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Tome 1, Chapitre 27 Tome 1, Chapitre 27

Une fois arrivé dans la cuisine, François prit la tête des opérations supervisées par ses deux enfants. Alors que Loli se demandait comment clipser le couvercle sur la base du contenant, Nils vint à son aide.

Lorsqu'ils relevèrent la tête après avoir réussi à fermer le tout, leur père les regardait avec un sourire.

-Quoi ? grogna Nils.

-Rien. Je vous trouve bien proche tout d'un coup.

Sa fille haussa les épaules.

-En tout cas, c'est plaisant d'avoir des enfants qui ne passent pas leur vie à se disputer pour tout est n'importe quoi.

-C'était pour une bonne raison, soupira Loli.

Le brun se mit à rire.

-Ca te va bien de dire, après ce que tu viens de faire à ton frère.

Son père eut un petit sourire.

-Je participe au bonheur de ma femme. Je lui ai trouvé quelqu'un qui ne l'a pas entendu raconter trente fois la même histoire.

Nils ne répondit pas et parti vers le congélateur. Brusquement, il sentait la colère brûler en lui, déclenchait par cette simple phrase. Il ne pouvait s'empêcher de repenser à sa mère. L'image de Déborah raccrochant le téléphone lentement, les épaules courbées comme si elle portait à elle-seule, le poids du monde. Cela n'avait duré qu'une minute, mais cela avait été suffisant pour qu'il comprenne de quoi il était question. Son père ne viendrait pas.

La raison, il l'avait appris plus tard : François devait emmener sa femme au restaurant. Il n'était qu'un adolescent, mais il avait senti la rage le consumé, encore plus fort que son responsable n'était pas présent. Si tel avait été le cas, Nils n'aurait pas hésité à aller le voir.

Il avait fait la seule chose qu'il pouvait faire : prendre sa mère dans ses bras pour la serrer contre lui. Elle s'était laissée faire, même si elle s'était rapidement reprise, lui proposant un cinéma tous les deux, argumentant qu'ils n'avaient pas besoin de son père pour s'amuser.

Pourtant, le brun l'avait vu quitter la robe noire et les escarpins qu'elle avait chaussé pour un jean et des bottines plus confortable. Malgré son absente envie de sortir, il avait fait un effort. Il devait bien ça, à Déborah.

Rangeant la bûche dans le congélateur, il se retourna pour partir, mais vit Loli lui tendre la sienne. Du coup, il s'en occupa. Quand se fut au tour de son père de lui donner le dessert, il baissa les yeux. Le mage savait bien qu'il ne pouvait pas s'énerver, sans aucune raison apparente.

-Nils, est-ce que ça va ? lui demanda François.

Prenant sur lui, il résista à l'envie de l'envoyer chier, et de lui rappeler que trois semaines avant la mort de sa mère, il avait annulé sa venue, pour sortir sa connasse. Sa mère aurait voulu qu'il soit proche de son père.

-Ouais, ouais…

-Tu m'as l'air pensif ?

Pourquoi fallait-il toujours qu'il soit aussi perspicace sur certaines choses ?

-Oui…

Vite, il lui fallait trouver une raison, n'importe laquelle…

-Est-ce que Loli est plus grande que moi ?

Son père fronça les sourcils.

-C'est ça ton problème ?

Bien sûr que non mais ça, il ne pouvait pas réellement l'avouer.

-Non, mais vous n'arrêtez pas avec vos « petits » tout le temps.

Son père soupira.

-Loli ?

La jeune fille se retourna vers lui.

-Mets-toi dos à dos avec ton frère, comme ça, nous serons fixé.

Elle s'approcha avec un sourire.

-L'instant de vérité !

Nils ne dit rien.

Après un rapide examen, son père prit la parole.

-Ca ne va pas te plaire, mais…

-Ok, c'est bon, j'ai compris.

-Désolée, Nils, lui souffla sa soeur.

Pourquoi s'excusait-elle ?

-C'est rien. Je survivrais.

Alors qu'il allait quitter la pièce, son père lui attrapa le bras.

-Est-ce que tu es sûr que ça va ?

Avec un soupir, il lança :

-Tu ferais mieux de t'occuper de Lucas plutôt que de moi.

-Lucas est quelqu'un d'intelligent et de responsable. Je ne me fais pas de soucis pour lui.

Et lui, il devait vraiment être con, pour que son père s’inquiète à ce point. Il était vrai que les autres n'avaient jamais eu de problème scolaire, contrairement à lui.

Nils eut un pincement de coeur, en se rappelant les mots de Lucas, et sa tristesse derrière eux. Son père se trompait de cible : le plus fragile d'entre eux, c'était son aîné, celui qui tenter de cacher ses véritables pensées, sous des jours de famille parfaite.

-Bah, tu devrais, lâcha le brun.

-Nils, est-ce que tu sais quelque chose ?

Il secoua la tête.

-Demande lui, toi-même. Moi, je vais retrouver Eva.

-D'accord.

En vérité, il essayait surtout de s'esquiver sans en avoir l'air.

En entrant, dans la salle à manger, il faillit percuter son frère qui sortait avec une assiette de bûche glacée, à la main. L'autre eut une sorte de grimace.

-Je vais apporter le dessert à Dani.

-Ok.

Leur père arriva.

-Vois si elle veut descendre. Sinon ramenez vos compagnes respectives, pour l'ouverture des cadeaux.

Lucas se contenta de hocher la tête, avant de partir.

Nils entre dans la salle à manger et ne trouva aucune trace de Kamu. Il ne vit que sa belle-mère penchait sur Bénédictin qui paraissait chercher une issu de secours, sans grand espoir. A son côté, Maxime discutait à voix basse avec Ben qui l'écoutait religieusement.

Où pouvait donc être passé son partenaire ?

-Il faut préparer les cadeaux, lui souffla à l'oreille sa sœur.

-Tu as été sage ? Sinon le père Noël ne viendra pas !

-Alors il ne passera pas pour toi, tu as trop boudé ! ricana-t-elle.

Loli renonça à rentrer dans la pièce.

-Je vais chercher mon cadeau.

Il savait qu'il aurait dû en faire de même, mais pour le moment, il ne pouvait s'empêcher de penser à Kamu. Il espéra que celui-ci n'est pas décidé de devenir invisible pour une raison stupide comme chercher un maudit pendentif.

Sans savoir pourquoi il ne pouvait s'empêcher de craindre pour son ami. Cela devait être dû au fait qu'il était là pour le protéger.

Avec un soupir, il décida de faire rapidement le tour de la maison, en espérant que son collègue ne s'amuserait pas à jouer à cache-cache avec lui.

Après avoir visité les pièces du bas, il revint à l'escalier. Autant aller chercher son cadeau puisqu'il était là. Cela justifierait au moins sa présence dans le coin. Ici, il ne pouvait pas entrer et sortir de toutes les pièces comme il l'aurait souhaité, vu que la majorité d'entre elles étaient des chambres.

Ils eut la surprise de tomber nez-à-nez avec Lucas, la main passée autour de la taille de Dani, comme pour la soutenir. Elle paraissait toujours aussi fragile, mais tenta de sourire à Nils. Le mage regarda son frère qui baissa la tête. Qu'est-ce qu'il avait encore celui-là ?

-Je vais chercher mes cadeaux, se justifia-t-il, avant de les contourner pour continuer son chemin.

-Nils ?

Il se retourna, en craignant le pire. Lucas avait l'air trop hésitant pour que se soit une bonne chose.

-Quoi ?

-Est-ce que par le plus grand des hasards… Enfin, comme ta chambre se trouve à côté de la mienne…

Le mage leva les yeux au ciel, en commençant à comprendre ce qu'il voulait. Cependant, il ne dit rien, attendant la suite.

-Pourrais-tu, s'il te plaît, prévenir Estella, qu'il faudrait descendre…

Son aîné baissa la tête, mal à l'aise.

Nils le fixa un long moment, qui parut être un siècle, sans rien dire. Son frère lui jeta un regard triste. On aurait presque pu croire qu'il était un chiot battu. Avec un soupire, le brun s'entendit lui répondre :

-Deux fois ! Ca fait deux fois dans la soirée que je devrais aller la voir !

-Bon, c'est pas grave… je…

-Non, mais c'est bon, je vais aller te la chercher ta grosse, mais elle a intérêt à bouger son cul et me parler gentiment, sinon je te jure que je l'envoie chier d'une force dont elle se souviendra toute sa vie…

Avait-il rêvé ou avait-il réellement perçu cette lueur d'amusement dans le regard de son frère. A croire qu'il n'avait plus grand-chose en commun avec sa femme… D'ailleurs, Nils devait avouer qu'il n'avait jamais compris qu'elle s'intéresse à Lucas. Il était si chiant. Pour avoir vécu avec lui, il le savait mieux que personne.

-Merci.

Ce mot de son aîné, l'interrompit dans son flux de pensés.

-Ouais…

Tournant le dos, le brun se demanda pourquoi il avait accepté. Il rentra rapidement dans sa chambre pour y récupérer les cadeaux pour son cousin et pour Kamu. Minutieusement, il fixa le collier appartenant autre fois à sa mère. Faisait-il le bon choix en l'offrant à son partenaire ?

Maman, s'il te plaît, protège Kamu, il le mérite.

Il ne savait pas où son collègue avait rangé la surprise qu'il comptait lui offrir, et ne se voyait pas fouiller dans sa valise. Encore plus quand la dite valise contenait des sous-vêtements féminins, auxquels il n'avait pas envie d'être confronté. Tant pis, Kamu devrait gérer les choses lui-même.

Nils quitta la pièce et fit quelques pas en direction de la chambre de Lucas. Malgré le nombre astronomique de chambre dans cette maison, il fallait qu'il partage un mur en commun. Lorsqu'il était arrivé ici, le brun s'était retrouvé à occupé cette pièce, alors que son frère était déjà en étude supérieure. De ce fait, ils n'étaient pas souvent présents ensemble à la maison, et cela n'avait rien de dérangeant.

Maintenant qu'il avait des compagnes, cela aurait pu le devenir. Heureusement, son aîné ne se risquerait jamais à faire quoi que se soit avec sa femme, en dehors de chez lui. Quant à lui, il était là avec Kamu. A par les rires de son collègue, il ne risquait pas d'entendre quoi que se soit.

Brusquement il s’immobilisa devant la porte, en se souvenant avec appréhension de ce qui s'était passé précédemment dans cette même pièce. Il se souvenait encore de la peau douce du mage, de son souffle chaud contre lui, de la tendresse de ses baisers…

C'était sûr, rien ne pourrait se passer entre eux. Combien de fois s'était-il laissé aller à sauter sur son collègue, depuis qu'ils étaient ici, tous les deux ? Il fallait avouer que Kamu était si désirable sous cette forme. En plus, il paraissait si séducteur, si sûr de lui, si libre qu'il se sentait irrémédiablement attiré par lui.

Seulement une partie de lui, la plus raisonnable, se bornait à lui rappeler ce qu'était véritablement son collègue : le change-forme le plus doué de leur poste de police. Il ne pouvait pas y avoir quoi que se soit entre eux, quelque soit son apparence. C'était mieux pour eux, deux.

Chassant ses pensées, il quitta sa chambre, en lançant un dernier regard vers l'endroit où il s'était allongé sur le lit. Plus aucune trace n'était visible. Kamu avait dû le refaire avant de partir. Cela contrasté tellement avec le bordel ambiant chez lui, qu'il s'interrogea sur les raisons de son partenaire de faire ce geste. Peut-être tout simplement pour lui faire plaisir à lui…

Il sortit et à nouveau, frappa à la porte de la chambre de son frère. Aucune réponse ne lui parvint. Il toqua des grands coups, et finalement, sa belle-sœur vint lui ouvrir.

-Ha, c'est toi ?! lâcha-t-elle en le voyant.

-Oui.

-Encore… A croire que tu ne peux plus te passer de moi ?

Elle eut un petit sourire en coin, qui énerva Nils.

-Qu'est-ce que tu veux ?

-C'est l'heure des cadeaux, alors descends !

Elle le fixa, avant de s'approcher un peu plus de lui.

-Ton frère est vraiment un homme courageux, il n'est même pas capable de venir me parler…

Estella posa la main sur son bras.

-Tu es plus musclé que lui…

Il retira sa main.

-C'est possible. Perso, je m'en fous de vos histoires. Moi, ce qui m'intéresse, c'est que tu descendes.

Estella l'observa méticuleusement. Cela ne fit que l'énerver un peu plus.

-Quoi ?

-Rien.

-Tant mieux, on va pouvoir descendre alors !

Elle tendit la main vers ses cheveux pour les toucher.

-Tu es bien plus attirant que ton frère…

Nils se retint de faire un saut en arrière, en comprenant ce qu'elle était en train de faire. Cherchait-elle a se venger de Lucas de cette manière ? En tout cas, cela ne l'enchantait pas.

-Dommage, c'est lui que tu as choisi ! Maintenant, prends tes cadeaux et descendons avant qu'on envoie une équipe de secours à notre recherche.

A nouveau, la voix traînante d'Estella retentit.

-Je ne te savais pas si ouvert d'esprit…

Qu'est-ce qu'elle lui chantait encore ?

-Il y a tant de chose que tu ignores sur moi…

Elle plongea ses yeux dans ceux de Nils, qui en ressentit un vif agacement.

-Je sais… Je ne te pensais pas attirer par les hommes…

Le brun ricana.

-Si c'est des mecs aussi sexy qu'Eva, je veux bien m'en taper plusieurs…

A la vérité, il n'avait envie de coucher avec personne. Enfin, normalement, il n'aurait pas dû avoir envie de le faire… Kamu était juste… Le type qui arrivait le mieux à changer d'apparence qu'il connaissait. A chaque fois qu'il croyait avoir tout vu, l'autre le surprenait. Comment pouvait-il se montrer si attirant alors que dans la matinée, il était le mec le plus banal du monde ?

S'en était presque effrayant… Il lui en voulait de le mettre dans cet état. Il lui en voulait parce qu'à cause de lui, il en venait à se poser des questions, qui ne lui serait jamais venu à l'esprit normalement…

Et l'autre là, elle ne pouvait pas se bouger un minimum ?

-On descend, déclara-t-il.

-Doucement, on peut prendre notre temps, murmura Estella.

-Non, je suis pressé, alors démerde-toi pour prendre tes affaires en quatrième vitesse, qu'on descende !

-Si ton frère m'avait parlé ainsi….

-Je suis pas mon frère et on est pas marié que je sache alors si ça ne te plaît pas, tu n'as qu'à pas m'écouter.

L'autre resta sans voix, avant de rentrer dans la chambre et d'en ressortir avec un petit sac. Nils fut tenté de la pousser pour la faire avancer plus vite, mais il craignait que cela se retourne contre lui.

-Je ne mentais pas…

Il leva les yeux au ciel.

-A quel propos ?

-Je me sentirais beaucoup rassurée avec toi, pour me protéger, qu'avec Lucas !

Ca lui faisait une belle jambe.

-Lucas n'est pas un combattant, c'est un négociateur.

-Toi, tu es un combattant ?

Moi, je suis un mage de combat, pensa-t-il soudain. Cela venait de son père… Il ne savait pas trop comment, mais celui-ci devait avoir des capacités latentes de magie de combat, sinon il ne s'expliquait pas vraiment ce qu'il était.

-Quel importance !

Il haussa les épaules.

-Ton frère n'est déjà pas fichu d'acheter quoi que se soit sans se laisser manipuler avec le vendeur alors négociateur… Laisse-moi rire.

-Bah s'il est si nul qu'est-ce que tu fous avec lui ? grogna Nils. Voyons, une belle femme comme toi, tu peux sûrement en trouver des mieux à la minute ?

-Tu me trouves jolie ? minauda-t-elle.

Non, tu as une tête de rat et c'est méchant pour les rats.

-Du coup, pourquoi tu ne pars pas ?

-Non, mais je ne veux pas blesser Lucas… Il est gentil…

Oui, c'était le cas. Il l'était pour la supporter. Après, ce n'est pas comme si les femmes se battaient pour être avec lui. Mais il aurait pu être seul… Enfin… C'était vrai qu'il avait des filles…

-Tu leur offres quoi aux gamines ?

-Quelles gamines ?

Nils secoua la tête.

-Quelles gamines ?! Je ne sais pas ! Les tiennes, par exemple.

-Ha ! Des jouets...

-Mais encore ?

-Je ne sais pas, c'est Lucas qui s'en est occupé. Après l'argent arrive sur son compte alors, c'est lui qui gère ce genre de problème.

Le brun repensa au shopping qu'elle avait fait pendant l'après-midi. Ce n'était sûrement pas elle qui avait payé.

-Et pour tes achats, tu fais comment ?

-Lucas me fait un virement tout les mois donc je peux acheter les choses nécessaires.

Nils se demanda si une fée d'un créateur de nationalité inconnu était reconnue comme une chose nécessaire.

Brusquement, il entrevoyait un autre aspect de la vie de son frère.

-Mais du coup, c'est quoi leur cadeau aux gamines ?

-Des jouets, c'est Lucas qui savait ce qu'elles voulaient. Moi, j'ai parfois du mal à comprendre ce qu'elles racontent. Ca amuse ton frère de décrypter.

Ils arrivèrent en bas de l'escalier.

-Va retrouver Lucas. Moi, je cherche Eva.

-Tu risques de les trouver au même endroit, railla-t-elle.

Une phrase pleine de sous entendu qui n'amusa pas Nils, cependant il n'en laissa rien paraître, et se contenta de hausser les épaules.

Il se retourna en voyant Loli sortir de la cuisine.

-On est tous là ? demanda-t-elle.

-Non, je vais chercher Eva.

Avant que sa sœur ne puisse poser la moindre question, il s'est éclipsé, l'abandonnant avec Estella. Ce n'était pas très gentil de sa part mais après tout, c'était Lucas, qui avait démarré les hostilités, en ne se bougeant pas pour aller voir sa femme.

Il remonta le couloir et passa devant la bibliothèque, vide de tout habitant. Ensuite, venait le bureau de son père et il n'avait toujours aucune nouvelle de Kamu. Où pouvait-il être ?


Texte publié par Nascana, 21 juillet 2019 à 19h07
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