivement.

— Ou qu'il te tue.

Le regard du jeune homme en disait long. Aëlyss grimaça en se détournant et scruta l'extérieur entre les planches des volets.

— Tu peux me détester si tu le souhaites, tu ne seras qu'un homme de plus à le faire. Malgré cela, merci de m'avoir secourue. Maintenant, arrête de bouger, je dois retirer ce fragment du Reflet avant qu'il ne le guide jusqu'ici.

Elle agita les mains en murmurant quelques mots et la lame se mit à vibrer. Oscar mordit dans la ceinture entre ses dents et manqua de s'évanouir. Lentement, la lame s'éleva. Aëlyss s'en empara et la jeta dehors. Alors qu'elle allait fermer la porte, elle entendit des voix aux alentours. Alhuïa termina le soin qui referma la plaie du jeune homme et la tension générale retomba. Les fugitifs se changèrent et s'équipèrent en vitesse. Oscar sorti l'épée enchantée de sa cachette et la sangla dans son dos. Le départ était imminent.


Texte publié par Galaad1800, 17 octobre 2021 à 19h27
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