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Tome 1, Chapitre 6 « Chapitre 1 - Adia » Tome 1, Chapitre 6
Adia était ravie. Pour la première fois de sa vie, elle avait quitté Atelmisïa, Cité-Mère du royaume d'Atalëm. Si la jeune femme avait un grand attachement pour celle-ci, et y trouvait toutes les commodités que l'on pouvait espérer, elle savait qu'à la Capitale, tout serait différent. Ou, plutôt, que tout y serait plus grandiose. Après tout, si les Cités-Mères des neuf royaumes étaient d'une superficie gigantesque et d'une beauté mirifique, les leçons du précepteur de la jeune atlane lui avaient enseigné que celle du dixième d'entre eux, Atelpharge, avait des dimensions, et démontrait une splendeur, inimaginables. Elle ne pouvait pas attendre de voir Atelëem de ses propres yeux.
    
    Cela faisait déjà deux heures que l'atlane avait pris la route, en compagnie de son père et de leurs deux esclaves personnels, seule compagnie que Kal avait jugé utile de prendre avec eux. Ils avaient cheminé dans un attelage confortable, tiré par des chevaux Atryl. Cette espèce unique au monde, que l'on ne trouvait qu'en Atlantis, était reconnaissable par sa robustesse, sa robe couleur vin, ses yeux cuivre et sa courte crinière drue. Comme pour les Atlantes, et tous les animaux endémiques de leur continent, ces équidés originaires des plaines fertiles d'Atelvis ne pouvaient se reproduire en dehors de leur espèce. Cette particularité les rendait incomparables aux autres chevaux que l'on trouvait dans les colonies atlanes sur les côtes des continents asservis.
    
    Bientôt, Adia vit apparaître à l'horizon une cité portuaire, de taille moyenne, appelée Atvëltän, où ils feraient halte. De là, ils monteraient dans une galère commerciale, avec le capitaine de laquelle Kal avait déjà organisé leur passage sur le fleuve Atrüs, qui conduisait, lorsqu'on le remontait, directement à l'entrée de l'écluse sud-est d'Atelëem. En effet, pénétrer dans la cité par voie terrestre en venant de l'extérieur d'Atelpharge était impossible. La Capitale se trouvait au centre du royaume, lui-même cerclé d'une montagne infranchissable, seulement percée de quatre gorges dans lesquelles s'écoulaient les fleuves Atmän au nord, Atlèph à l'ouest, Atamäan au sud-ouest et enfin Atrüs au sud-est. La légende racontait que c'était au travers de celles-ci que le Peuple Élu était venu de la mer et avait pris possession des terres concentriques d'Atelëem Cité-Mère d'Atelpharge, le premier royaume.
    
    Lorsque leur attelage se stoppa, à une centaine de mètres des quais, la jeune atlane dut se contenir pour ne pas en sauter précipitamment, ce qui aurait été fort inconvenant. A la place, elle s’astreint à en descendre avec le plus de grâce possible, dès que le cocher vint lui ouvrir la porte. Ce dernier se chargea ensuite de faire parvenir les deux malles que son père et elle avait emportées jusqu'au navire qui les attendait. Adia avait été fort déçue lorsque Kal avait exigé qu'elle n'emporte que le strict minimum vestimentaire, arguant qu'elle allait sans aucun doute ramener de son séjour à la Capitale de quoi refaire sa garde robe. La jeune femme n'avait pas pu l'en détromper, et s'était résignée à n'emmener que ce qu'une unique malle pouvait contenir. Zama avait, de son côté, semblé amusée par toute la situation.
    
    Adia patienta avec son père et leurs esclaves une heure entière avant que le navire ne soit complètement chargé des marchandises qu'il devait transporter jusqu'à Atelëem et de leurs bagages, ainsi que de ceux des autres voyageurs qui allaient embarquer avec eux. Pour tromper l'ennui, l'atlane entraîna sa servante dans une conversation animée concernant tout ce qu'elle espérait voir et visiter durant son séjour. Kal, qui écoutait les deux femmes parler d'une oreille distraite, ne se départait pas de son sourire en coin. Quand, enfin, il fut temps de monter à bord, Adia eut bien du mal à contenir son excitation. Elle y parvint toutefois, et se contenta de tout observer une fois sur le pont avec de grands yeux émerveillés. C'était la première fois qu'elle naviguait. Finalement, les marins détachèrent les cordes qui maintenaient la galère à quai et les voiles de cette dernière se gonflèrent de vent. Puis, l'embarcation commença à s'éloigner du rivage, se dirigeant vers des contrées inconnues.

Texte publié par Alie, 20 janvier 2020 à 13h39
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