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Aurors : La Disparition de l'escouade Chimère
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Tome 1, Chapitre 6 « Chapitre VI : La séparation » Tome 1, Chapitre 6

La séparation

Jack et Simone

Il jeta un oeil sur son larvital, rien à signaler. Il était passé devant Simone, si il y avait du grabuge, il était hors de question de la laisser aux premières loges. Cela faisait plusieurs fois que la caverne tremblait violemment sous un brouhaha indescriptible :

- Qu’est-ce qui peut bien provoquer des tremblements pareil ? questionna Simone.

- Le soucis c’est que plein de choses peuvent faire ça, un sort, une relique ancienne, un piège, une créature géante, ou plus petite mais… avec une force phénoménale.

- Rien de très rassurant…

- Tu n’as pas l’habitude du terrain non ? Au même moment elle trébucha.

- Visiblement non ! ri t-elle. En fait si, mais je n’ai pas l’habitude des milieux hostiles, les grottes où les forêts que je « visite » ne sont pas réputées pour avoir fait disparaître des escouades entières.

- Ouais, je vois, tu as l’entraînement physique mais tu n’as jamais vraiment été confronté au danger…

- Oh, si ! Une fois dans les catacombes de Paris, des os…

- Wow, attends, des catacombes ?

- Oui, elles sont super célèbres d’ailleurs, je devais y aller pour analyser des sédiments, des roches et des plantes qui y poussent.

- Des plantes qui y poussent, dans l’obscurité totale ?

- Eh oui ! C’était bien là tout le mystère.

- Et cette histoire d’os ?

- Oui, et bien en fait le squelette entier c’était reconstitué et ce dernier avait tenté de m’étrangler, on a découvert plus tard qu’un nécromancien vivaient ici. Le squelette qui m'avait agressée n'était autre qu'un des gardiens de sa crypte, c’est d’ailleurs pour cette raison qu’une immense partie des catacombes avait été condamnée pour les moldus.

- Quelle histoire… souffla Jack

- Oui, j’ai gardé le pouce de mon agresseur en souvenir.

- C’est un peu glauque !

- Comme ça je m’assure qu’il ne pourra plus jamais le presser sur ma gorge.

- C'est pas faux !

Un nouveau grondement ébranla la caverne. Ils redoublèrent de prudence. L’obscurité épaisse les enrobaient, leurs lanternes n’éclairaient pas à plus d’un mètre autour d’eux, pourtant le couloir qu’ils arpentaient était très étroits, ils touchaient presque les murs avec leurs coudes. D’ailleurs, cela allait s’avérer compliqué de faire demi-tour si le danger venait à surgir. Le chemin était long, et sinueux, contrairement à celui qu’avait emprunté Drew et Rick, celui-ci semblait rapetisser. Jusque’à ce qu’ils fassent face à un minuscule boyau :

- Je vais jamais pouvoir me faufiler là-dedans !

- Moi si, dit Simone en le contournant, mais Jack lui barra le passage.

- Il est hors de question que tu entres là dedans toute seule ! On ne sais pas ce qui se cache derrière !

- C’est le moment rêvé pour moi de faire mes preuves.

- Simone s’il te plais ne sois pas têtue, c’est de ta sécurité qu’on parle.

- Oui, et je suis entraînée comme toi et il n’y a aucune raison que cela se passe mal. Dit-elle en passant sous son bras. Elle posa sa lanterne et brandit sa baguette en prononçant : Lumos ! Une vive lumière vint illuminer le bout de sa baguette.

- T’es consciente que si il t’arrives quoi que ce soit, je ne pourrais pas te venir en aide.

Elle s’engouffra dans le boyau, arrivée de l’autre côté, elle le regarda à travers le trou :

- Je tiens debout ici, heureusement, je ne me serait pas imaginé crapahuter des heures. Elle regarda autour d’elle, puis elle jeta un oeil à son poignet et lui montra :

- Tu vois, tout va bien se passer, ok ? Si je vois que j’avance un peu trop profondément, je reviendrais ici et on trouvera le moyen d’agrandir ce trou.

- Je t’en prie fait bien attention à toi ! Se résigna Jack.

Quoi qu’il puisse lui dire, elle était bien trop déterminée pour l’empêcher de faire quoi que ce soit. Il s’adossa au mur et patienta, les yeux rivés sur les filins argentés qui entouraient son poignet.

Grant

Le chef n’était pas vraiment rassuré, l’idée de partir seul l’angoissait mais ils n’avaient pas le choix. Il savait pertinemment que cette mission allait comporter de nombreux sacrifices, quand certains parlaient de mission suicide, il ne voulait pas trop y croire. Maintenant qu’il arpentait seul une vieille grotte sombre, son avis commençait peu à peu a changer. Finalement, c’était peut-être l’idée même de cette escouade, le sacrifice. Il marchait prudemment à travers les rocailles, des vague d’air froid l’assaillait par moment, au rythme des grondements lointains que son oreille percevait. Il entendait, comme une respiration tout autour de lui. Était-ce vraiment une respiration intruse, ou sa propre respiration qui rebondissait sur les parois de la caverne ? Il s’arrêta net et bloqua ses poumons. Le silence était complet, mais, il ne pu s’empêcher de se dire que l’intrus aurait pu se retenir lui aussi, de respirer.

Non, c’était la solitude qui lui faisait imaginer cette supposée présence. Il était seul, désespérément seul, n’ayant pour unique compagnie que le bruit de ses pas sur le sol rocheux. Il regarda les filins d’argent sur son poignet, tout allait bien. Il entendit comme un long soupir, un son qui semblait venir de partout autour de lui, il leva sa lanterne et tourna sur lui-même, observant attentivement les alentours. A part de petits nuages de brume provoqués par sa propre haleine, rien ne vint troubler son champ de vision. Il ne s’était pas rendu compte jusque’a ce moment, que la température ambiante avait drastiquement chuté. Il toucha le bout de son nez du dos de la main, il était glacé, presque engourdit par le froid. Il s'accroupît et sorti sa gourde, il tapota le bord de celle-ci et créa un feu portable, qu’il fourra dans sa parka. Il reprit sa lanterne et continua son chemin.

Tout semblait lui indiquer de faire demi-tour, que ce chemin ne le mènerait qu’au danger. Mis à part le froid intense, rien ne lui disait qu’il en ramènerait quelconque preuves, ni aucun membre de l’escouade chimère d’ailleurs. Il était sur le point de faire demi tour lorsqu’il entendit le bruit du verre brisé sous son pied. Il s’approcha du sol et saisit délicatement entre ses doigt une minuscule ampoule de verre maculée de sang, un larvital.


Texte publié par Valkyria_Myklebust, 27 mars 2022 à 22h21
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