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Tome 1, Chapitre 8 Tome 1, Chapitre 8
Juste après la frappe à la porte Tante May entra sans attendre de réponse. Qu’est-ce qu’un gentil garçon comme son Peter pouvait-il bien avoir à cacher ? Elle eut un doute sur ce point lorsque son neveu sursauta sur son lit l’air gêné voir coupable. Le doute en question s’envola l’instant d’après quand Tante May aperçu le papier et le fusain à proximité de Peter. Dessiner n’était en rien répréhensible.
    
    « Désolé de te déranger, mais j’ai besoin de ton aide quelques instants. » Expliqua tante May avec un petit regard complice, qui échappa à Peter.
    
    Une étrange sensation le préoccupait. Il avait ressentit une sorte de bourdonnement dans son crâne juste avant l’arrivée de sa tante. Finalement il se leva en rechignant ouvertement. Ce comportement troubla quelque peu Tante May. Peter était si serviable habituellement. Il descendit impatient d’en finir et de se remettre à ce qui était réellement important à ses yeux. Une fois en bas eut lieu une vision miraculeuse. L’adolescent caractériel retrouva son humilité et sa douceur face elle. Tout comme la belle actrice rousse qui occupait ses pensées depuis leur rencontre, s’évapora.
    
    Gwen ressemblait à un petit chien mouillé avec cette robe encore au stade des retouches flottante çà et là. Comment ne pas avoir envie de l’aider ? Si bien que Peter se hâta d’assister sa tante en tenant un bout de tissu par-ci, et en maintenant un fil par-là. Malgré cette forte proximité l’attitude généralement malaisée des deux adolescents semblait s’être estompée. Tremblements et rougissements avaient disparu. S’essayant au rôle d’entremetteuse Tante May jugea préférable de s’éclipser sous un prétexte quelconque.
    
    Ne voulant pas gâcher une telle opportunité Peter rassembla son courage.
    
    « Tu sais il y a beaucoup de spectacles à proximité de la grande rue, peut-être qu’on p...»
    
    Tout en parlant il guettait avec une boule dans le ventre les éventuelles réactions de Gwen. Si bien qu’il remarqua sa préoccupation.
    
    « Gwen. » Murmura-t-il doucement comme on réveille son enfant. « Ça va ? »
    
    « Non. » Admit-elle à la fois attristée par la situation et réjouit d’avoir un confident. « C’est à cause de ce Mystério. »
    
    « Mystério ! »
    
    « Tu le connais ? »
    
    « J’ai entendu quelques bruits sur lui. » Improvisa Peter.
    
    « Il dépouille les gens avec des jeux de hasard, et parvient toujours à échapper aux gardes. Hier le baron d'Osborn a réprimandé mon père à ce propos. Il menace même de le chasser de la ville en cas d’échec. »
    
    « Ça va s’arranger. » Dit Peter en posant une main sur son épaule.
    
    Si la voix était compatissante, l’expression du visage elle dénotait. On y décelait une sorte joie similaire à enfant concoctant sa prochaine bêtise. Par chance Gwen perçut uniquement ce qu’elle désirait.
    
    « Merci Peter. » Dit-elle en rapprochant son visage du sien.
    
    « Foutre dieu, que mes pieds me font mal ! »
    
    Oncle Ben venait de faire son entrée, et était encore plus préoccupé que d’habitude. Au point qu’il ne remarqua même pas les positions équivoques des deux jeunes gens.
    
    « Bonjour mademoiselle Stacy. Peter suis-moi. »
    
    Encore perturbé par ce qui aurait dû se produire, Peter obéit machinalement. Gwen tout aussi désorientée et gênée par ses habits demeura sur place. Sous l’impulsion d’Oncle Ben de rapides changements de décors eurent lieu. Sa femme se retrouva à s’occuper de la cliente, et son neveu dans l’arrière-boutique en sa compagnie.
    
    Face à l’air sérieux du vieil artisan, Peter délaissa son égoïsme récent au profit d’une grande attention.
    
    « Comme tu le sais déjà, les affaires ne vont pas fort dernièrement. » Commença à dire Oncle Ben gêné comme s’il s’excusait. « C’est pour ça que je t’ai p... soutenu au sujet de l’université. »
    
    Il s’en voulait ! Lui qui en avait déjà tant fait à l’égard d’un enfant n’étant même pas le sien. Peter décida de stopper cet horrible spectacle. Il prit la main d’Oncle Ben, et le regarda droit dans les yeux.
    
    « Que se passe-t-il ? »
    
    « J’ai eu beau chercher dans toute la ville, je n’ai pas trouvé les étoffes qu’il me faut. En tout cas pas à un prix approprié à ma bourse. Si bien que je suis obligé de partir en chercher ailleurs. Je vais être absent quelques jours. Je sais que tu as déjà fort à faire à l’université, mais j’aimerais que tu soutiennes ta tante pendant mon absence. »
    
    « Je le ferais tonton. » Affirma Peter très sérieux.
    
    Même s’il était sincère, une partie de lui y voyait une opportunité. Une opportunité, qui allait engendrer une légende.

Texte publié par Jules Famas, 22 mai 2019 à 19h26
© tous droits réservés.
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