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Tome 1, Chapitre 1 « Rubans de dentelle » Tome 1, Chapitre 1
« Mademoiselle Willémina, il faut vous lever ! » Résonna la voix sévère de Charline.
    
    Je bougonnai et voulus me tourner sur le côté pour échapper aux rayons agressifs du soleil. La fenêtre avait été ouverte après les rideaux sans que je ne les entende et désormais, même ma chambre se faisait traîtresse pour me sortir de mes songes. Cependant, je ne calculai pas bien la distance avec le bord de mon lit et tombai sur le sol, emmêlée dans les couvertures. Cela m'arrivait régulièrement et pourtant je trouvais toujours un moyen de me faire mal quelque part. Cette fois-ci, ce fut mon coude qui fit les frais de mon brutal réveil. Le temps de me tirer de ma prison de tissu, je fus mise à nue, traînée et presque jetée dans une baignoire remplie d’une eau froide parfumée à la lavande. Cela acheva de me sortir de mon sommeil et de me mettre de mauvaise humeur.
    
    « C’est glacé ! Me hérissai-je.
    
    — Il fallait vous réveiller plus tôt, me réprimanda la gouvernante. Vous allez être en retard ! Votre anniversaire, cela vous rappelle-t-il quelque chose ? Le tailleur vous attend déjà.
    
    — J'aurais aimé occulter ce détail, » marmonnai-je d'une voix sombre.
    
    Je ne pouvais pas supporter la vue d'un tailleur depuis ma plus tendre enfance. Un homme hypocrite qui vous tournait autour comme une mouche autour d'une tourte chaude afin de prendre vos mesures et vous faire un costume qui coûtait une fortune. C'était tout bonnement insupportable. J’entendis un soupir dans mon dos. Visiblement, la sexagénaire était consternée par mon comportement. J'avais toujours eu ce que je souhaitais depuis ma naissance, ce qui avait forgé mon caractère capricieux.
    
    Je ne prononçai pas le moindre mot en sortant de mon bain. Je laissai la femme sécher mes courbes qui se révélaient un peu plus chaque année à la féminité. J'enfilai par la suite un corset et une robe rouge beaucoup trop serrée à mon goût. Une fois vêtue, je descendis dans les cuisines où j’adorais prendre mon petit déjeuner. Capricieuse et désobéissante, j'avais toujours la fâcheuse tendance à préférer la présence des cuisiniers à celle de ma mère.
    
    Je me retrouvai donc dans une grande pièce où s’alignaient deux tables titanesques en bois débordantes de viandes, légumes et fruits. Une épaisse fumée dissimulait presque le plafond. L’endroit grouillait de monde et il y régnait un capharnaüm dont je me nourris avant même que de la nourriture me soit servie. Autour de moi, cela sentait bon les épices et le sel, le miel et la coriandre. J’aimais être ici, je trouvais auprès du cuisinier et de son épouse un réconfort présent nul par ailleurs au domaine de Rohan. Cependant, je ne me mélangeais qu'avec ceux qui travaillaient directement pour nous. Les autres serviteurs n'étaient que de pauvres animaux destinés à courber le dos toute leur vie pour pouvoir vivre.
    
    « Mademoiselle, c'est toujours un enchantement de vous voir parmi nous, m’accueillit un homme bien en chair avec une grosse moustache en arrivant vers moi après une petite révérence. Comment allez-vous ce matin ?
    
    — Bien, et vous François ?
    
    — Ma foi à merveille ! Votre petit déjeuner est prêt, venez. »
    
    Je m’assis à une des tables et bus mon bol de lait accompagné de pain et de la confiture de pomme faite la veille. Un vrai délice, un des petits conforts dont il me serait difficile de me passer. Mon goût pour l'abondance n’avait pas cessé d'en surprendre et d'en dépiter certains. Je ne comptais pas passer, même une fois mariée, à côté de petits détails qui rendaient ma vie moins ennuyeuse et monotone. Car si je trouvais bien un avantage à être née noble, c'était que je pouvais manger les meilleures mets et portées les plus beaux tissus.
    
    « Où est Geneviève ? Demandai-je.
    
    — Ma chère épouse est partie faire le marché. Vous la connaissez, elle aime choisir tous les produits elle-même. »
    
    Cette remarque me fit rire. François et Geneviève étaient à notre service depuis plus de vingt ans et ils avaient leurs petites habitudes. Ils connaissaient le domaine et ses habitants comme si nous faisions tous partie de leur propre famille. Cela les aidait à satisfaire tout le monde. Ils sélectionnaient eux-mêmes tous les nouveaux venus avec soin et restaient sévères avec tous. Aucune faute n’était sans importance et elles étaient toutes punies. Heureusement qu'ils étaient présents pour remettre les choses en place, surtout lorsqu’il s’agissait des frasques de ma mère. Car concernant ses débordements, il y avait un lourd travail à effectuer qui me décourageait.
    
    « Vous nous donnez beaucoup de travail Mademoiselle vous savez. Mais cela nous fait du bien, nos nouveaux venus n'ont pas le temps de s'ennuyer de ce fait. La réception de ce soir sera particulièrement magnifique.
    
    — Navrée, soupirai-je. Elle aime les belles réceptions et maintenant que je commence à avoir l’âge requis, elle s’est mise en tête de me marier. Elle rêve juste d’être grand-mère, elle se fiche du nom de famille de mon futur époux. Nous sommes assez riches et influents sans avoir besoin d'un Duc ou d'un Prince. »
    
    Il rigola et s’éloigna afin de donner quelques instructions aux jeunes arrivants tandis que je finissais mon bol de lait. Je fus ensuite traînée de force par Charline jusque dans le grand salon bleu où patientait le tailleur. Il lança à ma tenue trop simple à son goût un regard critique. C'était un petit homme mince vêtu d’un ensemble bariolé. Il s’occupait des tenues de ma mère depuis plus de dix ans. Sa voix criarde m'assomma de suite de ragots et de faux compliments dont je me serais bien passée. Ma courtoisie me permis de ne pas m'en aller au milieu de la séance d'essayage.
    
    Il m’aida à enfiler une robe compliquée faite en grande partie de lin, de soie et de dentelle. Puis je dus rester immobile tout le reste de la matinée. Je lançai quelques œillades à la fenêtre qui donnait que les jardins ensoleillés. Dire que j'aurais pu profiter de cette si belle journée pour faire une petite promenade à cheval. Au lieu de cela, je me faisais torturer pour et par ce satané vêtement que je ne mettrais qu'une fois dans ma vie. Encore une indécente demande de ma mère qui ne regardait pas les dépenses, en particulier ce jour-ci. Je sursautais alors que midi approchait en poussant un petit cri de douleur.
    
    « Si vous cessiez de gigoter comme un cheval piqué par un taon, il ne vous ferait pas mal avec ses aiguilles, s’énerva la gouvernante.
    
    — Je souhaiterais déjà être en mer, ou au moins dehors, » claquai-je d’un ton impérieux.
    
    Deux jours après la fête, ma mère avait prévu un voyage au Portugal en bateau et j’étais impatiente de partir. J’en rêvais chaque nuit depuis qu’elle m’avait annoncé la nouvelle. Cela allait me faire découvrir une nouvelle vie, entourée de l'immense océan, sur un magnifique navire richement décoré. Tout ce que notre caste pouvait se payer.
    
    C'était également l'occasion de vivre de belles aventures comme dans les livres que je lisais ou comme celles que mon père me contait autrefois. Une belle histoire d'amour me faisait même rêver et je me permettais de voir plus loin qu'un mariage arrangé. Nous deux, sur un grand bâtiment, les cheveux au vent, le soleil comme camarade et l'horizon comme unique limite. J'avais une âme très romantique, bercée par la religion et l'esprit immature de ma mère. J'avais toujours eu une fascination presque divine vis-à-vis de l'océan. Mais présentement, cette fascination se transformait en impatience.
    
    « Patientez un peu. Vous êtes pire que votre frère. »
    
    Je ne répondis rien. Charline soupira en levant les yeux au ciel sous ma mauvaise foi et mon attitude d’enfant gâtée. Ses lèvres pincées m’informaient qu'elle se retenait de me réprimander. Habituée à toujours tout recevoir, je détestais attendre. La gouvernante avait tout faire pour m’ouvrir l’esprit à des choses plus importantes qu’une existence superficielle, en vain.
    
    Ce fut cet instant que choisi ma mère pour entrer dans la pièce, en arrachant presque la double porte de ses gonds sous son enthousiasme. C’était une femme de trente-sept ans d’une extrême beauté. Sa tignasse blonde était nouée sur sa nuque à l’aide de barrettes en or et ses yeux sombres parcouraient le salon avec vivacité. J’avais hérité d’elle mes traits fins, mon père m’ayant offert ses cheveux noirs et son regard vert. Bien que très attirante, elle était également fatigante pour tout son entourage à cause de son exubérance. Certains disaient que c'était attendrissant, d'autres qu'elle devrait terminer dans une maison de fou.
    
    Elle s’était mariée très jeune et était veuve depuis trois ans. Elle n’avait jamais voulu prendre un autre époux par respect et amour pour mon père, décédé en mer. J'avais toujours été très admirative de leur relation, un mariage arrangé qui s'était transformé en une histoire digne des plus beaux écrits. Depuis la disparition de mon père, ma mère s’était plongée dans un monde doux, refusant de se heurter de nouveau à la réalité. Ce comportement me faisait mal au cœur. Car lorsque la réalité allait la rattraper, elle tomberait de haut. Elle n'allait pas éternellement pouvoir fuir. Et je n'allais pas pouvoir éternellement la protéger.
    
    « Comme tu es belle ma fille ! » s’écria-t-elle en m’enlaçant à m’en étouffer contre sa voluptueuse poitrine.
    
    Elle me relâcha et se mit à parler très vite de la réception, m’annonçant la liste des invités qui m’étaient presque tous inconnus. Elle me donna également quelques recommandations, notamment sur l'étiquette et la politesse. Encore une soirée qui promettait d'être ennuyeuse au possible. Heureusement pour moi, un petit soleil allait venir éclairer tout cela : Marie-Ange de Villière . Nous étions inséparables depuis notre plus tendre enfance. Délurée et joyeuse, elle aimait le rêve et l’aventure. C’était la seule à pouvoir donner à cet anniversaire un petit grain de folie.
    
    « Willémina, changes-toi et rejoins-moi dans la salle à manger s’il te plaît, ordonna gentiment ma mère. Tes grands-parents viennent d’arriver. »
    
    Elle sortit de la pièce, me laissant aux griffes acérées du tailleur qui m’aida à retirer ma tenue. Je remis ma robe pour me rendre auprès de ma famille, traînant le pas dans les couloirs éclairés par le vif soleil. Mes grands-parents maternels m’accueillirent chaleureusement. Cela me faisait plaisir de les revoir. Ma grand-mère était une femme distinguée adoratrice du bleu. Elle ne portait que cette couleur et elle se serait teint les cheveux si elle avait pu. Mon grand-père était taillé par de dures années en mer. C'était un homme aux traits durs, au nez cassé de nombreuses fois et au sourire sabordé de deux dents. Lorsque je m’assis, il cessa de jouer avec Charles, mon frère cadet. Durant le repas, les adultes discutèrent de mon avenir et d’un futur mariage. Je ne pus m’empêcher de commenter leur débat, même si cela mènerait sans doute à l’esclandre.
    
    « Mère, ne suis-je pas un peu jeune pour…
    
    — Je me suis mariée à treize ans, et ta grand-mère à quinze, me coupa-t-elle. J’estime que tu es assez mature pour cela.
    
    — Et mon époux, combien aura-t-il ? Grondai-je avec cynisme. Le double de mon âge ? Le triple ?
    
    — Cesse ton insolence jeune demoiselle !
    
    — L’amour vient après le mariage, » intervint le vieil homme pour soutenir sa fille.
    
    Ce qu'il pouvait être philosophe avec le ventre plein, notamment de vin. Ce n'était pas étonnant venant d'un ancien corsaire. Je n'attendais pas réellement plus venant de lui. Il préférait de loin discuter des derniers pirates tués plutôt que tergiverser à propos de robes à dentelles et de noces. Et dire que j'aurais rêvé parlé des premières choses plutôt que des secondes. Mais ce n'était pas digne d'une jeune femme de mon rang comme aurait dit mon père avec son sourire affectueux. Ce qu'il pouvait me manquer…
    
    Mon intervention avait agacé ma mère, je le sentais rien. Avant même qu’elle ne me demande de sortir de table, je le fis en m’excusant à mi-voix. Pour une fois qu’elle se comportait en adulte, je n’allais pas la freiner. Je me rendis dans les jardins. Dehors, l'air sentait bon la rose et le jasmin. Le soleil illuminait le ciel bleu sans nuage et un léger vent fit onduler mes cheveux. Je m’allongeai dans l’herbe verte à l’ombre d’un immense chêne et m’y endormis au bout de quelques minutes.
    
    Mon sommeil fut agité, à l'image de ceux qui avaient précédés. Depuis quelques temps déjà, j'étais troublée par quelques songes qui se jouaient de mes sens. Je me réveillai brutalement, essoufflée, après apparemment de longues heures. L’après-midi touchait à sa fin. La mauvaise période du mois dans laquelle je me trouvais m'imposait beaucoup de repos et de changer régulièrement mon jupon. Ma mère m'en avait fait coudre des plus épais que d'ordinaire, afin d'éviter que le reste de mes habits soit souillé. Heureusement, j'allais bientôt me défaire de ce maudit cycle. Alors que je tentais d'émerger des brumes du sommeil, tout restait flou dans mon esprit, un seul détail de mon rêve me revenait : deux yeux gris aussi durs que l’acier.
    
    « Mademoiselle Willémina ? Résonna la voix de la gouvernante, qui m’avait accordé ces quelques heures de repos.
    
    — J’arrive ! »
    
    Il me fallut quelques secondes pour reprendre complètement mes esprits. Les invités arriveraient dans peu de temps, je me devais d'être prête pour les recevoir. Alors que je revêtais mon habit de fête, me trouvant très mal à l'aise dans le corset baleiné comme à chaque fois que j'en portais un, j'entendis quelqu'un frapper à la porte. La femme du cuisinier, toujours aussi prévenante, me tendit une tasse de thé pour me détendre et essayer de calmer mes terribles maux de ventre.
    
    « Madame Geneviève, la saluai-je en restant immobile tandis que Charline bouclait mes cheveux au fer avant de les nouer à l'effrontée.
    
    — Bonsoir Mademoiselle Willémina. »
    
    Elle était souriante, ronde comme son époux, avec une chevelure rousse bouclée attachée en un chignon désordonné. Elle portait une robe en tissu blanc et un tablier bleu clair couvert de taches de sauce et de jus de fruit. Elle pouvait devenir très effrayante quand elle se fâchait et certains domestiques s’en souvenaient encore.
    
    « Marie-Ange est-elle arrivée ?
    
    — Oui, acquiesça-t-elle. Mademoiselle de Villière discute avec Madame de Rohan votre mère.
    
    — Bien, alors j’imagine que je n’ai pas le choix. Descendons, » dis-je en achevant de me regarder dans la glace où je ne vis qu'une caricature aux cheveux bouclés, attachés aussi haut qu'ils pouvaient l'être et vêtue d'un habit plus volumineux qu'un nuage.
    
    La salle de réception, dont ma mère prenait soin plus que n’importe quel autre endroit du domaine car elle y passait beaucoup de soirées, était déjà bien remplie. Les tenues des invités étincelaient de couleurs chatoyantes, étaient décorées de dentelles, de plumes et de nœuds. Les rubans volaient dans les cheveux des femmes et les chaussures des hommes brillaient à la lumière des lustres. Tout n'était que faste et cela m’amusa de les tous voir se dandiner comme des animaux de foire.
    
    Dehors, j’entendais les hennissements des chevaux et le bruit des roues des carrosses. Deux tables semblables à celles des cuisines étaient installées et des lampions bariolés encadraient la grande porte d’entrée. Dans ma robe à crinoline décorée de dentelle et de perles, je fis sensation auprès de nos prestigieuses connaissances. Je tendais ma main gantée de velours aux gentilshommes afin qu'ils me saluent, accompagnant leurs paroles d'un compliment plus ou moins bien amené.
    
    « Wil ! »
    
    J'entendis plus que je ne vis mon amie arriver dans mon dos et me sauter au cou en riant. Elle faillit m’éborgner avec sa nouvelle bague en or et me serra tellement fort que j’eus l’impression d’entendre mes os se briser. Elle avait toujours été très peu délicate. Elle portait une magnifique robe vieux rose et blanche qui mettait en valeur ses courbes plus que généreuses. Ses cheveux clairs étaient bouclés et noués sur sa nuque, dégageant un visage encore arrondi par la fin de l’enfance. Une mouche décorée le dessous de son œil taquin.
    
    La soirée allait pouvoir réellement débuter en sa présence. Je fus dans l’obligation de continuer à saluer chaque personne avec ma mère qui me présentait comme un vrai rossignol. Elle faisait toujours toute une histoire de ma voix bien que je ne lui trouvasse pas une once de beauté. Elle me présenta également comme une musicienne hors paire à la dextérité sans pareille derrière une harpe. Là encore, je ne fis aucun commentaire, me contentant de soupirer intérieurement devant les âneries que ma mère sortait sur moi pour me faire passer pour la fille parfaite. Elle ressemblait à une enfant qui montrait son jouet préféré. Elle ne parla pas de ma désobéissance et de mon intérêt pour les promenades à cheval et mes entraînements à la rapière que j’avais réussi à obtenir depuis deux ans.
    
    Bien entendu, la question de mon mariage ne se fit pas attendre. Je cherchai du soutien auprès de mon grand-père mais lorsque je le vis se retenir de rire avec un verre de vin à la main, je sus qu'il ne m'apporterait rien. Les nobles ne se dérangèrent pas pour me présenter leurs fils en les élevant comme des saints dans l’espoir d’être lié à ma famille. Ce petit manège finit par beaucoup m’amuser ; les ronds de jambe mielleux étaient comiques et je dus faire de grands efforts pour ne pas dévoiler mon rire intérieur. Les œillades noires de ma mère ne faisaient qu’ajouter à mon hilarité.
    
    Durant les heures qui suivirent, je discutai avec Marie-Ange, tentant d'échapper à ma mère et ses invités. L’ambiance était joyeuse, le vin coulait et détendait les esprits les plus étriqués. Une musique entraînante s’éleva dans la grande pièce après le repas. Je fus assaillie par les demandes, valsant toute la soirée avec plusieurs jeunes hommes susceptibles de devenir mon époux.
    
    La nuit était bien avancée lorsque les derniers invités prirent congés, mais ma mère semblait être en pleine forme alors que Charles était au lit depuis bien longtemps déjà. Charline me porta presque jusqu’à ma chambre. Elle m’allongea sur mon lit où je m’endormis rapidement une fois enveloppée d’une douce chemise de nuit.

Texte publié par Loune, 21 mai 2019 à 14h14
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