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Tome 1, Chapitre 11 « Une rencontre » Tome 1, Chapitre 11
— Vous profitez d’une vie merveilleuse. Vous avez mérité comme chacun de pouvoir vivre dans le bonheur. Ce bonheur que l’on peut vous soustraire en un instant.
    
    Lorsque l’on goûte réellement au plaisir, nous ne ressentons plus l’envie de sortir pour s’amuser, de résider en communauté.
    La joie nous enveloppe et nous tient au chaud, plus aucun autre besoin. Cela ouvre des portes, des désirs bien différents à nos habitudes.
    
    C’est ce que j’ai vécu, ce que j’ai senti dans ce monde.
    

    
    Mon article obtint un succès phénoménal.
    Cela me permit de récolter une plus grande autonomie de rédaction. Je pouvais même écrire plus d’un texte par semaine.
    Ce qui n’arrivait malgré rarement. Je n’oubliais pas mes premières activités, je me tournais un peu plus sur les insectes à présent.
    
    C'est intéressant de voir que ces races sont l’exemple de la vie en communauté.
    Ils demeurent si petits et si fragiles, ils ont compris qu’ils avaient besoin de se regrouper pour exister.
    En finalité, ils sont bien plus nombreux que nous, et ils restent totalement capables de nous surpasser.
    
    — Oh regarde papa c’est Gallizia ! Le chercheur !
    
    Un des inconvénients du succès de mes articles. Tout le monde me connaît à présent, et même si la race humaine se compose de millions de représentants, les informations vont toujours aussi vite.
    
    Je me trouve dans la zone tropicale pour étudier les différentes araignées. Et même dans la jungle, je rencontre des perturbateurs.
    
    — Bonjour ! Faites attention, il y a des espèces qui peuvent êtres dangereuses lorsqu’elles se sentent en danger.
    
    Ce n’est pas vrai, elles ont évolué et nous ont intégrés dans leur espace de vie. Mais j’utilise souvent cette excuse pour garder ma solitude, appréciée dans mon activité.
    
    — Ne vous inquiétez pas, mon papa les connaît bien. On se promène souvent dans cette forêt. Nous n'avons jamais eu d’accident. Je n’en reviens pas, vous vous trouvez là devant moi !
    
    — Oui, c’est moi, mais il n’y a rien d’extraordinaire à cela.
    
    — Mon fils est un grand fan.
    
    — Je n’aime pas trop ce mot. Je préfère qu’il affectionne ce qu’il découvre dans mes écrits, mais pas qu’il incarne l'admiration de ma personne.
    
    — Tout est lié, non ?
    
    — Pas vraiment, cela a un aspect moins matériel.
    
    — Je peux rester avec toi ?
    
    Les enfants se montrent toujours impressionnants. Ils me font toujours rire par leur insouciance et leur envie d’apprendre.
    Je me souviens avoir été désolé par le manque d’intérêt des adolescents, mais cela était sur terre. Sur Novalia, les parents participent entièrement à l’éducation et l’instruction de leurs progénitures.
    Tous les moyens sont mis en place pour que chacun puisse y trouver son utilité.
    
    — Approche. Tu veux que je te montre comment elles vivent ?
    
    — Pas besoin, je le sais déjà tout ça. J’ai suivi ton exemple et j’ai observé, étudié leur vie.
    
    Je dois avoir l’air d’un idiot. Je ne peux retenir mon étonnement, et ma joie devant cette découverte. J’inspire ce jeune garçon d’à peine six ans.
    Je suis pris d’un élan de paternité, je passe la journée avec lui. Il m’apprend autant de choses que je lui en fais constater.
    
    Dans la fin de l’après-midi, je m’arrête au bureau.
    Cette rencontre est trop singulière pour qu’elle reste dans l’oubli de nos deux cerveaux. Je suis inspiré pour un nouvel article exceptionnel.
    
    Je passe dans le patio, les deux chercheurs sur la race humaine entament une discussion inédite.
    
    — Un autre cas d’agression dans notre ville.
    
    — Oui, j’ai vu, et il y en a d’autres dans les différentes municipalités. Dans toutes les zones d’ailleurs.
    
    — On constate une progression d’actes contre la nature. Même si la plupart ne semblent pas dangereuses ou paraissent anodines.
    
    — Novo ne laisse rien passer. Tu te rends compte qu’un enfant a été privé de l’usage de ses bras pendant deux jours, parce qu’il a jeté un mouchoir dans le caniveau !
    
    — Oui, je sais, et ce n’est pas le seul exemple. C’est disproportionné. Il n’a pas connu la terre, il n’a pas nos souvenirs qui nous permettent de comprendre l’impact de chaque acte.
    
    — Oui, mais si ces délits ne sont plus jugés, cela amplifiera encore plus la progression de la violence.
    
    — Nous ne marchons donc qu’à cela. La trique pour nous obliger à rester dans le droit chemin.
    
    Cette phrase tourne dans ma tête.
    Ils ont raison, je ne veux pas l’accepter, mais ils ont raison. C’est impossible, la race humaine ne peut pas de nouveau tout détruire. Cela doit changer.
    
    Je me place derrière mon bureau, ouvre le clapet de l’ordinateur. Je souhaite le taper sur le clavier, entendre le bruit des touches qui s’activent.
    
    Aujourd’hui demeura une journée radieuse, comme chaque jour que je passe à Novalia. Mais un évènement particulier est venu perturber mes habitudes. La rencontre d’un jeune garçon, que je prenais pour un simple fan espérant une dédicace. Quelle fut ma surprise de découvrir que ce petit homme de seulement six ans en savait plus que moi sur les espèces que j’étudiais.
    J’ai passé une journée d’exception en sa compagnie. Nous avons partagé, comme rarement. Je désirais lui apporter un instant de bonheur en ma présence, mais finalement, c’est lui qui m’a procuré cette énergie positive.
    J’ai souhaité vous parler de cet instant. Tout simplement pour ouvrir les yeux de chacun. Nous ne prenons pas le temps de profiter des moments les plus sobres, et les plus enrichissants. Je veux que nous réfléchissions, ensemble, que nous avancions de concert.
    Ce soir, j’ai entendu deux de mes collègues échanger sur la progression de la violence contre nature à Novalia. Le simple acte étant puni avec sévérité. Tout peut sembler injuste, tout peut paraître malfaisant. Mais rappelons-nous, transmettez la vérité sur nous.
    Nous avons détruit la terre et tout ce qui s’y trouvait. Nous l’avons réalisé en toute conscience. Et nous avons accepté cela. Novalia reste une chance incroyable de pouvoir redonner la priorité à autre chose que nous même. Mais malgré cela, nous redevenons cette ombre dévastatrice.
    Aujourd’hui, j’ai été égoïste, j’ai jugé cet enfant, je souhaitais l’envoyer voir ailleurs. J’aurais manqué l’occasion de passer ces bons moments, et d’apprendre plus que j’aurais pu découvrir par mes travaux.
    Ce garçon est le fruit de notre bienfait. Nous nous pensons supérieurs aux autres races, mais les insectes agissent naturellement comme lui. Ce qui est loin d’être inné pour nous. Nous parquions les vaches dans des prés, parce que nous les considérions comme des bêtes inférieures à l’homme. Le simple constat du jour nous laisse entrevoir que le cloisonnement est plus approprié à l’espèce humaine et la justice nous empêche de dériver. En finalité, ce sont nous les animaux.
    Il faut plus de jeunes garçons qui s’intéressent et souhaitent profiter des bons moments de partage. Mais pour cela, il faut un tribunal dur, et celui de Novo ne l’est pas encore puisque la violence prospère. Alors parquons-nous.

Texte publié par Calamus, 25 novembre 2020 à 11h04
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