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Tome 1, Chapitre 15 Tome 1, Chapitre 15

Après avoir recouvert le plat contenant les morceaux de poulet, Nils le recouvrit de papier aluminium. Il ouvrit le réfrigérateur et vérifia que les entrées étaient bien présentées. C'était le cas. Il ouvrit la partie congélateur en tira une des bûches glacés et lu le mode d'emploi. Il jeta un coup d'oeil à sa montre. C'était incroyable de ce dire qu'ils avaient réussi en si peu de temps, à rattraper le repas.

Il était temps pour lui, d'aller voir son père. Le brun espérait sincèrement qu'il irait mieux. Comment se serait déroulée la soirée s'il n'était pas venu ? Mieux ? Peut-être que tout le monde aurait été plus calme ?

Une chose était sûr, il n'aurait pas dérapé avec Kamu. Seulement, l'autre aurait été seul. Ca devait vraiment être triste d'être abandonné pour les fêtes. Lui s'en fichait un peu, mais il l'avait choisi.

Devait-il demander à son collègue à quoi, il employait son temps libre ? Devait-il lui poser des questions ? Ou restait en dehors de ça ?

Que voulait-il à la fin ? A aucun moment, il n'avait vu Kamu autrement qu'un partenaire de travail. Un type un peu casse-couille, mais finalement attachant qui avait à coeur de faire son boulot et d'aider les autres. Seulement, là, il lui tirait de son chapeau l'apparence la plus séduisante qu'il n'avait jamais prise et commençait à lui faire du rentre-dedans. Que devait-il en conclure ? Mis à part que l'autre avait envie de lui…

Le problème, c'était que lui aussi, en avait envie maintenant. C'était pas tous les jours qu'une superbe femme venait se coller à vous, en permanence. En plus, il était clair que c'était ce qu'elle voulait, vu les baisers passionnés qu'ils avaient échangé. Il n'y avait eu aucune gêne, aucune peur, aucune retenue chez Kamu. Elle… Il savait bien ce qu'il voulait. Salaud de Kamu qui lui retournait la tête.

Il se colla le front sur la porte du réfrigérateur. Comme si le froid allait l'aider à y voir plus clair.

Surtout que bon, c'était pas comme s'il y avait trente-six solutions. Soit il voulait, soit il ne voulait pas. Là, il était simple de voir qu'il voulait. Enfin, son corps voulait… Mais son esprit lui craignait pour sa tranquillité. Parce que sa mère était sortie avec son partenaire du moment, elle l'avait mis en garde. Même s'il ne pensait pas que Kamu lui ferait vivre un enfer, il préférait prendre ses précautions.

Enfin pour le moment, mieux s'occuper du repas. Tant qu'il avait une tâche à accomplir, il ne penserait pas à son délicieux collègue. Il ne penserait pas non plus aux merveilleux baisers qu'ils s'étaient échangés. A ses douces mains sur…

Là, il énumérait tout ceux à quoi il ne devait pas penser, et ne faisait que les revivre. Ce n'était pas comme ça, qu'il allait se calmer.

Il poussa la porte de la cuisine. Dans le couloir, il n'y avait personne. L'endroit était tellement calme qu'on était en droit de se demander où était passé tous les habitants. Loli et Anne-Laure sûrement dans leur chambre respective. Son père se reposait dans la salle de musique. Maxime et son pote étaient dans le camping-car. Restait Lucas, sa femme et bien sûr, Kamu.

Mais ce n'était pas le moment de penser à ça.

Il entra doucement dans la salle de musique et n'alluma pas la lumière. Nils s'approcha du canapé sur lequel son père dormait, et s'accroupit. Celui-ci avait l'air si serein en dormant qu'il s'en voulu un peu, de troubler son sommeil.

-Papa, murmura-t-il.

L'autre bougea un peu, mais ne se réveilla pas.

Le brun passa la main sur son épaule et le secoua doucement.

-Il faut se réveiller, maintenant.

Son père se redressa brusquement.

-Déborah, c'est toi ?

Nils retint une grimace, en l'entendant prononcer le prénom de sa mère.

-Non, papa, c'est moi, Nils.

Son parent prit une grande respiration.

-Tu lui ressembles tellement…

-Avec plus de barbe, soupira le brun.

François ne put s'empêcher de sourire.

-J'ai terminé le repas. Y a les bûches à sortir quinze minutes avant de les déguster, et c'est tout.

-Vraiment ?

Son père lui passa la main sur l'épaule.

-Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans toi, mon grand.

-Tu aurais géré. Je te fais confiance pour y parvenir. Tu as déjà réussi des trucs bien plus difficiles.

Son père leva les sourcils surpris.

-Je ne vois pas de quoi tu parles…

Nils s'assit sur le canapé à son côté.

-Venir à mon anniversaire tous les ans pendant quinze ans par exemple.

Son parent lui sourit.

-Je ne l'aurais manqué pour rien au monde. Je n'ai jamais manqué aucun anniversaire de chacun de mes enfants. Tu ne fais pas exception à la règle.

-Ca ne lui a jamais paru bizarre que tu fêtes Halloween en dehors de la maison ?

François haussa les épaules.

-Elle ne pouvait pas imaginer qu'une autre femme soit plus belle et intéressante qu'elle. Quel affront.

Nils pouffa.

-Ne rigole pas, c'est la vérité.

-Maman était mille fois plus belle qu'elle.

-A qui le dis-tu… En plus, elle travaillait, sauvait des vies, et arrivait à préparer un repas de Noël sans salir toute la cuisine.

Nils fronça les sourcils.

-T'es pas censé la défendre ?

Son père haussa les épaules.

-Je suis juste réaliste. Anne-Laure tient un guichet à la préfecture. A par énerver les gens pour des histoires de papiers mal remplis, je ne vois pas ce qu'elle fait. En plus, casse-pieds comme elle est, les gens doivent craindre de venir. Imagine, tu as oublié une signature sur une feuille. Avec elle, ça peut rapidement devenir une affaire d'état.

Le brun imaginait bien la scène. Quand on savait les drames qu'elle était capable de faire pour tout et n'importe quoi, on avait de la peine pour ceux qui n'avaient rien demandé d'extra-ordinaire et voulu juste régler leur problème.

-Papa, pourquoi elle est fait la tête ?

-Pourquoi pas ? Il y a du monde, elle peut se donner en spectacle.

-C'est à cause de… d'Eva, c'est ça ?

Il avait encore failli se tromper et dire Kamu.

-Il faut bien qu'il y est un coupable…

-Qu'est-ce qu'elle a dit sur Eva ?

Son père secoua la tête.

-Rien qui ne puisse t'intéresser.

-Si tu ne veux pas m'en parler…

Son père baissa les yeux.

-Elle a parlé de maman, c'est ça ?

François hocha doucement la tête.

-Tu as peur que je m'énerve ?

-C'est moi qui est peur de m'énerver pour de bon, un jour. Je m'imagine très bien la mettre à la porte de cette maison.

-Pourquoi…

Son père lui coupa la parole avant qu'il ne puisse poser sa question.

-Elle a hérité de son père, des parts de la société.

-Tu veux dire celle que tonton gère ?

Il hocha la tête.

-Tant qu'il a son vote, il a la majorité à chaque prise de décision. Si je la jette à la rue, ça ne sera plus le cas.

François soupira.

-Pourtant Nils, j'allais le faire. Je te jure, j'allais tous les envoyer se faire voir. Tu me crois ?

Le brun le rassura.

-Bien sûr que je te crois, papa.

Il lui prit la main et la serra dans la sienne.

-Maman savait ?

-Non, je ne voulais pas lui faire de faux espoirs. Après, j'aurais même compris qu'elle ne veuille pas vivre avec moi, tout de suite…

-Bien sûr qu'elle aurait voulu vivre avec toi, tout de suite. Maman t'aimait plus que tout. Si ça n'avait pas été le cas, tu ne crois pas qu'elle aurait retrouvé quelqu'un d'autre, entre temps ?

Son père se mit à sourire.

-J'aimerais que chacun de mes enfants puissent vivre une histoire aussi forte que celle que j'avais avec Déborah.

Le regard de Nils se fit fuyant.

-Tu veux que je laisse sa chance à Eva, c'est ça ?

-Franchement, c'est quoi le problème avec elle ?

Le brun se retint pour ne pas lui dire que c'était un mec. Sinon ça allait susciter d'autres questions. De plus, il n'était pas sûr d'assumer le fait qu'ils s'étaient embrassé.

Le seul élément marrant pouvait être que Kamu, était beaucoup plus sexy et désirable que la femme de son frère.

-Mais je te l'ai dit, j'ai pas envie d'une relation longue en ce moment…

Ce n'était pas totalement faux.

-Tu l'as prévenu, j'espère.

Non évidemment, il ne l'avait pas fait. Son père avait raison sur ce point, il ferait bien de lui dire, quitte à le décourager.

-Nils… Tu as pensé à ses sentiments ?

-C'est bon, elle n'est pas tombée amoureuse en cinq minutes.

Le visage de son père se fit plus sévère.

-Je n'ai eu besoin que d'une semaine pour savoir que ta mère était la femme de ma vie !

-Vraiment ?

Le brun se redressa d'un coup.

Lui n'avait pas eu d'électrochoc, mais si du côté de Kamu…

-Enfin, allons manger…

Son père soupira.

-Je parie que la reine est toujours dans son antre ?

Nils hocha la tête.

-Tu veux que j'aille la chercher ?

François cligna des yeux.

-Toi ? Elle ne va sûrement pas apprécier. Mais pourquoi pas… J'espère juste qu'elle ne fera pas son numéro devant Bénédictin.

-Tu veux dire qu'elle se dispute avec quelqu'un ?

Son père grimaça.

-Non, je parle de son numéro de charme. Malaise garanti.

-C'est quoi cette histoire ?

-Ha c'est vrai. Tu as manqué ça. Y a deux ans, elle s'est laissée allée à boire plus que d'habitude et à commencé à faire des avances à mon frère.

Nils ne pu s'empêcher de se demander si celui-ci, lui avait mis la main aux fesses. Connaissant ses mains baladeuses lorsqu'il vous saluez, pas étonnant qu'elle est était contente. Ca devait faire longtemps que personne ne l'avait touché.

-Qu'est-ce que tu as fait ?

-C'est simple. J'en ai eu assez, je l'ai porté jusqu'à sa chambre et je lui demandé d'attendre d'avoir un comportement correct pour redescendre.

-Et alors ?

-Fidèle à elle-même, elle a pleuré en me disant combien j'étais méchant.

Nils secoua la tête en soupirant.

-Tu es un saint pour la supporter.

Le brun allait se lever lorsqu'il se souvint de quelque chose.

-Papa ?

-Oui ?

-Il va bien, Lucas ?

-A première vu, oui. Pourquoi ?

-C'est juste. Tout à l'heure, il a voulu me parler de quelque chose.

-De quoi ?

Nils fit la grimace.

-Je ne sais pas trop, il s'est énervé avant de m'en parler. Mais pour qu'il veuille me dire un truc, c'est que ça ne devait pas aller fort. En général, c'est pas vers moi qu'il se tournerait en premier.

-En effet, c'est étrange.

Le brun hésita.

-Y a ça et le fait qu'il colle un peu trop Eva.

-Qu'est-ce que tu entends par là ?

-Rien de plus ou de moins que ce que je dis. Il la regarde, la suit partout et ça commence sérieusement à me gonfler. Marié ou pas, il m'énerve. Du coup, tu sais s'il fait ça juste pour m'embêter ou si c'est autre chose.

Son père se leva du canapé.

-Je vois. Tu veux que je lui parle…

-Si tu peux.

-Je veux bien essayer, mais tu connais ton frère, il est tellement secret qu'il faudra lui tirer les vers du nez.

Nils soupira. Qu'est-ce qu'il était casse-couille celui-là aussi !

-Enfin, si tu peux me réunir tout le monde, ça m'aiderait beaucoup.

-J'y vais. Si je ne reviens pas. C'est que j'ai trépassé.

-Nils !

L'autre haussa les épaules, avant de quitter la salle de musique. Plus qu'à monter à l'étage, pour aller déloger le dragon de sa grotte. Elle allait hurler en voyant que c'était lui qui venait la voir, cette seule pensée le fit sourire.

Comme si elle pouvait être plus belle que sa mère. Avec ses mèches blondes, qu'elle refaisait sans cesse ses cheveux ressemblaient à de la paille. Rien à voir avec la longue chevelure de Déborah. Il aurait encore pu trouver d'autres arguments, mais ne souhaitait pas s'énerver plus qu'il ne l'était déjà.

Il grimpa les marches deux à deux et traversa le palier. Une fois dans le couloir menant aux chambres, il n'alluma pas et se dirigea vers les portes qui laissaient filtrer de la lumière. Frappant à celle qui jouxtait a sienne, il obtint pour toute réponse :

-Va t'en Lucas, je ne suis pas d'humeur.

Ca tombait bien, il n'était pas Lucas, et il n'était pas d'humeur non plus.

Il toqua à nouveau sur le battant.

-Dégage, je t'ai dit. Comme si j'avais envie de te voir.

Cette phrase surprit Nils. Même s'il n'appréciait pas Estella, il n'avait jamais pensé qu'elle puisse parler de cette manière à son frère.

-C'est pas Lucas !

Elle ouvrit la porte.

-Ha c'est toi ? Qu'est-ce que tu veux ?

-Descends, le repas est près.

-Et Lucas, il est où ?

Nils haussa les épaules.

-J'en sais rien. C'est toi qui est marié avec, pas moi.

Visiblement, elle était en colère. Pourtant, elle n'ajouta rien.

-J'arrive, soupira-t-elle. Mais j'ai besoin d'avoir une conversation avec Lucas.

Le brun haussa les épaules. C'était passionnant comme discussion, mais il ne voyait pas trop ce qu'il pouvait faire dans cette affaire.

-Je vais chercher les autres.

Il continua son avancée et se planta devant la chambre de Loli, à laquelle il frappa.

-Quoi ?

-J'ouvre.

Il tourna la poignée et le battant pivota.

-Hé, on ne rentre pas dans la chambre d'une dame comme ça.

-De une, tu n'es pas une dame. De deux, je suis ton frère et de trois, tu as quoi à cacher ?!

-Et si j'étais en train de me changer ?

-Je suis ton frère, je te rappelle. Ca ne me fera ni chaud, ni froid.

-Menteur, tu vas t'en servir contre moi, je te connais.

Sur ce point-là, elle n'avait pas tord.

-En attendant arrête de hurler, les petites dorment, je te rappelle !

-Désolée, j'avais oublié.

-Je m'en doutais un peu.

Elle reprit :

-Tu veux quoi ?

-Descend, on mange. Et vient m'aider. Je dois l'annoncer à ta mère.

Loli lui fit un petit sourire, avant de partir en courant.

-Désolée, je n'entends pas. Je suis déjà en bas.

Nils la regarda partir en croisant les bras. En même temps, il la comprenait très bien. Il aurait bien suivit le même chemin, mais il se devait de le faire. Au moins, parce qu'il l'avait promis.

Il ouvrit la dernière porte celle qui donnait sur l'escalier et gagna le second étage. Son père et sa belle-mère y avaient chacun leur chambre. A cela s'ajoutait des chambres d'amis. C'était dans une de celle-ci que dormaient les filles de son frère.

Il frappa à la porte qui laissait filtrer de la lumière.

-Oui ? déclara une voix plaintive.

On aurait put croire qu'elle venait d'apprendre la mort de quelqu'un.

-C'est Nils.

Un marmonnement se fit entendre, avant qu'elle ouvre la porte.

-Qu'est-ce que tu veux ?

Elle s'essuya les yeux pour faire bonne mesure.

-Descends, on va manger !

-Pourquoi c'est pas ton père qui vient me chercher ?

-Parce qu'il a autre chose à faire. Tu viens ou tu restes ?

Elle prit un visage malheureux.

-Est-ce que cette fille sera là ?

-Tu parles de qui ?

-De cette fille que tu as ramené !

-Non, je l'ai tué et enterré dans le jardin pour te faire plaisir !

Elle lui jeta un regard noir.

-Bien sûr qu'elle sera là. Elle est invitée, je te rappelle.

-Je ne me souviens pas l'avoir invitée…

Nils se retint pour ne pas lui fermer la porte à la figure.

-Pas besoin de toi, papa l'a fait.

-Cette fille est d'un mauvais genre, même pour toi. Tu as fais fort. Où l'as-tu trouvé ?

-Au travail.

Elle serra les dents.

-Moi, je serais incapable de supporter quelqu'un comme elle.

-En même temps, c'est moi qui la saute donc autant que se soit agréable. Son physique suffit à la rendre intéressante.

Nils s'excusa mentalement auprès de Kamu, pour ce qu'il venait de dire. Il ne désirait qu'une chose : énerver sa belle-mère.

-Je vois toujours aussi grossier. Finalement, tu vas bien avec elle. Une pauvre fille sans cervelle qui ne pense qu'à son physique et un type vantard et imbue de lui-même. Franchement pour qui tu te prends ? Tu n'es ni grand, ni beau, et tu gagnes même pas bien ta vie. Dès qu'elle en aura trouvé un autre, elle partira.

-Pense ce que tu veux. Mais cette fille y a intérêt à assurer au lit pour la garder. Elle en veut et je dirais même, elle en veut beaucoup. Rien que là, en venant, il a fallu qu'on s'arrête sur le bord de la route, parce qu'elle avait envie de moi.

Le brun fit surprit par le nombre de conneries qu'il pouvait débiter à la minute. Il savait déjà qu'il avait tendance à raconter n'importe quoi à ceux qui lui prenait la tête, mais là, il se surpassait.

-Pff ! Ca, c'est peut-être parce que c'est nul, et qu'elle a espoir qu'à un moment, il se passe quelque chose d'intéressant.

-Je ne sais pas. Elle cri beaucoup et à l'air d'apprécier.

-Ce n'est pas parce qu'elle simule pour te faire plaisir que tu dois en être aussi fier.

-Tu as l'air d'en connaître un rayon sur le sujet. Dommage que papa ne soit pas dupe. Avec ma mère, il pouvait se lâcher, elle, elle l'aimait vraiment et voulait lui faire plaisir.

Le bruit de la claque résonna dans le couloir, et Nils ne put s'empêcher de rire devant la mine déconfite de son adversaire. La gifle ne lui avait rien fait. Il avait anticipé le mouvement et utilisé sa magie pour se protéger. Elle, par contre, devait s'être fait mal à la main.

-Tais-toi, sale petit bâtard.

-Ha tiens, le retour du bâtard. Ca faisait longtemps. Remarque ça ne m'avait pas manqué.

-Retourne donc parader avec ta traînée. Nul doute qu'elle ne va plus te lâcher, maintenant que tu l'as ramener ici.

-Ha bon ? Y a un effet magique ? Si tu ramènes une fille, ici, elle ne te lâches plus ? Mince, alors c'est bon à savoir.

Sa belle-mère passa devant lui comme une furie et prit la direction de l'escalier.

-Je te parles de l'argent. Après avoir vu la maison, elle doit se dire que ça vaut le coup de te supporter encore un peu.

-Ne prends pas ton cas, pour une généralité.

Elle ne le regarda même pas, et continua son chemin, en claquant la porte. Heureusement, Nils la retint avant qu'elle fasse du bruit. Il ne manquait plus que cette tarée, terrifie les gamines avec ses crises.

Le brun soupira et se tourna vers la fenêtre. Son regard se rétrécit et il fronça les sourcils en apercevant Kamu en compagnie de son frère. Mais qu'est-ce qu'il lui voulait encore ce boulet ? Nils sentit l'énervement le gagner. Sans savoir pourquoi il redescendit en trombe. Il allait voir ce qu'il allait voir l'autre-là. Il voulait faire son malin, il allait lui donner des raisons de le faire.


Texte publié par Nascana, 7 mars 2019 à 15h16
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