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Tome 1, Chapitre 3 Tome 1, Chapitre 3
Adossée au mur, les mains fourrées dans mes poches, je fixais le sol du couloir du deuxième étage. La récréation serait bientôt terminée et, au cours des trois premières heures, aucune idée brillante ne m’était encore venue pour me sortir de ce mauvais pas. Jusqu’à présent, tout s’était bien passé. Il ne s’était pas montré et je n’avais même pas ressenti Sa présence.
    Pour le moment…
    Non, je ne pouvais pas me permettre d’être optimiste, pas avec autant de vies en jeu. Il fallait s’attendre à tout avec Lui. Il mettait toujours ses menaces à exécution.
    La sonnerie retentit et, petit à petit, les cris provenant de la cour cessèrent pour faire place au martèlement de centaines de pieds sur le sol usé des couloirs. Un groupe de quelques filles passa devant moi en hâte. Cheveux bien coiffés, petit sac à main, vernis à ongle, maquillage… Le genre qu’on a envie d’étrangler. L’une d’elle posa son regard sur moi d’un air à la fois surpris et dégouté. J’eus un sourire amer. Il y avait longtemps que ce genre de choses ne m’atteignait plus et il était vrai que je ne faisais pas vraiment bonne figure avec toutes mes couches de vêtements sous mon sweat bien chaud, mon vieux jean et mes chaussures de marche. Mon sourire s’effaça lorsque je réalisai à quel point je m’étais coupée du monde ces dernières années. Depuis combien de temps n’avais-je pas réellement parlé à quelqu’un de mon âge ? Ou à quelqu’un tout court ? En fait, plus mes problèmes s’étaient amassés, plus mon fardeau s’était alourdi, et plus les gens normaux avaient commencé à m’agacer. J’enviais leur innocence, leur ignorance… et surtout leur joie de vivre, leurs sourires. Je ne savais même pas si mon visage avait encore cette option.
    La prof arriva, suivie des autres élèves. J’évitai soigneusement leurs regards obliques. J’avais cours de math.
    Nous nous installâmes et Mme Rossetti me fixa longuement en constatant que je n’avais pas mes affaires. Je n’y prêtai que très peu d’attention et me remis à la tâche qui m’avait occupée tout le début de la matinée : la surveillance ininterrompue de la cour de récré. Heureusement que ma place se trouvait du côté de la fenêtre : je n’aurais pas pu rester en place sans pouvoir faire le guet. Bien sûr, je savais que, au courant ou pas, je n’aurais pas beaucoup d’influence sur les événements, mais cela me rassurait quelque peu.
    Tout était calme dehors : personne en vue à part quelques pigeons qui s’affairaient autour d’une vieille tartine écrasée. Je pus enfin me détendre et m’affaissai sur ma chaise, les yeux toujours rivés sur la fenêtre.
    Soudain, quelque chose me toucha l’épaule. Pendant une seconde, je sentis le flux d’énergie prêt à sortir sous le coup de la surprise, mais je le retins à temps. On ne m’y prendrait pas deux fois : j’avais appris à me contrôler. Je me retournai en arborant une expression qui devait trahir mon désarroi et découvris le visage sévère de la prof ainsi qu’une vingtaine de paires d’yeux qui m’observaient.
    - Je peux savoir ce que tu fais, Emily ? demanda Mme Rossetti.
    Je ne répondis pas. Elle croisa les bras.
    - Ecoute, je suis navrée de t’infliger ça dès le deuxième jour, mais tu ne fais rien en classe, tu n’as pas tes affaires et tu n’as visiblement aucune intention de suivre le cours. Je me trompe ?
    Décidément, quelle perspicacité !
    - Dans ce cas, poursuivit-elle, je n’ai pas d’autre choix que de t’envoyer chez la directrice.
    Je vis son expression changer en prononçant ces mots. Elle n’était pas vraiment en colère, elle s’inquiétait pour moi, elle aussi.
    C’est peut-être contagieux…
    D’un geste nonchalant, je pris mon sac, me levai, jetai un dernier regard à travers la fenêtre et… Il était là, adossé à un mur, vêtu de son long manteau noir portant le symbole du papillon ensanglanté, celui de tous mes cauchemars. Il savait que je l’avais vu. Il me souriait, un sourire à faire peur. Je restai sur place, pétrifiée d’horreur. Bien sûr, je m’y étais attendue, mais à cet instant, tous les plans que j’avais échafaudés semblèrent tomber à l’eau.
    Quelles sont ses intentions ? Comment m’en sortirai-je cette fois ? Est-ce la fin ?
    Jusqu’à présent immobile, il bougea soudain, levant la main droite à hauteur de poitrine, bien en évidence. Même si quelqu’un l’avait vu, il n’aurait pas pu se rendre compte de ce qu’il était en train de faire. J’étais la seule à en être capable. Je pouvais le voir utiliser son pouvoir, je pouvais voir la gigantesque masse d’énergie noire qui s’amassait dans le creux de sa main. A qui était-elle destinée ? A moi ? Sûrement pas : il me savait capable de l’arrêter. Je me tournai vivement vers les autres personnes présentes dans la pièce. La plupart, dont Mme Rossetti, me regardaient d’un air à la fois inquiet et apeuré. Ils me croyaient folle, mais peut-être n’avaient-ils pas tort. Certains, par contre, les plus proches des fenêtres, avaient suivi mon regard et observaient avec curiosité l’étrange homme en noir qui tendait la main dans le vide. S’ils avaient su quel danger les menaçait…
    Tout à coup, je la vis partir, cette étrange masse sombre comme un trou noir. Elle filait à une vitesse hors norme. Un instant, je crus qu’elle me visait, mais ce n’était pas le cas. Elle dévia au dernier moment pour se jeter sur la personne à ma droite, Mme Rossetti. Sans aucune forme de réflexion, je lâchai mon sac et me précipitai en avant. La chose me toucha à la poitrine et je me retrouvai propulsée contre le mur. Une violente douleur traversa tout mon corps, puis disparut. Heureusement, je m’étais constituée une protection alimentée par ma propre énergie quelques années auparavant. Je ne pensais pas qu’un être humain normal ait pu survivre au choc. Mes muscles encore endoloris, je me relevai, un cercle d’élèves se formant autour de moi. Quelle ironie, moi qui n’appréciais pas de me faire remarquer…
    La prof, elle, était restée sur place, son regard passant lentement de la fenêtre cassée à moi. Elle n’avait pas pu voir ce qu’il s’était passé, mais le verre brisé devait lui en donner une petite idée. Elle ouvrit la bouche pour dire quelque chose mais, trop préoccupée par la suite des événements, je ne lui en laissai pas l’occasion et, me frayant un passage entre les élèves ahuris, je sortis de la classe.
    Je descendis les escaliers en trombe et courus vers la cour de récré. Il était toujours là, et souriait toujours. Aucun mot ne saurait décrire le dégoût et la peur qu’il m’inspirait. Ses yeux, plus sombres que l’obscurité elle-même, donnaient à quiconque les rencontrait un désespoir et une horreur indescriptibles.
    J’avançai prudemment vers lui. J’étais sur mes gardes car ce que je venais de subir n’était rien en comparaison de ce dont il était capable. Lui, il semblait parfaitement décontracté. Il prenait un malin plaisir à me persécuter et ne le cachait pas. Je décidai de ne pas tourner autour du pot :
    - Qu’est-ce que ça signifie, Marcus ? m’exclamai-je. Pourquoi t’en prendre à elle ? Et pourquoi ici ?
    - Je pensais qu’elle t’agaçait, ce n’est plus le cas ? répondit-il d’un ton faussement nonchalant, et sa voix me donna l’impression de parler au diable en personne.
    - Ça suffit ! bégayai-je. Arrête de jouer avec moi ! Que veux-tu de moi ? Quel est ton but ? Réponds !
    Mon ton avait été plus suppliant que je ne l’avais voulu mes yeux s’embuèrent de larmes. J’étais décidément trop faible. Qu’étais-je face à lui ? Rien d’autre qu’une distraction, la souris avec laquelle le chat s’amuse avant de la dévorer.
    Son sourire s’élargit et il s’approcha. Chacun de ses pas résonnait comme une alerte dans mon esprit.
    - Mon but ? dit-il en reprenant son habituel ton méprisant. Tu n’as toujours pas compris ? Cela ne m’étonne guère…
    Il savait que, tout en me défiant de lui, j’attendais impatiemment la suite. Il fit durer le silence jusqu’à ce qu’il s’arrête, à environ un mètre de moi. Je ne bougeais plus d’un poil, prête à réagir en cas de menace. Il me regardait de haut, arborant cette fois une expression grave.
    - J’aurais pu te tuer il y a bien longtemps, poursuivit-il, et, tu le sais, je pourrais le faire aussi facilement que si j’écrasais un insecte. Mais ce n’est pas ça que je veux.
    Il s’approcha encore. J’étais tendue à l’extrême : jamais il ne s’était trouvé aussi proche et ce que dégageait son énergie était insupportable. C’était comme si toute la joie et la lumière s’éteignaient sur son passage. La dernière phrase, il la murmura, mais sa voix fut plus menaçante que jamais :
    - Je vais te briser.
    Et il s’écarta, un sourire méprisant aux lèvres.
    Me briser ? Que veut-il dire par là ?
    En tout cas, cela n’augurait rien de très agréable.
    Pour mon plus grand soulagement, il recula et je pus respirer normalement. Cependant, je restai sur mes gardes car, dorénavant, l’heure des paroles était terminée.
    - Et maintenant ? osai-je. Qu’as-tu l’intention de faire ? Tu veux te battre ?
    Je gardais un assez mauvais souvenir de la dernière fois : je m’étais évanouie de douleur en plein combat et m’étais réveillée à l’hôpital, où j’étais restée les deux semaines suivantes. Je n’avais alors rien trouvé de mieux qu’une chute comme prétexte à toutes mes blessures, dont je gardais d’ailleurs de vilaines cicatrices.
    Son éternel sourire sadique s’élargit encore et il me lança :
    -Tu préfères rester discrète, n’est-ce pas ?
    Puis, sans que je ne voie rien venir, une de ses sphères d’énergie obscure s’élança vers moi. Je me jetai au sol pour l’éviter de justesse et elle vint s’écraser sur le mur derrière moi. La déflagration fut assourdissante. Me retournant, j’eus tout juste le temps de rouler sur le côté avant qu’un pan de mur ne vienne s’écraser à quelques centimètres. Je paniquai soudain en réalisant ce qu’il venait de se passer et me précipitai vers le bâtiment endommagé dont le principal était caché par la poussière. Je poussai un soupir de soulagement en découvrant l’intérieur : il s’agissait de la cantine et personne ne s’y trouvait à cette heure.
    Mais qu’est-ce que tout cela signifiait ? Il était capable de me faire bien plus de mal que ça, j’en avais fait l’expérience. Alors pourquoi ces attaques ridicules ? Que cherchait-il à provoquer ?
    Je ne tardai pas à le savoir. En revenant sur mes pas, je trouvai une cour où affluaient des centaines d’élèves à la fois curieux et paniqués, que les professeurs essayaient en vain de contrôler tout en gérant leurs propres émotions. Finalement, ils nous aperçurent, moi la fille couverte de poussière, déjà mal en point et lui l’homme étrange, vêtu de noir, dont l’aura dégageait quelque chose de si malsain. Ils formèrent bientôt un cercle autour de nous, anéantissant toutes les chances que j’avais de fuir sans que personne ne soit blessé.
    Mais pourquoi ne fuient-ils pas ?
    Sans doute n’avaient-ils pas conscience du danger qui les menaçait…
    C’était donc ça qu’il cherchait depuis le début ? Que je me batte devant toute l’école ? Que l’on me voit échouer lamentablement à sauver des vies qui n’avaient absolument pas demandé à être mêlées à tout ça ?
    Mon regard croisa le sien et je sus que j’avais vu juste : déjà, il scrutait la foule à la recherche d’une proie. Pour lui, la vie d’un enfant, comme toutes les autres, n’avait aucune importance. Il en utiliserait autant que nécessaire pour arriver à ses fins. Or ce qu’il voulait, c’était que je me trahisse. Il n’allait pas être déçu, mais il ne prendrait aucune vie. Je ne le laisserais faire de mal à personne.
    Me concentrant au maximum, je puisai dans l’énergie qui sommeillait en moi et entrepris d’élargir ma barrière de protection. Il fallait qu’elle forme un dôme à l’intérieur du cercle que formaient les étudiants, afin d’isoler le danger. Je me sentis aussitôt faiblir : ma force vitale ne suffirait pas si je voulais que ça tienne le coup. Je cherchai alors une autre source, des objets dont je pourrais voler l’énergie sans risquer de blesser quelqu’un. Mon choix se porta immédiatement sur les décombres du bâtiment de la cantine : c’était la meilleure solution. Me concentrant un peu plus encore, je fis passer leur énergie à travers mon corps, puis la transférai au dôme qui prenait forme au-dessus de ma tête. Derrière moi, je sentais les restes du mur disparaître au fur et à mesure que j’y puisais ce dont j’avais besoin. Un corps privé de son énergie cesse tout bonnement d’exister.
    Pendant tout ce temps, Marcus m’avait laissé faire et observait mes gestes d’un air amusé. D’ailleurs, il n’était pas le seul à me regarder : sortant un instant de mon extrême concentration, je remarquai que tous les yeux étaient rivés sur moi, ou plutôt sur mon dos où était apparue une paire d’ailes argentées.
    Quelle idiote ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
    Ces machins me poussaient dans le dos chaque fois que j’utilisais mon don un peu plus intensément et, ensuite, il fallait des heures avant qu’elles ne disparaissent. A présent, tout le monde devait me prendre pour un monstre.
    Il éclata d’un rire mauvais et lança :
    - Alors tu comptes te battre ainsi ? Tu ne tiendras pas une minute, tu le sais bien. Allons, sois raisonnable et relâche cette énergie. Tu ne dois absolument rien à ces gens, alors pourquoi déployer tant d’efforts à les sauver ?
    Il n’a pas tout à fait tort, en plus !
    Il avait raison : je ne tiendrais pas bien longtemps. Cependant, son faux ton conciliant me motiva et je fus déterminée : moi vivante, jamais Il ne ferait de mal à qui que ce soit.
    Lorsque le dôme me parut suffisamment résistant, j’arrêtai le flux et pus reporter mon attention sur la réalité, mais pas totalement puisqu’à présent il fallait maintenir l’énergie en place afin qu’elle ne se disperse pas dans les nombreuses particules constituant notre air.
    S’il attaquait, j’avais perdu d’avance, mais peu m’importait. Il venait déjà de prouver qu’il ne voulait ni me tuer (il aurait eu tout le temps de le faire pendant que je me concentrais), ni m’infliger de souffrance physique, même si cela constituait un bonus pour lui. Apparemment, c’était autrement qu’il voulait me faire souffrir, mais pour l’instant je n’avais aucune idée de la manière dont il comptait s’y prendre. Je n’avais d’ailleurs pas l’occasion d’y réfléchir. Je devais jouer sur deux fronts : d’un côté, maintenir la protection en place, de l’autre, tenter de sortir de là plus ou moins indemne.
    Tous mes muscles se contractant au maximum, j’attendais. Lui observait ce qu’il se passait, comme s’il n’avait été qu’un simple spectateur. Il s’amusait du spectacle. Evidemment : tout était facile pour lui. J’ignorais où il puisait toute cette énergie noire (que je n’avais jamais vue nulle part ailleurs), mais il semblait pouvoir l’utiliser à volonté et sans se fatiguer, une différence entre nos pouvoirs qui l’avantageait énormément. Outre mes blessures, je sortais toujours exténuée de mes rencontres avec lui, alors qu’il n’avait jamais montré le moindre signe d’affaiblissement. C’est pourquoi je voulais en finir rapidement, avant que je ne m’évanouisse et que l’école ne se retrouve sans défense.
    Mais, à dessein ou non, il avait décidé de prendre son temps puisqu’il resta sur place, sans bouger d’un cil. Il me fixait avec intensité. Un moment passa et la fatigue corporelle, qui accompagnait habituellement toute utilisation prolongée de mon don, commença à se faire sentir. Son regard restait rivé sur moi et il paraissait de plus en plus étrange. Quelque chose clochait. Ce n’était pas normal. Ses yeux étaient si sombres qu’il était difficile d’y distinguer la moindre émotion, mais ils étaient beaucoup trop impassibles. De plus, il me sembla que quelque chose avait changé. Et soudain je le vis, cela me frappa comme une évidence : où était passé le blanc de ses yeux ? Ils étaient devenus entièrement noirs !
    Mais il était trop tard pour réagir. A l’instant même où je fis cette constatation, des serpents d’énergie noire sortirent vivement du sol et m’agrippèrent les chevilles. Je hurlai. La douleur était insoutenable. C’était comme une brûlure à l’intérieur même de ma chair. D’autres apparurent et vinrent s’enrouler tout autour de mes jambes, triplant la douleur et la force de mes cris. Je tombai à genoux, puis sur le côté et ma tête percuta le sol tandis que les serpents s’en prenaient au reste de mon corps. J’eus soudain un élan de lucidité au milieu de la folie que provoquait la souffrance.
    La barrière !
    Elle ne tiendrait plus longtemps. Il fallait que je me concentre, à tout prix ! Mais je n’y parvenais pas. La douleur était trop vive : ayant l’emprise sur toutes les parcelles de mon corps, elle s’en prenait à présent à mes ailes. C’était pire que tout. Un des maudits serpents s’entortilla soudain dans mon cou et j’eus l’impression qu’on m’arrachait la tête. Mes cris s’étranglèrent dans ma gorge. L’air rentrait de plus en plus difficilement dans mes poumons. Ma vue se brouillait, mais je distinguai clairement le visage cruel de Marcus se pencher sur moi, ses yeux effrayants plongés dans les miens. Quant au dôme, il avait certainement disparu.
    Je détournai les yeux et entrevis la forme imprécise que formait la foule. Des murmures s’en élevaient et tous me regardaient, emplis d’effrois. Ils ne pouvaient rien voir, seulement deviner, mais cela était peut-être pire. En tout cas, personne n’avait eu la mauvaise idée d’intervenir, ce dont j’étais reconnaissante, mais je ne suffirais bientôt plus à Marcus. Il fallait faire quelque chose avant qu’il ne soit trop tard. Dans un dernier effort désespéré, je tendis la main vers la sortie de l’école, avant que les serpents ne l’agrippent également.
    Je ne pouvais plus rien faire : ni bouger, ni respirer. Tout espoir m’avait quitté et je m’apprêtais à m’abandonner à mon sort lorsqu’une voix s’éleva parmi les profs :
    - Elle nous demande de sortir ! Que tout le monde sorte !
    Dans un mouvement de panique, tous les élèves, suivis des professeurs, se bousculèrent vers les portes. Au loin, une sirène de police retentit. Ce furent les dernières choses que je perçus avant de perdre connaissance.
    

Texte publié par LizD, 8 juillet 2020 à 11h38
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