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Tome 1, Chapitre 30 « Chapitre Final » Tome 1, Chapitre 30

Son regard marron fixait l’océan face à lui. Seul dans son atelier, il méditait sur sa vie et sur les récents événements qui avaient tout fait basculer. Son cœur était meurtri. Il était brisé au fond de lui. Cette détresse était si intense qu’elle lui broyait l’estomac. Des sueurs froides parcouraient son échine dès qu’il songeait au vide de cette villa autrefois si vivante. Il ne restait plus grand-chose ici. La grande majorité de la demeure avait été déménagée dans une maison de campagne en bordure d’un lac et d’une forêt, rappelant le domaine de la longère familiale. Cette terre n’était pourtant pas en vente ; loin de lui cette envie d’abandonner plus de dix ans de vie avec sa petite sœur dans cet endroit. Ses yeux brillèrent de larmes en pensant à elle.

Tant de souffrances. Comment continuer à vivre sans elle ? Comment parvenir à vivre avec son absence ? Charline avait toujours réclamé la paix et elle avait fini par la trouver. Tony aurait été égoïste de la retenir. Il aurait été égoïste d’exiger des guérisseurs qu’ils tentassent l’impossible dans le but de la maintenir en vie, afin de la ramener à la vie. Charline avait succombé dans ses bras et rien n’aurait pu la sauver. Plus d’un an s’était écoulé et la douleur restait gravée en lui. Il avançait tant bien que mal. Il s’accrochait à son entreprise qui le soutenait jour après jour.

Il rompit ses pensées lorsque des bras l’entourèrent avec tendresse. La femme brune posa sa tête sur son épaule. Elle le réconforta comme elle le pouvait, car elle savait vers qui étaient tournés ses songes. Le souvenir de Charline ne le quitterait jamais. La blessure ne se refermerait jamais. Elle l’entendait pleurer certaines nuits ou quand il travaillait seul dans son atelier. Tony s’était réfugié dans ses activités. Le monde, cruel, lui avait arraché sa sœur et il s’employait à anéantir ce mal qui le pourrissait. Il avait conçu une armure — baptisée « Mark » — faite d’un alliage d’or et de titane, et qui était alimentée par le réacteur A.R.K.. Les citoyens ignoraient qui il était réellement et ils réclamaient ce Iron Man pour les protéger. Chloé le suppliait d’être prudent, mais comment le raisonner alors qu’il avait perdu une partie de lui ?

Sa collaboration avec François l’avait rapproché de sa mère. Cette dernière avait été présente pour lui afin de l’aider dans son deuil. Au fur et à mesure, Tony s’était confié à elle et, aujourd’hui, ils emménageaient officiellement ensemble. Chloé revendait sa misérable demeure ; tandis que Tony abandonnait celle qui lui rappelait sa défunte sœur. Il aurait pu quitter la Terre, mais il considérait être en mission ici. Il avait laissé les Seirians partir sans lui. Michaëla avait également rejoint Xilo, trop meurtrie par la mort de celle qu’elle aimait. Elle était formée auprès des sorciers Xiliens dans le but d’intégrer One Galaxy et de devenir ambassadrice de Xilo.

— Les derniers cartons sont dans la voiture, informa Chloé.

Son compagnon hocha la tête. Il inspira profondément, car il était temps de dire adieu à cette maison. Ensemble, ils prirent l’escalier. Ils traversèrent le hall au sol marbré. Inconsciemment, Tony pivota vers la mezzanine, espérant voir Charline débarquer telle une furie. Ses yeux se gonflèrent de larmes qu’il ne refoula pas. Il devait laisser sa peine s’exprimer. Il observa une dernière fois la villa, se remémorant les moments les plus joyeux de sa vie. Tony devait tourner la page et continuer à vivre pour sa sœur. Elle ne méritait pas qu’il baissât les bras. Charline n’avait pas eu ce courage, elle n’avait pas eu cette force, alors son frère s’emploierait à avancer pour elle.

Après plus d’une heure de route, Tony et Chloé arrivèrent à leur nouveau domicile. Un immense mur d’enceinte protégeait le domaine des curieux. Un portail en fer forgé bloquait l’accès au terrain, et le milliardaire avait installé un système de sécurité efficace. Il vérifia que le portail automatique se refermât correctement avant d’engager le véhicule sur le sentier en graviers. Au bout du chemin se dressait une villa en rondins de bois au bord du lac privé. Sur place, Michaëla, Gabriel, François, Ezekiel, Pepper, Théa, Keelhna et Nola s’activaient à ranger les lieux : entre les cartons et les meubles, il y avait beaucoup de travail. Non loin de la bâtisse se trouvait l’écurie où étaient logés Chamallow, Cooper et Voltige ; tandis que Kassandra se dépensait à suivre chaque personne sur les lieux. L’association avait accepté la proposition d’adoption de Tony. La chienne, approchant de l’âge de la retraite pour son métier, n’aurait pas pu être remise à quelqu’un d’autre dans le besoin. Aujourd’hui, elle était d’un grand soutien pour Tony.

En observant tout ce petit monde, Tony se demandait s’il méritait autant de personnes autour de lui. Ezekiel était devenu son associé ; Pepper avait été désignée Présidente du Conseil d’Administration ; tandis que François était stagiaire à la Stark Industries et brillant étudiant du M.I.T.. Il aimait Chloé et souhaitait la rendre heureuse. Elle le comprenait et le soutenait dans sa mission d’Iron Man, mais il sentait cette angoisse qu’il ne revînt pas. La Terre avait besoin de héros, Tony était devenu l’un d’eux. Hydra, désormais totalement décimée, n’était pas l’unique menace sur cette petite planète bleue.

La journée passa rapidement. Le rangement et le nettoyage se réalisèrent dans une bonne ambiance. Ils discutèrent de tout et de rien, parfois de l’entreprise, parfois de Xilo et Pepper ne cessait de jouer la curieuse. Elle avait appris par hasard l’existence de cet autre univers caché aux yeux des humains lambda. Un mois auparavant, elle avait surpris Michaëla traverser un portail en compagnie de Théa et Tony avait finalement décidé de la mettre dans la confidence. Depuis, elle préservait le secret et s’intéressait beaucoup aux Seirians et à Xilo qu’elle avait eu la chance de visiter. Tony gardait le contact avec les Ailés. Il n’oubliait pas ce qu’il était et il travaillait avec One Galaxy sur des projets technologiques. Il avait les pieds dans les deux mondes et cela lui convenait bien ainsi.

Seul au bout du ponton, il admira cette vue resplendissante que Charline aurait aimée. Le soleil se couchait au-dessus des arbres. Il teintait le ciel d’une belle couleur orangée. Puis, après quelques minutes de contemplation, il rejoignit les siens près du barbecue. Là, d’un simple regard, Chloé et Tony s’accordèrent dans le but d’annoncer une bonne nouvelle.

— On a quelque chose à vous dire, démarra Tony.

Malgré son bonheur, sa voix se cassa en sachant que sa sœur n’était plus présente pour partager cette gaieté. Si seulement les voyages dans le temps étaient possibles ! Tony reviendrait en arrière pour tout refaire. Il ne l’aurait jamais emmené à New York ce funeste jour du 11 Septembre 2001 ; ce jour où sa chute avait commencé. Il réécrirait l’histoire à dessein de serrer Charline dans ses bras une nouvelle fois ; de sentir à nouveau ce lien qui les avait unis. La route serait encore longue et douloureuse, mais il s’efforçait de rester debout : pour sa famille et pour ses amis. Chloé lui prit la main et le sortit en douceur de ses pensées. Personne n’avait osé l’interrompre.

— Deux Ailés vont bientôt rejoindre nos rangs, reprit-il, Chloé est enceinte de trois mois.

Tous s’exclamèrent de joie et enlacèrent les futurs parents. La technologie très avancée de Xilo avait confirmé la formation de la partie ailée de l’un des bébés et, de ce fait, de faux jumeaux. La fille naîtrait sans plume, la peau rose et sensible de plumerait en quelques jours par la suite.

— C’est du sang neuf et une nouvelle lignée pour les Seirians. C’est vraiment génial, déclara Théa, ma mère va être contente.

— Elle est déjà au courant, informa Chloé, dès qu’on a su, elle a été la première avertie. On lui a demandé de garder le secret, car on voulait vous en parler de vive voix.

Ils trinquèrent à la santé de Tony et de Chloé. Ils méritaient amplement ce bonheur. Tony avait un nouveau but dans la vie même si ce vide dans son âme le suivrait à jamais. Chloé le comblait chacune des secondes qu’il passait à ses côtés et ils allaient fonder une famille. Ses yeux pétillèrent d’amour et de tendresse lorsqu’ils croisèrent ceux de la française. Tony déposa un doux baiser sur ses lèvres avant qu’Ezekiel tenta la question délicate.

— Vous avez déjà pensé à des prénoms ?

Le couple s’observa un instant. Bien entendu ! Le choix s’était imposé de lui-même pour la fillette. La petite Seirianne se prénommerait Morgane Charline Stark ; tandis que le garçon se nommerait Peter Howard Stark.

— D’ailleurs, ils sont déjà inscrits dans une école à Falto. Il est hors de question pour nous que Morgane fasse sa scolarité sur Terre où elle sera obligée de cacher ses ailes, déclara Tony.

Falto était la cité où logeait Michaëla et le territoire des Seirians. Ainsi, les enfants auraient la possibilité d’être avec les leurs et de voir leur tante quand ils le souhaiteraient, car la sorcière ferait toujours partie de cette famille. Tony désirait une bien meilleure vie pour ses jumeaux. Une vie où ils n’auraient pas la crainte d’être jugés pour ce qu’ils étaient. Une vie dans laquelle ils seraient libres d’être ce qu’ils étaient. Dans le but de faciliter la situation dans les années à venir, le couple se préparait à investir dans l’un des luxueux appartements de la ville. Cela limiterait les voyages entre la Terre et Xilo. Sans compter que Morgane et Peter seraient plus épanouis en vivant au milieu de ce monde dont leurs amis seraient très variés. Oui, pour Tony, leur éducation se déroulerait là-bas. Charline avait voulu cette vie, pour elle et sans aucun doute pour leurs descendants. Son frère rendrait ce rêve irréalisé par sa sœur réalisable pour les siens. La lignée perdurerait.

Le temps s’écoula. Il défila tel un ruban sans fin. Le monde changea. Il évolua tel un animal en mutation. Seize ans passèrent, des petites brindilles face à l’éternité de l’univers. Certaines blessures devinrent des cicatrices ; d’autres laissaient la chair à vif, marquée au fer blanc. La volonté et la détermination ne parvenaient pas toujours à surmonter les épreuves, mais parfois, des étincelles naissantes pouvaient transformer une détresse en un océan de bonheur. Rien ne s’effacerait. Le plus important était de vivre avec son passé et sa douleur, de les accepter et de les affronter. Tony ne regardait plus en arrière, il s’y efforçait afin d’apaiser son âme entre les bras de son épouse et de ses enfants qui s’avéraient très compétents pour mettre leur domicile à l’envers.

Une grande agitation animait l’appartement de la famille Stark à Falto. L’adolescente vérifiait pour la centième fois sa valise et son sac. Après beaucoup de peine, elle était parvenue à les fermer malgré les recommandations de son père : « n’embarque que le nécessaire, inutile de tasser toute la chambre dans la malle ». Bien entendu, la Seirianne avait uniquement suivi ses envies. Selon elle, il était préférable d’en avoir trop que pas assez. Désemparé face au comportement excessif de sa fille, Tony avait quitté la pièce en marmonnant dans sa barbe. Toutefois, il exigea d’elle qu’elle la rangeât avant de partir. Dans le cas contraire, Morgane pourrait dire adieu à son stage. Trop enthousiaste à l’idée de le réaliser sur le Skylar — l’un des plus illustres vaisseaux de recherches et d’exploration spatiale de One Galaxy — dans le but d’intégrer l’équipage par la suite, elle obtempéra dans un large sourire en répondant : « Oui, paapaaaa… ». Au fond d’elle, elle avait consciente qu’il ne mettrait jamais sa menace à exécution.

Elle ébroua ses ailes beiges et accrocha sa montre à son poignet. Il était inconcevable pour elle de l’oublier. Elle servait de téléphone, de carte stellaire et encore pleins d’autres choses que la jeune fille n’avait pas sur Terre. En réalité, elle aimait largement sa vie sur Xilo que sur la petite planète bleue ; même si elle appréciait quelques virées avec son père de temps en temps. Morgane appuya sur le cadran tactile de sa montre. Dès lors, un écran s’afficha face à elle. Elle navigua entre les actualités sur le Skylar, regarda ses messages et appela son demi-frère François. Après quelques secondes d’attente, celui-ci décrocha.

— Salut ma belle. Alors, c’est pour aujourd’hui ?

La nuit régnait sur Terre, mais il avait souhaité à ce que Morgane la contactât avant son départ. L’Ailée tenait cette promesse, car elle ne le reverrait pas avant plusieurs mois.

— Oui. C’est dommage que tu ne puisses pas venir.

— Je sais, mais je dois être présent à cette réunion avec le Conseil d’Administration. Ezekiel et Pepper ont besoin de moi sur ce coup. Mais on sera là à ton retour, c’est promis.

Dans tous les cas, ils resteraient en contact. François était devenu un associé à Stark Industries. Aux côtés d’Ezekiel, il gérait l’entreprise dont Tony avait abandonné son statut de CEO. Désormais, son ami d’enfance détenait le titre. Le milliardaire y gardait un pied, car elle lui appartenait toujours et il était également associé ; cependant, il avait tenu à s’en détacher de plus en plus afin de se consacrer à sa famille et à son travail au sein de One Galaxy.

— Embrasse maman et Tony pour moi.

— Je le ferai.

Puis, ils raccrochèrent.

Morgane souffla. Elle contempla sa chambre qu’elle quitterait pour un an. Être loin de sa famille lui faisait mal. Cela serait la première fois pour si longtemps et elle comprit qu’elle ne s’y était pas vraiment préparée. Ses pensées s’orientèrent vers son père qui cachait difficilement sa douleur. Il voyait en Morgane sa sœur disparue : dynamique, pleine d’esprit et téméraire. Sa fille le faisait tourner en bourrique tout comme Charline l’avait fait durant sa jeunesse. Elle avait cette même façon d’abandonner sa chambre dans un état de catastrophe naturelle. Elle était une petite tornade à la chevelure brune que Tony protégeait coûte que coûte. Morgane avait conscience que la mort de sa tante Charline avait profondément marqué son père. Elle l’avait déjà vu, seul, pleurant sur une photo avant de se ressaisir. L’adolescente aurait aimé la connaître.

— Eh, petite sœur, ne sois pas triste.

La Seirianne tourna son regard vers son jumeau Peter. Il avait une touffe de cheveux désordonnés sur le crâne et des yeux pétillants de malice. C’était Tony tout craché d’après Ezekiel.

— Je suis née avant toi, ne l’oublie pas, répliqua sa sœur, techniquement, c’est moi l’aînée.

Dans un rire bien prononcé, l’Ailé s’approcha de Morgane. Il faisait au moins deux têtes de plus qu’elle.

— Mouais. Petite quand même. Paraît que tu tiens ça de maman.

Morgane tira la langue et fit semblant de bouder. Les deux adolescents étaient tels les doigts de la main. Soudés, jamais personne ne les avait vus séparément jusqu’à présent. Leur lien, puissant, était un pilier pour eux. Par moment, ils songeaient à leur père et à ce lien brisé. Ils se demandaient comment il parvenait à vivre ainsi. En réalité, Tony survivait. Il s’accrochait à sa famille et son travail afin d’oublier ce vide en lui. Perdre sa moitié était une terrible épreuve pour les Seirians. Si rien ne les rattachait à la vie, ils se laissaient mourir. Tony parlait de cette souffrance comme une lente agonie. Toutefois, il refusait d’abandonner, car il avait des raisons de vivre.

— Je pensais juste à papa, avoua-t-elle, tu sais comment il est.

— Il s’en remettra. Il est triste, mais il est heureux que tu trouves ta voie. Le pire pour lui serait de te voir renoncer à cause de lui. Alors fonce et ne te retourne pas, d’accord, Maggie ?

Elle le lui promit.

— Dis, un bol d’air avant ton départ, cela te tente ? proposa Peter.

Sans le demander une deuxième fois, Morgane acquiesça. Ensemble, ils se dirigèrent vers la grande terrasse de l’appartement. La Seirianne fut la première à se lancer. Elle courut droit devant elle et sauta dans le vide dans un cri de joie et de liberté. Elle patienta plusieurs mètres plus bas avant de déployer ses ailes, de se redresser et de tournoyer dans le ciel. Non loin d’elle, son frère s’était également élancé. Grâce à une alliance entre les inventions de leur père et la technologie Xilienne, une paire d’ailes en nanotechnologie se forma dans le dos de Peter et entoura son torse, ainsi que ses épaules, afin de préserver équilibre et stabilité. Ils traversèrent la ville en coupant les voies de circulations aériennes, provoquant des coups de frein et de klaxons. Amusés par ce bazar, ils continuèrent jusqu’à s’éloigner de Falto ; il ne faudrait pas se retrouver nez à nez avec Iron Man.

Super-héros terrien, Tony n’hésitait pas à œuvrer également sur Xilo aux côtés des autorités ; raison supplémentaire qui lui avait fait lâcher Stark Industries. Il serait fou de voir ses enfants en vadrouille entre les véhicules et les immeubles avec si peu de vigilance. Cette imprudence était-elle de famille ? Il se souvenait de Charline, mais — lui — avait-il était ainsi plus jeune ? Quoiqu’il en fût, Peter et Morgane volaient en direction des montagnes. Ils saluèrent les Seirians en contrebas et battirent des ailes jusqu’à parvenir aux falaises face au Lac des Milles Couleurs. Ce lieu, protégé, abritait de nombreuses espèces animales et végétales. Il était un havre de paix et d’observations. Il était surtout le nid des Ljikas, des oiseaux à deux paires d’ailes et avec plus de trois mètres d’envergure. Morgane était fascinée par ces créatures.

Puis, un bruit familier les coupa dans leur contemplation. Leur père s’approchait dans son dernier Mark aux couleurs rouge et or ; tout dans la discrétion, mais cela était digne de Tony Stark. Grâce aux implants sous-cutanés, il commanda le retrait de son armure faite en nanotechnologie. Dès lors, elle prit sa place dans son réservoir à nanoparticules autour de son cou ; identique à celui de son fils pour ses ailes.

— Plus de rodéo sauvage au milieu des vaisseaux, compris ? imposa-t-il.

Cela était dangereux et ils pouvaient se blesser.

— Allez, faites-moi une petite place.

Les jumeaux s’écartèrent dans le but de laisser leur père s’installer au milieu. Le silence régna entre eux. Ils écoutaient les sons de la nature et ils observaient ce monde plein de vie. Dans moins de trois heures, Morgane devrait embarquer sur le Skylar, alors ils profitaient de ces derniers moments.

— Je voulais attendre d’être sur le tarmac, mais votre mère m’a conseillé de le faire avant. Je crois qu’elle a peur que vous pleuriez.

— Ou que toi, tu pleures, taquina Morgane.

Cela était plus probable, en effet. Tony sortit deux petites boîtes. Il donna l’une d’elles à Peter qui l’ouvrit. Un pendentif en or et titane, et de la même couleur que l’armure, représentait un rapace aux ailes déployées ; deux saphirs étaient délicatement posés en guise d’yeux. Puis, il remit la seconde à Morgane. Ses enfants remarquèrent des larmes dans son regard.

— J’avais fait celui-là pour votre tante Charly, mais – il se tut un instant afin de se contenir – mais je n’ai pas eu le temps de le lui offrir. Je veux qu’il te revienne, Maggie.

La différence était la couleur. Le rapace de Morgane était un mélange de blanc et de brun. Seule l’inscription au dos était identique, une promesse faite auprès de Charline et qu’il avait brisée : « Ensemble, pour toujours et à jamais ».


Texte publié par Charlotte-Marguerite, 20 novembre 2020 à 16h38
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