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Tome , Chapitre 22 Tome , Chapitre 22

Une fois, Nils disparu en cuisine, Kamu se concentra sur ce que lui racontait Maxime, il paraissait être intarissable. Son sujet de prédilection était la fac et les gens qu'il y fréquentait comme par exemple, Nico le gars qui avait en permanence un thermomètre dans sa poche.

-Ca lui sert à quoi ? demanda Loli.

-A savoir la température.

-Oui, mais s'il est dans la poche, ça fausse le résultat.

-Comme ça, tu connais la température dans sa poche.

-Et ça t'avances à quoi ?

Kamu devait reconnaître qu'elle ne voyait pas trop l'intérêt de promener son thermomètre, mais ça devait sûrement être logique pour lui.

-Cet hiver, il faisait très froid et on a su qu'il faisait 13°c dans sa poche.

-Et ?

-Bah rien, c'était marrant.

Le silence s'installa, pensant.

Lucas qui avait disparu peu de temps après son frère, revint avec le plat contenant le poulet. La mage fixa avec attention la viande. Enfin, elle allait savoir quel goût elle avait. Ca faisait si longtemps qu'elle avait envie de le déguster. Encore plus, parce que c'était Nils qui l'avait fait.

Elle se revoyait encore dans la cuisine avec lui. Ses mains sur son corps et ses lèvres sur les siennes, qui l'emportaient de plaisir. Le souvenir du moment, où ils s'étaient retrouvés seuls dans le lit, lui revint en mémoire. Alors, il ne voulait vraiment pas d'elle…

Elle se força à penser à autre chose. Peut-être devrait-elle abandonner tout simplement. Si c'était la meilleure chose à faire… Seulement, elle n'en avait tellement pas envie. Que faire ?

Une voix la ramena au moment présent.

-Cette viande à l'air grasse, commenta Estella en regardant d'un air soupçonneux le plat que son mari venait de déposer sur la table.

-N'en mange pas, si tu n'en veux pas.

-Je prévenais juste. Dès fois que certains fassent attention à leur ligne !

Elle darda son regard vers Kamu qui se prit à sourire. Elle se trompait totalement si elle l'imaginait ainsi. Après, il était vrai qu'être un change-forme avait son utilité. Pas besoin de faire régime lorsque l'on façonnait son corps comme on le souhaitait. Mais ceci, elle ne pouvait pas le dire.

En plus, elle rêvait de goûter à ce poulet. Du coup, elle saurait lui faire honneur.

Lucas disparus aussi rapidement qu'il était arrivé. Encore une fois, Kamu constata qu'il n'avait pas l'air au meilleur de sa forme. Elle repensa aux mots de sa femme. C'était dur. Peut-être cela expliquait-il son mal-être.

Pour le moment, elle ne pouvait rien faire. Même si elle aurait aimé en savoir plus. C'était un fait, elle n'aimait pas voir les gens malheureux.

Tu ferais bien de t'occuper de toi, avant de penser aux autres.

Non, je veux et je peux faire les deux en même temps.

Si tu le dis…

Je le dis.

Elle se prit à sourire, en pensant à cet échange. Loth voulait toujours autant la protéger.

En retrait, elle écoutait Maxime, discutant avec sa cousine de la vie à l'université. Sans qu'elle ne sache pourquoi celle-ci paraissait gênée, comme si le sujet abordé lui pesait, mais qu'elle tentait de faire bonne figure.

-Loli, soupira sa mère. Va voir ce qu'ils font en cuisine, et ramène-moi ton frère et ton père.

La jeune fille ne répliqua pas et obéit.

Le silence se fit à nouveau.

-Et toi, Eva, c'était quoi ta matière préféré à l'école ?

Kamu réfléchis quelques instants. Évidemment, elle ne pouvait pas parler de la magie, car c'était là, sa véritable matière favorite. Finalement, elle trouva une échappatoire.

-La récréation, souffla-t-elle avec un petit sourire.

-Alors, tu n'aimes vraiment pas, ça ? Les études, je parle. Tu n'as jamais voulu aller à l'université ?

Elle haussa les épaules.

-A quoi bon ? Pour moi, ça aurait été une perte temps.

-Et la vie d'étudiant ? T'aurais pas voulu essayé ?

-Bof, je suis passée de la vie de recluse, à la formation, au travail. Y avait pas de place pour la vie d'étudiant pour moi. En plus, ça veut dire quoi la vie d'étudiant ?

Maxime réfléchis.

-Je sais pas. Pour beaucoup, c'est l'indépendance. Vivre seul, loin de ses parents, et pouvoir faire ses choix : gérer son argent, se faire à manger, étudier de façon autonome, aller à des fêtes…

Dans ce cas, elle vivait sa vie d'étudiante depuis ses seize ans, et pour elle, ça n'avait rien d'un rêve. Elle aurait voulu vivre avec son père, ne pas se faire à manger, avoir quelqu'un qui l'envoi se coucher lorsqu'il était tard, qui l'oblige à faire ses devoirs et l'empêche d'aller à des fêtes, pour ne pas avoir de mauvaises fréquentations.

Elle avait eu un appartement où vivre en toute autonomie. Ce n'était pas son rêve, mais c'était ce qu'on lui avait proposé. A partir de ce moment, elle avait eu beau ne pas se nourrir, passer la nuit sans dormir et sortir dans des fêtes stupides, pour rencontrer des gens idiots, cela n'avait eu aucune incidence. Tant qu'elle travaillait ses cours, tout allait bien.

Alors elle avait arrêté de le faire. Pas pour blesser les gens, juste pour qu'on s'occupe un peu d'elle. Seulement, il n'y avait eu que les reproches et pas l'attention qu'elle demandait tant. Même les soi-disant rendez-vous psychologiques, ne visait pas à savoir comment elle allait, mais juste à tenter de la faire se souvenir de la période la plus triste et la plus traumatisante de son existence.

Du coup, elle avait scellé ses lèvres, feignant de ne plus se souvenir. Ainsi, elle aussi, elle les punissait, autant qu'ils la punissaient en ne lui accordant pas assez d'intérêt. N'était-elle qu'un témoin pour eux ? Quelqu'un qui devait raconter en détail ce qui s'était passé pour que tout le monde en tire des hypothèses, et non pas, une ado perdue qui avait besoin de soutien.

Bien sûr, elle ne pouvait rien dire de tout ça. Même face au principal intéressé, elle se taisait. De toute façon, cela n'aurait rien changé. Il la voyait comme une gamine, mais d'un autre côté, se permettait de la larguer seule dans cet univers hostile qu'était la vie réelle.

-Rien de très neuf, en fait. Je veux dire : je travaille donc je dois être présente, à l'heure, et me faire à manger seule…

Maxime hocha la tête.

-J'avais pas vu ça comme ça. Tu as quel âge ?

Avant que Kamu puisse ouvrir la bouche, Anne-Laure reprit la parole.

-Qu'est-ce qu'ils font tous ?! Je vais aller voir.

Elle se leva.

-Y a peut-être quelqu'un qui arrive, déclara soudain Maxime. Je me demande qui c'est. Allons voir !

Il se leva à son tour suivit par Ben. Ne désirant pas rester seule à table avec Estella, Kamu suivit le mouvement. Ils se retrouvèrent tous dans le couloir, juste à temps pour voir Anne-Laure ressortir en trombe de la cuisine, d'un air bien joyeux.

Au même moment, Bénédictin ouvrait la porte, et elle manque de se la prendre dans la figure, mais cela n'entacha pas sa bonne humeur. Elle se précipita sur lui pour lui faire la bise et commencer à papillonner sur le temps, la route et la vie en générale.

-Maman, tu nous laisse rentrer ? finit par demander Lucas, qui accompagnait une jeune femme, avançant la tête baissée.

-Oui, mon chéri.

Mais elle ne se poussa pas pour autant, et se fut à l'oncle de se décaler de manière subtile pour que tout le monde puisse rentrer et refermer la porte, évitant ainsi à l'air froid de s'infiltrer dans toute la maison.

Alors que tout le monde semblait stationner dans le couloir. Lucas entraîna Daniella dans le salon. Collée contre le mur, pour éviter de se faire remarquer, Kamu, perçut le regard haineux d'Estella. En la voyant faire, elle se prit à sourire. Ce n'était pas possible… Là, ça en devenait réellement risible, surtout quand on voyait le peu d'intérêt qu'elle paraissait porter à son mari.

Au moins, elle aurait des tas de choses plus ou moins marrantes à raconter sur cette famille. Mais tout ceci ne l'aiderait pas dans sa tâche. D'ailleurs où pouvait être Nils ? Sûrement pas très loin.

Maxime décida de se jeter dans la fosse aux lions et partit dire bonjour à Bénédictin. Finalement, Kamu resta seule, avec un Ben timide, et une Estella rageuse. Si elle n'avait été qu'avec le premier, elle aurait pu parler sans peur, mais face à la furie, elle préférait se taire.

Finalement, ce fut l'arrivée de François, qui permit à tout le monde de regagner la table. Après avoir salué son frère, il le poussa à gagner la salle à manger. Celui-ci lui fut reconnaissant de venir le tirer des griffes de sa femme, et se pressa de quitter le couloir.

Il s'arrêta néanmoins pour saluer Ben et Kamu.

-Vous devez sûrement être Eva ! Nils ne m'avait pas dit qu'il avait une petite-amie aussi jolie.

Il s'approcha pour lui faire la bise et posa la main dans son dos, enfin dans ce qu'il croyait sûrement être son dos, mais qui se trouvait plus bas que celui-ci. Heureusement que le brun l'avait prévenu.

-Je n'ai rien d'exceptionnel, murmura la mage.

-Je le pense sincèrement.

Trouvant qu'il s'attardait un peu trop, sur la jeune femme, Anne-Laure saisit le bras de Bénédictin pour l’entraîner dans la salle à manger.

Kamu les regarda s'éloigner avec un sourire, avant de fixer sa main. Alors pas mage, pas éveillé et pas de connerie. C'était de bonnes nouvelles. Maintenant, il fallait s'occuper de Daniella. Elle s'approcha lentement de la porte du salon, hésitante. La jeune femme n'avait pas l'air d'aller bien, et elle s'en voudrait de la déranger. Seulement, il fallait qu'elle la teste.

Avec un soupir, elle poussa le battant, et deux paires d'yeux se tournèrent vers elle, dont l'une embuée de larmes. On voyant cela la mage renonça à son idée première.

-Je vais chercher des mouchoirs, proposa-t-elle.

Avant qu'ils puissent lui répondre, elle gagna la cuisine, et y entra sans frapper.

-On pourrait mettre une fleur, proposa Loli.

-Oui, et aussi un chocolat sur l’oreiller, tant qu'on y est, railla Nils.

-Ca serait stylé ! approuva sa sœur.

Le regard du brun se posa rapidement sur Kamu interrogateur. Elle ne pouvait rien lui dire tant qu'ils n'étaient pas seuls.

-Je cherche des mouchoirs, déclara-t-elle.

Sans se retourner, Loli attrapa la poignée d'un tiroir et l'ouvrit en grand, lui révélant l'objet de sa quête.

-Merci beaucoup.

Elle en prit plusieurs en main et reparti sans un mot de plus pour Nils, qui la suivait du regard.

-Tu la reverras, lui souffla Loli. Qu'est-ce qu'on mets en plus sur le plateau ?

Sans savoir pourquoi, Kamu ne put s'empêcher de sourire. Elle regagna rapidement le salon avec sa trouvaille, et en tendit à Daniella. Celle-ci parut hésiter avant de s'en saisir. Aussitôt, elle s'empressa de tapoter ses yeux avec.

-Dani, je te présente Eva, c'est la copine de Nils, déclara Lucas, en appuyant sur le terme de « copine ».

Sans un mot, Kamu s'assit auprès de la jeune femme. Elle paraissait vraiment mal, et sa douleur perceptible lui étreignait le coeur, d'autant plus qu'elle ne savait quoi faire pour la soulager. Finalement, elle posa sa main gentiment sur celle de l'autre. L'instant d'après, Daniella pleurait dans ses bras, sans qu'elle comprenne comment elle avait fait pour en arriver là.

Derrière elle, Lucas mima un geste d'excuse, mais Kamu le rassura en secouant la tête. Au fond, cela ne la gênait pas tant que cela. Elle savait ce qu'être malheureux voulait dire, et cette jeune femme semblait vraiment l'être.

-Je veux m'allonger, demanda-t-elle soudain.

-Je vais t'accompagner à ta chambre, lui proposa Lucas, en lui tendant la main. Tu peux t'appuyer sur moi, si tu veux.

Elle accepta sans un mot, et se leva tout en tenant toujours les doigts de la mage, qui fut forcée de suivre le mouvement.

Ils sortirent ainsi tous les trois du salon et gagnèrent l'escalier. Après avoir franchi quelques marches, ils s'arrêtèrent et Daniella déclara :

-Je ne voulais pas venir. Je savais que je mettrais tout le monde mal à l'aise.

A ces mots, Lucas secoua la tête.

-Tu ne mets personne mal à l'aise. Tout le monde est content de te voir, ici.

Passant la main dans son dos, il l'embrassa tendrement sur le front.

-Tu es un membre de notre famille, on ne t'abandonnera pas.

Kamu ne put s'empêcher d'imaginer la tête d'Estella si elle le voyait faire ce genre de geste affectueux. Un petit sourire naquit sur son visage à cette pensée.

Ils reprirent leur ascension et ne s'arrêtèrent qu'une fois arrivée à leur destination. Lucas plus à l'aise dans la maison, poussa la porte et invita sa cousine à y entrer, ce qu'elle fit. Kamu la suivit et s'assit sur le lit à son côté.

Elle ne disait toujours aucun mot.

-Tu as faim ? lui demanda son cousin.

Elle secoua la tête.

-On t'apportera tout de même un petit quelque chose à manger.

Daniella jeta un coup d'oeil dans la chambre.

-Ma valise…

-Je vais te la ramener, lui souffla-t-il rassurant.

La jeune femme laissa tomber sa tête sur l'oreiller. Elle paraissait épuisée.

-Je peux faire quelque chose, lui chuchota Kamu.

Elle secoua la tête.

La mage lui donna les mouchoirs, avant de quitter la chambre. Elle se sentait de trop et préférait laisser Lucas gérer.

Une fois dans le couloir, elle contempla sa main. Comme elle s'y attendait, Kamu n'était ni face à une mage, ni face à une éveillée. Jusqu'ici, il n'y avait pas de mage dans cette famille, et Nils qui ne se posait aucune question. Peut-être ne désirait-il pas le faire…

La porte s'ouvrit.

-Je te laisse te reposer, d'accord ? Je reviens avec ta valise et quelque chose à manger.

Une faible réponse lui parvint, il hocha la tête et ferma la porte. Lorsqu'il se retourna, Lucas paru surprit de voir que Kamu était encore là.

-Tu m'as attendu ? murmura-t-il surpris.

Évidemment, elle ne pouvait pas dire qu'elle était occupée à se poser des questions sur Nils.

Il n'obtint aucune réponse, mais prit les choses pour argent content.

Lucas s'approcha d'elle, et le temps qu'elle réagisse, il était vraiment proche. Kamu releva les yeux vers lui.

-Tu…

Ca y est, ça recommençait. A croire qu'elle l'intimidait, au point qu'il en perde l'usage de la parole. Et tout ça, sans même montrer sa magie. Quelle puissance !

-Tu es vraiment magnifique avec cette tenue ! lâcha-t-il finalement.

-Merci.

Quel dommage qu'une fois encore ce ne soit pas le bon, qui s'intéresse à elle…

Cependant, elle fit contre mauvaise fortune, bon coeur et fit un tour sur elle-même, pour qu'il puisse l'admirer. Cela eut l'air de lui plaire. Il se mit à sourire et attrapa sa main. Ils restèrent ainsi à se fixer sans un mot.

-Eva, je…

Elle secoua la tête.

-Nous ferions bien de descendre, déclara-t-elle.

Si jamais, ils restaient comme ça, elle savait que les choses allaient tourner bizarrement, elle le pressentait. Mieux valait éviter qu'il ne tente encore de l'embrasser, ou n'importe quoi d'autres de ce genre. Surtout avec tout ce monde dans les parages.

Lucas ne bougea pas pour autant.

-Il ne vaudrait mieux pas que ta femme te voit comme ça.

Il parut revenir à la réalité.

-Je l'avais oublié celle-là.

Kamu fronça les sourcils.

-En tout cas, elle, elle ne t'a pas oublié. Tu devrais faire plus attention !

-A quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ?

La mage lui lança un regard équivoque, lui prouvant qu'elle n'était pas dupe.

-D'accord pour tout à l'heure. Je reconnais que c'était stupide, mais là, qu'est-ce que j'ai fait ?

Kamu prit une grande respiration.

-Pour commencer, tu tiens toujours ma main.

Il baissa les yeux sur ses doigts enlacés aux siens. Il mit quelques secondes à les lâcher comme s'il le faisait à regret.

-Ensuite, si je te demandais de m'embrasser, là, maintenant, tu ferais quoi ?

-Je suis désolé. Tout à l'heure, je n'aurais…

Elle leva la main pour le faire taire.

-Il est clair que tu n'as pas vu la façon dont ta femme te regardait tout à l'heure…

-Quand ?

-Quand ton oncle est arrivé.

Il parut réfléchir.

-Quand j'étais avec Daniella.

Kamu hocha la tête.

Il se mit à rire.

-C'est ma cousine.

-Je sais.

-Elle aussi, elle le sait. Je ne comprends vraiment pas ce qu'elle a, ce soir.

-Je dirais qu'elle est jalouse, tenta Kamu.

Lucas secoua la tête.

-Je me demande bien pourquoi. Je ne pensais pas être digne d'intérêt pour elle…

Il se tut, sentant qu'il en avait trop dit. La mage ne fit aucun commentaire. Elle n'était pas là pour ça. Il se confirait s'il le voulait.

-Pardon. Je suis un peu énervé, murmura-t-il.

-Ca se voit, tu as dit un mot un peu plus fort que l'autre.

-Désolé.

Kamu se mit à rire à son tour.

-On voit que tu n'as pas vu Nils, énervé.

-C'est un peu tout le temps, ça, non ?

Elle secoua la tête.

-Non, là, il s'échauffe.

Il se mit à rire, aussi.

-On devrait redescendre, non ?

-Vas-y. J'ai quelque chose à faire.

Il commença à s'éloigner.

-Tu vas voir si elles vont bien ?

Il s'arrêta comme prit en faute.

-C'est juste que je me sens plus rassuré, après les avoir vu. C'est stupide.

-Non, ça veut juste dire que tu es un bon père.

Il la dévisagea comme s'il cherchait une trace de moquerie sur son visage. Mais il n'en avait pas, Kamu était sincère.

-Merci. Estella trouva ça, stupide alors…

-C'est elle qui est stupide, si elle est incapable de comprendre. D'ailleurs, elle ne devrait pas en faire de même. C'est aussi ses filles, non ?!

-Ce n'est pas trop son truc…

-Et c'est quoi son truc ? Faire la gueule dans son coin !

A nouveau, Lucas ne put retenir un fou rire. Il passa sa main sur sa bouche, pour tenter de le cacher.

-Je te vois rire.

Il tourna la tête, et repartit.

Bon, autant descendre, il n'y avait plus rien à voir dans le coin. Kamu rebroussa chemin, et eut la surprise de voir des gens dans l'escalier. Elle s'accouda à la rambarde, en attendant les nouveaux arrivants.


Texte publié par Nascana, 25 mai 2019 à 19h00
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