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Tome 1, Chapitre 29 Tome 1, Chapitre 29

Public averti - Chapitre sensible. Scène sans filtre sur le suicide qui peut heurter certains lecteurs.

La chute fut longue. Loin d’être terrifiée, la jeune fille ferma les yeux. Elle se concentra sur cet air qui la fouettait, sur le chant et l’odeur de l’océan. Elle songea aux paroles du guérisseur plusieurs jours auparavant : « Elles sont ton prolongement. Elles font partie de toi. » Ses ailes étaient sa chair et son sang. Elles étaient ses os et ses muscules. Elle pouvait les commander tout comme elle commandait les autres parties de son corps. Charline les déploya. Le vent s’engouffra entre les plumes. Une brise fraîche lui caressa le visage et le reste de son être. Elle ouvrit les paupières et admira le Pacifique qu’elle survolait. Cette étendue d’eau était sans limites et la jeune Ailée fonçait droit devant. Elle battit des ailes. Cela lui demandait beaucoup d’effort. Elle les sentit s’étirer avec une légère brûlure.

Elle volait. Charline volait. Elle aurait pu être heureuse et continuer son chemin pour échapper à sa vie et prendre cette liberté qui lui tendait les bras ; or, son frère était en danger. Il était hors de question de l’abandonner. Elle puisa dans son énergie afin de faire demi-tour. Ses forces s’épuisèrent rapidement. Ses ailes, encore fragiles et jeunes, avaient besoin de beaucoup d’entraînements avant d’être capables de voler des heures. Charline n’avait pas encore cette aptitude, mais l’urgence de la situation faisait qu’elle luttait et qu’elle s’efforçait de retourner à la villa malgré la souffrance physique. Ces quelques minutes étaient une rude épreuve. L’adolescente aurait voulu lâcher prise afin de cesser cette torture. Elle résista en songeant à Tony.

Puis, à l’approche de la falaise, elle se demanda comment elle parviendrait à se redresser. Elle pensa à remonter et elle s’exécuta. En réalité, elle n’avait pas à réfléchir. Tout était dans l’instinct et dans le contrôle de ses membres. Une fois au sommet, elle s’apprêta à se poser. La vérité était qu’elle se crasha complètement. Charline céda, exténuée par l’intense effort et par la douleur, et elle se fracassa sur la terre ferme. L’adolescente eut des difficultés à reprendre ses esprits. Ses ailes la faisaient souffrir, tout comme son bras droit. Ses côtes, endolories, et le souffle coupé à chaque respiration supposaient une ou plusieurs fractures. Charline se releva malgré tout. Non loin de la demeure, elle envisageait de passer par le garage dans le but d’atteindre l’atelier et de supprimer les dossiers du Jericho. Elle tituba et se demanda si elle parviendrait à aller jusqu’au bout.

Sa mission fut abrégée par une camionnette noire roulant à vive allure dans sa direction. Blessée, Charline ne pouvait pas s’enfuir ni répliquer face aux agents d’Hydra. Ils l’attrapèrent, n’ayant cure de ses hurlements. Elle criait. Elle appelait son frère et tentait en vain de se dégager de leurs emprises. Au bout du compte, elle fut jetée tel un déchet dans le véhicule qui démarra avec brutalité. À l’intérieur, elle essaya de se défendre, pétrifiée au sort qui lui était réservé. Ils l’empoignèrent sans douceur, l’obligeant à rester tranquille. L’un d’eux la frappa dans l’espoir qu’elle cessât enfin de s’agiter de la sorte. Déjà affaiblis par sa chute, les coups qu’elle reçut l’assommèrent et lui provoquèrent nausées et vertiges. L’odeur du sang se diffusa dans sa bouche. Un filet rougeâtre coula de sa tête et de son nez. Épuisée par toute cette haine, elle abandonna.

Soudain, un choc brutal propulsa la camionnette. Elle bascula et fit plusieurs tonneaux avant de se coucher sur le côté. Des échanges de tirs retentirent. Charline resta cloîtrée au fond du véhicule, incapable de bouger, blessée et brisée. Elle aimerait que tout s’arrêtât. Pourquoi autant de violence ? Des larmes coulèrent sur son visage. Elle en avait assez de tout cela et elle ne voulait plus y faire face. Elle ne réagit pas lorsque la porte s’ouvrit ; en revanche, elle se débattit un instant quand une main l’attrapa.

— Charly, du calme ! Je vais te sortir de là !

Ezekiel était intervenu avec ses hommes. Une partie avait pénétré la villa ; tandis que l’autre sauvait Charline des griffes d’Hydra. Perdue au milieu de ce chaos ; désespérée par la cruauté que le monde persistait à lui offrir, la jeune fille s’enferma dans une bulle de protection. Avait-elle été stupide d’imaginer qu’elle avait fini par y échapper ? Elle ne voulait plus vivre sur cette foutue planète et Tony désirait l’y garder. Comment imposer son choix ? Pouvait-il comprendre à quel point elle souhaitait refaire sa vie ailleurs ? Elle n’avait aucun avenir ici, c’était terminé depuis bien longtemps.

— Charline. Charline, regarde-moi ! insista Ezekiel.

Mais elle demeura muette et ne réagit pas. L’homme la soutint pour sortir du véhicule et pour l’installer dans un autre. Il la conduirait dans un endroit sûr, ainsi que les Seirians. Un lieu où Hydra ne les trouverait pas le temps de faire le ménage et que les Ailés quittassent la Terre. Ezekiel avait lancé l’assaut contre le quartier général d’Hydra. Il avait détruit les stocks d’armes et les places stratégiques de l’organisation. Malheureusement, il n’avait pas envisagé l’attaque contre le village Seirians et encore moins cette intrusion chez la fratrie Stark. Il faisait donc le maximum dans le but de limiter les dégâts et de sauver le plus de vies.

Les secondes passèrent. Les minutes passèrent. Les heures passèrent. Charline s’était cloîtrée dans son univers et ne se rendait pas compte du temps qui s’écoulait. Pour elle, il s’était arrêté. Pour elle, le monde s’était stoppé. Elle avait pensé ne plus voir ces atrocités de l’espèce humaine, de ce peuple dans lequel elle avait grandi et dont elle ne s’était jamais sentie chez elle. Les Hommes ! Était-il encore possible pour la jeune fille d’imaginer plus de cruauté de leur part ? Elle considérait avoir tout vu et elle avait déjà que trop enduré. La douleur s’était transformée en douce brise dans son corps. Pâle et sur le point de rupture, un sédatif lui fut administré afin de la soulager.

Dans le bunker, les sorciers aidèrent leurs nouveaux alliés. Certains Ailés étaient dans les Sanctuaires des Maîtres en Art Mystique ; d’autres avaient été amenés ici par les hommes d’Ezekiel. Le but désormais était de tous les regrouper, de soigner les blesser et de pleurer les morts. Ceux qui n’étaient pas transportables resteraient un moment dans le refuge souterrain et Elinia insista auprès de la Sorcière Suprême afin de demeurer avec eux. Cette dernière craignait que le bunker ne fût pas assez sécurisé. Pour elle, l’objectif était de protéger la matriarche et sa famille ; en revanche, Elinia refusait d’abandonner les plus démunis derrière elle. L’Ancien finit par céder. Elle laissa les rênes à Amarok Marquez et à Gabriel ; tandis que les Protecteurs se chargeaient de leur Sanctuaire et de leurs réfugiés ; quant à la Sorcière Suprême, elle irait sur Xilo dans l’espoir d’accélérer les négociations. Pour tous, il était clair et net que les Seirians devaient partir au plus tôt pour leur propre survie, car le reste d’Hydra continuerait à les traquer.

Un hurlement envahit les couloirs bétonnés. Un homme s’y précipitait, couvert de sang, de plaies et d’hématome. Sur ses talons, un guérisseur essayait vainement de le retenir afin de le soigner et même Ezekiel ne pouvait le raisonner.

— Tony, calme-toi ! Tu as besoin de soin.

— Que je me calme ? Où est Charly ?

Il repoussa son ami et continua son avancée dans le couloir. Il tournait la tête à droite, à gauche. Il bousculait du monde au passage, mais il n’en avait cure. Tout ce qui comptait à cet instant était de retrouver Charline. Il avait senti sa douleur et sa terreur, avant d’être parcouru d’une décharge électrique et il avait cru perdre leur lien. Il la savait perdue et vulnérable. Elle était au bord du gouffre, ce même gouffre où il avait lâché prise, abandonnant ainsi sa sœur dans les ténèbres. Tony l’avait ramené à la surface et il ne tolérerait pas de la perdre à nouveau. Charline restait fragile malgré les apparences et il avait conscience que ces derniers événements risquaient d’être critiques pour elle.

— Où est ma sœur ? enragea-t-il alors qu’Ezekiel voulut le contenir.

— À l’infirmerie. Elle est sous sédatif et antidouleur.

Il conduisit Tony jusqu’à la chambre de Charline.

— Elle a une fracture au bras droit, ainsi que sur deux côtes. Elle a volé, mais elle n’a pas géré l’atterrissage et elle a chuté de haut.

— Bon sang ! Je lui ai pourtant dit de rester où elle était. Pourquoi il faut toujours qu’elle n’en fasse qu’à sa tête ?

Tony était furieux contre elle. Elle aurait pu se faire embarquer par les agents d’Hydra ; pire, elle aurait pu se faire tuer. Qu’avait-elle eu en tête ? Elle avait été totalement inconsciente et elle en payait le prix désormais. Elle s’en sortait avec des fractures, des plaies et des hématomes. Seulement, elle avait été témoin de cette violence et elle l’avait subi de plein fouet lorsque ces hommes l’avaient attrapé. Physiquement, elle s’en remettrait ; en revanche, psychologiquement, Tony ignorait les dégâts causés. Comment parviendrait-elle à se relever après tout cela ?

En entrant dans la chambre, il s’assit sur le lit et lui prit la main.

— Elle va dormir pendant un moment, expliqua Ezekiel, fais-toi soigner, Tony ! Elle ne bougera pas d’ici et elle est en sécurité.

Sa respiration était faible, mais régulière. Aucune fièvre ne s’était installée et les instruments médicaux n’indiquaient rien d’anormal. Toutefois, Tony informa rester un peu auprès d’elle. Il voulait qu’elle sentît sa présence, qu’elle sût qu’il était là et qu’il ne l’abandonnerait pas. Ezekiel n’insista pas et préféra les laisser seuls le temps nécessaire. Il ne pouvait pas reprocher l’inquiétude de Tony pour sa sœur. Il se contenta de fermer la porte afin de préserver leur intimité.

Plusieurs heures plus tard, Tony et Ezekiel se trouvaient dans le réfectoire. Tony avait, bien malgré lui, laissé sa sœur se reposer tranquillement. Stabilisée et entre de bonnes mains, elle ne se réveillerait pas avant un moment et le guérisseur avait, une nouvelle fois, persisté : Tony avait besoin de soin. Par la suite, il avait suivi son ami d’enfance à travers le bunker, une véritable forteresse sécurisée pour les individus s’y réfugiant. Ici, tous seraient protégés. Durant sa visite, Tony avait rencontré des Seiriannes sans aile, ce qu’il avait songé impossible. Ce fut Théa qui lui avait expliqué que les sorciers enchantaient des objets à porter — un bijou la plupart du temps — et qui rendaient les ailes invisibles. En effet, dès qu’une Ailée avait retiré son pendentif, ses ailes étaient apparues. Beaucoup d’entre eux étaient accompagnés de leur faucon, preuve de leur détresse, et Tony se sentait si impuissant pour eux.

Exténué, Ezekiel l’avait alors conduit dans le réfectoire afin qu’il pût se ressourcer. Là, il l’invita à s’alimenter, mais Tony avait perdu l’appétit. Il se contentait d’écouter son ami sur la destruction du quartier général d’Hydra, sur sa découverte tardive concernant l’assaut contre les Seirians et l’entreprise pour récupérer les données du Jericho : données que Tony avait finalement supprimées.

— Il reste quelques groupuscules qui se terrent, mais on les retrouvera rapidement. Les Seirians seront à l’abri, surtout s’ils partent désormais. Au moins, personne ne les traquera.

— Qu’est-ce que tu ne me dis pas, Zéké ? attaqua Tony.

Il était soucieux. Il évitait le regard de Tony et son comportement ne passait pas inaperçu auprès de son ami d’enfance. Ezekiel ne pouvait pas vivre avec le poids de ce secret. Tony méritait de connaître la vérité, aussi dure fût-elle.

— J’ai découvert le rapport d’une mission que mon père avait confié à l’un de ces hommes de main. À cette époque, il s’était querellé avec ton père sur l’avenir de Stark Industries. Howard désirait fermer la manufacture d’armes à feu afin de se consacrer essentiellement à l’énergie autogénérée. Il disait parvenir à trouver une solution durable pour le réacteur même s’il avait besoin de temps. Mon père n’a jamais voulu. La tension était telle qu’Howard a menacé mon père de l’écarter de l’entreprise.

Ezekiel se stoppa un instant. Tony venait d’apprendre que, ce qu’il venait de faire, avait déjà été envisagé par son propre père. Ainsi donc, Howard avait voulu fermer cette branche de l’entreprise ? Aucun doute qu’Obadiah eût dû être furieux. Cependant, ce qui l’inquiétait était d’entendre la suite.

— Tony, la mort de Maria et d’Howard n’a pas été provoquée par un accident…

Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que Tony se leva. Il était partagé entre la haine et la douleur d’une telle révélation. Ses parents avaient été assassinés. Un assassinat orchestré par celui qui s’était prétendu ami de la famille. Comment avait-il osé ? Comment Tony avait-il pu être aussi aveugle durant toutes ces années ? Le comportement d’Obadiah avait été suspect pour sa sœur qui ne l’avait jamais apprécié. Tony avait été naïf, tout comme Ezekiel. Personne ne s’était rien douté. Avaient-ils tous fermé les yeux ? Tony eut la nausée face à cette déclaration. Il voulait hurler et frapper. Il voulait laisser sa rage et sa peine s’échapper.

Néanmoins, il se retint. C’étaient des sentiments trop intenses pour être libérés. Si jamais Charline les ressentait, son état ne s’arrangerait pas. Tony se força à garder son calme et à accepter la vérité. De toute façon, rien ne changerait le passé et Obadiah était mort.

— Je suis tellement désolé, Tony. Je t’assure que je l’ignorais. Si je l’avais su plus tôt…

— Tu n’y es pour rien. Tu n’es pas responsable des actes de ton père, rassura Tony tandis que des larmes coulèrent sur son visage.

Blâmer son ami d’enfance serait futile. Ezekiel n’avait pas à subir des reproches alors qu’il était tout aussi victime d’Obadiah. Il avait dupé tout le monde et il n’avait jamais été tendre avec son propre fils. Après hésitation, Ezekiel se leva et s’approcha de Tony. Il posa sa main sur son épaule en guise de soutien. Les mots étaient inutiles. Aujourd’hui, ils avaient d’autres chats à fouetter. Le deuil avait été fait. Le commanditaire était mort. Des soucis plus urgents pesaient sur leurs bras. Ils restèrent un moment dans le silence avant de tenter un sujet plus léger. Les deux hommes étaient épuisés et ils songeaient à un repos un minimum réparateur. Cependant, le regard grave de Tony inquiéta Ezekiel : le faucon était de retour.

Charline s’était réveillée. Égarée au début, des images de l’attaque lui revinrent en mémoire. Dès qu’elle fermait les yeux, des scènes d’horreur se mélangeaient. Coincée sous les décombres ; l’odeur de la mort et du sang ; le bruit assourdissant de l’effondrement. Puis, des tirs ; des mains sur elle ; des coups, encore et encore. Elle ne supporterait pas de sombrer à nouveau, pas alors qu’elle avait pensé remonter la pente après tout ce temps. Mais à quoi bon revivre si c’était pour chuter de plus haut ? La chaleur de l’espoir, de la vie et du bonheur lui avait été arrachée comme si elle n’avait pas le droit de la tenir entre ses mains. À quoi bon se battre si le résultat était vain ? Charline ne lutterait pas éternellement, elle le refusait et elle arrivait au bout du chemin.

Terrorisée et brisée, elle chercha Kassandra qui n’était pas là. Avait-elle succombé dans la villa lors de l’assaut ? Et Tony, où était-il ? Seule dans cette lugubre chambre sans fenêtre, elle sentait le désespoir anéantir ses rêves d’avenir et de reconstruction. Non, Charline ne souhaitait plus continuer. Elle préférait lâchement abandonner et mettre fin à ses souffrances. Elle voulait sortir ses images de sa tête. Elle voulait fuir ces atrocités dont elle avait été témoin. Elle voulait quitter ce cercle vicieux et, pour elle, il n’existait qu’une unique issue : la mort.

Réfugiée dans la salle de bain, l’adolescente brisa le miroir. Elle y arracha un morceau de verre, n’ayant cure de sa main ensanglantée. Cette douleur était apaisante. Elle masquait cette torture au fond d’elle. Charline n’hésita pas à se taillader le bras gauche. Les coupures à la verticale étaient nettes et profondes malgré son bras droit dans une attelle afin de favoriser la guérison. Rien ne l’arrêterait. Le liquide écarlate coula et tacha le lavabo. Ce sang chaud s’échappait sous le regard vide de Charline. Elle gémit face à son calvaire. Des tremblements et des nausées la saisirent, et elle s’appuya contre le meuble dans le but de rester debout.

Puis, elle posa le morceau de verre à la pliure de l’avant-bras. Elle l’enfonça dans sa peau jusqu’au sang. Là, sa main descendit accompagnée d’un filet carmin. Son arme déchira sa chair et longea sa veine qui s’ouvrit. Un cri de douleur franchit ses lèvres et des larmes glissèrent sur son visage. Le sang s’écoula avec abondance et il goutta en petit clapotis au sol. Sa respiration saccadée lui donnait l’impression d’étouffer. Son rythme cardiaque s’emballa. Le monde tournait et elle perdit connexion avec la réalité. La souffrance causée par l’entaille l’empêcha de réitérer son geste sur second bras dans l’immédiat. À défaut et dans un ultime effort, elle s’attaqua à une autre veine.

La porte de la chambre s’ouvrit avec fracas. Tony et Ezekiel y pénétrèrent précipitamment et se ruèrent vers l’adolescente inconsciente au sol. Son frère la saisit dans ses bras, n’ayant cure du sang qui teintait ses vêtements et ses mains. Il la serra contre lui et la pria de revenir vers lui.

— Non. Non. Charly, ne me fais pas ça ! Je t’en prie !

Pourquoi avait-il fallu qu’elle passât à l’acte ? Ne s’était-elle pas rendu compte que Tony ne serait rien sans elle à ses côtés ? Des larmes coulèrent sur son visage. Pétrifié et impuissant, il subissait le déchirement du lien avec sa sœur ; celui-ci se brisait et écorchait son âme. Tony la maintenait fermement dans l’espoir qu’elle se raccrochât à lui ; or, même Ezekiel avait compris. Tony s’enfermait dans une fausse réalité, car il refusait d’affronter la vraie. Il noya son supplice dans un hurlement de douleur et de rage.


Texte publié par Charlotte-Marguerite, 17 novembre 2020 à 09h36
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