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Tome 1, Chapitre 4 Tome 1, Chapitre 4
Le lendemain, lorsqu'elle s'éveilla, Rosa se demanda si elle avait rêvé la scène de la veille. En se retournant et en découvrant Dvan, dormant nu contre elle, un sourire se dessina sur son visage. Tout était vrai.
    
     Elle se leva et passa rapidement ses vêtements, fixant son compagnon toujours dans le monde des rêves. Malgré la pénombre ambiante, elle imaginait son visage. Il n'y avait que la nuit qu'elle pouvait le voir complètement. Lorsqu'il était éveillé, le géant le cachait sans arrêt.
    
     Le voir aussi détendu la fit sourire. Elle aimait le regarder, elle ne pouvait pas le cacher. Avec tendresse, elle se pencha sur lui pour caresser sa joue, avant de déposer un baiser sur son front. A cet instant, il ouvrit les yeux. Elle déglutit difficilement. Cela lui faisait toujours mal au coeur de voir son œil ne s'ouvrir que sur une mince bande blanchâtre. Il ne disait rien, mais il ne voyait plus de celui-ci. Encore un souvenir de son père…
    
     Ils avait tous deux été marqués profondément dans leur chair. Pour elle, c'était simplement plus discret. Mais c'était toujours là, tapie dans son corps, n'attendant qu'une opportunité pour la faire flancher. Instinctivement, elle referma sa main comme si elle tenait encore la paire de ciseaux à la main.
    
     Dvan posa tendrement ses doigts sur les siens.
    
     -Bonjour, mon chéri.
     -Bonjour, murmura-t-il, en fixant son visage.
    
     Avec difficulté, elle se pencha vers lui pour trouver ses lèvres. Un simple baiser qui scellait leur promesse de la veille.
    
     -Attends, n'en fait pas trop.
    
     Il se redressa rapidement et l'enlaça avec tendresse. Avec plaisir, elle posa ses mains sur son torse. Malgré le contact de ses cicatrices, elle ne frissonna pas. Contrairement aux autres, Rosa n'avait jamais eu peur de le regarder. Elle savait combien Dvan était un être exceptionnel.
    
     Après plusieurs échanges de baisers, et alors que la jeune femme se trouvait parfaitement à son aise dans ses bras, il la relâcha.
    
     -Il vaudrait mieux que je me prépare, déclara-t-il doucement.
    
     Il avait raison et elle le savait, mais pourtant elle ne pouvait s'empêcher de regretter ce contact apaisant. Son esprit ne faisait que de penser au soir même quand elle pourrait à nouveau se blottir contre lui.
    
     Avec un regard appréciateur, elle ne put s'empêcher de le fixer alors qu'il enfilait ses vêtements : quel corps musclé, il s'était taillé. Rosa cligna des yeux. Il était peut-être temps de revenir à la réalité, comme savoir ce qu'ils feraient aujourd’hui.
    
     Tout à coup, elle ne put s'empêcher de sursauter. Cela ne passa pas inaperçu aux yeux de Dvan, qui se précipita vers elle.
    
     -Est-ce que ça va ?
    
     Avec un sourire, elle hocha la tête.
    
     -Le bébé…
     -Qu'est-ce qu'il y a ? Il va mal ?
    
     Elle prit sa main dans la sienne pour le rassurer.
    
     -Non, il vient de bouger.
    
     La jeune fille posa ses doigts sur la peau tendue de son ventre.
    
     Dvan se mit aussitôt à le caresser avec tendresse.
    
     -Je ne sens rien.
     -Il faut attendre qu'il bouge à nouveau.
    
     Il ne disait rien, patientant simplement.
    
     -Peut-être qu'il ne m'aime pas, chuchota-t-il.
     -Dvan, il n'est même pas encore né.
    
     L'autre baissa la tête.
    
     -S'il m'en veut ?
     -Pourquoi t'en voudrait-il ?
     -S'il sait que je ne suis pas son père…
    
     Elle posa ses deux mains sur la sienne, pour le rassurer.
    
     -Il ne le sait pas. En plus, il aura le meilleur des pères.
    
     Gêné, Dvan haussa les épaules.
    
     -Je suis pauvre, je n'ai aucun foyer à lui offrir, le rêve pour un enfant.
     -Tu as tout ton amour à lui donner. Celui que tu me portes et celui que tu lui porteras.
     -Pas sûr que ça l'aide…
    
     Elle prit une grande respiration.
    
     -Tu vas te mettre à boire de l'alcool ?
    
     Il secoua la tête.
    
     -Tu vas me frapper ?
     -Jamais. Rosa comment peux-tu seulement penser ça ?
     -Alors, il sera mieux loti que nous. Chacun de nous lui donnera tout son amour.
    
     Avec un sourire, il la prit dans ses bras, lui caressant tendrement le dos.
    
     -Je ferais mon possible pour lui et pour toi. Je vous aimerai, chaque jour, avec toute ma force.
     -Je n'ai jamais douté de toi.
    
     La jeune femme se saisit des mains de son bien-aimé et les porta à sa bouche, avant de les embrasser. Tant qu'ils étaient ensemble, rien ne pouvait les arrêter.
    
     Ils terminèrent de se préparer, avant de quitter la grange, un peu anxieux. En général, ils savaient où ils se trouvaient, mais pas qu'elle serait la suite. Dvan lui tenait gentiment le bras pour la soutenir.
    
     Ils eurent la surprise de voir, Joseph venir vers eux. Lui-même parut étonné de les voir.
    
     -Déjà prêt les jeunes. Ca me plaît bien. Mon garçon suis-moi, il est temps de se mettre au travail, qu'on voit un peu de quoi tu es capable.
     -D'accord, mais pour Rosa.
    
     L'autre regarda la jeune femme.
    
     -Allez donc voir, Maureen. Elle saura veiller sur vous.
     -Bien monsieur.
    
     Dvan lui jeta un dernier regard.
    
     -Ca ira ?
    
     Elle le rassura d'un sourire.
    
     -Tout ira bien, ne t'en fais pas.
    
     Ils se séparèrent et à pas lent, elle s'avança vers la maison de ses hôtes. Étrangement, Rosa voulait croire que les choses allaient changer et qu'ils trouveraient une place ici. Que son bébé pourrait vivre et grandir dans ce village… A moins, que le destin en décide autrement.
    
     C'était ironique. Avant, elle en avait voulu à cet enfant qui grandissait en elle, pour avoir bouleversé sa vie. A présent, elle avait peur de le perdre. Rien n'était jamais écrit d'avance. Elle ferait de son mieux, mais contre la mort, elle ne pouvait rien.
    
     Elle repensa aux paroles de Dvan. Jamais elle n'aurait osé penser qu'il lui dirait de telles choses. La jeune femme était prête à élever seule un enfant. Seulement, du jour au lendemain, elle se retrouvait mariée et son bébé avec un père. Même si elle savait que c'était un mensonge, elle n'aurait pu rêver mieux. Rosa donnait toute sa confiance à l'homme qu'elle aimait, il avait toujours été là pour elle et l'avait toujours protégée.
    
     Son coeur se réchauffa alors qu'elle pensait à Dvan. Elle lui envoya tout son soutien pour qu'il réussisse à montrer de quoi il était capable à Joseph.
    
     Sur cette pensée, elle frappa à la porte et attendit que Maureen lui ouvre.
    

Texte publié par Nascana, 12 juillet 2019 à 19h19
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