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Tome 1, Chapitre 1 « Le messager » Tome 1, Chapitre 1
On ne tue pas le messager, car on ne sait jamais si il vient nous délivrer ou seulement nous livrer
    On ne tue pas le messager, car il n'effectue que sa mission
    
    Celle du jour est une lettre qui date de quelques siècles
    Destinée à un homme qui est déjà mort, mais qui dit-on n'a jamais été vivant
    Cet être qui aurait tué, selon les dires, l'auteure de cette lettre, en Transylvanie demeurerait en maître
    De cette femme, nous n'avons qu'une description ternie par les mémoires
    Une belle-dame à l'âme cristalline parée d'un diadème offert par les ténèbres
    De cette inconnue, nous livrerons la lettre à la fontaine du manoir
    Le manoir d'Alucard nous attend
    La livraison doit être faite à temps
    Arrivés au pied de la forêt encerclant le manoir, l'on nous dit que Dracula n’apprécie guère les étrangers
    Nous saluâmes donc cet antre des sylves et son défunt maître avant d'y pénétrer
    A peine le pied poser que l'on entendit une voix nous interpeller
    "Étranger pourquoi donc osez-vous piétiner ma propriété ?"
    "Nous sommes messagers et à la fontaine une missive nous devons délivrer"
    Certainement amusée par notre objet de visite, la voix rit et nous laissa seuls avec les arbres
    Effrayés nous décidions néanmoins d'avancer tout en restant sur nos gardes
    Dans sa forêt lointaine saigneur vampire règne en seigneur et daigne que l'on gagne la fontaine de son château dans la nuit noire
    Le saignant seigneur ayant soi-disant saigné l'incertaine belle parée de son diadème d’éden nous salua d'un "Bonsoir, je suis Alucard"
    Le véhément seigneur de son sourire écarlate réchauffa nos cœurs de sa polie courtoisie perché sur sa fontaine de miroir
    La lune derrière le revêtant de sa spectrale lumière le grand seigneur nous parus divin du haut de son perchoir
    Il descendit nous voir d'une démarche illusoire puis nous convia à nous reposer d'une déclaration péremptoire
    Il nous donna à manger puis à boire et nous compta ses mémoires sur un ton mélancolique
    Des histoires explicites dont s’enivrerait les plus grands des ménestrels
    Le démiurge des dhampires au verbe grave et posée semblait mythologique
    Nous fîmes quasiment pleurer de sa tragédie avec la si belle Cyrielle
    Seule femme qu'il ne tua point, mais qui lui offrit une indécente descendance
    Deux enfants, Une jeune et douce et un preux et brave qui partageaient son essence
    Nonobstant heureuse d'avoir donné doublement la vie, elle y perdit la sienne
    Et le Vamp de chagrin noyé ses enfants abandonna au plus proche clergé
    "Je l'ai tant aimé" avait-il conclu sans cacher ses larmes torrentielles
    Son visage se tordit de haine quand il reprit sur un ton plus dur que la pierre
    "Pourquoi donc osez-vous, affublés de son odeur, fouler notre cimetière ?"
    Essuyant nos larmes, de ma sacoche je lui tendis la lettre
    "Pour vous, elle nous a remis ceci, à vous remettre aujourd'hui, mais nous vous pensions mort depuis le temps"
    "Une lettre ? N'osez point disparaître avant que je ne lise cette lettre
    Ou c'est dans les prés de votre dieu que je vous renverrais paître"
    Le si pire des vampire pris emprise sur la missive et l'ouvrit tremblant comme un faon
    Effrayés, nous attendîmes dans l’abîme aura de notre perpétuel hôte qui lisait l'ultime épistole de la femme
    Sa lecture fut à demi-chuchotée sur de banales syllabes, mais chaque son qu'il émettait se tordait de larmes
    L'arme de ces mots inscrits en cette lettre transperçait son être d'un amour renaissant
    C'est reconnaissant qu'il en sortit, nous dévisageant en pleurant, avec la plus grande des attentions
    Il replia avec soin la lettre vielle de plusieurs siècles et l'enfouie dans son manteau de sang tout en pleurant
    Il agissait d'une si singulière façon qu'on se demanda s'il s'était rendu compte que de ses yeux d'ambre coulaient un liquide nacré
    Il nous salua en se penchant respectueusement et reparti à pied nous délaissant
    
    On ne tue pas le messager, car on ne sait jamais si il vient nous délivrer ou seulement nous livrer
    On ne tue pas le messager, car il n'effectue que sa mission

Texte publié par Yumon, 25 mars 2020 à 23h21
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