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Tome 1, Chapitre 3 Tome 1, Chapitre 3

Tu ne les as pas revus. Ni James. Ni Steve. Tu as quelques échos de rumeurs des soldats, mais c’est tout. Pas de lettres, rien. Mais tu t’en fiches. Toi non plus, tu ne leur envoies aucune nouvelle. Tu n’en as pas envie. Tu n’as pas envie de renouer les liens avec eux. Ils ont minimisé tes émotions, t’ont pris pour une gamine. Ils t’ont trahie. Alors, tu as décidé de passer à autre chose, de tourner les talons et de couper les ponts. Tu as également été muté, quittant le camp militaire pour un autre situé plus au nord. Plus proche des pays ennemis. De nombreux soldats arrivent, mais peu en reviennent. Ils sont épuisés, démoralisés. Ils ne gardent vraiment que peu d’espoir quant à leur possible retour au pays. Certains d’entre eux ont même pu rencontrer des charmantes jeunes femmes lors des fameux quarts d’heure américains et espèrent bien pouvoir les retrouver dès la fin de la guerre. Juste pour les revoir. Pour demander leurs mains et les épouser. Pour se sentir revivre. Alors, tu les encourages à garder espoir, à se battre, à tout faire pour convaincre leur paternel qu’il est le bon et que personne d’autre ne peut mériter leur fille. Ils te remercient pour ton soutien, pour ton écoute. Si seulement, les hommes pouvaient tous être comme ça. Mais tu t’es débarrassé de cette illusion depuis bien longtemps. Au premier homme qui t’a assuré que tu serais reconnaissante de découvrir les plaisirs de la chair auprès d’un homme, un vrai. Il y en a eu d’autres et cela dure encore aujourd’hui. Tu as tout essayé pour que ce cauchemar cesse, mais rien n’y fait. Tes supérieurs ont beau punir tes violeurs, certains parviennent à passer à travers les mailles de leurs filets et te menacent de choses bien plus horribles si jamais tu les dénonces. Depuis, tu peines à dormir et tu tentes toujours de trouver un prétexte pour ne jamais te retrouver seule face à un soldat pourvu d’un regard affamé braqué dans ta direction. Malheureusement, tu n’y parviens pas tout le temps. Tu ne reçois que rarement une œillade dénuée de mauvaises intentions à ton égard.

Alors tu souffres.

Et la haine grandit en toi.

— Sauf votre respect, mam’zelle Fox. Mais vous devriez pas vous trouver un gars et vous marier avec avant que vous puissiez plus faire d’ gosse ?

— Sauf votre respect, soldat. Je ne me mettrai certainement pas avec un homme qui estime que c’est normal pour une femme d’écarter les cuisses dès que sa main droite ne lui suffit plus.

Le militaire se tait, tout penaud de ta réponse et s’en va sous le soleil brûlant de l’été. Il est forcément au courant de tes malheurs. Les gars ont tendance à comparer leurs exploits sexuels entre eux et ton nom a sûrement été prononcé de nombreuses fois. Tu ne culpabilises pas de lui avoir parlé aussi durement, alors qu’il s’agit de l’un des rares à ne pas t’avoir touché, te parlant avec respect. Tu ne supportes plus cette guerre, mais pas pour les mêmes raisons que les autres troupiers. Tu ne veux plus les voir, les entendre, les écouter. Les toucher.

— Vous avez été dur avec lui, mademoiselle Fox.

Ton sang se glace. Cette voix, tu la hais du plus profond de ton être. Tu ne te retournes pas, continues de travailler, trouvant toujours un prétexte pour effectuer tes tâches, dos à lui. Il faut que tu donnes les résultats de ton inventaire. Oui, il faut absolument que tu le fasses, tu ne dois pas faire attendre le médecin si vous voulez des bandages et des médicaments pour le prochain réapprovisionnement. Mais l’homme est plus rapide que toi, comprenant clairement tes intentions et t’attrape par le poignet et te pousse sur un lit de camp. Le médecin n’est pas là, l’infirmière en second, non plus. Ils sont en train d’essayer de sauver le responsable de ce camp militaire. Très peu de chance de survie d’après ce que tu as entendu. Tu es donc toute seule, faible face à ce monstre qui prend sans demander, sans se soucier de quoi que ce soit. Tu veux te relever sur tes coudes, reculer, te débattre, crier, mais il agit encore plus vite que toi et te donne un coup de poing au visage. Tu glapis de douleur, veux te recroqueviller sur toi-même, mais il ne te laisse pas faire. Pose sa main sur ta gorge et serre de plus en plus fort tandis que l’autre défait son pantalon, remonte ta robe, déchire tes collants, baisse ton sous-vêtement. Tu débats pour garder les cuisses fermées. Tu te débats pour récupérer quelques fibres d’oxygène, pour ne pas tomber dans l’inconscience. Cela devient de plus en plus difficile. Tu commences à voir des points blancs devant tes yeux, ton esprit se fait de plus en plus flou. C’est alors que la main qui t’empêchait de respirer se retire brusquement, te permettant de remplir tes poumons et de tousser. Tu ne cherches pas à savoir ce qu’il s’est passé pour qu’il te libère. Pas alors que tu es saisie par la peur et la rage. Il peut très reprendre là où il s’est arrêté et aller jusqu’au bout. Il ne faut pas. Tu ne peux pas. Tu ne le supporteras pas. Tu t’empares de sa ceinture tombée au sol et t’empresse d’entourer son cou pendant qu’il n’a pas encore repris le total contrôle de son corps. Tu y fais un nœud qui se referme autour de sa gorge et tire de toutes tes forces. Il ne doit pas respirer. Il ne doit plus respirer. Ton visage est crispé mouillé de tes larmes, serrant les dents, te retenant de crier. Il ne faut pas que tu cèdes. Il doit payer.

Il doit mourir.

— Bringt sie mit den anderen Gefangenen. Töte den anderen 1.

Deux paires t’attrapent et te forcent à te relever. Tu pâlis de surprise mêlé d’horreur alors que tu reconnais la couleur de ces uniformes et de l’insigne sur leur couvre-chef. Ce ne sont pas des soldats nazis. C’est bien pire. Ces hommes-là obéissent à un leader aussi fou qu’intelligent, son charisme et son ambition dépassant même celui du Führer. Leur présence ne peut signifier qu’une seule chose, les postes plus avancées ont échoués dans leur mission de protection et d’information et ils sont dorénavant morts ou faits prisonniers. Cela pourrait expliquer la réussite de cette attaque éclair à un moment précis où aucun soldat dans ce camp n’était préparé. Les militaires te parlent dans leur langue, mais tu ne comprends pas un traître mot de ce qu’ils disent et tu manques plusieurs fois de trébucher à chaque fois que tu oses ralentir alors que tu reconnais les cadavres gisant ici et là. L’infirmière en second. Le médecin un peu plus loin. Le gars que tu as envoyé paître un peu plus tôt dans la matinée. Un ou deux de tes violeurs. Tu entends quelques rires gras à ton passage, mais aucun n’amorce le moindre geste à ton égard. Tu restes tout de même sur tes gardes. Il y en a toujours un qui ressent le besoin de se soulager.

Lorsque vous arrivez au niveau des prisonniers, on te pousse vers eux et l’arme pointée droit sur toi te fait comprendre l’ordre de t’asseoir avec les autres et de ne pas faire de vague. Tes confrères américains te demandent où se trouve leur homologue et tu ne cherches pas à dissimuler les trémolos dans ta voix quand tu leur réponds qu’il est mort, une balle en pleine tête. La tristesse, le regret, le remord est absent. À tes yeux, ce sottard n’a reçu que ce qu’il avait refusé. Il est juste dommage que tu n’aies pas eu le temps de l’émasculer. Vous patientez alors dans la boue, sous la pluie, dans le froid. Dans la peur. Vous ne savez pas combien de temps vous attendez, la notion du temps n’étant balancé qu’au mouvement des ennemis, de leur sujet de conversation incompréhensible et certains d’entre vous, disparaissant parfois à l’autre bout du camp et ne revenant jamais. Pas besoin de chercher à savoir ce qu’il leur arrive. Ils sont questionnés, torturés et tués. Qu’ils parlent ou qu’ils gardent le silence, le résultat est le même.

— Du. Die Krankenschwester. Bin wir. Schnell! 2

Le doigt est pointé droit sur toi ainsi que le canon de deux armes allemandes. Tu ne comprends pas ce que l’homme veut dire, mais tu saisis bien que c’est à toi qu’il s’adresse et qu’il ne faut pas qu’il s’impatiente. Alors, tu te remets debout, les jambes engourdies par ta mauvaise position sur un sol inconfortable. On te tire par le bras, t’entraîne à l’écart et il te faut tout ton self-control pour ne pas paniquer, ne pas te débattre, ne pas appeler à l’aide. Personne ne réagirait, ne tenterait de te sauver. Inutile. Futile. Il y aurait des représailles. Tu ne te retournes pas, tente de suivre le rythme rapide des engagés. Le temps a tourné à l’orage. Prévisible avec cette canicule. Il pleut fort, le vent est violent et le tissu voletant sur ta tête t’empêche parfois de voir où tu mets les pieds. Au final, vous finissez votre trajet dans la tête de celui qui fut ton supérieur et tu es laissé là. Un garde est posté à chaque coin de l’abri et un individu te tourne le dos. L’arrière de son crâne est entièrement rouge. Tu as peur de comprendre.

— Vous vous demandez sans doute pourquoi je vous ai fait venir ici, Fräulein, fait-il avec un très fort accent de son pays.

— Sans doute pour me poser des questions, mais je doute de pouvoir vous aider. À moins, bien sûr, que vous cherchiez à savoir qui a développé un début de surdité à cause des bruits des canons ou qui s’est tiré une balle dans la main pour ne pas aller au combat.

Tu es morte de trouille.

Et elle te fait parler.

— Non, effectivement, ce n’est pas pour cela que vous êtes encore vivante. On m’a rapporté… que vous tentiez de tuer l’un des vôtres.

Il se retourne et te fait face.

C’est un crâne rouge qui te regarde.

— Pourquoi ?

Son faciès te met mal à l’aise. Il le sait et ne fait rien pour te faciliter la tâche. Pourquoi le ferait-il, de toute manière. Il est en position de force. Il est le conquérant. Et toi, tu te tiens vaguement droite, tu te tritures les doigts. Faible femme. Tu baisses la tête, pinces tes lèvres. Une boule se forme dans ta gorge et tu sens quelque chose monter à tes yeux. Des larmes. On te demande pourquoi tu as craqué alors que tu fais tout pour garder la tête haute, rester forte. C’est dur, c’est très dur. Mais tu as besoin de lâcher du lest. De cracher cette glaire qui t’empêche de respirer.

— Est-ce que c’est réellement important ? De savoir que j’ai voulu tuer l’un de mes violeurs ?

— Pourtant les infirmières se doivent de s’assurer le bien-être des soldats. C’est comme cela que ça se passe en Amérique, non ?

Une esquisse de mépris.

Il vient de vous deux.

— ‘Faut croire que le patriotisme sert plutôt de prétexte pour ceux qui en ont besoin. Mais je ne comprends pas...

Tu prends un peu d’assurance. Après tout, si tu es encore en vie, c’est qu’il y a des faibles chance que tu le restes.

— Je vous écoute.

— Je ne suis pas simplement ici à cause de ce soldat, n’est-ce pas ? Après tout, peu importe que je sois infirmière ou que j’ai voulu tuer l’un des nôtres, pas vrai ?

Il t’étudie. Chien de faïence jaugeant la dangerosité de son ennemi. Mais tu ne joues pas à la femme fière. Ce serait tenter le diable et il porte une arme à sa ceinture. Alors, tu ne le défies pas du regard et ne lèves pas le menton. Après tout, ce n’est pas après lui que tu es en colère. Au final, le leader de Hydra finit par te répondre que tu es perspicace et que c’est bel et bien pour autre chose qu’il a ordonné qu’on ne t’ôte pas la vie et qu’on t’amène à lui. À vrai dire, il souhaiterait t’amener quelque part où, il l’espère, il obtiendra gain de cause. Cela attise ta curiosité, augmente ton inquiétude et tu te doutes bien que si tu refuses, tu ne recevras qu’une balle en pleine tête. Tu n’as pas vraiment de choix et acceptes de le suivre. Tu ne peux qu’aviser par la suite et voir ce qu’il veut réellement de toi.

— Nehmen Sie mit. Wir gehen auf das Feld. 3

— Herr. Und die Gefangenen. 4

— Welche Gefangene? 5

— Heil Hydra!

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Tu ne sais pas combien de temps a durer le voyage, ni où vous vous rendez exactement, mais une chose est sûre, c’est que vous vous trouvez très proche des lignes allemandes. Du moins, c’est ce que tu penses stupidement étant donné que tu n’entends pas une once d’anglais ou d’américain. Tu ne vois rien, mis à part le noir. On t’a bandé les yeux et tous ces trajets et mouvements, ces virages et demi-tour t’ont fait perdre tous tes repères. Ont-ils fait cela pour que tu ne sois pas capable de retrouver ton chemin ou situer l’endroit sur une carte. Aucun risque. Tu n’as pas vraiment le sens de l’orientation à moins d’avoir un point de repère précis. Si on te laissait parler, tu assurerais que le Nord, cela change de sens suivant comment on est tourné. Mais on t’a bien fait comprendre qu’il valait mieux pour toi que tu gardes le silence, alors tu gardes la bouche close et te laisse diriger en espérant de ne pas te prendre une racine ou d’autres choses. Au moins, ces hommes ne tentent pas de glisser leurs mains là où la bienséance les condamnerait. Bien. Ils savent se tenir. Les pas résonnent. Serais-tu dans un couloir.

— Nehmen Sie er das Stirnband heraus. 6

Il te faut papillonner plusieurs fois des yeux pour que ta rétine s’habitue à nouveau à la lumière et lorsque c’est enfin le cas, tu découvres que tu te trouves dans une pièce dès plus moderne et remplie de lit. Des lits militaires, tout ce qu’il y a de plus inconfortable. Des vides, des occupés. Que des hommes et tous sont attachés. Certains gémissent, d’autres supplient. Dans ta langue. Des soldats. Américains ou anglais, cela n’a aucune espèce d’importance parce que cela n’explique toujours pas ta présence ici.

— Nous ne vous avons pas choisi au hasard, Fräulein Fox.

Il sait qui tu es.

— Votre frère a été un sujet très intéressant. Il a apporté beaucoup de réponses à nos nombreux problèmes, soulevés d’autres questions. Malheureusement, il n’a pas survécu à tous nos tests.

— Jeff’ a été l’un de ces cobayes ? demandes-tu, la colère emplissant ton esprit.

— Tout comme ces hommes ici présents, mais ils ne sont pas importants à vos yeux parce qu’ils ne sont pas votre frère. Voyez l’hypocrisie de la chose.

— Ce que je ne vois pas, c’est pourquoi vous m’avez emmenée dans cet endroit. Pourquoi me montrer et me dire tout ça ?

— Suivez-moi.

Il te tourne le dos, s’avance et tu as comme l’impression qu’il est persuadé que tu ne songeras pas un seul instant à prendre son arme pour lui tirer dessus et t’enfuir. Aussi futile qu’inutile. Tu ne sais pas te servir d’une arme. Tu sauves des gens, tu ne leur ôtes pas la vie. Alors, tu renonces à l’idée de le menacer de son pistolet et suis ses pas, te demandant ce qu’il peut bien exiger de toi. Finalement, vous vous arrêtez devant un lit occupé et ton ravisseur te demande ton avis sur ce sujet. Tu ne réponds pas tout de suite, ne l’auscultes pas immédiatement. Tu le regardes et l’écoutes. Il baragouine quelque chose, tu ne comprends pas. C’est son matricule, mais il ne doit pas avoir assez de force pour articuler. Enfin, tu t’approches de lui et notes qu’il peut à peine ouvrir ses paupières. Tu appliques ce que tu fais avec les souffrants, notes mentalement ses symptômes, ses blessures, sa fièvre, les aiguilles plantées dans le corps, les veines beaucoup trop visibles et prenant une teinte noirâtre. Tu regardes ses mains et tu distingues qu’il n’y a plus d’ongles, pareil concernant ses orteils. Au bout de quelques minutes, tu te retournes vers l’homme n’arborant qu’un crâne entièrement rouge sang et lui réponds que cet alité n’en a plus pour très longtemps à vivre.

— Êtes-vous sûre de vous ?

— Je sais reconnaître un agonisant quand j’en vois un. Allez-vous m’expliquer ce que vous attendez de moi ?

— Votre coopération.

Pardon ?

— Pourquoi le ferais-je ?

— Parce que nous savons tout de vous, Fräulein Fox. Vous avez atteint les meilleures notes de votre école, mais votre personnalité et votre goût pour la compréhension des choses ne plaisaient pas à vos éventuels employeurs. Alors vous avez réfréné ce que vous étiez et êtes devenu la gentille et l’empathique infirmière que tout le monde voulait voir.

— C’est faux.

— L’homme est primaire. Stupide et ne vaut pas moins qu’un animal. Vous en avez été la victime à de maintes reprises. Ce que nous voulons faire, c’est faire évoluer l’homme. Le rendre meilleur.

Tu ne réponds pas. Il n’y a rien à répondre. Ce qu’il dit… Ce que cet homme révèle sur toi est tout à fait vrai. Tu as toujours eu une passion pour le corps humain et pas pour le côté conventionnel. Mais il n’existe pas vraiment de femme médecin, ou il n’y en a trop peu. Quant aux femmes scientifiques axées uniquement sur la recherche, il n’y en a pas. Dommage. C’était pourtant ton domaine de prédilection. Alors, tu es bel et bien devenue cette banale infirmière Ashleigh Fox et a finalement trouvé un travail dans un hôpital situé dans un quartier de New-York. Mais ce n’était pas suffisant et tu as pris la décision d’aller au plus proche des lignes ennemies. Infirmière dans l’armée. Tout ce que peut accepter ton adrénaline. Mais ce n’est toujours pas assez et soigner des hommes, des geignards, des violeurs ne satisfait pas du tout. Et là, cet individu te propose de prendre du galon, de monter en grade et de pouvoir enfin faire ce qui t’a toujours intéressée. La recherche.

— Je-je n’ suis qu’une infirmière.

— Et je vous donne l’unique possibilité de devenir plus que cela.

Ses mots flattent ton ego, ta soif d’en apprendre plus sur le corps humain, t’atteignent et ne te laissent pas indifférente. Tu as envie d’accepter. L’acceptation brûle tes lèvres, tes pensées et lorsque tu relèves la tête, c’est déterminée que tu lui annonces que tu acceptes son offre. Il insiste sur le fait qu’il sera impossible pour toi de faire marche arrière. Si tu doutes, tu meurs. Si tu trahis, tu meurs. Tu opines du chef, saisissant bien ta situation, mais ne flanches pas. Tu refuses de flancher. Peut-être ta fierté qui parle à ce moment-là, mais tu t’en moques. Sans doute, vas-tu aider à marquer l’histoire et il est hors de question que tu passes à côté de cela. Tu veux que ton nom soit nommé si jamais vous parvenez à vos fins. Tu songes à ta famille. Il vaut mieux qu’ils pensent que tu es morte dans le camp. Jamais ils ne pourront regarder en face leur dernière héritière vivante et ayant perdu sa virginité. Tu penses brièvement à Steve, mais l’effaces bien vite de ta mémoire. Cette affaire ne le regarde en rien, son avis ne doit pas être pris en compte. Néanmoins, il y a une dernière personne qui traverse tes pensées et elle ne te quitte pas. Tu t’avances alors d’un pas vers ton nouvel employeur et lui dis que, si tu dois dorénavant travailler pour lui, tu veux effectuer tes recherches sur un homme en particulier. Il veut connaître son identité.

— Le sergent James Buchanan Barnes.

— Rien de plus simple. Il est un sujet prometteur et nous allons bientôt pouvoir le récupérer.

Heil Hydra.

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1. Mettez-là avec les autres prisonniers. Tuez l'autre.

2. Toi. L'infirmière. Suis-nous. Vite !

3. Emmenez-la. Nous partons sur le champ.

4. Monsieur. Et les prisonniers ?

5. Quels prisonniers ?

6. Retirez-lui le bandeau.


Texte publié par Edda T. Charon, 17 février 2020 à 18h08
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