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Tome 1, Chapitre 7 « Un passage » Tome 1, Chapitre 7
— Nous étions avertis des conséquences de nos actes. Pour la première fois, les hommes ne sont plus les maîtres du monde, mais doivent apprendre à vivre ensemble et avec d’autres races.
    
    Cela a longtemps été la hantise de chacun. La preuve en est par les nombreux films d’invasions extraterrestres.
    Nous ne voulons pas partager notre planète et nos ressources.
    Nous préférons tout détruire autour de nous pour une fausse excuse de survie.
    
    Mais dans ces histoires, sommes-nous vraiment les victimes terrestres, ou les extraterrestres ?
    

    
    — Vous savez tout de nos lois et de la vie dans ce monde. Vous avez encore le choix de repartir ou de vivre dans l’harmonie. Si vous souhaitez poursuivre, je vous invite à pénétrer dans la capsule située à l’arrière de l’appareil. Vous ressentirez une légère douleur lorsque la puce sera implantée, puis vous recevrez l’autorisation d’entrer. Sinon, restez à votre place, je vous ramènerai chez vous. À très bientôt de l’autre côté.
    
    Nous nous regardons, chacun l’un après l’autre.
    Personne ne bouge, les informations virent dans nos têtes. C’est difficile de juger de la raison d’un tel changement.
    
    Mes pensées se tournent vers mes parents. Ils ne peuvent plus prendre de choix, ils ne peuvent plus guider ma vie.
    Je dois devenir autonome et prendre mes propres décisions, c’est fondamental.
    
    Je me lève et entre le premier dans une capsule cylindrique en verre.
    Elle se referme et me donne une sensation d’inconfort, d’oppression.
    Je plaque mes mains sur la paroi, comme pour juger de l’espace qu’il me reste.
    La panique va commencer à me prendre, mais une vive douleur vient prendre sa place.
    
    Je recule autant que je peux en logeant mes doigts au-dessus de mon oreille droite.
    Je sens comme une pièce agrafée à mon crâne. La puce est déjà implantée, je n’ai rien vu approcher.
    
    Le sol se met à s’ouvrir et me présente une échelle pour descendre.
    Je me laisse glisser dans une autre petite salle vitrée. Je peux apercevoir mes compagnons de voyage qui m’observent par le plateau panoramique. Ils attendent de savoir ce qui va m’arriver avant de tenter l’expérience.
    
    Le plafond se referme complètement avant que le plancher disparaisse et que je tombe. Ou plutôt que je coule dans un conduit transparent.
    La vitesse ne m’offre pas l’opportunité d’admirer totalement l’intérieur de la sphère.
    Toute résistance demeure inutile, je me laisse diriger sans révolte.
    
    L’atterrissage s’effectue en douceur dans un parc arboré.
    Face à moi, plusieurs immeubles naturels, des ensembles entièrement végétalisés. Des éoliennes cylindriques montées directement sur la structure des candélabres alimentent l’éclairage des voies publiques.
    
    Les routes apparaissant sont constituées de panneaux solaires, équipées de LED pour la signalisation.
    L’énergie générée permet d’approvisionner trois types de véhicules.
    
    Aucune propriété dans ce monde, les habitations sont offertes et Novo gère les transports.
    Un déplacement à grande vitesse a été pensé ressemblant à des trains de billes.
    Elles semblent rouler dans une goulotte. Il existe de nombreuses intersections qui accordent les différentes modulations de trajet.
    Les balles sont connectées entres-elles par magnétisme.
    Elles permettent à quatre personnes de s’y installer et de programmer sa destination.
    Les boules circulent ensemble jusqu’au besoin de changement de direction, où les balles peuvent se séparer et se joindre à d’autres.
    Les goulottes sont aériennes, ce qui autorise l’augmentation de la vitesse en toute sécurité.
    
    Le deuxième moyen implique des véhicules légers, pour quatre individus également, entièrement autonomes et paramétrables. Le plus souvent utilisé pour les petits trajets.
    Ce sont des billes individuelles qui circulent sur les routes solaires.
    
    Et le dernier apparaît comme un transport de masse, d’immenses wagons pouvant contenir une cinquantaine de personnes.
    Elles servent en général aux itinéraires entre villes.
    Pour ne pas subir le trafic et fluidifier les grandes artères, ces véhicules sont juchés sur des sortes d’échasses, ce qui permet d’enjamber les voies routières.
    
    Les immeubles sont regroupés pour créer des circuits d’air permettant le fonctionnement des centaines d’éoliennes placées sur les façades des bâtiments.
    
    Les balcons sont garnis de potagers irrigués par des solutions de sels minéraux et nutriments provenant du traitement des déchets organiques humains et des poissons qui vivent dans les bassins d’élevage situés au sommet des tours.
    Les déjections servent d’engrais par un système d’aquaponie.
    Pour apporter une circulation des flots dans les réservoirs, l’eau de pluie est récupérée, ce qui offre l’oxygénation nécessaire pour la vie.
    
    Quelques panneaux photovoltaïques et thermiques alimentent les serres bioclimatiques qui fournissent la nourriture pour tous les habitants.
    
    La climatisation et la préservation des denrées sont permises grâce à la fraîcheur créée par l’évaporation de l’eau des plantes.
    
    Le tout est conçu pour que chaque immeuble demeure autonome en énergie et en production agricole.
    Voici le monde que je découvrais en sortant de ce toboggan géant.
    

Texte publié par Calamus, 21 novembre 2020 à 15h53
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