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Tome 1, Chapitre 4 Tome 1, Chapitre 4

1945. Voilà presque deux ans que tu travailles dans cet endroit, pour Hydra et tu ne ressens aucun remord. Tu t'en fiches d'avoir trahi ton pays, de torturer ces hommes avec toutes ces injections. Certains ne survivent pas aux divers tests et le nombre de cadavre ne baisse pas. Cela ne te fait ni chaud ni froid. Plusieurs fois, ces américains t'ont demandé pourquoi tu faisais cela. Pourquoi tu trahissais ton peuple, ta famille ? Pourquoi tu les trahissais eux. Mais tu ne prends pas la peine de leur répondre. A quoi cela servirait, de toute façon, que tu exprimes ton point de vue. Tu ne t'es plus sentie américaine dès lors où on t'a prise pour un vidoir à foutre. Au final, les nationalités ne sont que des excuses pour se détester. Pas un seul allemand n'a cherché à t'atteindre physique, te traitant avec respect, même si tu écorches leur accent. Tu n'es pas idiote pour autant. Tu sais qu'ils n'apprécient pas qu'une femme doublée d’une américaine leur donne parfois des directives. Néanmoins, ils gardent le silence et c'est tout ce qui te suffit. Tu n'as pas besoin de plus. Tant que tu peux travailler ici, être plus qu'une banale infirmière, et qu'on te laisse mener tes recherches comme tu l'entends. Tu n'agis pourtant pas seule. Zola est très regardant sur ton travail et il n'apprécie pas qu'une rivale marche sur ses plates bandes.

— Avancez-vous, Fräulein ? Questionne Schmidt

— Ces cobayes ne sont pas probants, monsieur. Aucun ne survivront plus de deux semaines.

Tu soupires.

— Pour l'instant, nous ne trouverons pas mieux que Barnes, conclus-tu, fataliste.

— Et vous allez bientôt pouvoir l'étudier, Fräulein Fox.

— Vous l'avez attrapé ? Vous l'avez ramené ici ?

Tes yeux s'écarquillent de surprise et tu te retournes net vers ton supérieur, n'en croyant pas tes oreilles. Il ne te donne aucun détail, tu n'en as pas besoin, mais il se trouve que la branche soviétique de l'Hydra a trouvé son corps dans la neige. Le sujet serait déjà sur le trajet en direction de l'URSS où tu vas le rejoindre sur le champ. Tu demandes ce qu’il en est du docteur Zola, mais il te fait comprendre que le Suisse s'est fait attrapé et qu'il ne reste plus que toi pour que ton travail ne se solde pas par un échec. Tu opines du chef, comprenant. Tu demandes tout de même la raison pour laquelle on ne l'amène pas ici. Ce serait plus facile et plus rapide, mais Red Skull te répond que Hitler est en train de perdre la guerre et qu'amener ce soldat serait stupide, stratégiquement parlant. De même que de te laisser ici. Il faut que tu partes et c'est pour cela qu'il a donné l'ordre à des soldats de t'amener jusqu'à la base soviétique dans pas moins de dix minutes. Il est donc conseillé pour toi de ne pas perdre un seul instant si tu ne veux pas rater ton unique chance de continuer tes recherches et ta liberté. Liberté que ton pays natal ne manquera pas de te retirer en même temps que ta vie. Tu pâlis. Tu ne veux pas mourir. Il le comprend et contre toute attente, le véritablement nommé Schmidt pose une main et un regard paternaliste sur toi, caressant doucement tes mèches rousses de sa main gantée. Et là, tu la vois. Cette expression qui apparaît pour la première fois sur son visage écarlate.

Le doute.

Vous n'allez probablement jamais vous revoir.

Mais les traits de son visage change très rapidement et le voilà qui reprend tout sa superbe, se tenant à nouveau bien droit, la détermination se lisant jusqu'au plus profond de son regard. Pourtant, cela te suffit pour que tu te sentes reconnaissante envers lui et que tu le lui avoues. Tu le remercies pour avoir cru en tes capacités, pour t'avoir laissé une chance de faire tes preuves. Légèrement, il se penche vers toi et souffle doucement :

— Je ne m'entoure que des meilleurs.

Il remet à nouveau son masque.

— Je vous suggère de vous dépêcher, Fräulein Fox. Ils ne vous attendront pas.

— Oui, je pars tout de suite. Je ne vous décevrai pas.

C'est une promesse que tu escomptes bien tenir et ce, par tous les moyens possible. C'est pour cela que tu te hâtes de prendre tous les dossiers importants. Tous ceux susceptible d'aiguiller les Forces Alliés sur votre projet. Il ne faut pas qu'ils sachent. Courant malgré tes talons et ta robe, tu parviens dans ta chambre où tu récupères une valise déjà chargés de vêtements. Tu dois toujours te montrer prévoyante, prête à t'enfuir à tout moment. Tu y prends également un sac en bandoulière dans lequel tu y ranges tes papiers et tu fais demi tour au pas de course jusqu'à la sortie. Deux minutes. Pas de temps à perdre et tu ne cherches pas à récupérer le voile qui s'est détaché de tes cheveux. Tu préfères te ruer vers l'automobile qui s'impatiente. D'ailleurs, à peine refermes-tu la portière que le moteur démarre et vous voilà partis à toute vitesse, te forçant à t'agripper quelque part. Il faut absolument que vous mettiez le plus de distance possible entre vous et le bunker avant que l'armée ne découvre cette base. Ne vous découvre.

Tu ne t'es pas retournée.

Tu n'as pas vu Johann Schmidt récupérer ton voile et le ranger dans sa poche intérieure.

Droit sur son cœur.

Tu le sais, tu as déjà eu cette discussion avec lui alors que tu vidais ta tristesse et ta rancœur en même temps qu'une bouteille de schnnaps. Tes nombreux résultats, ta méticulosité et ta manière de ne pas être cette femme du monde, bonne à marier, lui plaît. Il ne veut pas d'une associée docile, obéissante et pourvue d'une excessive bonté. Tu as d'abord cru qu'il te faisait du charme et c'est saoules que tu lui en as fait la remarques. Néanmoins, il s'est assuré de te faire comprendre qu'il ne ressentait pas ce sentiment, ni ce besoin à ton égard. Il se moque de ton physique avantageux, il ne t'a pas engagé pour cela et il considère l'amour comme quelque chose de trop futile pour ses desseins à venir. Le seul moment où il prendra femme, ce sera pour assurer sa lignée. Juste pour cela.

Tu aimes à penser que vous étiez amis.

Juste des amis.

══════════════╬═══════════════

Hitler est mort. L’Allemagne nazie est tombée, séparée en deux par les américains et les soviétiques. Mais l’Hydra n’a pas de nationalité et, toujours dissimulés en Sibérie, vous vous moquez pas mal de ce qui peut bien se passer à l’extérieur. Tu te fiches bien de ce qu’il est advenu de tes parents. Ont-ils été touché par d’éventuelles bombes ? Ont-ils été à ton enterrement et à celui de ton frère ? Sont-ils reparti en Irlande, loin du pays qui a vu grandir ses deux enfants, qui contient trop de souvenirs. Tu ne sais pas. Tu n’as pas cherché à le savoir. Dès que tu as rejoins les rangs ennemis, tu as tiré un trait sur ton passé, sur ta vie précédente. Tu n’es plus cette petite infirmière stupide. Trop bornée pour refuser de revenir au pays. Après tout, trop peu de jeunes femmes prenaient le risque de s’engager, alors on obligeait celles qui avait rejoint les camps à rester. À ne leur laisser que très peu de jours de permissions, leur faisant comprendre que refuser de revenir au front reviendrait à de la trahison. Et cette acte serait durement puni. Alors, tu as relevé la tête et es restée forte, pleurant dans le silence de la nuit, dans ton oreiller.

Et même encore quelques fois, il t’arrive de ne plus parvenir à supporter cette pression sur tes épaules, à ne plus être cette jeune femme dure et froide. Surtout lorsque certains scientifiques passent leur temps à te rabaisser publiquement, insistant sur le fait que ce n’est pas là la place du sexe faible, que tu n’as aucune expérience dans le domaine scientifique et que tu devrais retourner dans l’infirmerie. Mais tu leur ries au nez lorsque tu les vois buter sur une problématique. C’est vrai, tu n’as pas toutes les réponses, mais tu connais les dossiers du docteur Zola sur le bout des doigts pour les avoir lu et relu un nombre incalculable de fois. Et puis, tu sais que tu y es presque. Le contrôle total, le lavage de cerveau. Tu as la preuve sous tes yeux tous les jours. Alors qu’importe tes larmes, tes moments de faiblesse, tu garderas toujours la tête haute et feras toujours preuve de suffisance à leur égard. Ils rament quand tu avances avec ton cobaye. Comparé à leurs sujets, le tien reste toujours le même depuis des années. Tu es parvenu à le maintenir en vie. Les leurs tombent comme des flocons de neige.

Si beau.

Mais si fragile.

Pas James.

James est comme cette neige qui tient encore alors que tout est fondu autour de lui, grappillant la moindre zone d’ombre pour survivre encore un peu chaque jour. Fièvre, démence, tentative de fuite, supplication vers la mort. Mais rien de tout cela ne fonctionne car son cœur bat toujours, ton venin coulant dans ses veines. Alors les tortures continuent , mettant son corps et son esprit au supplice. Lorsque tu t’approches du lit où il est attaché, tu n’es pas surprise de le voir en sueur. Tu as décidé qu’il était temps de passer à la vitesse supérieure. Tu es présente quand tes subordonnés font les premiers tests. Bien sûr, tu n’acceptes aucun échec et c’est de ta main que les chercheurs meurent quand ils t’annoncent une mauvaise nouvelle. Qu’ils échouent sur les autres sujets, mais le tien doit vivre. Ta vie est liée à la sienne. Les essais prennent du temps et les militaires veulent rapidement des résultats. Ils ne sont pas du genre patient, surtout quand le chef de la scientifique est une femme. Eux qui sont persuadé que ta place est dans la cuisine, ils ne supportent pas l’idée que tu te permettent de leur tenir tête. C’est pourtant ce que tu fais à chaque fois qu’ils veulent t’humilier publiquement sur ton manque de résultat. Lorsque cela arrive, tu affiches un sourire narquois quand tu leur donnes la liste de tous les ratés de tes collègues et ensuite tes résultats.

— Wann kann er auf das Gelände gehen ? 1

— Wir sind nur im Löschen seines Gedächtnisses, Herr. Man muss uns ihm dann die Kodes implantieren und seine Wirksamkeit testen. 2

Ta réponse ne leur plaît pas vraiment, mais ils finissent tout de même par opiner du chef et s’en aller, te laissant seule avec ton cobaye. Tu n’as pas vu qu’il a reprit connaissance, groggy par la fièvre et la douleur. D’une voix basse, épuisée, il t’appelle, te demande pourquoi tu fais cela ? Pourquoi trahir ton pays, tes amis, ta famille. Tu t’approches de lui et le gifle pour le faire taire. Tu n’as aucun compte à lui rendre. Tu ne veux pas lui laisser le temps de reprendre la parole et fourres un objet métallique dans sa bouche. Ce serait dommage qu’il se brise les dents. Tu lances un regard équivoque à ton assistant qui opine du chef et abaisse la machine placée derrière le prisonnier, plaçant un morceau de métal glacé sur la tempe gauche et l’autre sur toute la joue droite. L’homme vérifie sommairement que le sujet est solidement attaché avant d’activer le courant électrique.

Les hurlements de l’homme emplissent toute la pièce. Ses muscles améliorés, développés par ton sérum se bandent et tu ne peux le quitter des yeux, tandis qu’il se débat, cherche désespérément de s’échapper de ce supplice. Ton regard se tourne vers les écrans et tu y prends rapidement des notes. Ton assistant te demande s’il ne faut pas que vous cessiez alors qu’il constate que le cerveau du torturé est en surchauffe et qu’il ne va sûrement pas y survivre. Tu refuses. Il va tenir. Il doit tenir. Encore deux minutes. Tu ne peux pas accepter moins. Cette séance se révélerait totalement inutile et inefficace, ne lui offrant alors que douleur multiples et de potentielles séquelles, chose que tu ne recherches pas. Pas totalement, en tout cas. Tes mains sont crispées sur ton calepin. Plus qu’une minute. Le corps de ton cobaye est recouvert de sueur et de soubresaut lorsque tout enfin se termine. Les plaques sont enlevées de son visage et tu peux clairement voir sa respiration haletante, douloureuse. Il a trop hurlé. Tu t’approches et prend son menton entre tes doigts, ignorant sa transpiration. Tes yeux se plantent dans les siens.

— Sais-tu qui je suis ?

— … Vous êtes le docteur Ashleigh Fox.

— Qui es-tu ?

— Je… j-je suis James Buchanan-…

— Recommencez ! claques-tu à ton assistant.

Tu vois bien qu’il veut dire quelque chose, te demander si c’est réellement nécessaire, si ce n’est pas dangereux. Mais il garde sa bouche close, ne pouvant contester continuellement tes indications et tes ordres. Il a conscience que, à bout de patience, tu n’hésiteras pas à l’envoyer là où ont terminé tous ses autres assistants. Dans la fosse aux cadavres. Enterré sous la neige, le regard éteint mais gardant une teinte d’horreur dans le fond. Dépouillé de ses vêtements, de ses lunettes et de tous ce qui lui appartient jusqu’à ses cheveux. Il déglutit. Le subordonné ne veut pas mourir. Alors, à contrecœur, il accepte de souiller ses principes et obéit à tes directives. Tant mieux. Tu n’as pas envie d’ordonner à un soldat de te débarrasser de lui. Il est utile, intelligent, débrouillard et pas trop insupportable. C’est tout juste assez pour que tu l’acceptes près de toi durant votre temps de travail. Alors, les hurlements de James reprennent. À la différence que tu fais durer la séance plus longtemps. Cinq minutes à la place de trois.

Cela semble durer des heures.

— Sais-tu qui je suis ? répètes-tu mot pour mot.

— … L-le docteur Ashl-leigh... F-Fox...

Il met plus de temps à répondre, cherchant ses mots dans sa tourmente. Sa torture.

— Qui es-tu ?

— … J-je… suis… J-James-…

— Recommencez !

Pas de tentative de contestation.

Dix minutes au lieu de cinq.

══════════════╬═══════════════

La pièce est impersonnelle, dénuée de toute trace de décoration, de quelque chose prouvant qu’un humain vit là. Une penderie avec quelques vêtements féminins, des blouses immaculées, une table recouverte de livres et de papiers, des crayons placés à certains endroits, un lit pour une seule personne parfaitement fait, une petite fenêtre fermée qui aurait bien laissé filtrer la lumière du jour s’il n’y avait pas actuellement une tempête de neige. De ce fait, la chambre n’est seulement illuminée que par une lumière fade qui ne met certainement pas en valeur les murs bétonnés et de la même teinte que le sol et le plafond. Gris. Seule la couverture d’un rouge fatigué et les meubles marron viennent quelques notes de couleur. Mis à part les habits, rien n’indique que tu loges ici. Toutes traces de la jeune femme pétillante que tu as été ont disparu, laissant place à la scientifique sans empathie, faisant de son travail et ses recherches une priorité sur tout autre chose. Pas de romance. Le sexe ne sert qu’à appuyer ton influence et ton contrôle sur certaines personnes sciemment et minutieusement choisies. Comme ton assistant. Lui donner l’autorisation de goûter un corps de femme dans un univers uniquement composé d’homme le rend beaucoup plus docile et obéissant, mettant ses principes au placard lorsque tu prends une décision jugée inhumaine à ses yeux. Il sait que tu lui feras du bien, lui feras oublier la journée, les hurlements, les supplications. Jusqu’au jour suivant. Il y a aussi ce vieux général qui te finance seulement parce qu’il peut lécher tes pieds. Montrer ton corps nu ne sert à rien. Il n’y a qu’en voyant cette partie précise de ton anatomie qu’il se retrouve soudain excité. Personnellement, cela te dégoûte mais tu ne dis rien ; tu laisses faire. Parce que tu sais qu’il ne va pas vivre encore longtemps. Tu as un autre militaire sous ta coupe. Un plus jeune, tout aussi influent. Son charisme touche tout le monde et on l’écoute de plus en plus.

Il est prometteur.

Il est tombé amoureux de toi.

Et tu joues la comédie.

Ce haut gradé te promet monts et merveilles et cela le frustre de ne pouvoir t’offrir bijoux et belles robes, mais il comprend. Votre relation doit absolument rester secrète, il en va de votre réputation et de votre travail. Ébruité votre « romance » serait un coup dur pour Hydra et tu sens que tu es près du succès. Tu le vois, tu peux presque le toucher du bout des doigts. Mais il ne faut pas que tu te reposes sur tes lauriers, ni que tu cries victoire trop vite. James a oublié son nom, mais pas son passé et son surnom. Il y a encore du chemin à faire avant l’achèvement final. Avant le soldat parfait.

— Что это? 3

Ton accent russe est mauvais, mais ton amant dénudé n’en prend certainement pas ombrage. Pas alors que tu es aussi nue que lui dans son bureau, ses mains possessives posées sur ta hanche et ta cuisse, son nez plongé dans ton cou tandis que tu pointes du bout du doigt une boîte portant ton nom. Ta voix est curieuse, faussement enchantée. Tu n’aimes pas les cadeaux.

— платье для тебя, любовь. 4

— Я тебе сказал, что не надо было мне это предлагать. 5

— Конечно, но мы призваны к торжеству, приготовленному Hydra. Тебе надо быть блестящим чтобы убеждать некоторых из наших. 6

Ta langue claque dans l’air, agacée par son explication. Tu n’aimes pas faire des ronds de jambes, tu n’aimes pas raconter à tout va ton travail. Tu ne veux pas parler russe. Tu n’aimes pas l’URSS, sa langue, ses habitants, ses us et ses coutumes. Son écriture est compliquée, incompréhensible à tes yeux, et leur accents écorche tes oreilles. Tu préfères de loin l’allemand. Si on la dit agressive, elle ne te dérange aucunement et, à l’écrit, est beaucoup plus compréhensive pour ton cerveau. Tu ne parles pas de l’anglais – ou américain – ; elle reste ta langue maternelle malgré tout et c’est avec elle que tu y brouillonnes tes notes avant de recopier ton rapport en allemand, puis en russe.

C’est agaçant.

Et tu l’exprimes.

— Ne peuvent-ils pas se passer de moi ? Je ne veux manquer aucun jour de travail.

— Bien paraître devant les membres de Hydra fait partie de ton travail, amour, renchérit-il en posant son index sous ton menton, te forçant à le regarder.

Son accent anglais est tellement laid.

Mais pas autant que son amour pour toi peint sur son visage.

— Je comprends que ton travail est important pour toi, mais tu l’as dit toi-même ce matin. Le sujet doit se reposer une à deux journées pour qu’il soit à nouveau opérationnel pour la suite du traitement. Je pense qu’il ne se vexera pas de ne pas recevoir d’électrochoc pendant sept jours.

— Trois jours, contre-tu. Comme tu viens de le dire, mon travail est important.

— Allons, любовь 7. Profitons de ce voyage pour passer un peu de temps ensemble. Une journée dans cette magnifique robe accompagné de bijoux révélant ta beauté froide. Et trois autres jours juste nous deux. Fais-moi plaisir.

Traduction : obéis et tais-toi.

Tu pinces tes lèvres, marquant bien ta désapprobation. Cependant, tu finis par opiner du chef pour le satisfaire. Il t’est utile. Il ne serait pas judicieux de le mettre en colère et de perdre ton emprise sur lui.

Telle Hydra, tu étends tes tentacules.

Jusqu’à la sédition de l’ennemi.

Jusqu’à sa mort.

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1. Quand pourra-t-il aller sur le terrain ?

2. Nous n'en sommes qu'à l'effacement de sa mémoire. Il nous faudra ensuite lui implanter les codes et tester son efficacité.

3. Qu'est-ce que c'est ?

4. Une robe pour toi, amour.

5. Je t'ai dit qu'il ne fallait pas m'en offrir.

6. Certes, mais nous sommes appelés à un gala préparé par Hydra. Il te faut être splendide pour convaincre certains des nôtres.

7. amour.


Texte publié par Edda T. Charon, 17 février 2020 à 18h23
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