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Tome 1, Chapitre 5 Tome 1, Chapitre 5
New York novembre 1922
    
    « C’est bon t’as aucune blessure. » Constata Double.
    
    Vito qui venait pourtant de tuer deux personnes et de frôler la mort, remarqua ce tutoiement. Une tape amicale au niveau de l’épaule acheva son intronisation. Même si le gangster juif tendait vers le communautariste, au moins il savait admettre le talent chez les autres.
    
    « Joe se sent capable de conduire. » Annonça Sal.
    
    Le chauffeur lui n’eut pas le droit à l’accolade, ni à grand-chose d’autre. Le méritait-il d’ailleurs ? Un léger flottement suivit, le temps nécessaire pour que Double réalise qu’on attendait ses instructions. Après tant d’années à être le second couteau, celui qui cogne où et quand on le lui dit, il se retrouvait à diriger. Son vécu lui permit de faire à peu près face à cette nouvelle attribution.
    
    
    « Il faut qu’on se casse rapidement. Joe tu fais chauffer le camion. Vito tu ramasses les armes. Sal tu m’aides à pousser ma voiture sur le côté. Elle gêne le passage. Elle est volée de toute façon. »
    
    La récolte de l’italien ne fut guère fructueuse : un truc rouillé qu’on pouvait à peine qualifier de révolver, et une vieille winchester plus destinée à la chasse aux faisans qu’aux affrontements armés. Finalement la victoire n’était pas si glorieuse avec de pareils adversaires. On pouvait au moins leur reconnaitre un meilleur niveau que les précédents agresseurs de Joe.
    
    Alors qu’il dégageait les clous de la route, Sal trouva enfin la force de s’adresser à son ainé :
    
    « Je suis désolé d’avoir loupé le type. »
    
    N’était-il pas un peu dur envers lui-même ? Après tout le fuyard agonisait peut-être plus loin avec une balle dans le corps ? Et surtout Sal malgré sa panique, était allé au combat.
    
     « T’as fait ce que t’avais à faire. » Trouva seulement à dire Double pas vraiment habitué à la délicatesse.
    
    Il perdura dans une communication bancale en voyant les deux autres complices s’amener. Dire « Il y a un problème ? » lui aurait arraché la gueule au lieu de ce brutal « Quoi ? »
    
    « On a oublié les impacts de balle sur le camion. » Expliqua Vito. « On risque de se faire repérer par une patrouille de police en traversant Brooklyn. »
    
    Un silence pesant se fit. Comment n’avaient-ils pas y songé plutôt ? Sal tapa violemment du pied contre ce coup du sort. Gérer ce genre de merde n’entrait pas dans le domaine de compétence de Double. Il appliquait, et non planifiait.
    
    C’est donc Vito, qui proposa une solution :
    
    « On peut passer par Brownsville (quartier de l’est de Brooklyn). Les flics n’y foutent presque jamais les pieds. Ce sera toujours ça de gagné. »
    
    « La volaille n’évite pas l’endroit pour rien. » Expliqua le doyen de l’équipe. « C’est le territoire des frères Shapiro. Ces tarés flinguent tous ceux, qui arpentent leurs plates-bandes sans leur permission. »
    
    Toujours pas calmé malgré la fusillade Sal s’apprêtait de suggérer de tenter la traversée tout de même. Sauf qu’on devança sa prise de parole.
    
    « Je connais un garagiste à l’entrée de Brooklyn. Il pourrait retaper le camion. »
    
    Autant l’auteur de ces paroles que son contenu, surprit. Joe le poids mort par excellence venait de les tirer de ce mauvais pas. Comment parvenait-il à penser tout en suant la peur par tous les pores de sa peau ?
    
    La route ne se fit pas dans la bonne humeur. Double et Sal étaient brinquebalés à l’arrière au milieu des caisses. Vito regardait avec inquiétude les mains tremblantes de Joe sur le volant. L’arrivée ne les détendit pas énormément.
    
    Par garage il fallait entendre dépotoir crasseux à l’usage de carcasses de bagnoles. Quant à l’entrée de Brooklyn plusieurs kilomètres se trouvaient encore entre elle et cette décharge. A vrai dire l’établissement semblait avoir été jeté là par hasard, tant l’endroit était retiré de tout. Au moins on y gagnait en discrétion.
    
    Joe se gara en trombe, puis tout aussi rapidement alla taper à la porte. Si ce spectacle étonna Sal et Vito, il donna à Double un sentiment déjà-vu. Comment s’appelait-il cet idiot ? Peut-être Ellsworth. Jamais Double n’avait frôlé la mort de si près qu’à son contact, et il se souvenait à peine de son prénom.
    
    Il s’agissait du perdant type s’accrochant désespérément à la table de poker à laquelle il n’avait plus les moyens de continuer à jouer. Tandis que Double s’amenait dans l’intention très claire de le virer, Ellsworth dégaina un flingue. Heureusement le type visait comme un pied. A l’époque Double avait interprété cette action comme celle d’un joueur tentant le quitte ou double. Puis le temps lui avait fait comprendre que cette réaction s’appuyait sur la peur et non l’audace. La peur ne paralyse pas toujours. Parfois au contraire elle vous pousse à agir ou plus exactement à mal agir.
    
    Même si Ellsworth était parvenu à l’atteindre, il ne s’en serait jamais sorti avec tous les autres gars présents. Et bien Joe se comportait visiblement de manière similaire. Il fonçait tête baissée dans l’espoir d’en finir le plus vite possible. Par chance l’homme qui ouvrit assez rapidement, ne prit pas trop mal cette intrusion limite agressive. Pourtant il incarnait le parfait prototype de l’ermite avec sa salopette et sa longue barbe aussi mal entretenues l’une que l’autre.
    
    A peine le reste du groupe s’approcha, que Joe avait déjà réglé l’affaire. Après tout le garagiste et lui, se connaissaient déjà. Le panneau coulissa péniblement afin de faire entrer le véhicule et offrit une surprise encourageante. Sans être un rutilant l’atelier de réparation était parfaitement dégagé prêt à servir.
    
    L’ermite s’affaira sur le véhicule sans attendre. Visiblement il savait ce qu’il faisait, et se moquait du reste y compris des autres présences humaines
    
    L’ambiance s’apaisa enfin. Ils étaient à l’abri dans un coin de l’atelier. Leur problème se trouvait entre les mains d’un autre apparemment compétent. Seul le vieux de la vieille se refusa cette pause. Il avait une équipe à gérer.
    
    Joe en partant pisser, conservait toujours son air apeuré. Peut-être faudrait-il confier le volant à quelqu’un d’autre ?
    
    Au contraire Vito lui accusait bien le coup. Il observait les environs avec curiosité comme s’il était en balade. Sal lui tournait en rond comme une bête en cage. Peut-être son échec lors de la fusillade le hantait encore ? Il valait mieux l’occuper.
    
    « Va voir ce que Joe fout. » Lui ordonna Double.
    
    Effectivement le chauffeur s’attardait un peu. Ça méritait à la rigueur un petit coup de pied cul. Sal lui préféra le trainer par le cou dans l’atelier. Le flingue dans son autre main et le visage crispé, il ne manquait que l’écume aux lèvres pour parfaire le tableau.
    
    « Ce fumier cherchait une sortie. » Annonça-t-il d’une voix puissante.
    
    Vito se joignit au dégoût par un « enfoiré » chargé de mépris. Double fidèle à lui-même préféra jouer la sécurité. Il ne fallait pas oublier l’autre personne présente. La main sur son lüger et l’œil sur l’ermite, l’homme de main réalisa son indifférence.
    
    Quelque chose n’allait pas ? Ses nouvelles responsabilités poussèrent Double à creuser.
    
    « Tu ne soutiens pas ton pote ? »
    
    « Non. » Dit l’ermite.
    
    On sentait de la crispation. Il ne voulait pas trop en dire. Double eut alors une sorte d’illumination, comme quand trouvait la solution à un problème sans être capable d’en expliquer le procédé.
    
    « Comment il s’appelle ? » Demanda l’homme de main en dégainant son arme tout en désignant Joe.
    
    La réponse de l’ermite se limita à un soupir blasé. Ainsi contre toute logique Joe et lui ne se connaissaient pas. Cette réponse ouvrait la porte sur d’autres questions. Mais l’ambiance ne se prêtait à jouer aux devinettes.
    
    « Tu vas tout cracher fumier. » Gueula de son côté Sal en pointant son pistolet sur la tempe de son prisonnier.
    
    Joe d’abord gémit, puis le désespoir le poussa à plaider sa cause.
    
    « Ils sont venus chez moi. Des types que je ne connaissais même pas. Ils ont menacés de s’en prendre à ma femme et à mon gamin. »
    
    Après les motivations suivirent les précisions. Sous la menace le chauffeur avait tout révélé : les parcours, les dates de livraison…
    
    Puis un soir les inconnus lui fournirent à leur tour un nouveau trajet passant justement par ce garage afin de maquiller d’éventuels dégâts suite à l’embuscade. Joe n’en savait pas plus. Jamais ses complices imposés ne lui avaient révélé quoique ce soit sur leurs identités. Et aucun ne comptait parmi les auteurs de l’assaut précédent.
    
    Sal à la fois enivré par le pouvoir qu’il exerçait sur sa victime et écœuré par elle, lui mit une balle en pleine tête. Ça lui vint naturellement sans même réfléchir. Bien qu’il connaisse Joe, Vito ne tenta pas de sursoir l’exécution. Rien ne semblait être capable de stopper Sal dans cet état.
    
    Une question demeurait en suspend. Quelle raison avait bien pu pousser le défunt à se rendre à ce garage malgré le mauvais déroulement de l’opération ? Complétement paumé il s’était raccroché tout bêtement à la consigne, bien qu’elle ne soit plus adaptée. Réalisant son erreur Joe avait veillé à ce que le garagiste ne vende pas la mèche, et enfin essayé de s’enfuir. Finalement il ne s’en était pas si mal tiré pour un simple livreur bazardé dans cet autre monde.
    
    Double connaissait la consigne. Il fallait quitter le plus vite possible le lieu d’une exécution. Il poussa l’ermite à finir le boulot. Ce dernier apposa les deux plaques d’entreprise trouvée dieu sait où sur les deux portières avec une minutie. Ensuite le mécanicien se leva, et fit face. Lui aussi avait roulé sa bosse, et savait parfaitement ce qui allait suivre. Il décida donc d’abréger.
    
    « Je n’en sais pas plus que lui. » Affirma-t-il.
    
    Double respectueux lui rendit la pareille par le biais d’un tir au milieu du front offrant ainsi une mort instantanée. Pas de témoin pouvant vous identifier : telle était également la consigne.
    
    

    ***********************

    
    
    New York ouvrait enfin ses bras. La scène en était presque biblique : derrière la route obscure et désertique, devant la ville lumineuse. En guise de cerise sur le gâteau, tous les obstacles placés en travers du chemin avaient été déblayé précédemment. Puis la foutue loi de Murphy vint faire des siennes. En plus elle se montra vicieuse.
    
    La mauvaise surprise n’était pas un nid de poule, ni une patrouille de police. Non ça aurait été trop simple. Elle provint de l’intérieur. Alors qu’ils étaient si proches du but, Sal proposa ou plutôt exigea un arrêt. La rage en lui endormit par son meurtre était revenue. Ça se sentait. Une fois tous rassemblés devant le camion il prit la parole :
    
    « Bon qu’est-ce qu’on fout maintenant ? »
    
    Face aux airs ahuris de ses complices il décida de répondre à sa propre question.
    
    « On sait où les enfoirés responsables de toute cette merde, sont censés retrouver Joe. Nous pouvons leur faire payer. Surtout qu’ils ne s’attendent pas à nous voir. »
    
    « Nous ne savons même pas combien ils sont. » Rétorqua sèchement Double. « Et ce ne sont pas des amateurs. Ils ont visés le point faible de l’organisation avec Joe, et pris leurs précautions avec le garage. »
    
    Sal s’exprima d’abord par un petit ricanement avant de développer à son tour.
    
    « T’as vu avec quelles armes ils nous attaqués, tes foutus professionnels. »
    
    Cette déclaration figea Double et pas uniquement à cause des arguments. Sal osait le contredire. Le goût du sang le grisait un peu trop. Vito qui sut voir au-delà d’un simple affrontement, brisa finalement l’impasse.
    
    « Ça nous rapportera quoi d’aller tuer ces types ? Rien. Par contre si on ramène l’alcool dans les temps, là on touchera du fric. »
    
    Les mots de l’italien ramenèrent Sal à la raison. Et le convoi put redémarrer.
    
    Brooklyn faisait penser à une sorte de fourmilière défectueuse. Ce borough connut la plus grande augmentation de population au sein de New York pendant les années folles. Mais comme il ne s’agissait pas du prestigieux Manhattan, les autorités s’en foutaient. Du fait de leurs habitations vétustes les gens ne dormaient jamais vraiment.
    
    Qu’est-ce qu’un camion pouvait bien livrer en pleine nuit et qui réclamait la présence de trois personnes ? Aucun noctambule ne se posa la question malgré tout. A moins qu’ils n’aient déjà une petite idée de la réponse, et veuillent éviter les ennuis. Double était resté seul à l’arrière. Puisque Vito parvenait à calmer son ami, ils se partageaient l’habitacle.
    
    La vigilance du vétéran se réveilla une fois de plus. Le point soulevé par Sal le travaillait. Ça ne collait pas. Les organisateurs de ce complot avaient su rester de l’ombre, dénicher les complices adéquates en les personnes de Joe et l’ermite, obtenir de bonnes informations, et coordonner le tout. Leur coup était plutôt bien ficelé. Malgré tout ils s’étaient montrés incapables de trouver mieux que du matos et des hommes de main d’occasion pour l’embuscade.
    
    La réponse à cette incohérence trainait sans doute sous son nez. Seulement Double n’était rien d’autre qu’un porte-flingue. Sa découverte précédente avec l’ermite tenait essentiellement du coup de chance. De toute manière comme l’avait souligné Vito, la priorité était de mener leur tâche à bien. Et là ils y étaient enfin parvenus. Le camion pénétrait dans l’entrepôt. Qu’est-ce qu’elle pouvait faire à présent cette saloperie de loi de Murphy ?
    
    Et bien elle conservait encore une dernière carte. Coleman les attendait. Rien d’anormal. Il devait inspecter la cargaison, et payer tout le monde. Sauf que huit hommes lui tenaient compagnie. Peut-être y avait-il une explication à leur présence ? A vrai dire c’était plutôt leurs attitudes, qui causaient problèmes.
    
    Si Coleman était un peu embrumé du fait de l’heure et nerveux à cause du coté illicite de l’opération, ses accompagnateurs étaient parfaitement à l’aise. Comme si ça ne suffisait pas ils portaient l’uniforme réglementaire : chapeau à ruban et costume trois-pièces. En sortant du véhicule les trois livreurs les identifièrent assez facilement comme leurs semblables. Toutefois ils n’émanaient d’eux aucune tension ou agressivité. La petite bande demeurait donc plus intriguée que nerveuse.
    
    Coleman s’approcha dans son costume de moyenne gamme en parfaite adéquation avec sa personne. Il était difficile de le décrire d’avantage tant il était ordinaire. Aucune particularité physique, manie, ou tic divers ne le distinguait.
    
    « Vous êtes en retard. » Commença-t-il à dire plus inquiet que fâché. « Et où est Joe ? »
    
    Une voix coupa une éventuelle réponse.
    
    « Vérifiez le contenu. »
    
    L’auteur de ses mots était un trentenaire au visage carré et dont l’excès de gomina donnait à ses cheveux un aspect plastique. Il avait jeté ses mots négligemment comme quelqu’un habitué à être obéit.
    
    « Un sicilien. » Murmura Vito à ses deux complices en reconnaissant l’accent.
    
    Quatre des personnes présentes exécutèrent instantanément l’ordre. Apparemment ce n’était pas n’importe quels truands, si on se fiait à leur discipline. Coleman sentait, qu’il se passait quelque chose sans réellement le comprendre. Paradoxalement lui le « bon » américain était présentement l’étranger. Alors il jugea plus sage de se faire discret, et d’attendre d’y voir plus clair.
    
    « Tout est là monsieur Yale. » Dit l’un des hommes en sortant du camion.
    
    Cette simple phrase causa un choc. Même des novices dans le monde du crime comme Sal et Vito savaient de qui il s’agissait. Frankie Yale en tant que force dominante des bas-fonds de Brooklyn, président de l’union sicilienne, chef d’approximativement quatre cents hommes, et proche de la pègre de Chicago, méritait largement sa place chez les gros caïds new yorkais.
    
    Sal en perdit enfin l’envie d’en découdre, qui le démangeait tant. Double ne chercha même pas de signes annonciateurs de danger. Yale était très certainement entouré de la crème de son gang, face à laquelle le trio ne faisait pas le poids. Vito lui fut plus impressionné qu’inquiété par la présence de cette grande figure. D’une certaine manière il entrait enfin dans la cour des grands.
    
    « Ce Joe, ce ne serait pas le chauffeur ? » Ajouta Yale à l’homme se tenant à sa droite.
    
    Celui-ci confirma d’un hochement de tête. Un air de satisfaction se dessina alors sur le visage de son chef, qui s’adressa cette fois aux employés de Coleman.
    
    « Je suis impressionné. Le petit retard mis à part vous êtes parvenu à me fournir ce que je vous avais demandé. Et ce malgré quelques imprévus, n’est-ce pas ? »
    
    Coleman demeurait toujours paumé. Tandis que ses subordonnés comprirent progressivement.
    
    « A vrai dire je suis tellement satisfait que je vais vous prendre sous mon aile. »
    
    Un test voilà de quoi il s’agissait. Yale leur avait sciemment envoyé des minables les dépouiller afin d’évaluer en douceur (façon de parler) la résistance du réseau. Et à présent il décidait de l’inclure dans son business. Le jeu était faussé dès le départ. Yale se retrouvait soit avec une cargaison quasiment gratuite, soit avec une nouvelle affaire prometteuse. Il en sortait donc gagnant dans tous les cas de figure. Il était bien le seul.
    
    « Écoutez monsieur Yale. J’apprécie votre proposition. Seulement voyez-vous… » Commença à dire Coleman en bon commercial.
    
    Yale l’interrompit une nouvelle fois :
    
    « Je prendrai un refus de votre part comme une offense. »
    
    Il demeurait courtois en s’exprimant. Toutefois l’homme à sa droite souleva le pan de sa veste révélant ainsi un holster avec un pistolet à l’intérieur. Enfin Coleman finit par se rendre compte de la situation à son tour. Quant aux trois autres ils étaient choqués par cette manipulation, mais pas totalement insatisfaits.
    
    Après tout ils venaient de gravir un sacré échelon dans le monde du crime. Cela ne valait-il pas cette nuit d’effort ? Et puis ils avaient eu le privilège d’assister à un évènement historique. Les pionniers comme Coleman laissaient enfin leurs places aux vrais criminels. Après des débuts hésitants la prohibition entrait dans une nouvelle ère.

Texte publié par Jules Famas, 23 février 2019 à 07h10
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