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Tome 1, Chapitre 9 Tome 1, Chapitre 9
TORTURES ET MOYENS DE PRESSION

    
    L'usage de la torture est très répandu sous la dynastie bahramite ainsi que dans les royaumes alentours de l'époque.
    
    Se distinguent deux types de tortures notoires des écrits historiques retrouvés sur le site archéologique de Zied, anciennement Adja : la torture physique et la torture mentale, que les historiens préférèrent nommer « moyens de pression ».
    
    La torture physique se caractérise par l'utilisation volontaire de la violence afin d'infliger une forte douleur à un individu. Pour cela peuvent être utilisées toutes sortes de procédés divers et variés. Les manuscrits écrits de la main de Dastan Ier, lors de la Grande Conquête, relatent notamment l'usage de fouets, de recours à l'amputation, à l'asphyxie.
    
    La torture psychologique quant à elle, bien qu'invisible, n'en est pas moins efficace. Elle repose sur plusieurs techniques telles que : les conditions misérables de détention, le chantage, l'isolement et la privation de sommeil. Autant de méthodes visant à annihiler la personnalité des victimes ou à diminuer ses capacités mentales et sa clairvoyance.
    
    Les « moyens de pression » peuvent être utilisés comme moyen d'intimidation, de coercition pour obtenir quelque chose, comme outil de correction ou encore par pure cruauté.
    

- Encyclopédie Polymathe de la Culture Antique et des Civilisations (1849)


    
    
***

    
    Les éclats de porcelaine se dispersèrent violemment à travers la pièce dans un fracas assourdissant.
    
    Zohreh se précipita pour les recueillir afin qu'ils ne blessent pas les pieds nus de la reine.
    
    Elle servait le repas, qu'elle s'était évertuée à préparer soigneusement pendant plusieurs heures, lorsque Faraz avait envoyé valser les assiettes avec une rage meurtrière.
    
    « MAUDIT SOIT-IL ! »
    
    La fureur assassine qui s'empara de l'épouse du roi terrifia tous les domestiques qui la servaient, créant un silence de mort autour d'elle.
    
    « Ce rat ! Il ne vaut pas mieux que sa mère ! » cracha-t-elle.
    
    Amère, elle réajusta les pans de son vêtement qui s'étaient défaits suite à son coup de colère. Elle attrapa le miroir en cuivre poli qui reposait sur sa coiffeuse et s'y contempla, s'adressant à son reflet.
    
    « Comment peut-il s'opposer à moi ? A MOI ! »
    
    Elle claqua avec grand bruit l'objet et serra les mâchoires si fort qu'elle crut s'en briser les dents. D'un geste de la main, elle fit comprendre à Farid de congédier le restant des domestiques présents.
    
    Zohreh retourna en direction des cuisines. Cette femme ne lui inspirait aucune sympathie et la servir l'épuisait grandement. La nouvelle reine n'avait rien de comparable avec son ancienne maîtresse, douce et bienveillante. Non, cette haine presque inhérente à la personne de Faraz, le double jeu qu'elle jouait avec le roi, étaient autant de détails qui ne présageaient rien de bon pour le futur.
    
    
***

    
    La chaleur infernale des cachots d'Iriath semblait supportable quand on la comparait aux odeurs fétides qui y régnaient.
    
    Les geôles sombres et étroites grouillaient de vermines, tant et si bien que la simple idée d'y poser seulement le pied soulevait le cœur des soldats les plus endurcis.
    
    Nami ne savait depuis combien de temps il était fait prisonnier. Sans la lumière du soleil, sans la lueur des étoiles, sans le chant des oiseaux, il avait perdu tous ses repères.
    
    De plus, les chaînes qui tailladaient ses poignets, sans compter la faim qui tordait ses entrailles, jouaient terriblement avec ses nerfs.
    
    Bien que vaillamment entraîné à endurer toutes sortes de situations, se retrouver dans un pareil état de détresse s'avérait mille fois plus difficile que la théorie.
    
    Au loin, l'écho d'un cri étouffé par l'épaisseur des pierres qui séparaient chaque cellule parvint jusqu'à lui. Combien d'hommes croupissaient ici comme lui, pieds et poings liés, incapables de s'allonger, privés de toute dignité, forcés de se soulager sur eux-mêmes, ayant pour seule nourriture l'eau croupie qui leur était jetée au visage de temps à autre ?
    
    Cependant, cela lui paraissait agréable face à la sauvagerie avec laquelle les autres éclaireurs de son groupe avaient été massacrés.
    
    Les cris.
    
    Les hurlements.
    
    Le sang.
    
    Le sang.
    
    Les mains de l'espion convulsèrent de terreur. Ce premier acte d'intimidation des armées shenouites avait eu l'effet d'un coup de massue à l'arrière de son crâne, affaiblissant grandement sa détermination à garder le silence face à l'ennemi.
    
    Ils attendaient et il le savait. Ils attendaient sa toute dernière limite, celle qui séparerait l'homme de la bête...
    
    Ils ne patienteraient plus longtemps.
    

    ***

    
    La ruelle enténébrée et étroite, qui donnait sur l'arrière-cour de la Taverne de Jahandar, venait soudainement de se remplir d'une demi-douzaine de carrioles de marchandises.
    
    L'homme qui descendit de la première d'entre elles avoisinait la quarantaine. Ses longs cheveux aux reflets acier, sa grande taille et la canne en argent qui le soutenait lui conféraient un air mystérieux.
    
    D'un signe de tête autoritaire, il indiqua aux conducteurs des cinq autres voitures de vider leur chargement.
    
    Bien que le marchand boitât, son pas ne manquait pas d'assurance. Il se rendit devant la porte qui donnait sur les arrière-cuisines de la taverne et y frappa une série de trois coups significatifs à l'aide du pommeau de sa canne.
    
    Une lucarne s'entrebâilla. Lorsque le tavernier aperçut le regard glaçant de l'arrivant, il se précipita d'ouvrir.
    
    Jamais personne ne faisait attendre Maître Morteza.
    
    « Jahandar ! » le salua-t-il d'une voix grave.
    
    L'hôte frémit au simple appel de son nom. Dans la bouche du grand magnat du marché noir d'Elôn, il prenait une consonance terrifiante.
    
    « Maître ! »
    
    Il s'inclina très profondément, indiquant d'un geste du bras la direction à suivre.
    
    Au rez-de-chaussée se trouvait une grande salle bondée d'ivrognes divertis par quelques belles-de-nuit. A l'étage, des grands salons accueillaient les fumeurs d'opium. L'opium, drogue coûteuse et de choix que Morteza revendait illégalement à prix d'or.
    
    Les clients se turent les uns après les autres sur le passage du trafiquant charismatique. Un léger sourire carnassier traversa son visage devant le respect empreint de crainte des habitués. Les rires et les chants paillards ne reprirent qu'une fois que l'homme s'assit au fond de la pièce. Le tenant des lieux trouva place face à lui et fit signe à l'une des galantes d'approcher pour divertir son convive.
    
    Les hanches oscillantes, elle s'approcha de son potentiel amant. Sans même la regarder, Morteza lui barra la route de sa canne rutilante. Elle s'en retourna, vexée, tandis que le marchand fixait l'employeur de la femme d'un regard polaire.
    
    « Jahandar, n'as-tu rien à me dire ? » le questionna-t-il, inquisiteur.
    
    « Maître, j-je... »
    
    Il bredouillait, envahi par une montée d'angoisse qui lui enserrait la gorge.
    
    « J-Jamais je n-n'ai voulu... »
    
    Les claquements de langue de Morteza le stoppèrent. Il secouait lentement la tête d'un air moqueur. Puis, la seconde qui suivit, il perdit toute forme de sourire et siffla entre ses dents :
    
    « Jahandar, la prochaine fois que tu te fais prendre avec ma marchandise, je n'attendrai pas que tu prononces mon nom pour t'éliminer. »
    
    Observant sa main droite, il joua avec l'anneau qui ornait son index et poursuivit :
    
    « Je me trouve très généreux d'accepter de te livrer la marchandise une nouvelle fois... Vois ça... comme ta dernière chance ! »
    
    Alors que le tavernier commençait à oublier de respirer, un des hommes de Morteza se pencha dans la direction de son maître et lui chuchota quelques mots.
    
    L'homme d'affaire, surpris, se redressa.
    
    « Vous m'excuserez. » dit-il en prenant appui sur son bâton d'argent pour se relever.
    
    Sans daigner saluer son acheteur, il fit signe à ses hommes de régler les derniers détails de la vente et sortit hâtivement en direction du carrosse qui, paraissait-il, l'attendait dans la rue principale.
    
    Les ouvertures du coche étaient recouvertes de rideaux noirs et épais, taisant l'identité de son passager.
    
    Se hissant à l'aide de sa jambe valide, il entra à l'intérieur du véhicule, une voix le salua :
    
    « Je t'attendais...
    
    - Bonsoir, petite sœur. »
    

    ***

    
    Depuis plusieurs heures maintenant, deux gardes shenouites s'acharnaient sur ce qui restait de l'espion qui leur avait été amené. Malgré le traitement sauvage, l'homme ne cédait pas à la pression.
    
    L'un des tortionnaires se pencha vers l'autre :
    
    « Il commence à se faire tard, tu ne crois pas que nous devrions le prévenir que ce rat refuse de parler ? » chuchota-t-il.
    
    Son acolyte secoua vivement la tête.
    
    « Je ne veux pas être celui qui lui annonce la mauvaise nouvelle ! Vas-y toi-même, si tu en as le courage ! »
    
    Le garde déglutit difficilement. Il maugréa. Pourquoi avait-il soumis cette idée ? A contrecœur, il traîna ses pieds en direction de la porte qui fermait la salle d'interrogatoire et monta les marches de pierres abîmés qui menaient à la surface, la mort dans l'âme.
    
    Iriath était une petite ville au sud de Shena. En temps normal, elle paraissait accueillante et agréable à vivre, terre fertile au pied des montagnes. Mais, l'invasion des soldats, recrutés à travers tout le royaume, en avait fait un camp militaire débordant d'hommes aux mines patibulaires et aux mœurs douteuses.
    
    L'homme chargé de l'interrogatoire de l'éclaireur élonite arriva devant les portes de la bibliothèque, reconvertie en quartier général.
    
    Il pénétra dans la pièce sombre, une odeur de poussière lui chatouilla les narines. De part et d'autres se dressaient de larges étagères envahies de parchemins anciens. Et, devant lui, une table massive sur laquelle un homme à la longue chevelure blonde prenait appui, détaillant une grande carte usée.
    
    Les traits fins et harmonieux de ce dernier juraient avec son expression dénuée de douceur. Il redressa lentement la tête, observant la personne qui osait le déranger.
    
    Même si les cheveux dorés de l'homme barraient son visage, le garde ne put s'empêcher de tressaillir en entrapercevant son unique œil d'un bleu céleste lui jeter des éclairs.
    
    Il se précipita, posa un genou à terre et salua Issachar.
    
    « Général ! L'interrogatoire avec l'espion ne se passe pas comme prévu. »
    
    Il débita cette phrase rapidement, à la manière dont on se débarrasserait d'un objet brûlant.
    
    D'une voix dangereusement calme et sans changer de position, le chef militaire demanda :
    
    « Où avez-vous échoué ? »
    
    Sa voix glaça le sang de son interlocuteur. Il tenta vainement de se dédouaner de toute responsabilité dans l'avortement de sa mission, mais Issachar ne l'écoutait déjà plus.
    
    Il avait déjà replongé son regard dans les courbes et les lignes que dessinaient montagnes et rivières sur le plan.
    
    « Amenez-le-moi. »
    
    Son ordre était sans appel.
    
    Le garde se dépêcha de sortir de la bibliothèque et trébucha en descendant les marches. En son for intérieur, il pria intensément les dieux qu'il ne déçoive plus jamais cet homme terrifiant.
    
    
***

    
    L'état nerveux du prisonnier était tel que le simple tintement de ses propres fers le faisaient tressaillir. Alors que ses gardes avaient échoué à le faire parler, il se trouvait désormais devant un autre homme, forcé à s'agenouiller face à lui.
    
    A en juger par les informations qu'il avait apprises lors de son entraînement, il s'agissait probablement d'Issachar, le général des armées shenouites.
    
    Ce dernier le regardait fixement depuis maintenant cinq bonnes minutes, le rendant fébrile et anxieux.
    
    Lorsqu'il prit enfin la parole, cela eut l'effet d'un foudroiement, remuant tout son être d'une violente secousse.
    
    « Je n'aurais qu'une question pour toi... Quel est ton nom ? »
    
    L'éclaireur ne comprenait plus rien. Alors que ses gardiens n'avaient eu de cesse de tenter de lui soutirer des informations sur le positionnement des camps militaires élonites, sur la composition de leur armée ou encore sur ce qu'eux-mêmes savaient des intentions de Shena, le général ne désirait savoir qu'une seule chose... une chose aussi bête que son nom.
    
    Le prisonnier eut beau réfléchir, il ne perçut aucun piège dans la demande. Il tourna et retourna la réclamation dans sa tête, il n'y saisit aucune intention cachée.
    
    De peur de recevoir un nouveau coup, il ne souhaita pas faire attendre davantage le général.
    
    « Nami. Répondit-il d'une voix cassée par ses précédents cris de douleurs.
    
    - Nami... Répéta Issachar pensivement. Original... »
    
    Une nouvelle fois, de longues secondes s'écoulèrent avant qu'il ne poursuive. Il effleura machinalement la cicatrice qui lui barrait le visage et sans détourner le regard du captif, il ordonna à ses hommes :
    
    « Rendez-vous discrètement dans la région d'Ishour et demandez une famille de pêcheurs dont le père se nomme Nami. Brûlez leurs biens, tuez-les enfants et ramenez-moi sa femme.
    
    - Qu-QUOI ? »
    
    L'espion s'étrangla avec sa propre salive.
    
    « Qu'est-ce qui vous dit que j'ai une famille, et comment pouvez-vous affirmer que j'habite bien à Ishour ? » tenta-t-il afin de désamorcer l'assurance du général.
    
    Issachar sortit une lame des plis de son vêtement et vint s'agenouiller nonchalamment face au détenu. Il lui caressa la joue d'un revers de lame.
    
    « Tes cheveux décolorés et abîmés par le sel des embruns. Ta peau fortement hâlée par le soleil mordant des côtes. Les marques de brûlures sur tes bras, témoins du frottement des filets de pêche que tu ramenais avec difficulté sur ton bateau balloté par la houle.... Enuméra-t-il. De plus la marque blanche sur ton poignet n'est-elle due au port d'un jonc d'éternité que vous, habitants d'Ishour, utilisaient pour sceller votre mariage ? »
    
    Le général se tut un instant, se délectant de la mine décomposée de l'homme face à lui.
    
    « Et, au vu de ton âge... je doute que tu ne sois le père d'aucun enfant. »
    
    Le sourire sadique qui naquit sur ses lèvres rendit fou de rage l'espion. Luttant de toutes ses forces contre ses chaînes, il insulta le monstre dépourvu d'âme qui planifiait la mort des êtres qu'il chérissait le plus au monde.
    
    La haine qui lui mordait sauvagement les entrailles s'échappa de lui en un cri bestial.
    
    « A toi de voir, Nami... Que préfères-tu être ? Un bon espion ? Ou un bon père ? Un traître ? Ou un assassin ? » conclut implacablement Issachar.
    
    Le monde de Nami s'émiettait, s'effondrait, s'anéantissait.
    
    Face à ce choix cornélien, il savait que quel qu'en fut la décision finale, il ne pourrait jamais plus se regarder en face. Sa famille, si chère, si innocente... Il ne pouvait décemment pas leur faire subir cela.
    
    Il finit par se ressaisir, ravalant sa frénésie et regarda son bourreau droit dans les yeux, résigné.
    
    « Demandez-moi ce que vous désirez, mais laissez-les en paix ! »
    
    Le général jeta un coup d'œil à ses hommes, penauds de n'y être parvenus par eux-mêmes. Il leur donnait un cours magistral, dont le titre de la leçon était : «L'Observation».
    
    Il se releva et regardant de haut le traître, il écouta la réponse détaillée à chacune de ses interrogations.
    
    Cependant, un détail venait bousculer sa stratégie. Alors qu'il pensait se battre contre un roi affaibli par le désespoir, il apprit que le Haut-Général à la tête des armées adverses n'était pas Dastan, mais son fils aîné.
    
    Shahin...
    
    Ce nom, il l'avait entendu quelques années auparavant, lors de la campagne menée par Elôn, au sud de Shena.
    
    Il n'était alors qu'un jeune commandant, mais le bruit courrait qu'un prince, plus jeune que lui encore, avait annexé à l'aide de son seul bataillon les villages d'El-Arbâd, de Bashân et leurs environs.
    
    Aujourd'hui, il allait finalement prendre sa revanche...
    
    Non seulement il se réapproprierait les mines de cuivre et de fer, mais il irait plus loin, bien plus loin.
    
    
***

    
    Morteza, au caractère d'ordinaire si austère, s'approcha doucement de la femme qui l'attendait dans le carrosse et déposa un délicat baiser sur son front. Les tendres retrouvailles apportèrent chaleur et réconfort à son âme meurtrie par la vie.
    
    L'atmosphère intime que créait la pénombre du véhicule poussa Morteza à s'adresser à sa sœur à voix basse.
    
    « Faraz... » souffla-t-il.
    
    Il la détailla longuement. Elle lui paraissait plus belle encore que lors de leur dernière rencontre.
    
    Leurs chemins ne s'étaient pas croisés depuis plusieurs années, déjà. Aujourd'hui, elle était reine, elle était libre, enfin. Le soupir de soulagement qui s'échappa de sa bouche emporta avec lui un lourd fardeau.
    
    Sa vie entière, il s'était senti responsable de la vie de sa cadette. Orphelins, abandonnés à eux-mêmes, il avait cherché un moyen de les faire survivre.
    
    C'est ainsi qu'à peine âgé d'une dizaine d'années, il était entré au sein de la Confrérie des Ombres, véritable association de malfaiteurs, mère de tous les crimes.
    
    Il se rappelait la fois où son influence naissante au sein du crime organisé lui avait permis de faire jouer ses relations pour permettre à sa sœur d'être en sécurité, à l'abri dans la Porte du Roi.
    
    Alors seulement elle avait enfin quitté ces maisons closes malfamées qui avaient accepté de les recueillir. Elle avait trouvé de quoi manger à sa faim, de quoi s'habiller, où dormir... Loin de tous dangers, du moins, c'est ce qu'il avait cru.
    
    Après le départ de Faraz, il n'avait plus regretté un seul délit commis et avait recherché davantage de pouvoir pour protéger celle qu'il chérissait tant, même si elle se trouvait loin de lui.
    
    « Mon frère, j'ai besoin de toi ! » l'implora-t-elle.
    
    A présent, son ton implorant le rendit impatient de la soulager de ses inquiétudes. Il posa une main sur celles de sa chère petite soeur, l'incitant à parler.
    
    « Ma position... ma vie est en danger ! Je t'en supplie, aide-moi...»
    
    Le sang de Morteza ne fit qu'un tour car il l'avait imaginé intouchable maintenant qu'elle était reine. Mais, bien que cela la rendait puissante, le pouvoir faisait également d'elle une cible de choix et il le savait mieux que personne, sa jambe infirme en témoignait.
    
    Sa prise se resserra rageusement autour de sa canne. Contrairement à lui, personne ne l'atteindrait.
    
    Faraz, de son côté, forçait le trait de sa détresse pour obtenir impérativement le soutien total de son frère.
    
    Après tout, la pièce maîtresse de sa vengeance reposait sur lui.
    
    Et sa vengeance ne souffrirait aucun échec.

Texte publié par Sali, 10 mai 2020 à 16h36
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