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Tome 1, Chapitre 1 « Les surprises ne font pas toujours plaisir » Tome 1, Chapitre 1
La nuit était tombée lorsque Lynette revint chez elle, portant un panier en osier plein de victuailles. Sans se laisser arrêter par le bruit qu'émit la porte en fer forgé marquant la limite du terrain, elle continua son chemin. Il faudrait vraiment que son père pense à huiler les gonds. Elle lui en parlerait. Là, elle avait l'impression de réveiller tout le quartier à chacune de ses entrées et sorties. La seule chose intéressante dans l'affaire était qu'on savait lorsque quelqu'un venait à mettre les pieds chez eux.
    
    Arrivée près de la maison, elle s'arrêta un instant pour contempler le morceau de ville qui les surplombait. Elle n'y apercevait pas grand-chose : quelques vagues silhouettes, peut-être des arbres… La jeune femme était incapable de dire si c'était l'obscurité ou ses lunettes qui étaient en cause. Sa vue était peut-être encore plus mauvaise qu'auparavant ?
    
    Elle reprit sa route. Il n'y avait rien ici qui soit digne de retenir son attention. Le paysage restait invariablement le même et, une fois encore, seul, son père l'attendrait à la maison. Les gens n'aimaient guère s'approcher de ce lieu. Ils ne le faisaient qu'en cas d'extrême nécessité, de préférence lorsqu'il faisait encore jour.
    
    Lynette allait pousser la porte, mais quelque chose la retint. Des bruits étouffés lui parvinrent. Ce n'était pas normal, sachant que son parent devait être seul.
    
    -Court Lynette ! Sauve-toi !
    
    Ses mots la surprirent et pendant l'espace d'un instant, elle hésita sur ce qu'elle devait faire. Peut-être s'en serait-elle tirée si elle avait réagi tout de suite, et encore, rien n'était moins sûr. Cependant le temps qu'elle fasse quelque pas en arrière, le battant s'était ouvert vomissant un homme de grande taille qui se jeta sur elle.
    
    Surprise, le panier lui échappa des mains et vint s'écraser sur le sol, mais elle n'y prêta aucune attention. Se retournant le plus vite possible, elle se pressa vers la grille alors que sa robe lui fouettait les jambes, lui rendant la tâche encore plus difficile.
    
    Lynette ne regarda pas en arrière, craignant le pire. L'homme était bien plus grand qu'elle et devait aussi courir plus vite. Elle sut qu'elle avait perdu lorsque qu'une main lui saisit le bras. Elle voulut se débattre, mais face à la force qui l'agrippait, elle se savait déjà vaincue. L'homme qui la tenait l'attira vivement à lui et la serra contre son torse, lui coupant le souffle.
    
    Avec délice, il plongeant son nez dans ses longs cheveux noirs, avant de lécher son cou. Ce geste la glaça à l'intérieur, et elle immobilisa, pétrifiée. La peur lui coupa les jambes, et elle ne pensa même pas à se débattre.
    
    Ca ne pouvait pas être vrai. Il ne pouvait pas lui arriver une telle chose, pas chez elle, dans cet endroit où elle était née et avait toujours vécu. C'était impensable. Elle n'avait jamais eu peur dans ce lieu. A présent….
    
    Entraînée sans ménagement, elle se retrouva poussée à l'intérieur de sa propre habitation. Là, des hommes attendaient entourant son père qui baissait piteusement la tête. Lynette chercha son regard pour se donner du courage, mais il fixait le sol.
    
    -Très bien… Maintenant que toute la famille est réunit, il serait peut-être temps de révéler les informations qui m'intéressent. Promis, ensuite, je vous laisserais tranquille.
    
    La jeune femme se tourna vers la voix. Un homme se tenait face à eux, et à en voir l'attitude des autres, elle comprit qu'il s'agissait là de leur chef. Plus petit qu'eux, il avait le visage sévère, et des vêtements de meilleurs factures, montrant par la même son ascendant.
    
    -Tu ne veux toujours pas parler ?
    
    L'homme se pencha vers son parent.
    
    -Je n'ai rien à vous dire, marmonna-t-il entre ses dents.
    
    -Vraiment ?
    
    Le chef fit un signe à l'homme qui tenait les bras de Lynette, les serrant fortement dans son dos. Celui-ci la força à avancer.
    
    -Tu ne voudrais quand même pas qu'il arrive malheur à ta gentille fille.
    
    Joignant le geste à la parole, il se saisit du menton de son otage pour lui relever la tête.
    
    Soudain, le père paru reprendre conscience.
    
    -Ne la touchez pas ! Elle n'a rien à voir dans cette histoire !
    
    Lynette secoua la tête pour se débarrasser de la main, sur son visage.
    
    Sans plus attendre, l'homme la lâcha.
    
    -Elle n'a vraiment rien d’exceptionnelle… Cependant, si tu ne réponds pas, il pourrait vraiment lui arriver de mauvaises choses !
    
    -Je…
    
    Lynette croisa le regard désespéré de son père. Même si elle ne comprenait pas vraiment ce qui se tramait, elle percevait bien l'abattement qui habitait son parent. A nouveau, il baissa la tête, n'osant plus l'observer.
    
    -Écoutez, nous n'avons pas d'argent alors…, tenta-t-elle.
    
    L'homme se mit à rire, en l'entendant déclarer ses mots.
    
    -Je vois que tu ne comprends pas bien, la raison de ma présence. Ce que je veux, c'est le secret ! Je sais que ta famille le protège depuis plusieurs générations.
    
    En entendant cela, Lynette écarquilla les yeux.
    
    -Un secret… murmura son interlocuteur. Il doit être important pour que votre famille le garde depuis tout ce temps. Il pourrait sûrement me rapporter beaucoup. Mais pour ça, il faudrait que ton père consente à éclairer ma lanterne.
    
    -Je ne vous direz rien, finis par lancer le géniteur de Lynette.
    
    -Je vois. Tu ne tiens donc pas à ta fille !
    
    Le père jeta un regard sur la jeune femme.
    
    -Lynette, murmura-t-il d'une voix brisée.
    
    Elle secoua la tête.
    
    -Je n'entends toujours rien.
    
    Seul le silence lui répondit.
    
    -Je vois. Mylan ?
    
    L'homme qui immobilisait l'otage, prit la parole :
    
    -Monsieur !
    
    -Occupe-toi d'elle !
    
    -Avec plaisir !
    
    A ses mots, Lynette sentit ses jambes se dérober sous elle. Cependant, l'homme avait passé ses bras autour de sa taille et la maintenait si fermement contre lui, qu'elle n'avait même pas besoin de tenir debout. Elle pouvait sentir tout son corps collait à elle, lui donnant envie de vomir.
    
    Son père se mit à hurler :
    
    -Lynette !
    
    Mais elle se sentait incapable de lui répondre.
    
    -Une dernière chance, peut-être ?
    
    N'obtenant pas la réponse attendue, le chef donna ses ordres.
    
    -Emmenez-le !
    
    Les autres hochèrent la tête, saisirent leur otage par les bras et l’entraînèrent dans leur sillage.
    
    -S'il n'aime pas suffisamment sa fille, nous trouverons une façon de lui extorquer ces informations.
    
    Les hommes de main qui encadré le père le poussèrent hors de l'habitation. Celui-ci cria, une dernière fois, le prénom de son enfant, mais n'eut aucune réponse.
    
    -Mylan rejoins-nous, lorsque tu auras terminé. Enfin, prends ton temps !
    
    L'autre se mit à sourire alors qu'il tenait toujours la jeune femme fermement dans ses bras, qui semblait plongé dans un état second. Les yeux dans le vague, elle paraissait très loin. C'était comme si son esprit tentait de s'échapper de ce corps qui ne serait bientôt plus sien.
    
    Tous les hommes disparurent happés par la nuit, laissant pour seul trace de leur passage la porte ouverte. Un vent froid s'engouffra dans la maison et caressa les joues mouillées de larmes de Lynette. Elle savait déjà que personne ne viendrait la sauver. Qui pourrait bien venir au cimetière, au beau milieu de la nuit ?
    
    Lorsque les bruits de pas, ne furent plus audible. Son tortionnaire, retourna Lynette vers lui.
    
    -Ne crains rien, je vais bien m'occuper de toi.
    
    La jeune femme sentait ses mains sur son corps, l'avidité dans sa voix. Elle aurait voulu se battre, dire quelque chose, au lieu de juste rester pétrifier d'effroi face au sort peu enviable qui l'attendait. Lorsqu'il la lâcha, elle tomba lentement sur le sol. Sans force, elle ne se voyait même pas tenter de fuir. Tremblante de la tête aux pieds, la jeune femme ne se sentait plus maîtresse d'elle-même.
    
    -Tu es déjà à mes pieds, ricana-t-il.
    
    Il se pencha sur elle, pour tenter de la faire bouger. Dans un état second, elle se laisser faire, les larmes dévalant ses joues sans qu'elle ne les essuie, chaque mouvement agitant mollement son corps. Voyant qu'elle était incapable de se remettre sur ses pieds, l'homme soupira.
    
    -Très bien, faisons ça, ici. Ça n'a pas d'importance.
    
    Ses mains se saisirent de sa robe : il remonta lentement ses jupons dévoilant des jambes fines et pâles. Elle se mit à trembler face à ses mains qui se permettaient de toucher son corps. Instinctivement, la jeune femme se mit à se contorsionner, pour y échapper.
    
    -Non…
    
    Elle aurait voulu crier, mais sa voix n'était qu'un murmure. Elle n'arrivait pas à parler tant sa gorge était serré. Il fallait qu'elle se relève et qu'elle court. Maintenant… Malgré la faiblesse, il lui fallait le faire. Sinon, il se serait trop tard.
    
    La jeune femme tenta bien de bondir sur le côté pour lui échapper, mais sans ménagement, il la repoussa sur le sol. Elle s'écrasa sur le parquet alors qu'il entreprenait de déboutonner son corsage, tout en la fixant. Cherchant à échapper à ce regard qui paraissait vouloir lui manger son âme, Lynette se tourna vers la porte espérant que quelqu'un vienne l'aider.
    
    Alors qu'elle faisait de son mieux pour se protéger, en mettant ses bras autour de sa poitrine, essayant vainement de garder le contrôle sur son corps. Sans se soucier le moins du monde de ses pauvres tentatives de défense, il saisit ses poignets et les tordit lui arrachant un cri de douleur.
    
    -Tu n'as qu'à être une gentille fille !
    
    Il attrapa ses bras et les plaqua sur le sol avec une seul main, gardant l'autre pour sa sale besogne. Il se faisait de plus en plus pressant, et un bruit, apprit à Lynette qu'il venait d'arracher le tissu pour aller plus vite. Révélant sa poitrine blanche qu'il prit plaisir à lâcher. Sa langue laissant des traces invisibles sur elle.
    
    -Tu ressembles à une enfant… Je te parie que tu es encore vierge. Je suis sûr que ça sera plaisant. Tu vas voir, tu vas aimer.
    
    Lynette se rendit compte avec horreur qu'il commençait à retirer sa ceinture. Prise d'un haut le coeur, elle tourna la tête, cessant de bouger complètement. Interprétant cela comme une attitude de soumission, il relâcha sa prise sur ses bras, pour se dévêtir au plus vite.
    
    N'attendant que cela, la jeune femme poussa sur ses jambes, pour ramper loin de lui. Il fallait qu'elle réussisse à s'extirper de ce piège. Malheureusement pour elle, sa force semblait s'être envolée et elle ne pus faire que quelques pas sur les genoux.
    
    L'homme la laissa faire, avant de se saisir de sa cheville pour la tirer à nouveau vers lui, en riant. Elle était si petite et si faible qu'il lui était simple de la retenir et de la maîtriser. Plaquant son corps contre le sol, il l'empêchait de bouger. Lynette avait beau agiter les bras et les jambes, il reposait de tout son poids sur elle.
    
    Alors avec l'énergie de désespoir, elle voulut le frapper en sachant que cela ne lui ferrait sûrement rien. Il attrapa son bras, le plaqua au sol et appuya son genou dessus, elle le sentit s'engourdir. Malheureusement, sa deuxième main était coincée sous le torse qui la comprimait.
    
    -Continue à te débattre, ça m’excite encore plus, lui susurra-t-il à l'oreille, alors qu'elle tournait la tête pour ne pas croiser son regard.
    
    Attrapant son visage, il la força à le contempler. La jeune femme ferma les yeux.
    
    -Regard-moi ! lui intima-t-il.
    
    Voyant qu'elle n'en faisait rien, il la frappa un grand coup.
    
    -J'ai dit « regard-moi » !
    
    Serrant les dents, Lynette refusa d'obtempérer. Dans sa situation, il lui restait tellement peu de chose, et elle se refusait à fixer cet homme dans un moment aussi intime. Elle ne voulait pas voir son visage, à chaque instant de sa vie. Elle ne pouvait pas le laisser apposer une marque indélébile sur elle, pour le restant de ses jours.
    
    -Très bien ! Tu ne veux pas me regarder ! Je pourrais te crever les yeux, comme ça, tu verrais plus jamais.
    
    De peur, Lynette ouvrit ses paupières. Elle put ainsi le voir tirer un couteau de sa veste et le poser contre son visage.
    
    -Tu vas être une très gentille fille, d'accord ?
    
    Avalant avec difficulté sa salive, la jeune femme acquiesça.
    
    -Tu vois, c'était plutôt simple. Maintenant, tu vas faire ce que je te dis : « ouvre-bien la bouche » !

Texte publié par Nascana, 22 février 2019 à 22h33
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