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Tome 1, Chapitre 5 « Tiara » Tome 1, Chapitre 5

« Qui de l'humain ou de l'elfe est venu au monde le premier ? La question se pose ! Lequel de ces peuples descend de l'autre ? Lequel devra disparaître pour laisser croître l'autre ? »

Professeur Calvin Sizimir, maître à l'académie de chevalerie des Nouvelles Baronnies.

« Les orcs sont ceux des elfes les moins sensibles à la magie. Les géants sont ceux des humains les plus sensible à la magie. »

Sœur Astra Glehada, savante d'Agalkaïr.

« Les intellectuels de notre époque désirent à tout prix déterminer quel peuple est le père des autres. Comme si cela avait la moindre importance. Certains disent que l'ascendant devrait dominer car il est plus pur, d'autres votent au contraire pour le descendant, car il devrait incarner l'évolution naturelle. Vous l'aurez compris, même si nous trouvions une preuve irréfutable confirmant l'une ou l'autre des théories, les querelles n'en finiraient pas. M'est d'avis que cela empirerait. Par ailleurs, rien n'indique qu'une tierce possibilité ne soit pas envisageable ! Cette voie m'interpelle bien davantage ! Serait-il possible par exemple, que nous ayons tous un ancêtre commun ? Pourrions-nous être tous issus d'une sorte de « diversification » plutôt que d'une « séparation » ? Si oui, qui serait ce mystérieux peuple disparu ? »

Dreyinn Klaus Ryorn, Haut-Mage de Karalyss.

***

La pluie battante des derniers jours laissa place à un soleil radieux. La température monta sensiblement dès l'aurore, annonçant la prolifération de champignons. Tiara s'éveilla lentement, chassant les mèches rebelles qui couvraient son visage. Elle traversa sa cabane en évitant les tables couvertes de plantes séchées, de bols et de divers outils rudimentaires et puisa de l'eau fraîche dans un bac en pierre. En jetant un œil par la lucarne étroite, elle contempla le scintillement surnaturel de la rosée dans la clairière où elle avait élu domicile. Elle enfila à la hâte une courte tunique de feuilles tressées et un pagne de fourrure tenue par une large ceinture garnie de poches, de sacoches et d'étuis variés. Elle passa une tiare ornée de bois de biche sur son front afin de retenir sa crinière fauve en arrière et enroula ses pieds et ses jambes dans des bandes de tissu grossier mais résistant. Sans plus de cérémonie, elle quitta sa demeure et inspecta rapidement ses plantations alchimiques. Tout était parfait, aussi elle se dirigea vers les bois en entonnant un chant ancien. Le dernier vers à peine terminé, un grand cerf se présenta à elle. Sur sa croupe se tenait un écureuil au regard vif. Tiara salua ses compagnons, ils en firent de même et ils se mirent en route.

La ronde à dos de cerf était l'une de ses activités favorite. Elle veillait à ce qu'aucun mal ne prenne racine sur ces terres enchantées. Bien que les elfes la considérassent comme étant la menace, Tiara savait que des créatures bien plus terribles pouvaient faire irruption. Elle fit une première halte aux alentours d'un cercle de stèles moussues : rien à signaler. Plus loin, elle vérifia la pureté de l'eau d'une mare, refuge d'innombrables créatures visibles et invisibles. Ici aussi, tout était calme. Ravie, l'elfe rousse finit par dénicher de magnifiques champignons. Certains seraient réduits en poudre pour ses potions, les autres constitueraient un mets de choix.

— Ce sera tout pour aujourd'hui Haradaa, rentrons, souffla-t-elle à l'attention du cerf.

Le reste de sa journée fut consacré à la préparation de mixtures étranges et à l'entretien de son jardin. Les plantes qui poussaient ici, à l'abri des regards, étaient rares et fragiles. Tiara leur offrait toute son attention et son amour. Elle savait par ailleurs que certaines valaient une petite fortune sur le marché des alchimistes et apothicaires expérimentés, mais cela n'avait pas la moindre importance pour elle. Chassée du monde civilisé, elle n'avait aucunement envie d'avoir affaire à qui que ce fut. Elle vivait seul depuis son enfance et comptait bien continuer ainsi.

C'est alors que brouhaha croissant lui parvint depuis les sous-bois. Les buissons se secouèrent et une voix puissante s'éleva. Tout à coup, un homme en aillons bondit, hache à la main et roula dans l'herbe tendre. Il se tourna juste au moment où un immense serpent repoussa les feuillages bas de sa tête cuirassée. Tiara fronça les sourcils en poussant une lamentation rauque.

— Vainbhaum ! Qu'est-ce que tu ramènes encore ?

***

Cette expédition dans la forêt des elfes s'était avérée plus dangereuse que prévu. Deux des leurs étaient morts, l'un piqué par un insecte qui avait fait gonfler sa gorge comme une boule de pain. L'autre, personne ne savait ce qui lui était arrivé. Ils partageaient l'intuition qu'ils n'étaient pas les bienvenus, mais peu leur importait. Décevoir leur maître aurait de bien pires conséquences. Par ailleurs, ils étaient proches de leur but. Après des jours de traque et des défaites cuisantes, Fenrir se trouvait à quelques enjambées, figé à découvert face à une petite elfe. Le serpent de malheur semblait être reparti de là où il était venu, laissant le champ libre aux pisteurs pour sauter sur leur proie. Ainsi, les gaillards s'approchèrent à pas de loup, arme au poing.

— Pas un pas de plus, humain, lança la rousse à l'attention de Fenrir. Tu n'es pas le bienvenu. Tu vas répondre à mes questions.

Le fugitif se lova et son poing se serra sur le manche de sa hache. Les brigands n'étaient plus qu'à quelques pas, cachés derrière des fourrés épais.

— N'y pense même pas, petit homme, siffla Tiara.

Les bandits se jetèrent sur eux en hurlant.

***

Ses instincts ne l'avaient pas trahi. À la seconde où le reptile s'était éclipsé, Fenrir avait senti de multiples présences tapies dans l'ombre. Il comptait sur leur intervention pour se sortir de ce guêpier. Le guerrier fit volte-face en frappant de toutes ses forces. La hache atteignit le premier bandit à la taille dans un craquement humide. Les cris se mêlèrent au fracas des armes. Le sang macula la clairière sous le regard foudroyant de Tiara. Malgré leur nombre, les pisteurs ne parvenaient pas à maintenir leur adversaire qui laissait libre cours à sa rage. Il frappait, parait les coups et bondissait comme un fou dans une arène, ne laissant dans son sillage que carcasses tremblantes et membres sectionnés. Très vite, les assaillants furent mis en déroute, et un seul parvint à prendre la fuite, blessé et désarmé. Fenrir hurla, victorieux. Ses yeux écarquillés témoignaient de l'adrénaline qui inondait son corps encore crispé de l'escarmouche. Tiara proféra une phrase elfique sonore, attirant l'attention du survivant. Le désir de l'éliminer envahit son esprit et fit un pas lourd en avant. Un pas de trop.

L'elfe plia ses doigts d'une bien étrange façon et frappa le sol du talon. La seconde suivante, les arbres grincèrent et frémirent. La terre gronda, arrachant Fenrir à sa transe sanglante. Trop tard. Les branches se déplièrent vers l'intrus et s'enroulèrent solidement autour de ses bras massifs. Des racines percèrent le sol et saisirent ses jambes. Malgré ses efforts, l'humain en furie se retrouva prisonnier de cette terrible étreinte.

***

Tiara repoussa ses cheveux en bataille et s'approcha de l'étranger furieux. Elle l'inspecta succinctement. Sa main était toujours fermement verrouillée sur la poignée de sa hache sanguinolente. Tiara fit une grimace accompagnée d'un geste souple de la main.

— Si tu tiens à ton bras, lâche ton arme.

Fenrir grogna pour seule réponse. L'elfe gloussa et continua son geste, poussant les branches à vriller le poignet du guerrier. Finalement tirailler par la douleur, Fenrir relâcha sa prise. Tiara en fit autant.

— Tu me paieras ça sorcière !

— Aussi simplet que les autres, soupira la petite elfe. Je serais donc brève. Tu ne peux aller plus loin. Visiblement tu es un danger ambulant et je ne permettrais pas que tu perturbes la vie en ce lieu.

— Je me moque de ta forêt, je dois partir d'ici.

— Sur ce point nous sommes d'accord, mais je ne te laisserai pas traverser. Tu dois faire demi-tour.

— Non.

— Nous voici donc dans une impasse.

— Attends un peu que je sorte de là.

— Je risque d'attendre longtemps.

— Garce !

— Un peu de tenue ! Tu pourrais te retrouver manchot en un claquement de doigts.

L'elfe mit sa menace à exécution. Les branches tirèrent sur l'épaule de Fenrir qui sentit l'articulation mise à rude épreuve. Son regard parla pour lui, ce qui suffit à Tiara pour arrêter son supplice.

— J'ai bien conscience que tu n'es qu'un tueur sans cervelle, mais tu dois pouvoir fermer ton clapet et ne l'ouvrir que pour répondre à mes questions, n'est-ce pas ?

— Qu'est-ce que tu veux ?

— Savoir ce que tu fais là, dans un premier temps.

— Je tentais d'échapper à ces types.

— Piètre résultat. Mais ils ne devraient plus te causer de soucis désormais.

— Ceux-là ? Ah ! Non, c'est sûr, cracha Fenrir. Mais il y en aura d'autres et de bien pires.

Le ton du fugitif trahissait la sincérité de ses mots. Il croyait, ou savait qu'un danger le guettait. La curiosité de Tiara était piquée.

— Où comptes-tu aller ?

— Laaria.

— Alors pourquoi venir souiller ma forêt ? Ne pouvais-tu pas passer par Maréno ?

— Pas assez dangereux.

— Pas seulement stupide, mais prétentieux.

— Non, pas assez pour les dissuader de me suivre. En fin de compte, cet endroit maudit non plus n'a pas été suffisant.

— Pourquoi te pourchassent-ils ?

— J'ai déçu quelqu'un.

— Un individu visiblement susceptible.

— Un monstre.

— Tu es mal placé pour traiter un homme de monstre.

— J'ai pas dit que c'était un homme.

Tiara se tut, un sourire aux lèvres.

— Quoi qu'il en soit, je ne changerai pas d'avis. Je ne risquerais pas que d'autres bandits remontent ta piste et foulent mes terres de leurs sales bottes. Tu feras demi-t…

Contre toute attente, Fenrir se libéra et tira la dague de sa ceinture. Il bondit sur l'elfe prise de stupeur. Elle écarta les bras en scandant quelques mots incisifs. Les branches fusèrent et s'enroulèrent autour du cou du guerrier. Arrêté net dans sa course, il glissa sur l'herbe et chuta. Tiara examina son adversaire d'un œil perçant, mais celui-ci ne bougeait plus. Elle s'était assurée que la prise ne l'étouffe pas, pourtant il gisait immobile, face contre terre. Elle le repoussa du pied pour s'apercevoir que son crâne venait de heurter une pierre saillante.

— Cette journée avait pourtant si bien commencé, maugréa l'elfe.

L'odeur de l'encens le tira de sa torpeur. Une douleur vrilla ses yeux et la nausée le saisit. Il tituba mais quelque chose l'empêcha de tomber. Fenrir était prisonnier d'un filet de lianes et de racines. Il tenta de se hisser sur ses pieds mais le vertige vint à bout de sa persévérance. La porte de la cabane devant lui s'ouvrit, et Tiara réapparut. Il poussa un soupir las en s'affaissant. L'elfe releva le menton.

— Ne fais pas cette tête ! Tu es encore en vie. C'est un sort bien ridicule auquel tu as échappé, mortel, ricana-t-elle. J'avoue cependant que me débarrasser de toi m'aurait rendu un grand service, j'ai bien d'autres choses à faire.

— Alors laisse-moi partir.

— C'est ce que je voulais faire, à la condition que tu rebrousses chemin et contourne cette région. Ma requête ne me semble pas cher payée pour la pagaille que tu as semée.

— Tu comprends rien, sorcière.

— Ah ! Attention à ton langage !

— Je dois partir autant pour ma survie que pour la tienne.

— Une menace ?

— Une mise en garde.

— Je crois être le plus grand danger de ces bois, avoua Tiara, alors garde tes avertissements.

— Et on me dit têtu…

— Par ailleurs, tu as plusieurs blessures et le choc que tu as reçu à la tête n'arrange rien. Si tu te tiens tranquille, je pourrai te soigner.

Fenrir aller répondre mais en réalité, il était à bout de force. Ses muscles tremblaient de fatigue et sa vision était brouillée. Il cracha par terre, cherchant en vain à chasser le goût de sang de sa bouche.

— Tant pis pour toi, sorcière, conclut Fenrir.

— Je ne suis pas une sorcière, je suis druide.

La lumière déclinait rapidement ainsi encerclé par les hauts arbres du Berceau Sylfan. Tiara, usa de ses pouvoirs pour enterrer les cadavres et leurs armes profondément sous la surface. Le captif observa la scène, stupéfait face à la vie qui animait les branches et les racines comme autant de bras noueux. Soudain, un hurlement perça le silence. C'était celui d'un loup. Fenrir sursauta, examinant les alentours. La druidesse remarqua sa nervosité et grimaça.

— Ne t'inquiète pas comme cela, je ne leur ai pas demandé de te dévorer.

— Tu ne sais pas de quoi tu parles.

— Je ne sais pas si c'est volontaire de ta part, mais tu as le don de trouver les mots justes pour rester prisonnier ici très longtemps. Cela dit, j'ai le sentiment que tu caches quelque chose. Tu n'oserais pas, n'est-ce pas ?

Fenrir haussa les épaules, ce qui ne se vit même pas sous sa camisole végétale.

Durant les heures qui suivirent, l'elfe resta dans sa cabane. La nuit était définitivement tombée, plongeant la clairière dans une pénombre surnaturelle. L'éclat froid de la lune se reflétait sur les herbes humides. Fenrir s'agitait de temps en temps, vérifiant la solidité de ses liens. Non seulement ils étaient robustes mais ils étaient nombreux. Le guerrier sentit ses dernières forces l'abandonner et il sombra.

Un frisson glacé le tira de ses songes. Il ouvrit les yeux juste à temps pour remarquer du mouvement dans l'ombre. Des silhouettes qu'il ne reconnaissait que trop bien rôdaient tout autour de lui. Il se hissa d'un bond mais à peine se fut-il redressé que les racines le tirèrent brutalement au sol. La panique s'insinua dans le cœur de Fenrir alors que les masses sombres d'une meute de loups s'avançaient lentement. Des yeux brillèrent dans le noir. Tiara semblait dormir, comme le reste de la forêt à cet instant.

Enfin, un premier animal s'avança sous la clarté lunaire. Son pelage noir se soulevait au rythme de son pas rapide. Il entama une ronde autour de sa proie impuissante. Il se rapprocha encore, deux autres bêtes en firent de même. Fenrir crut que son cœur allait quitter sa poitrine.

— Quelle mort pathétique, souffla-t-il en fermant les yeux.

***

— Ça par exemple ! s'exlama Tiara.

Elle s'était éveillée soudainement, consciente de la présence des loups sur son domaine. Elle sortit en trombe seulement pour constater sept prédateurs massifs endormis autour de Fenrir, lui-même abasourdi. Il entrouvrit la bouche mais Tiara intervint.

— Je suis maintenant convaincu que tu as de bien curieux secrets, vagabond. Nous verrons cela plus tard, le soleil se lève dans une heure.

Ainsi, une heure plus tard, elle reparut, un petit bol de bois à la main. Les loups erraient dans les alentours. Son visage trahissait le trouble et l'incompréhension. Fenrir se redressa tant bien que mal.

— Ce petit jeu a assez duré, marmonna-t-il. Dis-leur de partir.

— Je ne suis en rien responsable de leur présence, avoua-t-elle. Par ailleurs, je n'arrive pas à accéder à leur esprit. C'est…

Elle grimaça en secouant la tête. La druidesse soupira en se postant face au guerrier et trempa ses doigts dans le bol. Elle en retira une pâte grise épaisse et l'appliqua sur le crâne meurtri de Fenrir. À peine sa main eut effleuré sa peau qu'une sensation terrible les frappa tous les deux. Tiara sentit une présence si noire qu'elle hoqueta de peur. Le bol quitta sa main et elle recula. Fenrir eut l'impression qu'un fer rouge marquait l'intérieur de sa tête. Alors, pour la première fois, il entendit la voix :

— Repousse-la ! Tue-la ! Tu n'es pas un de ces stupides chiens ! Tu étais destiné à tant de gloire ! Honte sur toi, traître. Tu déshonores la meute.

— Qu'est-ce que tu fais sorcière ! hurla Fenrir sors de ma tête !

— Pour autant que j'aimerais découvrir ce que tu dissimules là-dedans, je n'y suis pour rien, dit-elle haletante. Serait-ce… Non. Un maléfice peut-être, une sorte de magie noire ?

Elle pâlit et toute lueur de malice quitta son regard.

— Laisse-moi partir d'ici, souffla Fenrir, visiblement effrayé par la mystérieuse voix. T'as aucune idée de se qui se passe dans le monde.

— J'en ai une vague idée, grinça-t-elle en détournant le regard. Pour une fois, il me faut demander de l'aide. Si quelqu'un, ou quelque chose se dissimule dans ton esprit à l'aide de magie noire, il est hors de question que je te libère. Malgré toi, tu es un danger.

La druidesse s'empara d'un bout de parchemin et d'un bâton de charbon et commença à écrire. Le message était bref et précis. Nul besoin de tergiverser, la situation était critique. De retour dans le jardin, elle poussa un sifflement strident. Perçant les feuillages, un grand hibou apparut et vint se poser sur une souche. Fenrir aurait juré qu'il salua l'elfe. Celle-ci lui confia le parchemin et lui glissa quelques mots elfiques. L'animal au regard sévère s'éleva et parti en direction du nord.

***

Son vol le mena au-dessus des arbres millénaires qui veillaient sur les habitants de ces bois. Son périple se termina lorsqu'il atteignit un édifice de pierre dissimulé dans un ravin luxuriant. Il se posa silencieusement sur le balcon et poussa un long ululement. Une vieille femme sortit peu après, visiblement surprise. Recroquevillée sur sa canne, elle s'avança et s'empara du message.

— Qu'est-ce que tu m'amènes-là, toi ?

Elle alluma une bougie, constatant que l'animal attendait patiemment derrière elle, une lueur verte dans les yeux. La doyenne lut plusieurs fois les quelques lignes et soupira.

— Mon ami ailé, des choses plus grandes que nous se sont mises en mouvement. Il est temps que ma petite protégée prenne sa place dans cette histoire.

La matriarche du Temple d'Yre se dirigea vers le grand hall. En quittant ses quartiers, elle fut immédiatement rejointe par une surveillante. Judith demanda à une servante de réveiller Yatika, car elle devait s'entretenir avec elle au plus vite.


Texte publié par Galaad1800, 12 octobre 2021 à 12h00
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