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Tome 1, Chapitre 9 Tome 1, Chapitre 9

Tampa, lundi 10 novembre 2031

« Alors comme ça, vous êtes une chasseuse d'héritiers ?

— Principalement oui, répondit Charlotte à l'indien. J’aime intervenir dans les affaires de succession.

— Et ça gagne bien ?

— Ça dépend du montant de l'héritage. Mais oui, je m'en sors pas trop mal.

— Je devrais peut-être me reconvertir... Traquer les partenaires infidèles me lasse un peu.

— L’autre avantage du métier, c’est qu’un héritier vous témoigne parfois sa reconnaissance par une demande en mariage.

— Sérieusement ?

— Je suis mariée depuis deux ans. À un américain.

— Oh ! »

Keitaro s'amusa de la réaction de Varun, le détective privé. Avec sa barbe d'une semaine, son visage rond et ses yeux rieurs, il renvoyait une image sympathique. Tout le contraire de Charlotte, la généalogiste, dont le visage restait neutre en toutes circonstances. Ils partageaient néanmoins la même chevelure opulente ; celle de l'indien s’élevait en forme d’un champignon ; l'autre, très frisée, semblait défier la gravité.

L’ingénieur aurait aimé s'immiscer dans leur échange, mais le temps que son oreillette lui renvoie la traduction, puis qu’il parvienne à formuler sa remarque, celle-ci devenait obsolète.

« Et vous, Emilio ? Que faites-vous exactement ? » demanda-t-il en se tournant vers le plus âgé du groupe.

L'uruguayen devait avoir la cinquantaine – en témoignaient ses cheveux poivre et sel (plus sel que poivre), ainsi que l'embonpoint qu'il dissimulait sous une veste élégante.

« Je suis médecin chercheur. Spécialité neurologie. D'ailleurs, Varun, mes recherches devraient vous intéresser.

— Je suis tout ouïe.

— Je développe un système qui utilise les casques RB pour analyser les propos d’une personne. En observant les zones qui s’activent dans son cerveau, on peut savoir, entre autres, s’il fait appel à sa mémoire ou à sa créativité. Ce qui en fait un super détecteur de mensonges.

— Excellent ! Je paierais cher pour avoir ça…

— J’ai pensé que nous pourrions l’utiliser pour les séances d’hypnose d’Angélica. Pour trier les vrais et faux souvenirs des enfants. »

Keitaro approuva, enthousiaste. Cette invention leur procurerait un peu plus de crédibilité. Il était si impatient de commencer ! La frustration d’avoir échoué, à Tokyo, à résoudre le fameux « bug Darshan » le rongeait encore. Mais il aurait bientôt l’occasion de s’y replonger, avec de meilleurs outils.

« Et vous, chef ? À quoi ressemble la vie d'un employé de Rhapsody Blue Japan ? »

Le japonais releva la tête, paniqué. Chef… Il n’arrivait pas à s’y habituer – après tout, c’était la première fois qu’on le nommait responsable de quelque chose. Et que répondre à cette question ? Devait-il raconter ses allers retours à la photocopieuse ? Il perdrait d'emblée tout leur respect. Il pourrait leur parler de son emploi précédent, où il s’était illustré de bien meilleure façon. Mais ce n’était pas ce qu’ils voulaient entendre. Il redressa ses lunettes pour se donner une contenance et choisit la voie de la modestie :

« Oh, rien de très intéressant... »

Ce qui constituait, de surcroît, la vérité. Il se sentait si petit, au milieu de ces experts. Pour sa part, il n'avait jamais rien accompli d'extraordinaire. Il avait sagement décroché un master en Intelligence Artificielle. Puis avait mené la vie du parfait employé, avant de chuter très fort. En fait, maintenant qu’il y songeait, son mariage constituait probablement son plus grand exploit ; entre son addiction au travail et sa passion pour les nouvelles technologies, il ne partait pas gagnant. D’ailleurs, il s’était toujours demandé pourquoi Saori avait accepté de le revoir, après le gokon[1] d’entreprise où ils s’étaient rencontrés. Elle n’était pourtant pas la seule ; il avait eu d’autres petites amies avant elle, toutes des pianistes, amatrices ou professionnelles. Il devait avoir un truc avec les musiciennes.

La porte s'ouvrit, brisant ses divagations et détournant l’attention de ses collègues. Une petite jeune femme au visage familier parut dans l’encadrement.

« Angélica ! s'exclama Emilio. Vous voilà de retour ! Nous n'espérions plus vous voir... »

Elle rit d'un air gêné. Keitaro la salua, imité par les autres.

« Bonjour ! Oui, j'ai… enfin trouvé un arrangement avec Denzel. Désolée pour le retard. Et la frayeur de l'autre jour.

— Pas la peine de vous excuser, protesta l'indien. Il est normal que vous ne souhaitiez pas impliquer votre fille. »

Pendant que ses collègues bavardaient avec elle, Keitaro l'observa prendre place à la table ronde. Ses traits lui rappelaient quelqu'un... Mais qui ? Ce menton pointu. Ces cheveux ondulés couleur de thé grillé. Ce rouge à lèvres prononcé. Mais oui ! Ce visage, il ressemblait comme deux gouttes d’eau à celui placardé sur la vitrine de son coiffeur – qui semblait préférer les mannequins occidentales, malgré une clientèle essentiellement japonaise. Allez comprendre…

« Parait-il que les premiers enfants arrivent mercredi ? demanda Angélica.

— C'est exact, répondit Keitaro. Trois petits indiens âgés de 3 ans. Bien sûr, ils ne parlent pas anglais. Leurs parents oui, un peu.

— Heureusement, Varun est là pour jouer les interprètes ! fanfaronna le détective.

— Je n’ai jamais pratiqué l’hypnose en passant par un intermédiaire. J’espère que ça fonctionnera…

— Je vous imiterai au mieux.

— J'ai hâte de voir ça… »

Keitaro se gratta la gorge pour récupérer l'attention, mais se révéla incapable d’exprimer sa pensée. Dès que le sujet devenait trop complexe, il perdait tous ses moyens. Cette fois encore, il saisit son téléphone et lui dicta une suite de mots. Une voix électronique retransmit ses propos en anglais.

« Quand les enfants seront là, Il faudra récolter un maximum d’informations. Sur leur apparence, leur état de santé, leur caractère, leurs habitudes, leurs phobies… Et bien sûr, le plus important : sur leurs vies antérieures, en utilisant l’hypnose, et le détecteur d’Emilio.

—Tout ça, en combien de temps ?

— Ils resteront toute la journée. Par contre, nous devrons absolument éviter de parler de bug ou de réincarnation devant les parents. Ils ne doivent pas apprendre ce que l'on cherche, ni pourquoi.

— Qu’est-on censé leur dire, dans ce cas ? demanda Angélica.

— Denzel a utilisé un prétexte pour les faire venir.

— Tiens donc… »

Keitaro crut décerner une certaine amertume dans cette réaction, mais préféra ne pas relever ; l'argentine l'intimidait plus que de raison. Il poursuivit comme si de rien n’était :

« Ils pensent avoir été tirés au sort lors d’une campagne de promotion, et remporté un examen de santé approfondi pour un de leurs enfants, ici aux États-Unis. Trajet et logement inclus.

— Et ils n'ont pas trouvé ça étrange ?

— Leurs trois garçons ont tous rencontré des problèmes lors d'un Rhapso-scan. Deux, parce qu'ils étaient malades. Et le troisième, comme vous savez, a fait boguer la machine. Pour des parents inquiets, c’est une opportunité difficile à refuser.

— Je vois...

— Faut-il vraiment leur mentir ? demanda Emilio en soupirant. Je déteste l'idée de tromper des patients.

— Il n'est pas question de mentir, précisa Keitaro. Nous allons vraiment leur offrir cet examen. En échange, ils acceptent de nous céder les données récupérées... Ça fait partie de l'offre. »

Malgré ce qu'il en disait, l’ingénieur n’appréciait pas non plus l’idée. Il se sentait mal vis à vis des familles qu’il avait l’impression de flouer. Hélas, il devait obéir à sa hiérarchie.

« Si je comprends bien, intervint Varun, nous devrons examiner et interroger trois petits garçons indiens, sans savoir lequel a fait boguer la machine ?

— Exactement, répondit Emilio. C'est le principe du double aveugle : si l'on ignore quel est l'enfant qui nous intéresse, nous pourrons rester neutre dans nos observations. Seul Keitaro possède les données de tout le monde, vivants et morts.

— Tout à fait. Je ne pourrai donc pas participer aux examens. »

Il esquissa un demi-sourire. Il lui coûtait de rester à l’écart, lui qui avait tant sué sur ce bug… En contrepartie, ce serait à lui de comparer les nouvelles données de Darshan à celle de son jumeau de code – la mamie japonaise dont il avait conservé le profil. Parviendrait-il à trouver des correspondances intéressantes ? Oui, certainement. Mais comment distinguer une simple coïncidence d'une vraie preuve ? Pour cela, il leur faudrait dénicher d'autres cas. Avec seulement trois, impossible de tirer de vraies conclusions. Dommage... Il aurait tant aimé rentrer avec les honneurs, voir le visage déconfit de Koï-chan. Entendre ses excuses, gagner son respect. Rendre Saori fière de lui et la voir sourire à nouveau.

« Et pour les autres enfants ? demanda Charlotte. Une rencontre est-elle aussi prévue ? »

Le japonais sortit de sa bulle et releva la tête.

« Denzel a lancé une invitation aux parents français, répondit-il via son traducteur. Mais ils n'ont pas mordu à l'hameçon... Comme il s'agit d'un bébé, nous n'aurions pas pu en tirer grand-chose, de toute façon.

— Et le cas américain ?

— L'enfant est décédé... Mort du nourrisson, je crois.

— En fait, résuma Varun, c'est notre seule chance de pouvoir examiner un gamin ?

— Oui. C'est ça. »

Keitaro se retint de glisser un œil vers Angélica. Il existait une dernière possibilité, mais la jeune femme en avait décidé autrement, et il respectait son choix. Qu'aurait-il fait à sa place ? Aurait-il accepté de soumettre Jun à ce genre d'examens ? Pas sûr.

« Tout n’est pas perdu, reprit-il. Nous possédons déjà les données personnelles des cas américains. Et japonais, grâce à mon emploi à RBJ. Nous pourrons les compléter, et récolter une partie des autres en allant enquêter sur place.

— Faut-il vraiment tout faire en cachette ? protesta Emilio.

— J’en ai peur… L'Agence n’ose pas réclamer ces données aux Gouvernements concernés sans vraie bonne raison.

— On n’ira pas loin, avec ça…

— La bonne nouvelle, c’est que Denzel réfléchit à une façon de nous fournir de nouveaux cas.

— C'est dommage, réagit Varun. Si le monde connaissait la nature de nos recherches, certains accepteraient peut-être de coopérer. Ceux qui croient en la réincarnation, notamment.

— Je suis d’accord... Mais pour l'instant, nous devrons nous contenter du peu qu'on a. »

✲°˖✧*✧˖°✲

Le mercredi suivant, les couloirs du 42e étage s’égayèrent d’un joyeux brouhaha aux accents exotiques ; les trois familles indiennes venaient de débarquer à l'Agence. Escortées de Denzel, elles se présentèrent dans la salle où travaillaient Keitaro et les autres. L’ingénieur leva la tête de son ordinateur, ôta son casque des oreilles, puis se leva pour les accueillir. Il y avait là trois mères, deux pères et quatre enfants — un couple avait aussi emmené la grande sœur. Les couleurs flamboyantes de leurs vêtements tranchaient avec le gris et le beige des locaux. Quant aux petits, avec leurs grands yeux aux cils démesurés, Keitaro les trouva absolument adorables. Il reconnut aussitôt Darshan, dont il avait déjà vu la photo. Le garçonnet ne semblait pas apprécier la visite ; une petite larme brillait au coin de son œil droit.

L'ingénieur s'accroupit à leur hauteur, et les salua en anglais : « Hello ! » Les enfants lui répondirent timidement.

« Je vous laisse entre les mains de notre équipe médicale, annonça Denzel aux parents. Je vous retrouve juste après.

— Allons-y ? suggéra Emilio. C'est par ici. Varun, vous m'accompagnez ?

— Bien sûr. »

On laissa aux familles décider laquelle se rendrait la première en salle d'examen. Keitaro conduisit les autres dans une pseudo salle d'attente, et invita Charlotte et Angélica à leur tenir compagnie.

« Je retourne à mon bureau », glissa-t-il à ses collègues femmes.

Puis il s'éloigna, à regret. Une fois à son poste, il se remit au travail : il devait peaufiner le logiciel qui servirait à accueillir et comparer toutes leurs données. Pas de musique ; il tenait à rester alerte. Il remua sur sa chaise, essayant de trouver une position confortable. Il relut ses dernières lignes de codes. En rajouta quelques-unes, puis les effaça juste après. Bailla. Tourna la tête vers la porte laissée ouverte. Impossible, il n'arrivait pas à se concentrer. Aucun doute : un café s’imposait.

Il se releva pour se diriger vers le distributeur – ce qui, accessoirement, le rapprocherait de ses collègues. Une coïncidence tout à fait fortuite. Il inséra une pièce dans la machine, puis tendit l'oreille. Il perçut les voix des deux jeunes femmes en train d’assommer leurs hôtes de questions.

« Ploc. »

Un gobelet en papier tomba sur le socle.

« Vouuuuuuuuuuh... »

Un liquide fumant se déversa à l’intérieur. Ah, l'odeur merveilleuse du café ! Le japonais huma l'air avec délice, fermant les yeux pour mieux se perdre dans ces volutes parfumées… Un plaisir bientôt gâché par des pleurs d’enfants. Le sourire de Keitaro fondit aussi vite que le sucre de son breuvage. Il ne devrait pas s'en mêler, il le savait. Mais l'inquiétude l'emporta sur la raison. Il tourna le dos au le distributeur pour se rapprocher du bruit.

Les cris devinrent plus perçants, plus colériques. Une porte s'ouvrit en trombe et Keitaro vit débouler un petit bonhomme dans sa direction. Il le reconnut aussitôt. En arrière, il entendit sa mère l'appeler, puis se mettre à courir.

« Darshan, Darshan ! »

Le japonais se réfugia dans une pièce annexe jusqu’à ce que les pas se rapprochent. Alors, il bondit au milieu du passage et se campa sur ses jambes, bras écartés. L'enfant, les mains plaquées sur les oreilles et vêtu d'un unique caleçon, vint s'écraser contre son torse et se tut aussitôt.

« Haha, je te tiens ! »

La façon dont le petit gardait ses mains de chaque côté de la tête lui rappela quelque chose. Mme Takahashi, son jumeau de code, souffrait d’hyperacousie – il connaissait par cœur son dossier médical. Fallait-il y voir un indice ?

Après quelques secondes d’hébétude, l’enfant tenta de se dégager mais sa mère, non loin derrière, le saisit par le bras et le ramena dans son giron. Keitaro vit ses collègues accourir. Il se redressa, prêt à leur demander des explications, quand la mère de Darshan le devança. Tournée vers le médecin, elle l’agressa dans sa langue d’un flot de paroles haut-perchées, sans laisser le temps à Varun de traduire. Alerté par le vacarme, Denzel – ainsi que d'autres employés de RB-US – surgirent dans le couloir. Les autres familles les épiaient depuis la salle d'attente.

« Que se passe-t-il ? » demanda-t-il d'une voix posée, en s'approchant.

La mère vit volteface et l'observa un instant. Ses traits s'adoucirent, puis elle s’adressa à lui en anglais :

« Pas de photo ! Pas de photos de mon fils… »

Tous se tournèrent vers Emilio, qui haussa les épaules.

« Pendant que Varun discutait avec elle des antécédents médicaux du petit, j’ai voulu prendre en photo certains détails physiques : grains de beauté, tâches de naissance... Mais après un ou deux clichés, un à la poitrine, l’autre à l’oreille, il s'est mis à hurler et s'est précipité vers la porte. »

Denzel prit un air navré et s’approcha.

« Madame, veuillez nous excuser. Nous aurions dû vous prévenir… »

— Pas de photo… Fini.

— C'est compris. Plus de photos. Acceptez-vous quand même de poursuivre l'examen ? »

La femme hésita, puis hocha la tête. Keitaro retint un soupir de soulagement.

« Bien. Allons le rhabiller, suggéra Emilio. Tu viens, Darshan ? Ensuite, tu iras avec la gentille dame. » ajouta-t-il en désignant Angélica.

Lorsque Varun eut traduit, la mère rétorqua quelque chose en indien.

« Elle exige d'assister à la séance suivante. Si ce n'est pas possible, elle dit qu'elle préfère partir. »

Keitaro se tendit. Il aperçut Denzel remuer les lèvres d'un air ennuyé.

« Est-ce vraiment gênant ? » demanda Angélica, brisant le silence.

Sa question sonnait comme une supplication. Il déglutit. Comment lui annoncer qu'ils avaient perdu ?

« S'il vous plait, pourriez-vous me suivre un instant ? » demanda Denzel, s'adressant à Varun et aux familles.

Au passage, l’américain lança un coup d'œil entendu à Keitaro, qui saisit le message. Lorsque la petite troupe eut disparu dans une salle, il s’adressa à la psychologue :

« Si la mère assiste à la séance, vous ne pourrez pas lui poser les bonnes questions...

— Je pourrais aborder d’autres sujets avec lui, et ne parler de vie antérieure qu’avec les autres ?

— Ça ne servirait à rien. C’est cet enfant qui nous intéresse, avoua-t-il avec un soupir. »

Angélica comprit enfin. Il lut la déception sur son visage ; on aurait dit qu'elle allait se mettre à pleurer. Le cœur de Keitaro se serra.

« Nous devons quand même continuer. Nous leur avons promis un examen complet, et ils s'attendent à recevoir votre consultation. Restons corrects avec eux... Autant que possible, en tout cas. »

Il aurait aimé pouvoir l’encourager avec sa propre voix, plutôt que celle, froide et robotique, de son traducteur téléphonique. Hélas, il s’en savait incapable. La jeune femme cacha son visage dans ses mains.

« Je suis désolé, s'excusa Emilio. C'est ma faute.

— Pas du tout... Si nous avions été transparents avec eux, nous aurions évité ce genre de problèmes. »

Ses collègues hochèrent la tête, dépités. Le japonais observa la jeune femme. Elle paraissait plus affectée que tous les autres. Et il en comprenait la raison ; leur dernière chance se trouvait entre ses mains, mais elle refusait de partager. Fin de la partie, jusqu'à nouvel ordre.

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Notes de bas de page :

1. Gokon : rendez-vous, le plus souvent au restaurant ou dans un bar, d’un groupe d’hommes et femmes célibataires, où les participants apprennent à se connaître dans l’espoir d’y trouver l’âme sœur. On y invite des gens de son cercle social : amis, collègues, etc.


Texte publié par Natsu, 8 mars 2021 à 06h58
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