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Tome 1, Chapitre 2 Tome 1, Chapitre 2
Le hall formait un cercle parfait, embellis par une vingtaine de hautes colonnes finement ciselées ainsi que de deux escaliers assortis et installés de part et d'autre de la salle en suivant la forme de celle-ci. Au sol, se trouvaient gravées, autour d'une rosace, des représentations des différents et nombreux esprits animaliers qui protégeaient Madarance et les nombreux peuples qu'abritait la planète.
    
     << S'il vous plaît, présentez-vous, jeunes gens. >>
    
     Faust se dévoua en voyant Siannlie se faire discrète derrière son amie et s'avança d'un pas.
    
    - Bonsoir. Je suis Faust, de l'île d'Eysul, et je suis accompagné de...
    - Merci, Faust. Jeune fille aux cheveux lilas, comment t'appelles-tu ?
    
     Siannlie resserra son emprise sur la main d'Hayjie en entendant la voix s'adresser à elle.
    
    - Siannlie... D'Eysul...
    - N'aie crainte, Siannlie, tout se passera bien. Il nous reste donc la jeune fille aux cheveux de lune.
    
     Hayjie s'avança un peu, sans lâcher la main de son amie.
    
    - Je suis Hayjie, île d'Eysule également. Et vous ?
    
     Sian la tira en arrière tout en meurtrissant un peu plus sa main, ce qui lui tira une grimace de douleur.
    
    - Je m'appelle Chandra, Esprit de l'Astre Opalin, et je vous guiderais dans les épreuves de l'Elaïn avec l'aide de deux autres confrères. Trois portes apparaîtront sur le palier supérieur. Veuillez en choisir une chacun et entrer dans la salle se trouvant derrière.
    
     Les trois amis montèrent les escaliers ensemble. Trois portes les attendaient, étonnement proches les unes des autres.
    
    - Hayjie... Tu m'avais dit qu'on irait ensemble...
    - Je ne pensais pas que ça se passerait comme ça. Je suis désolée Sian...
    - J'ai peur de ce qu'il pourrait y avoir derrière...
    - Pourtant, Chandra n'avait pas l'air d'être très effrayante.
    - Et si ce n'était pas elle qui se trouvait derrière ?
    - Une chance sur trois que ce soit le cas.
    - Et deux chances sur trois que ce ne soit pas elle.
    - Tu ne pourras pas rester devant éternellement. Ce sera peut-être l'esprit des écureuils câlins qui t'attendra ?
    - Tu crois que cet esprit existe ?
    - J'en sais rien, mais ce serait drôle.
    - Certes... À ton avis, je devrais choisir laquelle ?
    - Celle avec l'aura qui t'inspire le plus, avant que Faust en choisisse une.
    - L'aura ? Mais de quoi tu parles ?
    - De couleur.
    - D'accord... Je vais prendre celle du milieu. Tu es flippante parfois...
    
     Hayjie n'y prêta guère d'importance et choisit celle qui se trouvait à la droite de son amie, tandis que Faust prenait celle se trouvant à sa gauche. Elle attendit que Sian ait franchi la sienne pour en faire de même.
    
    
* * *

    
     Une fois à l'intérieur, la porte claqua et disparu. La salle était sombre et semblait étrangement vaste. Certainement dû au manque de luminosité.
    
     Une sublime et élégante jeune femme à l'apparence humaine se tenait au centre de celle-c. Sa peau était nacrée et son regard très doux et accueillant. Elle était revêtue d'une longue et élégante robe irisée toute en plissés. Ses longs cheveux blancs tombaient en cascade sur ses épaules et dans son dos, et un sourire illuminait son visage.
    
    - Bonsoir, Faust. Je suis Chandra, Esprit de l'Astre Opalin. Heureuse de te rencontrer
    - De même, Madame.
    - Es-tu prêt à passer les épreuves qui vont suivre ?
    - Je le suis.
    - Bien, dans ce cas, commençons.
    
     Vingt présentoirs en cristal montèrent du sol, dont chacun était pourvu d'un objet : une plume, un livre, une fleur, une lame, une torche, une carte, une boîte, une bouteille de verre, une pièce de monnaie, un os, un miroir, un bijou, un pain, une corde, une flûte, un compas, une pierre à l'apparence ordinaire, un coquillage, un carré de tissu et un vase.
    
    - Choisis trois objets, ceux que tu souhaites. Quand tu as terminé, touches simplement la surface lisse des tables. Elle s'illumineront. Tu as la possibilité de t'en justifier, mais tu n'en as pas l'obligation. Prends tout le temps dont tu auras besoin.
    
     Il s'avança prudemment dans le cercle formé par les objets et les observa chacun leur tour.
    
    - À quoi correspondent tous ces objets ?
    - Ce sont des objets, ça ne dépend que de toi.
    - C'est ridicule.
    - Choisis des objets.
    
     Le visage de Chandra et son ton s'étaient durcis face au mépris dont il venait de faire preuve face à cette épreuve qui n'a jamais faillit.
     Ce brusque changement d'humeur calma instantanément le comportement de Faust.
     Il choisit la carte, la lame et la corde.
    
    - Pourquoi ces objets ?
    - Ils font partis des rares à servir à quelque chose.
    - Je vois. Ce fut un plaisir de te rencontrer. Tu réapparaîtras dans le hall dans quelques instants. Tes amies te rejoindront quand elles auront terminé. Adieu.
    
     Chandra s'évapora dans une poussière d'étoiles scintillantes sans cacher sa déception dans le dernier regard qu'elle jeta à Faust.
    
     La grand hall était étrangement calme. Aucune des filles n'était encore revenue, mais c'était sans importance. Il sortit dans le jardin qui entourait le temple pour attendre leur retour.
    
    
* * *

    
     Une fois à l'intérieur, la porte claqua et disparu. La salle était sombre et semblait étrangement vaste. Certainement dû au manque de luminosité.
    
     Une pimpante jeune femme à la peau safran et au visage entouré de boucles rousses et sauvages qui n'étaient domptée seulement grâce à un fin ruban de soie rouge en une queue-de-cheval était là pour accueillir Siannlie. Son regard était vif et espiègle, ses pommettes étaient hautes et ses oreilles étaient semblables à celles d'un renard. Et elle ne possédait pas ce seul attribut de cet animal. Une queue touffue sortait de dessous une courte tunique émeraude sans manches toute brodée d'or et ceinturée par un obi noir et or. Ses pieds et ses mains étaient en réalité des pattes et un fin museau poilu d'où sortaient de courtes canines remplaçaient les habituels bouches et nez. Elle portait d'innombrables bijoux assortis à ses habits, ainsi qu'une paire de spartiates hautes en cuir noir. Un étrange tatouage rouge dont le motif était une goutte inversée et un point en son centre qui ornait son front.
    
     Elle s'avança vers Sian en souriant et prit doucement ses mains pour l'emmener au centre des colonnes qui venaient de monter du sol avec les vingt objets qui faisaient office de première épreuve.
    
    - Bonsoir Siannlie ! Moi c'est Fennelie, l'Esprit malicieux du renard des îles du Sud. Pas très loin de chez toi au final. On t'a parlé des épreuves qui t'attendent ?
    
     Sian osait à peine respirer. L'apparence de la jeune femme l'avait prise au dépourvu et elle ne s'attendait pas à tel accueil, elle s'était imaginé quelque chose de beaucoup plus solennel.
    
    - On ne parle pas de ce genre de choses chez moi.
    - C'est dommage, c'est pourtant une épreuve intéressante. Alors... Il y a actuellement vingt objets disposés sur les présentoirs autour de nous. Choisis-en trois et nous pourrons peut-être passer à la suivante ? Tu peux justifier tes choix ou non. Tu n'en as aucune obligation.
    - Je peux choisir n'importe lesquels ?
    - Tout à fait ! Quand tu as fait ton choix, touche le cristal pour confirmer ton choix. Ca brillera, ça donnera un peu de couleur.
    
     Elle hocha la tête et s'approcha des objets les uns après les autres. Elle toucha le présentoir portant la plume, puis celui de la fleur et celui du coquillage.
     Fennelie la regardait faire en souriant.
    
    - C'est mignon. Pourquoi as-tu choisi ces objets ?
    - La nature est rassurante...
    - En effet, j'aime bien ta façon de voir les choses. Prête pour l'épreuve suivante ?
    - Je crois ?
    - Tu crois ? Seulement ?
    - En quoi consiste la seconde épreuve ?
    - Ce ne seront que de simples questions, il n'y a pas de raison de t'inquiéter.
    - D'accord... Alors oui, je suis prête.
    
     Les piliers retournèrent dans le sol et laissèrent leur place à deux fauteuils rouges installés en face-à-face. La renarde sauta en souplesse sur le premier fauteuil et s'installa dessus en travers, mais tout en élégance.
    
    - Installe-toi, ce sera plus confortable pour bavarder un peu.
    
     Elle ne se fit pas prier plus longtemps et s'installa de façon plus conventionnelle sur le fauteuil libre.
     Le menton de l'Esprit reposait sur sa patte dont le coude était posé sur l'accoudoir pour observer la jeune prétendante à l'Elaïn.
    
    - Qui es-tu ?
    - Comment ça ?
    - Qui es-tu ?
    - Siannlie d'Eysul.
    - Pas dans ce sens-là, plus dans le sens moins concret.
    - Qui je suis, de façon moins concrète ?
    - C'est ça !
    - Je ne me suis jamais posé la question...
    - Comme beaucoup de gens. Prends ton temps pour répondre, je veux juste que tu sois sûre de la définition que tu auras de toi-même.
    - D'accord... Mais je ne sais pas quoi dire.
    - Tu as tout le temps qu'il te sera nécessaire pour répondre. Souhaites-tu changer de sujet entre temps ?
    - Ce sont de vraies oreilles ?
    - Bien entendu. Tu veux venir voir ?
    
     Sian se mit à rougir d'un coup, honteuse d'avoir posé cette question.
    
    - Non, ce ne serait pas convenable...
    - Les convenances n'existent que pour les personnes s'imposant des règles sociales.
    - Les règles sociales sont importantes.
    - Pourquoi ?
    - Parce qu'elles servent à construire un environnement sain.
    - Parce qu'il est sain de s'inquiéter de chacun de nos gestes ?
    - Non, mais lorsqu'elles sont instaurées depuis des générations, il est difficile d'aller à l'encontre.
    - C'est vrai. Comment le vis-tu ?
    
     Siannlie haussa simplement les épaules, indifférente à cette situation.
    
    - Bien. J'ai toujours vécu ainsi.
    - Tu t'es pourtant disputée avec une amie à cause de ce genre de pensée.
    - Oui...
    - J'espère qu'elle n'est pas trop déçue, Monsieur l'Ecureuil n'a pas eu la possibilité de venir.
    - Combien êtes-vous ?
    - Bien trop nombreux pour t'énumérer tout le monde. Mais nous sommes majoritairement des mammifères, si ça peut t'aider. Notre discussion fut fort intéressante. Je vais te laisser un instant. Je ne serais pas longue.
    
     La renarde se leva en quelques mouvements souples et s'éloigna dans le fond de salle pendant qu'elle retournait à sa forme spirituelle de renarde avant de disparaître.
    
    
* * *

    
     Une fois à l'intérieur, la porte claqua et disparu. La salle était sombre et semblait étrangement vaste. Certainement dû au manque de luminosité.
    
     Un homme de prestance attendait Hayjie lorsqu'elle entra dans la salle. Ses bras de loup étaient croisés sur son torse et son regard jaune était braqué sur elle. Sa peau couleur anthracite se fondait avec la fourrure qui parsemait son corps par endroits stratégiques. Des crocs dépassaient de son museau de loup, de grandes oreilles débordaient de sa courte chevelure noire et une longue queue ressortait de son pantalon gris. Pour le haut, il portait un simple blouson de cuir et une chaîne en argent. Il semblait calme même si sa posture mettait en garde. Une force tranquille qu'il valait mieux ne pas provoquer.
    
    - Bonsoir. Je suis Cannil. Esprit loyal du Loup gris de la forêt de l'Est. Approche, ta première épreuve va débuter.
    
     Elle s'avança vers le centre de la salle pendant que les vingt dalles s'élevaient avec leurs objets.
    
    - Que dois-je faire ?
    - En choisir trois. Tu pourras justifier tes choix, mais également les garder sous silence. Tu n'as aucune obligation à ce sujet.
    
     Elle acquiesça d'un hochement de tête et fit le tour des objets en silence même si certains avaient déjà attiré son attention avant même qu'il en énonce les règles.
     Malgré ses efforts pour porter de l'intérêt aux différents objets, son regard était constamment attiré par les couleurs que dégageait la pierre sur son présentoir. Elle finit par céder et alla la cueillir pour l'examiner de plus près. La dalle sur laquelle elle se trouvait s'illumina au simple frôlement, mais elle n'y porta pas une grande attention. Au contact de sa peau, la roche s'était mise à émettre une aura beaucoup plus puissante que ce qu'elle l'était à l'origine.
    
    - Qu'est-ce que c'est ?
    - Une gemme spirituelle. En grattant la surface, tu verras qu'il ne s'agit pas d'un simple caillou.
    
     Cannil s'était approché de la jeune fille en la voyant examiner cette pierre qui aurait à peine dû attirer son attention. Pierre qu'elle reposa sur son socle pour passer à un autre objet. Cette fois-ci, la plume qui fut sélectionnée, pour des raisons similaires, ainsi que la flûte.
    
    - Pourquoi avoir choisi ces objets ?
    - J'ai mes raisons.
    - Ne veux-tu pas les donner ?
    - Il ne me semble pas en avoir l'obligation.
    - Certes, il est vrai. Passons à la suite.
    
     Les piliers disparurent et un canapé noir les remplaça. Cannil s'y installa et désigna la partie libre du meuble.
    
    - Prends place, nous avons à discuter.
    - De quoi allons-nous parler ?
    
     Elle s'assit en tailleur dans la place qu'il lui restait.
    
    - De toi. Qui es-tu ?
    - Ca pue la philo ta question.
    - C'est le cas et j'en attends une réponse.
    - Ca compte si je réponds que je suis moi ?
    - Non, réessaie.
    - Il n'y a pas grand chose à raconter.
    - Je pense le contraire. Personne n'est ordinaire.
    - C'est sincère ou c'est ce que tu réponds à tous ceux que tu testes ?
    - Je n'ai aucune raison de ne pas l'être. Qu'espères-tu en venant ici ?
    
     Elle regardait dans le vide, pensant aux raisons qui l'avaient poussée jusqu'ici et soupira.
    
    - J'en sais rien. Les coutumes de mon peuple sont la raison de ma présence, c'est tout ce que je sais.
    - Pas trop déçue de ne pas être tombée sur un écureuil en costume multicolore ?
    
     Une lueur de surprise passa dans le regard de la jeune fille et celle-ci se mit à rougir, honteuse qu'il soit au courant de cette histoire.
    
    - C'était une conversation privée !
    - Nous pouvons tout savoir, sans avoir à espionner. Mais ne soit pas gênée, tes propos restent plaisants et ont beaucoup amusé Fennelie.
    - Qui est-ce ?
    - Tu la rencontreras certainement bientôt. Peut-être.
    - À quoi servent les gemmes spirituelles ?
    - Elles servent à y canaliser ton énergie pour la réutiliser plus tard. Tu pourras la récupérer avant de partir si tu le souhaites.
    - Ce serait génial ! Merci !
    
     Le loup eut un léger sourire face à son enthousiasme.
    
    - Ce n'est rien. Maintenant, je vais te laisser quelques instants. Ce ne sera pas très long.
    
     Il se leva et s'éloigna d'un pas nonchalant tout en reprenant sa forme spirituelle de loup avant de disparaître dans le fond de salle.
    
    
* * *

    
     Chandra attendait le retour de Fennelie et de Cannil dans une salle lumineuse aux multiples miroirs. Chacun montrait en temps réel une île ou un îlot de Madarance.
    
     Fennelie et Cannil apparurent l'un après l'autre auprès d'elle. Tous deux mirent un genou au sol, la main droite posée côté coeur et la seconde contre le sol en inclinant la tête, par respect pour leur supérieure.
    
    - Comment cela s'est-il passé avec Siannlie ?
    
     La renarde releva simplement la tête dans sa direction.
    
    - Plutôt bien. Elle a choisi la plume, la fleur et le coquillage.
    - A-t-elle donné une raison ?
    - Ils représentent la nature, ce qu'elle trouve rassurant.
    - C'est mignon. Comment s'est passée votre discussion ?
    - Curieuse, réservée, attentive aux autres et réfléchie.
    - C'est intéressant... Qu'est-ce que tu juges le plus adapté à sa personnalité ?
    - Un brin de courage ?
    - Un félin pourrait convenir.
    - Nous pouvons demander à Misti ?
    - Je vais la convoquer.
    - Merci.
    - Je fais confiance à ton jugement. Retourne auprès d'elle et prépare-la pour la suite.
    
     Elle inclina respectueusement la tête et s'évapora de la salle pour réapparaître auprès de Siannlie.
    
    - Cannil, comment cela s'est-il passé de ton côté ?
    - C'était étonnant.
    - Développe, je te prie.
    - Elle a choisi la pierre, la plume et la flûte.
    - S'est-elle justifiée ?
    - Non, elle a répondu, je cite : "Il ne me semble pas en avoir l'obligation."
    - Audace ou insolence ?
    - Spontanéité.
    - As-tu remarqué quelque chose d'inhabituel ?
    - Tout en elle est inhabituel.
    - Certes. Mais encore ?
    - Elle ne semble pas voir les choses de la même façon que le commun des mortels. La pierre est la première chose qu'elle a sélectionnée et elle s'y est longuement intéressée.
    - Lui as-tu expliqué ce que c'était ?
    - Oui.
    - Bien. Que peux-tu me dire sur sa personnalité ?
    - Spontanée, curieuse, simple et passionnée.
    - C'est prometteur. Avant de lui choisir quoique ce soit, j'aimerais la rencontrer.
    - Elle patiente dans la salle 3.
    - Allons-y.
    
     Ils s'évaporèrent pour laisser la grande salle aux miroirs vide.

Texte publié par Adrielle, 21 avril 2018 à 12h48
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