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Tome 1, Chapitre 12 Tome 1, Chapitre 12

Samedi 13 décembre 2031

Saori ne répondait plus à ses messages. Ce qui n'empêchait pas Keitaro de continuer à lui en envoyer. Depuis son lit, ce samedi matin, il décida de tenter à nouveau. Ses doigts s’agitèrent sur le clavier de son petit écran :

« Sao-chan, comment vas-tu aujourd'hui ? Pas trop froid, à Tokyo ? Noël approche. J’ai une idée de cadeau pour Jun[1], je te l'enverrai par la poste. Pourras-tu lui mettre à côté de son oreiller, le 24 ? Prenez soin de vous. J'ai hâte de vous revoir. »

Il appuya sur le bouton d'envoi en laissant échapper un soupir. Dire qu'il s'était imaginé une mission de quelques jours... Au rythme où se déroulaient leurs recherches, il faudrait compter plusieurs mois avant qu'ils ne parviennent à un résultat. Saori devait tellement lui en vouloir de l'avoir abandonnée ainsi, avec le petit. Quand elle répondait encore à ses messages écrits, c'était de façon froide et succincte, presque formelle. Ils s'étaient aussi parlé par vidéoconférence une ou deux fois, mais sa mine triste et fatiguée lui crevait toujours le cœur.

Il lui tardait vraiment de rentrer... Mais rentrer pour de bon, pas juste pour les fêtes. Braver sa phobie du vide juste pour dire bonjour et repartir aussitôt, quel intérêt ? Et puis surtout, il souhaitait se laisser une chance – une vraie chance – de mener à bien sa mission avant de reparaître devant Saori et son père. S’il rentrait maintenant, ce serait la tête basse et des échecs plein la bouche. Alors que s’il attendait un peu… S’il se démenait suffisamment, s’il parvenait à prouver quelque chose d’aussi extraordinaire que la réincarnation, il pourrait rentrer en héros, ce qui résoudrait une grande partie de ses problèmes, il en était persuadé.

Toutefois, pour en arriver là, il fallait d’abord sortir du lit. Allez Keitaro, lève-toi !

Lorsqu’il fut habillé, il s'approcha de la fenêtre pour écarter les rideaux double. Une vive lumière pénétra dans la chambre ; le temps était magnifique. Et pourtant, cela ne changerait rien à son programme : étudier jusqu'à ce soir ; il devait absolument améliorer son anglais, quitte à y passer tous ses week-ends. Mais rien ne l’empêchait d’aller bachoter à l’extérieur : ça le changerait un peu.

Il ouvrit pour aérer, puis laissa son regard myope errer dans la cour intérieure. Amusant, ce changement d'atmosphère, d'un pays à l'autre. Ça ne tenait pas à grand-chose. À partir de simples détails, l'esprit comprenait qu'il se trouvait ailleurs. Le parfum de l'air un peu différent. Le type de végétation. Le chant des oiseaux ; adieu les corbeaux, bonjour les mouettes et autres passereaux dont il ne connaissait pas le nom. Il prit une grande inspiration et commença à se détourner, lorsqu’il aperçut une silhouette familière. Il plissa les yeux – ce qui n'eut aucun effet sur son acuité. Ses lunettes trônaient encore sur sa table de nuit. Il s'en saisit et reporta son attention sur la cour.

« Angélica ? »

La jeune femme traversait d'un bon pas la surface dallée du patio en direction de son bâtiment. Paniqué, Keitaro hésita à lever la voix pour se faire entendre, mais renonça par crainte d’alerter tous ses voisins. Qu'est-ce qu'elle fabriquait ici ? Venait-elle lui rendre visite ? Elle aurait pu s'annoncer avant... Son salon était en bazar. Du linge y séchait encore – dont quelques caleçons. La femme de ménage n’était pas passée depuis lundi. Impossible de l'accueillir ici dans ces conditions.

Décidé à partir à sa rencontre, Keitaro enfila une veste, recoiffa d'une main ses cheveux coupés en brosse, attrapa sa mallette, ses oreillettes, et sortit. Il parvint à intercepter la jeune femme dans le hall de réception. Comment avait-elle pu entrer sans sonner à l'interphone ?

« Hello ? »

— Keitaro ? Que faites-vous ici ? Vous m'avez fait peur...

— J'habite ici.

— Vraiment ? Ah mais attendez… Denzel m'avait prévenu qu'un autre employé logeait tout près. Étonnant qu’on ne se soit jamais croisés !

— En effet.

— D'ailleurs, vous tombez bien, j'avais justement quelque chose à vous dire. »

Il la vit hésiter un instant, mais ne la brusqua pas. Il n'avait rien d'urgent, de toute façon.

« J'ai changé d'avis.

— À quel sujet ?

— Vous savez bien... non ? »

Il redressa ses lunettes. Non, il ne savait pas.

« Catalina, reprit-elle enfin. J'accepte de l'amener à l'Agence pour l'interroger. »

Keitaro haussa les sourcils, perplexe. S’il s’attendait à ça !

« S'il vous plait, ne me demandez pas pourquoi... J'aimerais juste savoir : pensez-vous qu'en échange, Denzel accepterait que je rencontre la famille de son jumeau de code ? En Uruguay.

— Je peux essayer d'en discuter avec lui. Mais vous savez, vous n’êtes pas du tout obligée de faire ça. En ce moment, je travaille avec lui sur un moyen de trouver de nouveaux cas. Nous allons bientôt le présenter à la direction...

— J'aimerais quand même le faire.

— Ah. Eh bien… D’accord. Je lui en parlerai.

— Vous alliez sortir ? Excusez-moi, je vous ai retenu.

— Pas de problème ! J'allais chercher un café pour étudier. Vous en avez un à me conseiller ?

— C'est un peu loin, plutôt proche du bureau, mais j'aime bien le Coco Loco. L'ambiance est sympa. »

Elle lui montra l'endroit à partir de son téléphone, le salua puis disparut dans l'ascenseur.

✲°˖✧*✧˖°✲

En bon mélomane, Keitaro tomba amoureux de l'échoppe dès l'instant où il en poussa la porte.

« drililiiiing »

Un sourire bourgeonna sur ses lèvres lorsque le son de maracas chatouilla ses tympans. L'intérieur du Coco Loco, avec ses mille couleurs et son bazar accroché sur les murs lui rappelait l'izakaya où il traînait souvent le soir, à Tokyo. En plus exotique, bien sûr. Le japonais était peu familier avec ce type de musique ou d'ambiance, même s'il en devinait aisément l'origine ; un portrait de Che Guevara, notamment, l'aiguillait vers l'Amérique du sud.

La clientèle l'étonna par sa variété. Un vieillard assis au bar, un homme sur son ordinateur, deux étudiants, et c'était tout. Au moins, il n'aurait pas l'air étrange avec ses écouteurs et livres d'anglais qu'il transportait toujours dans sa mallette, au cas où. Au moindre quart d'heure ou demi-heure disponible, il les sortait pour potasser ; que ce soit dans les transports, ou à l’Agence pendant la pause déjeuner.

Le japonais s'approcha du bar pour commander son premier café de la journée. Il dut patienter, le temps que le vieillard du comptoir cesse d'accaparer la serveuse, seule à tenir la boutique. Le vieil homme parlait en mâchant ses mots ; Keitaro n'y comprenait rien, à part le nom la jeune femme qui revint à plusieurs reprises : Malika.

Une personne étonnante, d’ailleurs. Les deux boucles noires qu'elle portait au-dessus et en-dessous des lèvres, ainsi que le petit anneau qui ornait son nez attirèrent son attention. Au Japon, les établissements qui acceptaient ce genre de look se comptaient sur les doigts d'une main. Sans compter ses longs cheveux turquoise, laissés libres. Impossible de voir ça chez lui ; elle aurait au moins été obligée de les attacher. Les gens d'ici disposaient manifestement d'une plus grande liberté. Keitaro leur enviait ce point et s'en effrayait en même temps.

« Excusez-moi... Bonjour ! Qu'est-ce que je vous sers ? »

Une fois à sa table avec sa boisson, il se mit enfin à l'étude. Il sortit ses affaires et entama un premier exercice… qu'il ne parvint pas à achever. Malika, derrière le comptoir, lui rappelait – sans trop savoir pourquoi – sa collègue argentine. En l'observant du coin de l'œil, il repensa à la discussion de ce matin. Angélica... Pourquoi avait-elle changé d'avis ? Ce brusque revirement le dépassait complètement. Quelque chose avait dû se produire, mais quoi ? Après tout, il n’allait pas s’en plaindre : leurs recherches pourraient avancer d'un pas. Ce n'était qu'un pas de plus, mais la possibilité de pouvoir interroger la mère et la fille à loisir rendrait l'expérience bien plus intéressante que les précédentes.

Allons Keitaro, concentre-toi...

Il parvint, à grand peine, à terminer toute une page de grammaire. Il souffla, satisfait. L'heure était venue de commander un deuxième café ; il avait besoin de carburant pour continuer. Il ôta ses écouteurs et s'apprêtait à se lever quand une femme, à sa droite, lui adressa un signe de main. Il fronça les sourcils. Elle n’était pas là quand il était entré. Que lui voulait-elle ? Il se figea et déglutit sans savoir que dire. Enfin, il lui rendit son geste, un sourire crispé aux lèvres. Au Japon, on n'aurait pas idée d'aborder un inconnu dans un café. Du moins, il n’en avait jamais fait l’expérience.

« Bonjour ! Vous étudiez l'anglais ?

— Oui, c'est ça.

— C'est ce que j'ai cru voir. Pardonnez-moi... J'étais curieuse de savoir ce qui vous absorbait autant.

— Aaah... »

Keitaro redressa ses lunettes, mal à l'aise.

« J'étudie aussi les langues, reprit-elle. Je me suis mise au japonais récemment.

— Ah vraiment ? »

Il retomba au fond de son siège, déconcerté. Quel intérêt pouvait-on avoir, aux États-Unis, à apprendre sa langue ? Il détailla son interlocutrice, intrigué. La dame, plus jeune que lui, devait approcher de la trentaine. Cheveux noirs remontés en queue de cheval. Chemise d'été bleu ciel, un peu trop échancrée à son goût. Ses petites lunettes rondes cerclées d'or lui donnaient l'air d'une bibliothécaire.

« Je viens de Tokyo », lui dit-il, en pointant son nez de son index[2].

Un sourire gigantesque illumina le petit visage de l’américaine.

« Enchantée ! Je m'appelle Erika. Erika Sullivan. Ma grand-mère est japonaise.

— Oh, c'est pour ça...

— Oui, et non. J'aimerais visiter le Japon pendant mes prochaines vacances. Je dois me préparer. Dites, ne vous sentez pas obligé d'accepter, mais... On pourrait s'entraider ? Je vous aide à progresser et vous m'enseignez quelques bases.

— Euh je... oui, pourquoi pas ?

— Vous permettez que je rapproche ma table ? »

L’espace d’une seconde, Keitaro perdit ses mots face à cette incursion dans son espace privé. Enfin, il se raisonna et répondit :

« Ou... oui, je vous en prie. Je vais juste me chercher un café. Vous en voulez un ?

— Sans façon, merci ! »

Le japonais fut soulagé de s'éloigner, même s'il devrait revenir l'instant d'après. Quelle rencontre impromptue. Ce pays était, décidemment, plein de surprises. Tout le monde y était si... ouvert ! Il devrait s'y habituer s'il devait y rester plusieurs mois. Pour le moment, il avait gagné une partenaire d'études ; si Erika acceptait de le revoir.

✲°˖✧*✧˖°✲

L'examen de Catalina fut programmé quelques jours plus tard, plongeant le reste de l’équipe dans la stupéfaction. Ni Keitaro ni les autres ne comprenaient les motivations de sa mère, mais personne ne jugea utile d'aller lui arracher cette information.

« Ne devrait-on pas faire appel à un psychologue extérieur, pour mener cette séance ? s'enquit Emilio, assis à la table ronde de leur salle de réunion. Quelqu'un de plus neutre, pour éviter une analyse biaisée.

— Ce serait préférable, évidemment. Je pense que Denzel a dû lui suggérer...

— Et qu'elle a refusé, termina Charlotte en roulant des yeux. Ou peut-être ne lui a-t-il rien dit du tout, par crainte qu'elle retire sa proposition.

— Vous êtes un peu durs avec elle, nuança Varun. C'est sa fille, tout de même.

— Et nous essayons d'éprouver une théorie scientifique, rétorqua Emilio.

— Nous trouverons d'autres cas, promit Keitaro. J'y travaille. Denzel aussi. Mais cet examen semblait important pour elle...

— Très bien. Mais après ça, plus d'exception. »

Des bruits de pas dans le couloir interrompirent leur échange. La porte s'ouvrit bientôt, révélant l'adorable bouille de la petite argentine, précédée par sa mère, Angélica. Le même petit nez en trompette, les mêmes yeux noirs, les mêmes fossettes au coin des lèvres quand elles souriaient. Impossible de se tromper sur leur filiation. Catalina présentait, en plus, un petit air espiègle qui donnait envie de pincer ses joues pleines.

La fillette, émerveillée par la vue du 42ème étage, lâcha quelques mots en espagnol et trottina vers la grande baie vitrée. Elle y apposa ses paumes et le bout de son nez, laissant trois belles traces sur le verre autrement impeccable.

« Hello ! Catalina, tu ne dis pas bonjour ?

— Hello ! répéta la petite.

— Voici ma fille, très contente d'échapper à un jour d'école. N'est-ce pas, querida ? »

Catalina confirma d’un hochement de tête ravi lorsque sa mère lui eut traduit sa question.

« On commence quand vous voulez. Emilio, aurez-vous besoin de moi ?

— Oui, j'aurai quelques questions d'ordre médical.

— Je vous suis. »

Ce premier examen se déroula sans problème, au grand soulagement de Keitaro – qui, s'il n'y assista pas, ne perçut aucun bruit qui le mit en alerte. Assis à son poste, il avait néanmoins du mal à se concentrer, tout comme la dernière fois. L'impatience l'empêchait de se replonger dans ses tâches de la journée, sans compter qu'il devait aussi supporter celle des autres – Charlotte ne cessait d'aller et venir, et Varun faisait tournoyer son stylo à l'infini, stylo qui chutait toutes les trois minutes sur le sol en lino.

Lorsqu'Emilio réapparut, tous les regards se tournèrent vers lui. Sur son visage, un sourire qui contrastait avec l'air réprobateur qu'il affichait plus tôt.

« On passe à la suite ? Venez par ici, dit-il en les invitant à son poste. Nous allons suivre la séance d’Angélica en direct. Sur cet écran, j’afficherai les zones actives du cerveau de Catalina. Et sur l’autre, l'intérieur de la pièce. Je vais vous traduire l'échange au fur et à mesure. Le petite ne parle pas bien anglais. Je reviens, attendez-moi ici. »

Il disparut bientôt avec Varun, Angélica et sa fille, pour mieux réapparaitre sur l’écran de gauche. Dans le cabinet de fortune renvoyé par la caméra se trouvaient deux chaises roulantes, un bureau surmonté d'une lampe et l'attirail permettant d'accueillir un casque RB. Emilio ôta celui-ci de son socle pour l'attacher sous le menton de Catalina, tandis que Varun fixait un petit micro au col de la mère et de sa fille. Les deux hommes refermèrent la porte pour rejoindre Keitaro et Charlotte, postés devant les écrans.

L'ingénieur s'écarta pour laisser Emilio s'asseoir, puis il se plaça derrière son siège et activa son traducteur multilingue. La séance allait commencer... De toutes les représentations qu'il se faisait de l’hypnose, la version où l’on mimait des papillons pour élargir son champ de conscience n’en faisait pas partie. Et pourtant, la technique avait l’air de fonctionner à merveille. Au fur et à mesure des réponses, son sourire s'élargissait ; il se souvenait du profil de la personne partageant le même code que Catalina, et jusque-là, les correspondances se multipliaient. Ses collègues durent constater son agitation car ils se tournèrent bientôt vers lui, interrogateurs. Il leur signala d'attendre, car il souhaitait rester concentré sur l'échange.

« Jusque-là, le programme suggère qu'il s'agit de vrais souvenirs ! C'est incroyable... » s'enthousiasma Emilio.

À l'image du reste de son équipe, Keitaro retint son souffle, suspendu aux écrans. Emilio promenait son regard d'un moniteur à l'autre, scrollant parfois avec sa souris pour afficher différentes données.

Quelques éclats de voix les firent tous sursauter. L'expression de Catalina, de l'autre côté des caméras, changea brutalement. Elle leur apparut bouleversée, voire même révoltée.

« Pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Maman, dis-leur d’arrêter !

— Que faut-il arrêter ? Explique-moi et je pourrai t'aider. »

La petite demoiselle se figea. Son regard se perdit dans le vide. Des larmes coulaient sur ses joues.

« Je sais... Je sais comment les faire taire. »

Keitaro observa avec horreur la fillette se lever sur son siège à roulettes et poser un pied sur l'accoudoir. L’une de ses petites mains se porta à sa gorge, l'autre se tendit vers le ciel. Angélica réagit aussitôt, agrippant la chaise avant qu’elle ne vacille.

« Allons, chérie, descends ! intima la mère d'une voix légèrement tremblante.

— Non, laisse-moi !

— Chhh… Voilà, reviens t’asseoir. Tout va bien, maintenant. Le papillon s’est enfin endormi. Plus personne ne lui fera de mal. Jamais. »

Catalina se calma peu à peu. Elle semblait désorientée. Sa mère la serra dans ses bras, la dissimulant aux caméras. Keitaro respirait à nouveau. Il sentait son cœur battre violemment dans sa poitrine. Il avait envie d’accourir dans leur salle pour s’assurer qu’elles allaient bien. Mais ses collègues ne le laisseraient pas s’échapper avant d’entendre le verdict :

« Dites, intervint Charlotte, peut-on maintenant savoir de quoi l’autre personne est décédée ? »

L'ingénieur hocha la tête et leur livra les précieuses informations :

« Marisol était adolescente quand elle s'est suicidée. Elle s’est pendue dans sa chambre, après une longue dépression nerveuse. D'après son dossier, elle était victime de cyber harcèlement. »

✲°˖✧*✧˖°✲

Ce soir-là, lorsqu'il regagna sa résidence, l'ingénieur se trouvait encore dans le même état d'euphorie qui l'avait saisi dès la fin de l'examen. Euphorie qu'il avait partagé avec son équipe, dès le départ d'Angélica et sa fille. Il avait le sentiment d'avoir vécu une expérience incroyable, comme il n'en survenait qu'une fois dans sa vie. Pourvu qu'ils trouvent de nouveaux cas d'étude bientôt... Cette mission devenait passionnante !

Encore sur son petit nuage, il pénétra dans le hall de son immeuble et ouvrit sa boite aux lettres. Il y trouva une lettre au format A4 à son nom dont il reconnut immédiatement l'écriture manuscrite : c'était celle de Saori. Que de bonnes nouvelles aujourd'hui ! Si sa femme prenait la peine de lui envoyer du courrier, c'est qu'elle n'était pas si fâchée contre lui. Impatient et curieux, il déchira le sommet de l’enveloppe sans même attendre d'être remonté chez lui. À l’intérieur, il découvrit une autre enveloppe, plus petite. Ainsi que des papiers de divorce.

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Notes de bas de page :

1. Au Japon, seuls les enfants reçoivent des cadeaux pour Noël.

2. Au Japon, lorsqu'on se pointe du doigt, c'est son nez qu'on indique et non son buste.


Texte publié par Natsu, 29 mars 2021 à 10h47
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