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Tome 1, Chapitre 20 Tome 1, Chapitre 20

Tu as un peu plus de liberté depuis ce fameux jour d’aveux et de larmes. Certes, tu ne peux toujours pas sortir de la maison mais, au moins, peux-tu te poser dans le jardin avec un livre lorsque le temps s’y prête et sous la surveillance de James ou de Steven. Tu ne parles toujours pas à ce dernier. Vous avez du mal à briser la glace. Le brun est persuadé qu’il vous faut simplement du temps pour que tout redevienne comme avant. Cependant, tu as bien noté que même lui n’y croyait pas. Plus rien ne sera comme autrefois et vous le savez tous les trois. Il n’y aura plus de rire dans cette bâtisse. Tu ne l’as pas reconnue, c’était la maison des parents de James avant qu’il ne déménage. Avant qu’il parte à la guerre. Il t’a fallu du temps avant de reconnaître cette table à manger sur laquelle tu as renversé du vin. Le stress de rencontrer ses parents pour la première fois t’avait rendue nerveuse et maladroite. Cela fait si longtemps… et Barnes t’a avoué à demi-mot que tu dormais dans son ancienne chambre. Tu n’as pas compris pourquoi il était gêné de te l’expliquer et encore moins lorsque tu as vu Steve ricaner dans sa main et regarder son ami d’un air à la fois attendri et moqueur. Lui, il dort dans le canapé et tu saisis pourquoi. Outre le fait qu’il ne doit plus être habitué au luxe d’un lit confortable, l’homme ne se sent pas dormir dans le lit de ses défunts parents. C’est donc le blond qui l’emprunte quand il rentre. Quand il ne doit pas rester au quartier des Avengers.

C’est d’ailleurs assez amusant de voir le sauveur de l’Amérique faire le ménage et préparer à manger. James s’en est doucement gaussé, mais cela a été de courte durée lorsque son meilleur ami vous a raconté qu’il avait l’habitude quand il vivait encore chez sa mère. Sa mère faible, seule et malade. Son fils prenait soin d’elle. Et puis, il n’y eut plus personne de qui s’occuper, à aider. Quelque part, ça lui manquait a-t-il avoué entre deux mouvements de poêle. Et puis, pour avoir déjà goûté à l’un de tes plats, il ne veut plus jamais retenter l’expérience. Tu relèves le nez de ton livre à l’entente de cette remarque, et tu affiches une mine colérique, mais brisée par tes yeux qui louchent presque. Tu as levé la tête trop vite. L’ancien bras droit d’Hydra explose de rire à cette vision et tu ne te sens pas de lui balancer ton roman dans la figure. Tu n’as pas encore découvert qui était le tueur et cela fait si longtemps que tu ne l’as pas vu aussi détendu.

Dommage.

Le geste aurait été beau.

— Il essaye vraiment, tu sais ?

Tu acquiesces, assise sur le lit que tu empruntes, James à côté de toi. Il parle de Rogers et, bien sûr que tu sais que l’homme fait de son mieux pour briser ce mur qui vous sépare. Tu tentes, toi aussi, mais ce n’est pas aussi évident. Tu comprends ses réactions à ton égard et tu vois bien qu’il essaye de faire de son mieux pour que les choses s’améliorent. Mais les non-dits sont toujours là et tu as l’impression que la tension sera toujours présente tant que vous n’aurez pas crevé l’abcès. Et tu ne sais pas comment faire. Parce que vous prenez bien soin de ne pas aborder la conversation, d’éviter tout sujet qui fâche et qui pourrait te donner envie de partir loin. Bucky opine du chef et passe son bras autour de tes épaules. Il n’a pas peur de te toucher avec son membre biomécanique. Il sait que tu n’en fais pas grand cas et puis, tu es en partie responsable. « Tu es ma doctoresse » a-t-il un jour plaisanté. Le résultat a été un coussin lancé en travers de la pièce jusqu’à sa figure et un repas immonde préparé par tes soins. Ce soir-là, vous avez commandé pizza.

— Tu sais s’il est parvenu à l’attraper ? Le type…

— Non, toujours pas, te répond le brun. Il n’a plus d’allié et il se terre. Nous ne parvenons pas à trouver le moindre indice le concernant.

— Et la fille dont tu m’as parlé ? Je veux dire, en fouillant dans ma tête.

— Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, hésite-t-il, lui-même peu sûr de sa réponse.

— Mais ce serait dans ses cordes ?

James prend un temps de silence pour réfléchir, se souvenir si cela est possible ou non. Au final, il ne le sait pas et te promet de poser la question à son ami afin que ce dernier puisse se renseigner. Il précise que cette aide que tu proposes sera grandement appréciée par les Avengers et par Captain America. Tu balayes ça d’un revers de la main avec une moue presque agacée. Tu ne fais pas cela pour eux, répliques-tu en le regardant droit dans les yeux. Et… bordel. Pourquoi est-ce qu’il rougit et cache son visage dans sa main ? Il se moque de toi, ou quoi ?

— Quoi ? C’est si drôle de me voir essayer de me racheter ? On peut abandonner cette idée, sinon ! t’emportes-tu, prenant la mouche.

— Non, Ash’… Una. Una. Ce n’est pas ça, je t’assure.

L’effort qu’il place à t’appeler par ta nouvelle identité t’apaise bien que tu le fixes, à présent, d’une œillade méfiante. Il a réveillé ta curiosité, mais tu n’es pas sûre de la réponse qu’il va te fournir. Tu as bien noté que son ton est très léger, que ses épaules est détendues, que son sourire est présent. Mais son regard est légèrement incertain et tu remarques qu’il hésite maintenant à te regarder. Il ne sait pas comment tu vas réagir et ça l’inquiète. Tu ne bouges pas. Tu restes silencieuse et attentive. L’homme soupire, conscient que tu ne le laisseras pas s’échapper. Il t’explique qu’être la raison de cette proposition était inattendu et que cela le touchait beaucoup. De plus, pendant un court laps de temps, il a cru revoir cette femme qui lui a plu au premier regard ; il a eu beaucoup de mal à prendre son courage à deux mains pour l’aborder.

— Espèce de menteur ! t’exclames-tu en lui donnant un coup de coude. Tu es venu me voir comme un gros lourdingue et tu m’as directement demandé si j’habitais chez mes parents avant de m'offrir un verre.

— C’est faux, j’étais très timide.

— Tu avais le regard plongé dans ma poitrine.

— C’est bien la preuve que tu m’as tout de suite plu.

Cette réplique fut celle de trop et tu n’hésites plus à empoigner un oreiller pour le lancer contre son visage, tentant de l’étouffer, lui et sa bêtise. Il rit et ton cœur se gonfle d’entendre ceci à nouveau, mais tu n’arrêtes pas pour autant et essayes toujours de le faire passer ad patres. C’est compliqué et, surtout, sans espoir – ce bougre triche avec sa force – et James parvient, au bout de quelques temps, à renverser la situation. Il sait que tu es chatouilleuse et tu te débats, tu hurles de te lâcher. Vous tombez au sol, mais aucun de vous deux ne cessez de sourire. Pas même alors que Steven arrive en courant dans la chambre, inquiet par tes cris soudains. Entre tes hoquets, tes cris, tu parviens à jeter un œil vers le blond qui ne sait visiblement pas comment réagir. Et c’est là que germe l’idée. Cette tentative de crever cet abcès, tu peux le faire ici et maintenant. Sans doute, dans un geste désespéré que tu cries à l’aide. Il ne réagit pas. Tu recommences.

— Steve, aide-moi ! Elle n’arrête pas de bouger !

Tu ne peux pas t’empêcher de crier à la trahison lorsque tu vois que Rogers bouge enfin, mais certainement pas pour t’aider. Toi qui n’es qu’une faible femme, te voilà cerné par deux individus à la force décuplée et surentraînés. Tu n’as absolument aucune chance et tu halètes à l’injustice. À la guerre comme à la guerre, tu décides de ne pas prendre de gant avec eux et un coup de genou met déjà l’un des deux hommes à terre. Plus que l’autre.

— C’était fourbe, ça.

— Et t’as encore rien vu !

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Tu es posé dans le fauteuil, un livre dans les mains. Steve, quand à lui, est installé dans celui d’en face. La télévision est éteinte et pour cause, James n’est pas là. Il a décidé de faire des courses et de les effectuer seul. Personne n’a cherché à le contredire, saisissant qu’il a besoin d’être seul. Du moins, le blond croit qu’il en est ainsi. Toi, tu as bien remarqué son clin d’œil ainsi que son sourire goguenard et sûr de lui. Et c’est toi qu’on dit fourbe ! Tu discernes le soldat bouger en face de toi, mais tu ne lèves pas ton nez de ton bouquin. Tu feins d’être transportée par son histoire alors que tu as découvert qui était l’assassin quelques pages avant la fin. Un coup classique. Banal. Vous faisiez déjà ainsi à ton époque. De l’autre côté, tu sens bien que Rogers a cessé sa lecture et trépigne presque dans son siège. Tu hésites à l’aider, à effectuer le premier pas. Mais…

— Pourquoi tu ne nous as rien dit ?

Ah. Finalement, il n’a pas besoin de ton assistance.

Doucement, tu renfermes ton livre et le poses sur la table basse. La question n’est pas claire et tu te doutes que cela doit lui coûter de la poser. Sans lever la voix, tu lui demandes de quoi il parle et tu vois qu’il est mal à l’aise. Néanmoins, il finit par y parvenir. Certes, il n’utilise pas le mot et préfère utiliser un moyen détourné pour te le faire saisir, mais tu constates que cela lui a coûté. Et tu soupires en même temps que tu passes une main dans tes cheveux. Même avec James, tu n’as jamais abordé ce sujet. Tu lui expliques alors que, même à l’heure actuelle, il y a très peu de personnes qui avouent avoir été victime de cet acte et, durant les années 40, le silence était encore pire. Surtout en temps de guerre. Qui t’aurait cru ? Qui aurait fait quoi que ce soit pour te protéger ? Pour vous protéger ? Pas grand monde et il y aurait forcément eu des répercussions, de la vengeance… De plus, tu ne voulais pas les inquiéter. Tu ne voulais pas qu’ils t’obligent à tout arrêter et à retourner au pays. Tu voulais continuer à te sentir utile. À faire quelque chose.

Steve acquiesce, comprenant tout à fait ton ressenti et ton besoin d’être utile. C’était la guerre et vous aviez tous ressenti la nécessité de faire quelque chose pour aider la nation. Pour sauver le monde. L’homme se désole juste de l’avoir su, mais de n’avoir rien fait alors qu’il le pouvait. Surtout alors qu’il avait assez d’influence pour cela. S’il avait agi plus tôt, peut-être n’aurais-tu rejoint Hydra. Mais avec des « si », vous referiez le monde, notes-tu avec une pointe de tristesse. Il t’avoue que ton silence le frustre beaucoup et qu’il a la sensation que tu ne leur faisais pas confiance. Tu l’arrêtes immédiatement et te redresses sur ton siège. Jusqu’au moment où il a proféré son mensonge, jamais tu n’as douté d’eux. Il était un précieux ami pour toi et, bien que vous ne soyez plus ensemble, tu étais encore très amoureuse de James. Ils comptaient beaucoup pour toi. Tu savais que tu pouvais leur faire confiance. Leur confier ton frère en était la preuve. Ils n’ont pas à s’en vouloir pour ton silence.

— Mais qu’est-ce qui t’a fait nous détester ? Tu ne répondais à aucune de nos lettres et puis…

— Je te l’ai déjà dit, Steve, coupes-tu, je n’ai reçu aucune de vos lettres. Rien. Il devait y avoir des informations confidentielles.

— Je parlais du Shield et je voulais savoir si tu voulais en être. Être avec nous.

Tu souris pauvrement. Même maintenant, tu ne sais pas si tu aurais accepté. Tu étais trop en colère contre eux. Après tout, tu n’as pas hésité à réclamer James comme sujet d’expérience. Lui que tu aimais encore bien que tu t’échinais à te voiler la face pendant toutes ces années. Tu penses que la conversation est terminée après ce long silence, mais le regard de Steven t’indique le contraire et tu commences à en vouloir à Barnes de vous avoir laissés seuls, tous les deux. Parce que Captain America veut savoir ce que tu as ressenti lorsque tu as rejoint Hydra, quand tu as découvert que Bucky était ton sujet d’expérience. Tu déglutis et blêmis. Ta bouche est résolument close et ton absence de réponse est bien plus criante. Il le comprend et tu le vois se tendre et souffler que tu le savais qu’il serait ton cobaye.

— Pire que ça, avoues-tu du bout des lèvres.

— … C’est toi qui l’as réclamé, réalise-t-il, le cœur au bord des lèvres.

Tu acquiesces et tu n’as pas le courage de le regarder.

— Tu comprends mieux pourquoi je m’en veux autant, finis-tu tout de même par souffler.

— Quand tu le cherchais, c’était pour récupérer Le Soldat de l’Hiver ? questionne Steve d’une voix plus froide.

Au début, oui, expliques-tu. C’était pour cela. C’était une mission qu’on t’avait donnée. C’était ta seule utilité. Et pour y parvenir, tu étais accompagné de Kaare. Bien que les gens du Shield en disaient le contraire, Arenstoff était quelqu’un de bien. C’est lui qui t’a confronté avec l’horreur de tes actions, avec la réalité. C’est lui qui t’a ouvert les yeux et c’est lui qui a pris la décision de se libérer d’Hydra et de retrouver James, non pas pour le soumettre une nouvelle fois à l’Ordre, mais pour l’aider à s’en libérer.

— Alors pourquoi avoir tout fait pour nous fuir après ? Lui et moi, nous n’arrivons pas à comprendre. Même encore maintenant, on a peur que tu fuies si on te laisse sans surveillance.

— Tu ne comprends vraiment pas, soupires-tu.

Tu es lasse et fatiguée, mais le fauteuil ne convient plus et il faut que tu bouges, que tu fasses quelque chose. Alors, tu te redresses et sillonnes de long en large le salon. Tu ne sais pas quoi faire de tes mains.

— Je n’y arrivais pas, tu comprends ? Je n’arrivais pas à regarder James sans me dire que tout ce qu’il avait traversé était de ma faute. Chaque regard, chaque expression, chaque mouvement… ! Il fallait que je sois seule. Je voulais être seule.

— Tu fuyais.

— Et alors ?! Je n’ai pas ta force, ta rapidité ou ta capacité à ingurgiter de l’alcool sans rouler par terre après ! Je suis une lâche et je le sais ! La forêt, c’était ma punition et ça m’allait. Je savais que je n’allais peut-être pas survivre à l’hiver, mais ça me convenait.

— Mais il t’a retrouvé. Quand tu as fui le Wakanda, James ne comprenait pas. Il voulait des réponses, informe-t-il. Il avait le droit de savoir et il t’a cherchée partout. C’était pour lui évident que tu tenterais de fuir dès que tu serais réveillée. Même le fait que tu te sentes coupable ne nous aide pas à comprendre pourquoi tu nous fuis. Una… nous sommes tes amis.

— Si vous étiez vraiment mes amis, jamais vous ne m’auriez menti, claques-tu sur un ton glacial.

Le silence s’installe à nouveau. Il est pesant, étouffant. Tu sais que ta réplique est lourde de conséquences. Elle est bien trop blessante. Tu le vois dans le regard assombri de l’homme. Tu finis par te rasseoir sur le canapé, ta tête entre tes mains et tes coudes appuyés sur tes genoux. Tu lui expliques d’une voix épuisée que tu étais encore perdue. Tu l’as été encore plusieurs jours auparavant. La rancœur est toujours présente alors qu’elle devrait être partie. Mais elle est là, bien tapie au fond de ton esprit et n’attend que le bon moment pour bondir. Tu ne les fuyais pas, eux. Tu te fuyais, toi. Ce que tu as été et ce que tu peux encore être. « Comment regarder la personne à qui on a fait du mal ? » questionnes-tu à voix haute. Tu ne le peux pas. Tu as fui parce que tu as peur que cela recommence. La froideur, la manipulation, les mensonges, la douleur… Rien n’indique cela ne recommencera pas et cela t’effraie. Alors tu t’éloignes le plus loin possible. Et tu ne cesseras jamais de courir jusqu’à ce que tu n’aies plus assez de force pour vivre. Dans ton champ de vision, deux mains se posent doucement sur tes cuisses, attirant ton attention. C’est Steve qui s’est posé à genoux devant toi, la mine triste et un sourire pauvre. Il te promet que cela ne se reproduira pas parce qu’il n’y aura plus de mensonge. Il reconnaît avoir eu tort même s’il voyait cela comme une excellente idée pour te préserver. Il voulait te protéger.

— On dirait entendre James, ricanes-tu sans méchanceté.

— Parce que nous sommes amis, insiste-t-il avec force. Et les amis se protègent.

Tu ne sais pas quoi répondre à cela. À dire vrai, il n’y a rien à dire et tu ne peux que le remercier. Les regrets, la culpabilité seront toujours là. Tu ne pourras jamais t’en débarrasser. Cependant, pour la première fois depuis des années, tu te sens prête à vivre avec, à les accepter. Tu lui souris. Il est plus sincère, plus lumineux, moins triste. Et, pour la première fois depuis des semaines, tu oses enfin le regarder dans les yeux. Cela est plus que suffisant pour que ce dernier affiche également sa joie, son soulagement. Le ton est léger lorsqu’il te propose de regarder une émission poubelle, accompagnée de bières en attendant le retour de James. Tu grimaces et grognes, mais acceptes de bonne grâce.

— On dira que c’est ta punition.

— J’ai comme l’intuition que ça va revenir assez souvent.

Lorsque Barnes revient, il ne peut pas s’empêcher de rester immobile quelques secondes devant l’entrée à cause du spectacle que vous lui offrez. Toi et Steve êtes dans le canapé, à regarder la télévision, le câble branché sur une chaîne musicale. Ainsi, l’homme découvre que tu n’as, non seulement aucun talent dans l’art culinaire, mais aussi dans la chanson. Tu ne rates pas le regard désespéré de Steve lancé en direction de son meilleur ami. Il pensait te punir, voilà que c’est le blond qui lance à un appel à l’aide au brun. Ce dernier préfère se détourner et se rendre dans la cuisine. Quant à toi, un sourire sadique figé sur tes lèvres, tu continues de chanter cette chanson de manière ridicule jusqu’à la fin, au plus grand dam de Captain America qui ne parvient pas à s’échapper de ton piège.

— Je ne voudrais pas briser votre carrière artistique, mais nous devons préparer le repas avant que les gars arrivent.

— Quels gars ? demandes-tu au grand soulagement de Steven.

— Les Avengers. J’ai contacté Sam et il était au quartier avec le reste de l’équipe. Je leur ai donné l’adresse et ils vont arriver dans quelques heures.

— Je ne comprends pas, réagit Rogers, visiblement perdu. Pourquoi veux-tu qu’ils viennent.

— Una voudrait que Wanda fouille dans sa mémoire et trouver des informations sur l’homme que tu recherches.

Steve se tourne vers toi et tu ne peux t’empêcher de lever le menton et de le défier du regard. Tu t’attends à ce qu’il te rabroue, te somme de changer d’avis, mais tu restes surprise tandis qu’il passe son bras autour de tes épaules, te secoue légèrement – selon sa force à lui. À ce geste, tu saisis qu’il est fier de toi et de ta décision.

Jusqu’à ce que tu décides de participer à la préparation du repas.

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Le lieu est sombre. Cela fait bien longtemps que l’individu n’allume que rarement la lumière. Il ne veut pas se faire remarquer. La maison est censée être abandonnée depuis des années. Il n’y a rien qui fonctionne et le réfugié doit user d’imagination pour les ablutions. Il ne lui reste plus rien. Plus d’argent. Plus d’influence. Il ne garde en lui et pour lui que sa haine et son puissant désir de vengeance. Pourtant, il n’est pas seul. Ils ne sont plus que deux à rêver qu’Hydra détruise les Avengers. Supprimer cette liberté mensongère, factice.

— Monsieur, je l’ai retrouvé. Mais elle est avec Captain America.

— Je m’en moque. Nous restons au plan. Je veux voir cette pute mourir.

L’homme veut retrouver l’âge d’or de l’Ordre, mais d’un autre côté, il sait que c’est sans espoir. C’est un rêve qu’il ne pourra pas atteindre. Par conséquent, peu importe s’il meurt ou non. Tant qu’il emporte avec lui cette traîtresse. Celle qui devait récupérer Le Soldat de l’Hiver.

Ce sera son dernier chant du cygne.

Pour Hydra.


Texte publié par Edda T. Charon, 30 mai 2022 à 17h30
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