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Tome 1, Chapitre 3 Tome 1, Chapitre 3
Peu après, Dvan et Rosa se trouvait dans la grange avec une lampe pour les éclairer. Le géant prépara une couche avec le contenu de leur sac. La jeune femme le regardait s'activer, ne sachant que dire. Elle savait que les propos entendus l'avaient retourné.
    
     -Je sais que tu fais tout ce que tu peux pour moi, murmura-t-elle.
    
     Il se retourna avec un regard triste.
    
     -Dommage que cela ne t’apporte rien.
    
     En l'entendant dire de pareilles choses, elle se précipita pour l'enlacer, pressant son corps contre son dos. Il cessa de bouger, posa ses mains sur les siennes.
    
     -Entend-moi bien, sans toi, je ne suis rien. Si tu meurs, je meurs. Tant que tu seras en vie, je serais là pour toi.
     -Rosa.
    
     Il se retourna et prit son visage entre ses mains, avant d'embrasser son front.
    
     -Je suis désolé de n'avoir que cette vie-là à t'offrir.
     -Je ne m'en plains pas. Je ne te reproche rien. C'est moi qui ne t'aide pas, avec ce ventre. Sans lui, j'aurais pu gagner plus d'argent.
    
     Il secoua la tête.
    
     -Je ne vois pas comment.
    
     Elle, elle voyait bien comment. Et nul doute qu'elle l'aurait fait pour lui, même si cela signifiait retourner voir des hommes dans les ruelles, la nuit. Évidemment vu son état, son potentiel de séduction était au plus bas, sauf pour les malades dont elle avait appris à se méfier.
    
     -Viens plutôt t'allonger.
    
     Rosa hocha la tête et commença à se dévêtir pour passer sa chemise de nuit. Qui sait peut-être qu'avec un peu de chance, ils pourraient rester dans ce village ? Ils seraient ensemble, et son bébé aurait un toit sur la tête. Seulement…
    
     Elle se glissa sous les couvertures, alors que Dvan s'occupait de la lumière. Il vint ensuite la rejoindre. Aussitôt, elle se blottit contre lui, en lui murmurant des excuses.
    
     -Pourquoi t'excuses-tu ?
     -Tu es obligé de rester avec moi.
     -Obligé, c'est un peu fort. J'ai envie de rester avec toi.
    
     Il posa sa tête pour lui chuchoter à l'oreille d'un air taquin.
    
     -En plus, je suis ton mari, maintenant.
     -Il vaut mieux que l'on garde cette couverture pour le moment. Du coup, il ne faut plus qu'on dise quel est notre vrai lien. Sinon cela ressortira tôt ou tard. Seulement…
     -Seulement..
    
     Elle soupira.
    
     -Le problème, c'est qu'a cause de moi tu ne pourras pas être avec d'autres femmes…
    
     Elle se retourna et ils se retrouvèrent face à face. Si proche qu'elle sentait son souffle chaud sur sa joue.
    
     -J'en ai rien à faire des autres femmes. Tu es la seule qui compte pour moi.
     -Oui, mais tu ne pourras pas…
     -C'est toi que je veux. Juste toi !
    
     Il passa sa main sur son visage et elle posa ses doigts sur les siens. Etait-ce possible qu'il pense la même chose qu'elle ?
    
     -Moi aussi… murmura-t-elle, avant de passer la main dans ses cheveux.
    
     Dvan ne bougea pas. Sans doute, ne parlait-il pas de la même chose.
    
     -Seulement avec moi, reprit-elle en cherchant ses mots. Tu ne seras pas libre de faire la même chose qu'avec les autres femmes.
     -Comment ça ?
    
     Évidemment, c'était trop complexe. Il fallait qu'elle reformule.
    
     -Je ne peux pas te suffire. Il y a des choses que nous ne pouvons pas faire…
     -Pourquoi ?
    
     Alors qu'elle réfléchissait à comment lui expliquer ce qui la tourmentait. Il posa délicatement ses lèvres sur les siennes. Ce contact la fit sursauter, et il recula en s'excusant.
    
     -Je suis désolé. Je n'aurais pas dû.
     -Dvan, je suis…
     -Ma femme, déclara-t-il.
    
     Il avait raison. C'était leur couverture. Elle devait s'habituer à ne plus dire la vérité. Si jamais, ils venaient à se tromper, ça serait la fin.
    
     -Tu n'es pas obligé de t'embêter avec moi, déclara-t-elle soudain.
     -M'embêter ?
    
     Il se rapprocha.
    
     -J'en ai envie. Mais si toi…
     -Dvan…
    
     Elle passa sa main derrière sa nuque pour l'attirer vers elle, et l'embrasser tendrement. Il lui caressa le visage, du bout des doigts, comme pour la remercier de sa gentillesse.
    
     -Depuis quand as-tu ce genre de sentiments ?
     -Je ne sais pas. Mais quand il a dit que tu étais ma femme, j'ai senti mon coeur battre plus fort. Je le voulais tellement. Seulement, toi, tu ne le voulais peut-être pas…
     -Je ne pense qu'à toi. Tu es l'homme que j'aime plus que tout au monde. Je n'ai jamais peur quand se sont tes mains qui se posent sur moi.
    
     A nouveau, il l'embrassa tendrement comme pour la rassurer.
    
     -Je ne laisserai plus jamais personne te faire du mal, lui murmura-t-il à l'oreille.
    
     Des larmes se mirent à couler de ses yeux. Brusquement, elle vint se blottir contre lui, et lui donna un baiser plus fougueux qu'elle ne l'aurait voulu. Dvan resserra sa prise sur elle, lui caressant tendrement les cheveux.
    
     Rosa passa ses mains sous la chemise du géant. Il se raidit.
    
     -Pardon. Je t'ai fait mal ?
    
     Elle savait mieux que personne combien ses cicatrices pouvaient être douloureuses.
    
     -Non. C'est juste que je ne m'y attendais pas.
     -Tu veux que j'arrête ?
     -Non, répondit-il plus brusquement qu'il ne l'aurait souhaité. C'est juste…
    
     Elle attendit la suite, en caressant tendrement son visage pour le rassurer.
    
     -Je n'ai jamais…
    
     Rosa comprit tout de suite où il voulait en venir.
    
     -Je sais mon chéri que tu n'as jamais connu de femmes. Mais je ne vois pas trop en quoi, c'est un problème.
    
     Elle, elle avait connu un peu trop d'hommes, ça aussi cela pourrait poser un problème.
    
     Il prit délicatement sa main dans la sienne et l'embrassa. Il paraissait soulagé.
    
     -C'est plutôt toi, qui devrais m'en vouloir…
     -Quoi ?!
     -Combien d'hommes ai-je connu à ton avis ?
     -Je ne sais pas.
     -Trop ! Beaucoup trop…
     -Ce n'était pas ta faute, la rassura-t-il. On t'a fait beaucoup trop de mal. Si jamais je te blesse et que tu veux que j'arrête…
    
     A nouveau, elle l'attira contre elle, pour l'embrasser.
    
     -Tu ne me blesses pas. Tes mains sont si douces sur ma peau que j'ai envie de pleurer de bonheur.
     -Rosa…
    
     Il était sincèrement touché par les propos de la jeune femme.
    
     -Attends.
    
     Elle se redressa, avant de retirer sa chemise de nuit puis de se rallonger.
    
     -Voilà, je suis toute à toi.
    
     Apparemment, ce geste avait coupé Dvan dans son élan. Elle prit sa main et l'attira à elle.
    
     -Ce n'est pas la première fois que tu me vois nue...
    
     Mais c'était la première fois qu'il la considérait autrement, sûrement.
    
     Comme il ne bougeait toujours pas, Rosa se redressa.
    
     -Tu sais Dvan, tu n'es pas obligé. Tu peux m'aimer et ne pas vouloir m'avoir en tant que femme. Tu peux aussi le vouloir, mais pas ce soir.
    
     Elle n'obtint aucune réponse. Trop de questions, elle devait l'avoir perdu en cours de route.
    
     -Dvan faisons simple, veux-tu ? Je pose les questions et tu réponds par oui ou par non. Mais réponds s'il te plaît.
     A nouveau, elle n'eut que le silence à se mettre sous la dent. La jeune femme leva les yeux au ciel et reformula.
     -Est-ce que tu me répondras ?
     -Oui.
    
     C'était étrange de l'avoir près d'elle, mais si loin en même temps. Il était tellement gêné par la situation, qu'il n'osait plus bouger. Rosa le reconnaissait bien là.
    
     -Est-ce que tu m'aimes ?
     -Bien sûr.
    
     Elle ne put s'empêcher de sourire, face à la spontanéité de sa réponse.
    
     -Est-ce que tu veux m'avoir comme femme ?
     -Oui.
     -Est-ce que tu veux me connaître comme un homme pourrait vouloir connaître une femme ?
    
     Il ne dit rien.
    
     -Ce n'est pas grave, si ce n'est pas le cas.
     -Oui.
     -Oui ?
     -Je le veux, Rosa. De toutes mes forces. Mais toi…
    
     Elle posa le doigt sur ses lèvres.
    
     -N'ais aucun doute sur la force de mon attachement à toi. Je t'aime et je veux tout connaître de toi.
    
     A nouveau, elle l'embrassa tendrement, comme pour lui prouver qu'elle ne mentait pas. Il se laissa faire, pour finalement entourer son visage de ses bras. Elle plaqua son corps à présent nu contre lui. Délicatement, la jeune femme chercha sa langue pour la caresser du bout de la sienne.
    
     -Rosa, murmura-t-il. Je t'aime.
     -Je sais, Dvan. Je ressens toute la tendresse de ton amour, et toute la force de ton désir.
     -Vraiment ?
    
     Au vu de leur proximité, cela n'avait rien de choquant.
    
     -Oui. Contre ma jambe.
    
     Brusquement, le géant se redressa, et recula.
    
     -Désolé. Je vais aller prendre l'air, ça me calmera et…
    
     Elle le rattrapa, par le bras, avant qu'il quitte les couvertures.
    
     -Dvan, reviens là. De une, c'est dangereux de se balader dans la nuit, on te l'a dit et de deux, tu abandonnerais ta femme nue dans ton lit ?
    
     Il hésita avant de se rapprocher d'elle.
    
     -Je ne voulais pas…
    
     Il s'interrompit. Qu'est-ce qu'il ne voulait pas ?
    
     -Dvan, mon chéri, je vais t'apprendre un secret : on ne contrôle pas toujours son corps.
     -Vraiment ? Tu ne m'en veux pas ?
    
     Elle soupira.
    
     -Bien sûr que non.
    
     Le silence retomba.
    
     -Est-ce que tu veux te reposer ? lui demanda Rosa.
     -Il faudrait.
    
     Elle sentit une pointe de regret dans sa voix.
    
     La jeune femme sourit. Heureusement, qu'elle lisait en lui comme dans un livre ouvert sinon ils ne seraient pas beaucoup avancés. Se saisissant de sa chemise, elle l'attira vers elle, et commença à en défaire les boutons. Dvan ne disait rien et se laissait faire. Rosa lui retira le vêtement, pour poser ses mains sur son torse.
    
     -Désolé, murmura-t-il.
     -De quoi ?
     -Mes cicatrices ne sont pas agréables à toucher. En plus, je suis très laid…
    
     Encore la même rengaine, du Dvan tout craché. Heureusement qu'elle le connaissait.
    
     -Non. Tu ne l'es pas. J'aimerais qu'une fois dans ta vie, tu puisses te voir par mes yeux. Malgré les cicatrices, tu as un beau visage. En plus, tu es grand et musclé de corps. Beaucoup de femmes voudraient un homme comme toi. Tu ne te rends vraiment pas compte de ce que tu es.
     -Euh… non.
    
     Tout en parlant, elle continuait à caresser sa peau avec tendresse, laissant ses doigts descendre délicatement, jusqu'à atteindre son pantalon. Gêné, il posa ses mains sur les siennes, l'arrêtant dans ses gestes.
    
     -Je vais le faire, murmura-t-il.
     -Comme tu veux.
    
     Elle entendit un froissement d'étoffes, signe qu'il ne lui mentait pas. Quelques instants plus tard, Dvan était près d'elle, mal à l'aise, mais bien présent. Elle l'attira dans ses bras, et il vient se positionner au-dessus de son corps. Leurs lèvres se frôlèrent, avant de se trouver et ne plus se quitter. Elles jouaient les unes avec les autres, dans ses gestes parfois tendre, et d'autres fois, plus fougueux.
    
     -Viens, lui chuchota-t-elle, à l'oreille.
     -Où ça ?
    
     Rosa étouffa un éclat de rire. Ce n'était vraiment pas possible, cela ne pouvait pas être vrai. Mais après tout, c'était ainsi qu'elle l'aimait.
    
     -A ton avis ?
    
     Elle n'obtint aucune réponse. Soit il était gêné, soit il réfléchissait.
    
     -Approche-toi.
     -Oui, mais…
    
     Dvan hésita, avant de confier ce qui le tracassait.
    
     -Le bébé ?
    
     Il posa sa main sur son ventre, comme pour sentir la vie qui s'y développait.
    
     Rosa se redressa. Il n'avait pas tord. Cela ne leur facilitait pas les choses.
    
     -Allonges-toi sur le dos.
     -Pourquoi ?
    
     Il obéit, néanmoins.
    
     -C'est moi qui vais m'occuper de toi.
     -Comment ça ?
    
     Ca risquait d'être plus long de lui donner le descriptif que de faire l'action.
    
     -Laisse-toi juste faire.
    
     Le connaissant et sachant qu'il allait encore une fois, ouvrit la bouche pour poser une question, elle le fit taire d'un baiser. C'était la meilleure façon de l'empêcher de parler. Pendant ce temps-là, Rosa laissa descendre ses mains sur son torse, pour continuer toujours plus bas. Il tressaillit, quand il comprit ce qu'elle allait faire. Dvan voulut l'arrêter, mais elle lui donna une tape sur les doigts.
    
     A croire qu'elle allait devoir l'attacher pour pouvoir faire ce qu'elle voulait. Clairement lui devait se sentir mal à l'aise par rapport à la situation.
    
     La jeune femme lui glissa à l'oreille.
    
     -Laisse-moi te faire plaisir.
     -Je ne veux pas te faire du mal…
     -C'est vrai que j'ai l'air en grande souffrance, en ce moment même…
     -Vraiment ?!
    
     Il voulut se redresser, mais elle l'en empêcha en mettant son corps sur le sien.
    
     Elle secoua la tête. Mieux valait éviter le second degré avec ce grand idiot.
    
     -Maintenant, est-ce que tu veux me faire plaisir ?
     -Oui. Plus que tout au monde !
     -Alors laisse-moi être ta femme entièrement.
    
     Il ne répondit pas, mais ne bougea pas non plus. Elle se pencha sur ses lèvres. Au moins, il acceptait ses baisers. Peut-être allait-elle trop vite pour lui ? Rosa hésita sur la suite. Finalement, elle embrassa tendrement son cou, et continua à caresser sa peau, le faisant frissonner au passage.
    
     Elle l'aimait tant et voulait partager ce moment privilégié avec lui. Plus que tout, elle voulait être heureuse avec Dvan, et qu'il soit heureux avec elle.
    
     -Je t'aime, et je veux te montrer la force de mon amour, murmura-t-elle.
     -Je t'aime, moi aussi, lui répondit-il, en posant la main sur ses cheveux pour les caresser.
    
     La jeune femme continua l'exploration du corps de son partenaire. Celui-ci ne bougea pas et se laissa faire. Ses doigts effleuraient une zone plus sensible de son anatomie, et elle le sentit se cambrer en retenant un gémissement. Si elle en jugeait ce qu'elle sentait, il la désirait autant qu'elle le désirait. Resserrant sa prise sur lui, Rosa accentua ses mouvements.
    
     Il murmura son prénom. Elle le sentait de plus en plus fébrile. Mieux valait ne plus tarder.
    
     La jeune femme vint se placer au-dessus de lui, et déposa un baiser passionné sur ses lèvres. Aussitôt, il la prit dans ses bras. Avec lenteur, elle se laissa glisser, l'accueillant en elle. Dvan lui enserra la taille, pour l'empêcher de bouger.
    
     -Attends !
    
     Elle s'immobilisa.
    
     -Quelque chose ne va pas ?
    
     Le géant prit une forte inspiration.
    
     -Je… C'est tellement…
    
     Elle comprit ce qu'il voulait dire.
    
     -Prends ton temps, lui murmura-t-elle à l'oreille.
    
     Il ne répondit pas. Pendant ce temps, elle caressait tendrement ses mains, dont elle appréciait le contact chaud. Si seulement lui aussi, pouvait accepter de découvrir son corps du bout de ses doigts. Elle savait que ce n'était pas le bon moment pour lui demander, mais elle aurait aimé le voir plus entreprenant.
    
     -Ca va… glissa-t-il.
    
     Sa voix avait repris une intonation plus naturelle.
    
     A nouveau, Rosa se mit à onduler du bassin sur lui, faisant pousser des petits gémissements de bonheur à son compagnon. Elle se força à agir du plus lentement qu'elle pouvait, désireuse de faire durer ce moment précieux. C'était le contraire de ses habitudes.
    
     Avec tous les autres hommes, la jeune femme faisait tout pour presser les choses, histoire d'être tranquille. D'ailleurs, certains n'avaient pas besoin de grand-chose pour arriver au point de non-retour. Mais avec Dvan, elle voulait le meilleur : lui faire plaisir, était son seul désir.
    
     A nouveau, elle sentit ses mains se crisper sur son corps. Il haletait alors que des frissons le parcouraient. Devait-elle continuer ou s'arrêter ? Elle n'en avait aucune idée, mais fut surprise lorsqu'il lui donna un brusque coup de reins, qui lui arracha un râle.
    
     -Rosa ?
    
     Elle perçut de l'inquiétude dans sa voix.
    
     -C'est rien. Continue !
    
     Il recommença plus doucement, et elle crispa ses mains sur ses poignets. C'était tellement étrange comme sensation. Si différente de ce que les autres hommes lui offraient. Là, elle n'avait pas envie qu'il s'arrête. Ce n'était pas fait pour être violent et la blesser. C'était juste son corps réagissant au contact du sien.
    
     Malheureusement pour elle, la jeune femme comprit qu'il ne pourrait pas poursuivre comme ça encore un long moment. Cependant, elle ne lui en voulait pas. Cela devait être difficile pour lui de se contenir. Elle était la première et la seule femme qu'il connaissait.
    
     -Rosa ! Je t'aime ! lâcha-t-il, alors que tout son corps se crispait.
    
     Finalement, il se laissa retomber lourdement sur la couche, comme vidé de toute son énergie. Alors elle se laissa glisser à son côté, avant de s'allonger tendrement contre son torse. La jeune femme l'enlaça, elle n'avait plus envie de quitter ses bras. Dvan l'embrassa.
    
     -Merci, lui murmura-t-il. Merci pour tout l'amour que tu m'as donné.
     -Dvan, je t'aime et je ferais tout pour te le montrer.
     -Ce moment qu'on a partagé…
    
     Elle attendit la suite, toujours blottit contre lui.
    
     -Ce que tu as fait… Je suis le plus chanceux des hommes.
    
     Rosa se redressa et ils échangèrent plusieurs petits baisers. Leurs doigts s'enlacèrent. C'était si bon d'être ensemble, et de pouvoir s'aimer librement. Étrangement, elle n'avait pas peur pour la suite. Le fait d'être avec Dvan lui suffisait. Ici, personne ne les connaissait. Ici, ils pouvaient être mari et femme, sans qu'on se pose des questions sur eux.
    
     -Tu es le seul que je veux, lui révéla-t-elle. Le seul avec qui je me sens bien. L'homme avec qui je veux passer le reste de ma vie.
     -Je le veux aussi. Je veux prendre soin de toi et être ton mari.
    
     Il posa tendrement la main sur son ventre et le caressa délicatement.
    
     -Laisse-moi être son père.
     -Dvan ?!
     -Je veux l'être, je te promets que je ferais de mon mieux pour lui offrir le meilleur.
    
     Elle savait qu'il disait vrai, et que c'était aussi son souhait.
    
     -Tu seras le meilleur des pères, Dvan. Je n'en doute pas et je n'en ai jamais douté.
    
     Rosa posa son visage contre l'épaule du géant. Brusquement, la fatigue la rattrapait. Cependant, elle se sentait bien. Incroyablement bien, dans les bras de l'homme qu'elle aimait. Il déposa un baiser sur son front.
    
     -Essaye de te reposer. Tu en as besoin. Je veille sur toi.
    
     Elle le savait et elle lui faisait totalement confiance.
    

Texte publié par Nascana, 30 juin 2019 à 18h00
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