Pourquoi vous inscrire ?
«
»
Tome 1, Chapitre 8 Tome 1, Chapitre 8

Tampa, vendredi 7 novembre 2031


    Assise à la table ronde du 42ème étage d'un immeuble de Floride, Angélica ne comprenait toujours pas ce qu'elle faisait là. Des psychologues, il en existait des millions ! Aux Etats-Unis comme ailleurs. Pourquoi aller quérir une mère de famille célibataire, au chômage, et en Argentine par-dessus le marché ? Sur quels critères s'étaient-ils basés ?
    
    S'il s'agissait d'un genre de loterie, ils n'auraient pu tomber plus mal... L'Agence Rhapsody Blue ne lui inspirait qu'une profonde animosité. La plupart des gens croyaient à leurs beaux arguments, mais Angélica n’était pas dupe ! Elle savait bien que leur système ne servait qu'à protéger les plus riches, en refoulant les indésirables qui se présentaient à leurs frontières ; souvent avec un prétexte inventé à la volée ; parfois sans aucune explication. La machine-toute-puissante avait décidé qu'ils ne passeraient pas, et l'on se remettait à son jugement sans discuter – puisqu'elle avait toujours raison, la machine.
    
    Sans l'insistance de sa mère, elle n'aurait jamais répondu à cette offre d'emploi tombée du ciel. Un contrat temporaire de psychologue, bien trop alléchant pour être honnête. Le salaire proposé lui paraissait tellement absurde qu'elle avait cru à une arnaque – d’autant qu’ils ne mentionnaient pas d’entretien ni de période d’essai.
    
    « Rappelle-les, tu verras bien. C'est peut-être la chance de ta vie ! » lui avait dit Sofia, avant que la discussion ne dégénère en dispute. Dans un élan d’impulsivité, Angélica les avait contactés, puis avait accepté leur proposition, avec la ferme intention de prouver à sa mère qu'elle avait eu tort de la pousser. Et que les rêves éveillés, ça n'existait pas – encore moins chez Rhapsody Blue qu'ailleurs.
    
    Son amertume commença à se dissiper après la signature d’un accord de confidentialité. Malgré toutes les questions qui se bousculaient dans sa tête, les choses commençaient à devenir intéressantes. Des failles dans le système ! Des codes jumeaux ! Des collisions ! La jeune femme n’était pas certaine de tout comprendre, mais savourait chacune de ces révélations avec un plaisir difficilement contenu. La célèbre Agence se trouvait-elle sur le déclin ?
    
    La parole venait de passer au japonais assis à leur table. Angélica tourna son attention vers lui, impatiente d’en apprendre davantage.
    
    « Bonjour, je m'appelle Momoyama Keitaro. Je travaille pour RBJ, Rhapsody Blue Japan. Récemment, nous avons trouvé un bug... »
    
    La suite s'avéra laborieuse. Pouvait-on travailler pour Rhapsody Blue sans maîtriser la langue de Shakespeare ? Il semblerait que oui. Malgré son étonnement, Angélica ne put s'empêcher de ressentir une pointe de compassion ; le pauvre peinait à trouver ses mots et cherchait sans arrêt des traductions sur son téléphone. À la fin, il changea de méthode et s’adressa directement à son mobile, qui retransmit la phrase entière en anglais :
    
    « J’ai pensé qu’il s’agissait peut-être d'un cas de réincarnation ».
    
    La jeune femme fronça les sourcils. Avait-elle bien compris ? Du coin de l'œil, elle épia la réaction des autres. Tous affichaient le même air perplexe.
    
    « Pardon ? » osa-t-elle demander, en s’adressant directement à Denzel, leur employeur.
    — Vous avez bien entendu. »
    
    Elle plissa les paupières, sans détacher son regard de celui de l'américain. Est-ce qu'on se moquait d’eux ? L'homme, pourtant, ne cillait pas. Ses lèvres ne souriaient pas. Y croyait-il vraiment ? Autour d'elle, d'autres questions fusèrent. Denzel leva la main en guise d'apaisement :
    
    « Non, je ne suis pas fou. Dieu m'en garde ! Et Monsieur Momoyama non plus. Je n’y croyais pas, au début. Mais à force d'étudier ces anomalies, j'arrive maintenant à envisager cette possibilité. Ça parait insensé, j’en suis conscient… Et en même temps, n’est-ce pas ainsi que l’homme a fait ses plus grandes découvertes ? Par exemple, nos ancêtres n’auraient jamais imaginé possible de voyager par les airs. Ou de marcher sur la lune. Et pourtant…
    — Ce n’est pas comparable.
    — Vraiment ? Laissez-moi vous décrire les trois autres cas. Vous jugerez ensuite. »
    
    Que cet homme en soit réduit à explorer ce genre de pistes démontrait son impuissance face au problème. Tout de même… on nageait en plein délire ! S’il s’agissait d’une plaisanterie, Angélica la trouva de mauvais goût ; elle avait beau lire son horoscope tous les matins, il ne fallait pas non plus la prendre pour une cruche.
    
    « La première collision, reprit l’américain en effectuant quelques schémas au tableau, nous a été rapportée par les douanes de l'aéroport de Chicago, l'année dernière. Un jeune couple prenait l'avion pour la première fois en compagnie de leur bébé. Les machines ont renvoyé une erreur indiquant que le code RB de l'enfant correspondait au profil d’une autre personne. Un commerçant, originaire du même quartier, décédé deux ans plus tôt.
    — Monsieur Ferguson, excusez-moi, intervint l'homme indien assis à sa droite. Puis-je prendre des notes ?
    — Mais oui, je vous en prie. La deuxième collision est un cas intrafamilial : un petit garçon français partagerait le même code que son grand-père, décédé quelques mois avant sa naissance. »
    
    Angélica admira le zèle de son voisin : son stylo volait sur le papier à toute vitesse. Celui-là, au moins, avait bien mordu à l'hameçon. D’un côté, s'il était bouddhiste, le concept ne devait pas lui sembler si étrange.
    
    « La troisième ressemble au bug d'Osaka : un enfant de 4 ans arrêté à la frontière d’Uruguay, car son code RB existait déjà dans la base de données du pays, sous le nom d’une personne décédée 5 ans plus tôt. »
    
    Denzel s'arrêta un instant pour s'humecter les lèvres.
    
    « Cliclic, cliclic »
    
    D’une main, il débouchait puis rebouchait son feutre d’un air mal à l’aise. L'indien leva son stylo. Angélica fronça les sourcils. Elle appréciait de moins en moins la tournure que prenaient les événements. Un affreux doute commençait à poindre dans son esprit. Elle chercha à capter le regard de l'américain, en vain.
    
    « Cette collision, enchaîna Denzel, s'est produite y a deux mois. Une fillette argentine, accompagnée de sa famille pour passer le week-end à Colonia...
    — Ah, mais... bredouilla Angélica, les yeux tout écarquillés. »
    
    Cette fois, elle avait compris. Voilà donc la raison de leur rejet à la frontière ! Un japonais, un indien... Si l'on suivait cette logique, l'autre femme devait être française et son voisin uruguayen. Les cas précédents concernaient-ils aussi leurs familles ? Aucun d'entre eux n'avait pourtant réagi. Dire qu'elle avait cru impressionner l'Agence américaine avec son expérience de psychologue... Quelle naïveté !
    
    L'argentine se leva brusquement de sa chaise en plastique, qui racla le sol et bascula en arrière.
    
    « Vous m’avez menti », gronda-t-elle, pointant un doigt accusateur sur Denzel.
    
    Elle sentit son menton trembler sous l'effet de la colère.
    
    « Vous n'avez jamais eu l'intention de m'embaucher. Tout ce que vous souhaitiez, c'est pouvoir mener vos expériences sur ma fille, c'est bien ça ?
    — Vous vous trompez, je ne vous ai pas menti. Angélica, s’il vous plait, calmez-vous…
    — Ah, il est beau le gouvernement américain ! Que sont les gens pour vous ? De simples jouets que vous pouvez acheter et manipuler à votre guise, c’est ça ?
    — Bien sûr que non…
    — En tout cas, vous n'embarquerez pas ma fille dans vos délires !
    — Écoutez, je suis désolé…
    — J’espère bien que vous vous l’êtes ! Je m’en vais.
    — Non, attendez… Pouvons-nous en discuter en privé ?
    — Trop tard. Vous auriez dû le faire bien avant. »
    
     Angélica posa son sac sur la table, rassembla ses affaires et sortit en claquant la porte.
    
    
✲°˖✧*✧˖°✲

    
    « ¡Ah qué canalla! ¡Qué pelotudo ¡Qué pendejo! ¿Cómo se atrevió? »
    
     Recroquevillée sur son lit d’hôtel, Angélica insultait son téléphone – à défaut de son ex-employeur. Le pouce encore tremblant de fureur, elle scrollait indéfiniment à la recherche d’un vol à prix raisonnable. Autant chercher le Graal… Les prix qu’elle voyait s’afficher ne faisaient qu’amplifier son amertume ; elle savait pertinemment, avant même d’avoir commencé à regarder, qu’elle n’avait pas les moyens de se payer ce billet de retour.
    
    Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Pourquoi avoir cédé à sa mère ? Pourquoi s’était-elle montrée si impulsive ? Pourquoi avoir jamais posé les pieds dans ce pays d’ingrats ? Elle s’y trouvait maintenant prisonnière, contrainte d’aller quémander de quoi rentrer. Son horoscope, ce matin, lui prédisait pourtant une bonne journée. Pleine de surprises, c’est vrai. Ça, pour les surprises, elle avait été servie !
    
    Hors de question de faire machine arrière. Elle ne remettrait pas les pieds à l’Agence ; plutôt aller mendier dans le métro ! Voyons, combien lui faudrait-elle ? Ce ne devrait pas être impossible de dénicher un job temporaire pour récolter cette somme. Mais quid de sa mère et de ses filles ? La pension de Sofía suffirait-elle à les nourrir toutes les trois pendant un mois ou deux ?
    
    Angélica fit claquer sa langue et reposa son téléphone sur ses genoux. Sa tête vint cogner le mur de derrière. Elle ferma les yeux un instant et réfléchit. Quelle situation humiliante… Elle se sentait nulle. Et seule. Terriblement seule.
    Par réflexe, elle fouilla dans son sac en quête de réconfort. Elle en sortit un portefeuille tout corné, dans lequel se trouvait une vieille photo. Celle d’un garçonnet dans un paysage de campagne, brandissant son dernier trophée de chasse : un « magnifique » coléoptère enfermé dans une boite en plastique. Gabriel… Ils étaient déjà inséparables à l’époque. Comme il vivait dans la ferme voisine de ses grands-parents, ils passaient beaucoup de temps chez l’un ou chez l’autre. Angélica possédait des tas de photos plus récentes de leur couple, mais celle-ci était de loin sa préférée. Pourquoi ? Elle ne saurait le dire.
    
    « Gabriel, que ferais-tu à ma place ? Tout était plus simple quand tu étais là… »
    
    « Brrrrrrr… »
    
    Quelque chose vibra sur ses genoux. Angélica sursauta. L’espace d’une seconde, elle crut recevoir une réponse du ciel. Le timing était parfait ! Elle retint son souffle, approcha son doigt, et… l’apposa sur l’écran de son téléphone :
    
     Denzel… Ce requin perfide de Denzel ! Quand son nom s’afficha, Angélica redescendit aussitôt sur terre. Quelle idiote, depuis quand le Ciel communiquait-il par les ondes ? Elle relâcha l’air de ses poumons et ouvrit le message.
    
    « Angélica, où êtes-vous ? À votre hôtel ? J’aimerais vous parler. Je suis désolé pour ce qui s’est passé. J’ai tout fait de travers… »
    
     La suite lui parvint peu après :
    
    « J’aimerais vous proposer une solution qui n’impliquera pas votre famille. Accepteriez-vous de me rencontrer une dernière fois ? Si ça ne fonctionne pas, je ne vous retiendrai plus. »
    
    Bien, se dit la jeune femme. Sans provenir du ciel, ce message n’en était pas moins salvateur. Elle sentit ses épaules se relâcher sous l’effet du soulagement et s’en voulut aussitôt ; allait-elle vraiment rouvrir la porte qu’elle venait de claquer ? Seule, elle n’aurait jamais cédé. Elle se serait obstinée jusqu'au bout sans se soucier des conséquences. Mais avec ses deux filles et sa mère à charge, pouvait-elle prioriser sa fierté ?
    
    Non.
    
    Elle relut l’intégrité du message et fronça les sourcils. Denzel semblait prêt à tout pour la retenir. Si ce n’était pour sa fille, alors pourquoi ? Et après tout, quelle importance… Au moins, elle n’aurait pas besoin de supplier. Elle rédigea une courte réponse, sans trop s’engager.
    
    Son pouce resta quelques instants en suspension au-dessus du bouton « envoyer ». Quand elle le pressa enfin, elle eut l’étrange sentiment d’avoir vendu son âme au diable.
    
    
✲°˖✧*✧˖°✲

    
     Lorsqu’Angélica franchit les portes du Coco Loco, Denzel s’y trouvait déjà, un sandwich posé devant lui. Il s’agissait d’une sorte de café-brasserie latino à la devanture criarde, situé non loin des bureaux de Rhapsody Blue. L’ambiance musicale – de la salsa ? De la cumbia, peut-être ? – lui donna le mal du pays. Si Denzel pensait la convaincre de rester aux Etats-Unis, il n’aurait pu choisir pire endroit. L’intérieur du café, aussi coloré que l’extérieur, semblait renfermer toute l’Amérique latine entre ses murs. Plusieurs drapeaux ornaient les parois, s’intercalant avec des photos de plage, des graffitis, une affiche du Che, une télé près du comptoir et un maillot de foot. Quelques plantes vertes décoraient les coins. Un joyeux bazar, en somme.
    
     Derrière le comptoir, un jeune afro-latino se dandinait en rythme, les mains occupées à essuyer de la vaisselle. Il releva la tête au passage d’Angélica et lui adressa un charmant sourire.
    
    « ¡ Hola señorita! Bienvenido. Oh mais, vous n’êtes pas d’ici, vous !
    — Comment le savez-vous ?
    — Bah. Ça se voit tout de suite. Vos vêtements. Votre attitude. Et votre accent, maintenant. Pour le pays, je dirais… Colombie ?
    — Perdu.
    — Mince. D’habitude, j’arrive assez bien à deviner. Bon mais installez-vous, je crois que le monsieur derrière vous attend.
    
    Angélica commanda un jus d’orange et rejoignit son employeur. Elle ne savait que dire, et préféra le laisser parler en premier – ce qu’il fit bientôt, avec plus d’humilité qu’elle ne l’en croyait capable.
    
    « Merci d’être venue. J’avais peur que vous ne soyez déjà loin… Je vous prie, à nouveau, de m’excuser. »
    
    La jeune femme se pinça les lèvres et hocha la tête.
    
    « Angélica, j’aimerais savoir… À quelles conditions accepteriez-vous de travailler pour nous ? Pour votre fille, comme je vous le disais, rien ne vous oblige à l’impliquer. »
    
    Elle s’accorda quelques secondes de réflexion. Sa fierté lui interdisait de céder facilement. Mais à trop demander, elle risquait aussi de tout perdre.
    
    « Tenez, poursuivit Denzel en sortant quelques prospectus de son sac. Je vous ai trouvé un meilleur logement, dans une résidence où séjourne un autre membre de l’équipe. C’est spacieux, et proche d’une excellente école pour vos filles. »
    
    Elle observa les photos d’un air distrait et déglutit. Difficile de rester impassible devant ces arguments…
    
    « Qu’est-ce qui vous bloque, exactement ? Le salaire ? On peut renégocier, si vous le souhaitez.
    
    Elle fit non de la tête. Ne sachant que répondre, elle choisit d’être honnête :
    
    « Je n’apprécie pas l’idée de contribuer à un système qui rejette les plus démunis.
    — Je vois. Votre expérience en Uruguay a dû vous marquer.
    — En effet. Ma fille en fait encore des cauchemars… Au moins maintenant, je comprends mieux ce qui s’est passé.
    — Vous savez, Rhapsody Blue ne rejette personne sans raison. Si vous saviez le nombre de vies que les scans RB ont sauvé… »
    
    Angélica soupira. Toujours le même vernis pour amadouer le public. Elle mourrait d’envie de répliquer, mais savait qu’elle jouerait contre son camp.
    
    « Bon, admettons. Mais je ne comprends toujours pas… Pourquoi avoir besoin d’un psychologue pour résoudre vos problèmes de machine ? Et pourquoi ne pas choisir quelqu’un de plus expérimenté ? »
    
    Denzel haussa les épaules et lui sourit d’un air énigmatique, avant de mordre dans son sandwich. Cet homme l'agaçait tellement...
    
    « Il nous fallait quelqu’un en Argentine. Nous voulions impliquer une personne de chacun des pays concernés par ces failles. Par souci de transparence, et pour obtenir leur coopération.
    — Il existe des tas de psychologues en Argentine…
    — Votre niveau d’implication, finit-il par avouer, c’est ce qui rend votre profil intéressant. N’avez-vous pas envie de savoir pourquoi votre fille possède un jumeau de code, en Uruguay ? »
    
    Maldita sea[1], il marquait un point…
    
    « N’avez-vous pas envie de travailler sur l’un des plus grands mystères de tous les temps ? La réincarnation… Imaginez l’impact, si nous parvenions à prouver ce phénomène !
    —Alors c’est de ça qu’il s’agit, prouver la réincarnation ? Pourquoi pas l’existence du Père Noël aussi ? Et celle de Dieu, pendant qu’on y est ? »
    — Vous savez, je ne vous demande même pas d’y croire.
    — Non ? Et que me demandez-vous au juste ?
    — Je vous demande d’interroger ces enfants sous hypnose au sujet de leurs vies antérieures. »
    
    Angélica se renversa dans son siège, un sourire aux lèvres. Dire qu’elle s’était crue naïve…
    
    « Plein de gens ont déjà tenté l’expérience. Rien ne garantit que les souvenirs obtenus de cette façon soient réels. On ne peut rien prouver ainsi.
    
     — Oui, je sais. Mais en utilisant quelques techniques en plus… Et puis c’est différent, nous connaissons déjà l’identité de la personne décédée. Et ça change tout ! »
    
    La jeune femme réfléchit. Elle n’était pas convaincue, mais comprenait enfin ce qu’on attendait de son travail.
    
    « Si je puis me permettre, ajouta l’américain, n’avez-vous jamais perdu d’être cher ?
    — Si, bien sûr… Comme tout le monde.
    — Avez-vous songé que, si nous parvenions à prouver que les gens se réincarnent, ça voudrait dire que leur âme – ou leur essence – serait toujours là, quelque part ? »
    
     Cette remarque produisit sur elle l’effet d’un choc électrique. Non. Elle n’y avait pas réfléchi, partant du principe que leur mission était absurde. Malgré tout, dans un petit coin de sa tête, un fol espoir vit le jour.
    
    Et si c’était vrai ?
    
     Denzel continuait à lui parler, mais Angélica n’écoutait plus. Son corps était au café, son esprit ailleurs. Ni les maracas, ni même l’accordéon de la musique d’ambiance ne parvenaient plus à son oreille.
    Si c’était vrai, alors elle se retrouverait au cœur des recherches. Avec tous les outils possibles pour Le retrouver. Gabriel…
    
     Requin perfide l’avait bien attrapée – un peu comme ce coléoptère dans son Tupperware. Comment pouvait-elle rentrer en Argentine, à présent ? Ce n’était plus qu’une simple question d’argent ou d’honneur, mais de vie ou de mort. Littéralement.
    
    -----------------------------------------------------------------------------------------------
    Notes de bas de page :
    
    1. "Bon sang !" en espagnol.
    

Texte publié par Natsu, 1er mars 2021 à 05h37
© tous droits réservés.
«
»
Tome 1, Chapitre 8 Tome 1, Chapitre 8
LeConteur.fr Qui sommes-nous ? Nous contacter Statistiques
Découvrir
Romans & nouvelles
Fanfictions & oneshot
Poèmes
Foire aux questions
Présentation & Mentions légales
Conditions Générales d'Utilisation
Partenaires
Nous contacter
Espace professionnels
Un bug à signaler ?
1687 histoires publiées
761 membres inscrits
Notre membre le plus récent est zultabix
LeConteur.fr 2013-2021 © Tous droits réservés